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Cherchell Tipasa

Menaceur (Tipaza) - Ils vivent dans une kasma depuis 18 ans

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11 familles dont une veuve et ses deux enfants vivent depuis plus de 18 ans dans l’oubli au niveau du siège de la kasma de la commune de Menaceur. Ils veulent un toit décent pour les protéger de l’humidité qui a fait du mal à beaucoup d’enfants et même des adultes. Parmi ces derniers, qui nous accueillent avec «Bienvenue à Dar sbitar», cinq jeunes, âgés entre 25 et 27 ans, sont des journaliers ou sans profession, alors qu’ils étaient des fellahs dans leurs terres. L’état de vétusté de la bâtisse, l’unique toilette et un seul robinet d’eau potable à l’entrée de l’immeuble donnent une idée sur les conditions de vie dans cette kasma. Les murs et les plafonds sont en ruine à cause, notamment, du fort taux d’ humidité. A l’autre bout de la commune, à quelque 14 km du chef-lieu, d’autres familles vivent le calvaire de l’oued dit oued «Ikecharene». Au douar Aifer, les habitants ont beaucoup souffert des intempéries et de la neige, à l’instar de plusieurs douars de la wilaya de Tipaza. Ils nous ont expliqué les causes de l’arrêt des travaux de la route reliant Tamloul à Menaceur. «Nous avons demandé des travaux bien finis, non pas du bricolage. Basta le bricolage», nous ont-ils dit. Lors des dernières intempéries de février, les familles ont beaucoup souffert du froid. Selon les citoyens de Aifer, «même le bois, lors de la pénurie de la bonbonne de gaz était inaccessible à cause de la neige».

L’attente a trop duré
Dénuement - De petites pluies fines se transforment en pluies torrentielles. Les locataires de la «kasma» qu’ils occupent depuis plus de 18 ans, s’inquiètent de plus en plus. Ils ont peur que cette construction délabrée s’effondre sur leur tête.

Ces 11 familles relèvent en fait de deux familles, à savoir les Boumaâd et les Branine. Les premiers occupent le 1er étage et les seconds le rez-de-chaussée. Ils sont originaires du douar Sidi Abdellah Bouamrane, à quelque 3 km du chef-lieu de la commune de Mencaeur. «Nous avons été évacués ici lors de la décennie noire, plus précisément en 1994, pour notre sécurité. Depuis, on nous a oubliés», nous dit El Hadj Boumaâd, 68 ans, victime du terrorisme, blessé lui et son fils. Boumaâd est venu avec ses enfants mariés ayant eux-mêmes des enfants. Chacun occupe un espace séparé par un contreplaqué ou un drap. «Nous sommes rentrés chez nous en 2010, mais nous avons perdu un voisin et sommes donc revenus à Mencaceur», nous dit notre interlocuteur.
Chef d’une grande famille de 20 enfants et petits-enfants, son voisin, El hadj Mohamed Branine, 82 ans, est venu avec ses trois enfants. Ils partagent tous une grande salle séparée et départagée en trois chambres pour ses enfants mariés et ses petits-enfants. Son fils Hamid, père de 3 enfants, est désolé de ce que les responsables locaux ne viennent pas les voir. Avec tous les risques qu’ils encourent, les locataires ont branché l’électricité à partir de certains magasins avec lesquels ils partagent la facture.
El Hadj Mohamed Boumaâd dort dans une seule chambre avec sa femme et ses deux jeunes fils âgés de 23 et de 29 ans. «Je suis allergique et je souffre à cause de cette humidité», dit-il. El hadja Boudiss est journalière, femme de ménage ou cuisinière chez des familles. Elle est veuve et mère de deux jeunes âgés de 21 et 26 ans qui dorment avec elle dans la même chambre et cuisine. Elle veut marier son fils ainé, mais n’a pas où le caser.
Fatima, 42 ans, est mère de 5 enfants. Elle a exploité la terrasse pour la cuisine faute d’espace dans sa chambre étroite.
Cette fille de moudjahid a entendu parler de droits des enfants de moudjahidine, selon elle, et nous dit : «Je ne demande à l’Etat qu’un toit.» Drissi Ahmed est père de 4 enfants dont l’un est né dans cette bâtisse.
Il est venu depuis 94 avec son père M’hamed et ses 2 frères mariés aussi. Ils occupent chacun, y compris le père, un espace aménagé en chambre-cuisine. «Nous avons des enfants allergiques à cause du moisi et de l’humidité»,nous a dit Ahmed. Abdallah, un autre locataire, nous a raconté que toutes les familles sont revenues au douar de leurs terres en 2000, soit 6 ans après.
On faisait l’aller-retour. Nous laissions nos enfants à Menaceur ville à cause de l’école pour les revoir le week-end. Leur école est à ce jour fermée au lieu dit Zaouia Sidi Ahmed Aberkane.»

20 enfants sont nés ici
Depuis 1994, une vingtaine d’enfants sont nés à la kasma de Menaceur selon les locataires « Au début, j’allais me marier au niveau du douar mais je me suis retrouvée ici . Maintenant, j’ai 5 enfants dont l’ainé est âgé de 17 ans « affirme une jeune femme. Une autre, mère d’un enfant de 5 ans, nous dit que son fils est allergique à cause de l’état du toit qui attire les pigeons. Mohamed,13 ans, est en 2eme année moyenne. Il veut devenir policier ou militaire dans le futur. Il nous a interpellés dès l’entrée de l’immeuble « je veux transmettre un message aux responsables et au Wali qui doivent savoir que nous ne voulons rien d’autre qu’un petit logement. Je voulais le dire lors de la dernière visite du wali ici à Menaceur mais je n’ai pas pu attirer son attention ce jour là. Je vous jure que je l’ai fait seul personne ne m’avait demandé de le faire. Je voulais attirer l’attention des responsables et leur rappeler notre existence » nous dit-il incitant avec son audace les autres enfant à demander, eux aussi leurs droits sous les regards surpris et attendris des grands. On cite Rawnak 8 ans, Firdawss 10 ans, Kamel 13 ans, Hamza 12 ans, Liès 12 ans qui nous disent en un seul mot « nous sommes dans la misère. Inchaallah Dieu nous libèrera de cet endroit ». El hadja Oum el khir ne cache pas sa surprise et son étonnement devant ces sorties enfantines.

Beaucoup de jeunes analphabètes
Il y a près de 4 ans, en 2008, les citoyens du Douar Aifer nous avaient révélé que leurs malades étaient transportés sur des civières dites «zkakares» pour être évacués par les habitants du douar vers Tamloul, à plus de 3 kms ou vers Menaceur, et ce notamment lors des pluies torrentielles qui empêchent les voitures d’atteindre le douar à cause de l’oued en crue « tentant de traverser vainement l’oued en crue, 2 pères de familles ont eu des fractures car ils sont tombés dans l’eau sur des pierres. Ils n’ont personne pour nourrir leurs familles» affirme un jeune qui veut à tout prix que le pont promis par les autorités locales soit réalisé dans les plus brefs délais « je me suis déplacé vers la direction des travaux publics de la wilaya où un fonctionnaire m’a exprimé sa surprise et son étonnement de la non réalisation du pont qu’il croyait déjà réalisé à Aifer » nous dit Hamid le jeune journaliste non voyant « je lui ai expliqué que seule la route menant de Tamloul à Aifer a été réalisée. Reste le pont qui devait l’être en parallèle » a-t-il repris se désolant du fait que beaucoup de filles de son douar sont analphabètes, de même que des garçons.

Les otages de l’oued à Aïfer
Angoisse - «Nous sommes des otages de l’oued. Nous avons peur pour nos enfants et nos malades surtout» nous dit un citoyen de Aifer.

Nous avons choisi une journée de pluies torrentielles pour répondre à l’invitation des habitants de Aifer, un douar situé à plus de 17 km du chef-lieu de la daïra de Sidi Ameur (Tipaza), pour aller constater de visu l’oued dont ils nous ont parlé lors de notre reportage avec eux au mois de Ramadan 2008.
Une fois arrivés au lieu dit Tamloul qui sépare Douar Aifer de Menaceur, nous nous sommes arrêtés devant l’oued que nous avons traversé difficilement profitant des cours d’eau qui commençaient à ralentir. Une expérience à ne pas proposer car le risque de glissement, surtout à travers un tronc d’arbre, était très grand. Il a été évité de justesse grâce aux jeunes du douar qui nous ont fortement tenus et escortés vers l’autre rive de l’Oued.
La route étant très boueuse, nous avons préféré continuer notre chemin vers certaines maisons à pied. La famille Hayene qui nous accueillis la première, n’a pas omis de nous souhaiter la bienvenue avec son couscous à base de gland et de l’ben, de lait de vache maigre en manque de nourriture à cause des intempéries et de la neige qui a couvert les prairies de la montagne.
Selon le témoignage de beaucoup de leurs voisins, pas moins de 150 bêtes sont morts à cause du froid et de la faim, y compris au douar Bouharb, un peu plus haut dans la montagne. «J’ai perdu 2 moutons et 2 chèvres» nous dit Malek, un jeune fellah de 27 ans, père de 2 enfants et responsable de ses frères et sœurs orphelins. Malek a également perdu 2 ha de pois chiche.» Je nourris ma famille difficilement maintenant.
Pour pallier ces pertes, je vais me tourner vers la tomate» nous dit Malek. «A quand le pont svp ?», interpellent ainsi les habitants du douar, qui relève de la commune de Menaceur, s’adressant aux responsables locaux. Ils ont aujourd’hui plus de 150 familles selon les habitants du douar qui doivent combattre pour aller travailler de bon matin, aller à l’école, chez le médecin ou encore faire des courses. Autre carence ici, et pas des moindres : le réseau téléphonique est quasi inéxistant» je dois me déplacer jusqu’aux hauteurs de la montagne pour parler au téléphone» nous dit Hamid, un jeune licencié en journalisme et non-voyant.
Accueillants, les habitants de Aifer qui ne communiquent entre eux qu’en chleuh, un dialecte berbère proche du chenoui, nous parlent de leurs souffrances, de leurs innombrables peines, dont en particulier le manque, voire l’absence de transport. Ils sont contraints de se déplacer à pied sur plus de 3 km pour atteindre le Douar Tamloul, sinon à dos d’âne. Et «en l’absence d’éclairage public, on se déplace à l’aide de lampes dans l’obscurité, notamment lors de la prière des Taraouih au mois sacré du Ramadan» nous dit un jeune. Le comble, selon Mohamed, un jeune père de 3 enfants dont un bébé souffrant d’une grave pathologie cardiaque, «nous ratons des évènements importants à cause de l’oued nous empêche de nous déplacer en périodes de pluies. J’ai raté le rendez vous d’une opération chirurgicale de mon fils car je ne pouvais pas traverser l’oued. Ma voiture est tombée dans l’oued et elle n’a été retirée qu’avec des tracteurs. Nos malades en cas de pluies sont transportés sur des civières pour être évacuées vers les urgences».

L’appel d’un jeune chômeur
Abdellah,un jeune chômeur de 40 ans , nous a invités pour voir le «chez lui»,au lieu dit «hay Ali Larbès». En plein centre ville de Menaceur. Sans hésitation aucune ,nous avons répondu à son invitation. C’est un vieux quartier calme mais les maisons y sont petites et les chambres exigües. Sa mère ,une septuagénaire ou plus, se réchauffait dans sa toute petite chambre au chauffage à gaz butane. Affichant un sourire accueillant, elle nous a révélé nous montrant sa cuisine de moins de 1,5 m de longueur et de largeur «on achète un repas froid lors des périodes de pluies car je ne peux pas préparer à manger à cause des fuites». Abdellah est diplômé en mécanique industrielle et en apiculture .Il occupe une petite chambre qu’il qualifie de «kasma» dont le toit est en contre plaqué «le nouveau chef de Daira de Sidi Ameur parait bien et gentil .Il nous a accueillis et entendus .Il doit savoir que la majorité des habitants de ce quartier ,ont bénéficié de logements sauf nous et une autre famille».Sur le travail ,il nous a informés qu’il avait l’intention de monter son projet Ansej mais son dossier a trop tardé «maintenant avec l’âge, je me suis orienté vers la Cnac qui j’espère ne tardera pas aussi».

Hamid, l’avocat du douar


Il se déplace souvent seul. Il connaît son douar coin par coin, montrant du doigt la localisation des choses ou des maisons ou encore les matériaux de construction " Ici c’est ceci et là bas c’est cela ". Hamid Hayene 28 ans, est pourtant non voyant. Il a perdu la vue à cause d’une hypertension oculaire à l’âge de 6 ans. Réalisant son rêve de décrocher un diplôme de journaliste reporter, Hamid est un exemple de combat, de résistance et d’optimisme. Il habite dans une maison modeste du douar avec ses 10 frères et sœurs. Ce jeune non voyant nous a servi de guide dans son douar qu’il connaît comme sa poche. Il plaide depuis toujours pour la ‘’cause’’ de son douar " beaucoup de responsables ne m’aiment pas car je parle beaucoup "nous dit -il. Hamid a réalisé son rêve d’être journaliste en audio visuel en 2011. Mais décrocher un travail s’est avéré beaucoup plus compliqué qu’il ne l’aurait cru. Sa licence en poche, il a tapé à toutes les portes mais en vain. L’espoir d’être journaliste dans une radio commence alors à s’évanouir "j’ai déposé plusieurs dossiers au niveau des radios y compris à la radio locale de Tipaza le lieu de mon stage pratique. Beaucoup de journalistes ou animateurs ayant déposé leurs dossiers après moi, ont été recrutés. Ils m’ont sûrement rejeté à cause de mon handicap et ne savent pas que je peux donner mieux qu’une personne valide. Je ne m’arrêterai jamais de m’entraîner à la maison. Je m’enregistre et je m’améliore. Je ne lâcherai pas l’affaire".

«Je ferai une ouaâda si je bénéficie d’un logement rural»
La plupart des jeunes de Aifer, travaillent leur terre. Mais certains se disent oubliés et sentent la discrimination par rapport aux jeunes des villes. «J’ai tant besoin d’une aide de l’Etat pour le logement rural. Mais je l’attends depuis 6 ans, en vain. Mon dossier porte un numéro de moins que 300. Mais les plus de mille sont passés bien avant moi.
Ce n’est pas juste. Si j’obtiens ce logement, je ferai une «ouaâda» et j’inviterai tout le monde, y compris vous», nous a déclaré Ahmed, un jeune père de 3 enfants. Lors de notre reportage ici en 2008, les jeunes nous avaient révélé que les femmes qu’ils demandent en mariage, notamment celles des villes, ne les acceptent pas à cause de l’état des routes et des conditions de vie difficiles. Mais, au retour du douar, juste au niveau de l’oued, nous avons rencontré 3 femmes dont 2 originaires de cherchell, mariées dans ce douar.
Elles s’apprêtaient, leurs enfants avec elles, à traverser, difficilement, l’oued pour se diriger vers Tamloul, puis Menaceur, puis Sidi Ameur pour atteindre Cherchell. «C’est notre destin qui nous a conduites ici. On habite pourtant en plein centre-ville de Cherchell», nous a dit l’une d’elles. L’autre femme habite plus haut, au douar Bouharb.
Son père, El Hadj Khoudja, nous a exprimé son indignation à cause de l’oued en crue qui constitue selon lui un danger pour les citoyens "j’accompagne souvent mes petits enfants pour les faire traverser l’oued. Et quand je trouve que l’oued est très dangereux : «Je dois me lever très tôt pour faire un très long détour, soit le double de la distance ou plus pour atteindre l’école. Les enseignants ne les comprennent jamais et les refoulent en cas de retard ou d’absence.»

Source Infosoir Souad Labri
Le Pèlerin

Cherchell - Une famille décimée par le gaz de ville

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Sabila 19 ans, étudiante à l’annexe universitaire de Boufarik, Assia 14 ans, collégienne dans un CEM de Cherchell, Islam 13 ans, collégien à Cherchell et Kaouthar 9 ans, scolarisée en 3e année primaire, n’iront plus dans leurs classes respectives. Leurs camarades de classe ne les reverront plus.

Ces quatre sourires se sont éteints à tout jamais. Ils ont connu une mort effroyable. Ils ont été asphyxiés par des émanations de monoxyde de carbone. Des témoins, voisins des victimes, furent alertés en cette soirée de ce samedi passé par les cris stridents de la mère éplorée. Elle appelait au secours et criait à tue-tête que ses quatre enfants sont affalés dans la douche minuscule de leur étroite maison de deux pièces, située à proximité immédiate du port de Cherchell. Les secours arrivèrent sur les lieux et constatèrent que les émanations sournoises du monoxyde de carbone ont fait leur macabre besogne. Quatre corps de bambins furent transportés inanimés à l’hôpital de la ville. Les médecins ont fait leur constat. Ils sont formels, ces quatre enfants inertes sont irrémédiablement décédés. Mais comment cela ait pu arriver dans un si petit réduit de deux pièces qui servait alternativement de cuisine, de salle de bains et de chambre à coucher ? Selon la Protection civile de la wilaya de Tipasa, Sabila 19 ans prenait son bain ce samedi aux environs de 18 heures, en vue de se préparer à rejoindre l’annexe universitaire de Boufarik, le lendemain ; tandis que ses trois autres frères et sœurs attendaient leur tour pour la douche, dans ce minuscule réduit et se préparer à rejoindre aussi le lendemain dimanche l’école. Selon les témoins et les voisins des victimes, ce fut leur maman qui découvrit horrifiée les corps inertes de ses quatre enfants affalés à même le sol et une émanation de gaz qui emplissait les deux chambres. Aux environs de 20 heures de cette soirée, la maman ne savait toujours pas que ses quatre enfants sont morts. Mais elle pleurait avec l’espoir caché que ses quatre enfants seraient toujours vivants en disant aux quelques familles voisines venues la réconforter «ils vont revenir. Ils se rétabliront, n’est-ce pas ?» Elle scrutait d’un œil hagard chaque visage des personnes présentes qui pourrait lui rapporter une nouvelle réconfortante. En vain. A 22 heures, les quatre corps ont été acheminés vers la morgue de l’hôpital de Sidi-Ghilès, en vue d’une autopsie. Précisons à l’attention de nos lecteurs que le père des quatre victimes est décédé, il y a six mois. Ce fut un plongeur sous-marin qui exerçait dans certains ports européens et américains. Etant en longue maladie et en difficulté, ce père sexagénaire put être fier de la réussite au baccalauréat de Sabila et des bonnes performances à l’école de Assia (14 ans) et de Islam (13 ans). Avant sa mort l’été passé, il était aussi fier des bonnes notes obtenues par Kaouthar, à l’école primaire voisine du port. La tragique et terrible disparition de ces quatre enfants consterna la ville et les familles cherchelloises. La ville de Cherchell s’est réveillée ce dimanche dans la torpeur, l’étonnement et la tristesse causés par ce terrible accident.

Source Le Soir d’Algérie Larbi Houari

Le Pèlerin

Cherchell : les travaux de contournement de la ville pour bientôt

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Le secteur des travaux publics compte lancer un appel d’offres pour le contournement de la ville de Cherchell, par le sud, à partir du 2e semestre de l’année 2012.

Le délai de réalisation de cet important axe routier a été fixé à 18 mois. «Ce sera un projet complexe, en raison des reliefs qui se dressent le long du tracé», nous explique le DTP de Tipasa.

Le contournement commencera à partir de oued Bellah pour se terminer à proximité de la localité côtière de Sidi Ghilès (ex-Novi). Le linéaire ne dépassera pas 19 km. «La possibilité d’opter pour la construction de 2 tunnels n’est pas à écarter», indique notre interlocuteur. Plusieurs paramètres seront pris en compte avant l’entame des travaux, exige le département ministériel de Amar Ghoul. Des gros moyens matériels seront mis en œuvre pour traverser et «percer» la chaîne de montagnes qui dominent le littoral de la daïra de Cherchell. Ce contournement est très attendu par les populations qui empruntent quotidiennement ce tronçon de la RN11 pour se rendre vers la

capitale (Alger) ou vers l’ouest du pays.

De gros problèmes de circulation sont attendus pour la saison estivale. Les accidents routiers se sont multipliés malheureusement.

L’unique route (RN11) ne suffit plus pour accueillir les centaines de milliers de véhicules qui utilisent les tronçons de la RN11. Pour plus de commodités à ce futur axe routier (contournement) de la voie express qui relie Alger à la ville de Cherchell, il est prévu la réalisation de deux pénétrantes, à l’image de celle qui va directement vers l’AMIA (Académie militaire interarmes) et celle qui reliera le centre-ville de Cherchell à la voie express. En outre, le ministère des Travaux publics avait déjà confié au bureau d’études Saeti l’autre projet qui consiste à réaliser une voie express reliant Cherchell à la localité côtière de Damous (50 km).

Par conséquent, à moyen terme, la wilaya de Tipasa sera pourvue d’une voie rapide reliant la capitale à l’extrémité ouest de la wilaya de Tipasa, en attendant l’achèvement de l’étude de la voie ferroviaire qui relie Zéralda à Gouraya.

De bonnes perspectives pour encourager les investisseurs à venir investir dans la wilaya de Tipasa, notamment à l’ouest de la wilaya.

Source El Watan M'hamed Houaoura

Le Pèlerin 

Longue et vaine attente pour une ouverture hypothétique

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L'hôtel à l'époque

 

La réception définitive de ce majestueux bâtiment était prévue pour mai 2010, mais à ce jour, cet hôtel, quoique réaménagé grâce à une enveloppe faramineuse de 10 milliards de centimes, trône sentencieusement sur la principale avenue de la ville avec portes et fenêtres closes.

Les raisons de ce préjudiciable retard pour le tourisme local font l’objet de folles et insistantes rumeurs qui circulent dans la ville, notamment l’attente d’une hypothétique «location ou cession de cet hôtel au style colonial à de potentiels investisseurs étrangers, notamment arabes, qui seraient intéressés par cet édifice». L’autre argument justifiant ces retards, tels que invoqués par le président de l’APC de la ville, est que «l’hôtel serait loué dès que les résultats de la mise en adjudication lancée en janvier, selon le système des contrats de 3 ans, 6 ans et 9 ans, viendraient à être connus». «Mais pour quand ? L’hôtel a été réceptionné depuis le début de l’année 2011», s’interrogent les citoyens. Le dépit des Cherchellois est immense. «Cet hôtel et ses merveilleux jardins furent notre fierté. Plusieurs emplois durent être supprimés et des commerces fermés », ajoute en substance H. Mohammed, un responsable de l’association locale Le maire de Cherchell ajouta en outre que «la raison majeure du retard dans le démarrage de cet hôtel a été l’insuffisance de son alimentation énergétique qui avait requis récemment la construction d’un poste de transformation au cœur d’un jardin public mitoyen et attenant à cet établissement». Mais les citoyens de la ville n’ont pas approuvé que «la construction de ce poste se fasse au cœur même d’un prestigieux jardin centenaire, fierté de la ville et attenant à l’hôtel Césarée», s’insurge un sexagénaire cherchellois. «Notre colère et notre mécontentement ont été signifiés par écrit aux autorités locales», clame haut et fort S.B., un citoyen de la ville outré par ce qu’il qualifie de «mépris et arrogance de ceux qui nous regardent de haut et qui exaspèrent les citoyens signataires de la pétition qui dénoncent la construction de ce poste électrique au cœur d’un jardin public centenaire». Cet hôtel était sous la dépendance de la commune jusqu’au jour où les dégâts occasionnés par les séismes de 1980 et de 1989 ont accentué son délabrement. Le montant de 10 milliards qu’avait nécessité sa rénovation ne pouvait être honoré par la commune. Cela avait contraint cette dernière à s’en séparer au profit de l’Agence foncière urbaine (AGRFU), qui s’était chargée de la remise en l’état de cet hôtel en prenant en charge les travaux de rénovation pour ensuite procéder à sa location et pouvoir récupérer ainsi le montant de l’investissement consenti de 10 milliards de centimes. Construit en 1887, cet hôtel fut à l’origine dénommé Hôtel Nicolas, puis rebaptisé vers les années cinquante Hôtel Césarée. Il figurait sur le guide bleu du tourisme mondial et fut recommandé comme l’une des destinations touristiques les plus conseillées aux touristes européens et américains durant le siècle passé, notamment les années 1950. Cet établissement public de 60 chambres et de suites luxueuses, haut de gamme, s’étend sur une assiette et emprise au sol de 2000 m2. Il est structuré en trois blocs destinés à la restauration, l’hôtellerie et les salles de banquets. Cet hôtel dispose de vastes chambres raffinées et meublées avec goût. On pouvait alors y admirer des balustrades et rampes d’escalier confectionnées avec un mélange de bois rouge et de fer forgé, le tout décoré de marbre blanc raffiné importé d’Italie. Les lattes du parquet ciré avec goût et raffinement au niveau des différents étages ont résisté une centaine d’années jusqu’à nos jours. Malgré les vœux des responsables ayant initié la restauration de ce joyau touristique et architectural et qui avaient affirmé, en 2005, que «cet hôtel reprendra son rang de patrimoine culturel et touristique », force est de constater que plusieurs années après cette déclaration, la triste réalité est pourtant là : l’hôtel est toujours fermé depuis bientôt 20 ans !

Source Le Soir d’Algérie Larbi Houari

Le Pèlerin

Les redevances des concessions des plages reversées aux APC

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Le siège de l’APW de Tipasa a abrité cette semaine une rencontre régionale sur les préparatifs de la saison estivale, regroupant quatre wilayas, en l’occurrence Alger, Tipasa, Boumerdès et Tizi ouzou.

CE conclave présidé par le directeur général du tourisme au niveau du ministère de tutelle et en présence d’un représentant du ministère de l’Intérieur, a réuni les représentants d’APC des quatre circonscriptions, ceux des chefs de daïras ainsi que des responsables des directions des secteurs concernés en la matière. Au cours de l’une de ces interventions, le directeur général du tourisme a souligné que toutes les propositions qui seront soulevées au cours des débats seront soumises à l’autorité concernée. « Nous ne sommes pas là pour faire des promesses, bien au contraire, nous allons ensemble dresser les insuffisances et les lacunes rencontrées sur le terrain en vue d’arriver à des solutions pratiques qui seront transmises à qui de droit », dira-t-il à ce propos. Parmi les questions soulevées par une majorité d’intervenants, notamment les représentants des APC, on peut énumérer, entre autres, le problème de déversement des eaux usées à la mer sans traitement préalable, l’optimisation des plans de circulation, la concession des plages, l’aménagement des plages, les opportunités de développement du tourisme de montagne et de forêt ainsi que tout ce qui se rapporte aux zones d’expansion touristique (ZET). Sur ce dernier point, le président de la séance tout en reconnaissant qu’on accuse un retard dans la mise en place des ZET, a révélé que sur tout le territoire national, on recense 205 ZET et parmi elles 17 ont été approuvées. « S’agissant du tourisme de montagne et de forêts, il faut savoir qu’on se doit de valoriser les potentialités de notre arrière-pays pour qu’il soit un espace de tourisme attractif. Seulement, ce travail de mise en valeur doit obligatoirement prendre compte la protection de l’environnement ainsi que le respect de notre patrimoine historique, archéologique qui sont des facteurs importants », précise-t-il. Pour lui aussi et sur un autre registre relatif à la concession des plages, la loi de finances 2012, notamment dans son article 60 est on ne peut plus clair, dans la mesure où l’intégralité des redevances émanant des concessions doivent être reversées dans les caisses des APC. Ce qui n’était pas le cas avant. « Toutefois, nous allons prendre attache avec le ministère des Finances afin de mettre en place les textes d’application en vue d’être effectifs dans les meilleurs délais ». Cette nouvelle n’a pas manqué de réjouir les représentants des APC. « L’ensemble des plages de Tipasa autorisées à la baignade sont aménagées, dans le sens où elles sont dotées d’un accès, de blocs sanitaires, d’un poste de gendarmerie ou de police ainsi qu’un poste de la protection civile. Aussi, dans notre wilaya, tous les problèmes sont pris en charge dans les différents programmes et ce n’est qu’une question de temps pour que tout soit réalisé », observe la directrice du tourisme à Tipasa. Par ailleurs, le représentant du ministère de l’Intérieur a confié que les APC se doivent de s’impliquer davantage dans la gestion des plages. « Elles doivent se comporter comme de véritables entreprises soucieuses d’améliorer à chaque fois ses prestations en la matière », dira-il. Toujours selon lui, le phénomène du squattage des espaces dans les plages et des places de parkings par certains opportunistes est un véritable problème qui empêche les familles de jouir de la gratuité des plages

 

Source Horizons Amirouche Lebbal

Le Pèlerin

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