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Cherchell Tipasa

Tipasa - L’axe Koléa-Chlef-Aïn Benian privilégié par les dealers

drogue chez les jeunes

 

Lors d’un barrage inopiné dressé la semaine passée par la police de Koléa sur l’axe Blida-Koléa, à la périphérie du périmètre urbain de la ville, l’autobus reliant Chlef à Alger fut intercepté aux environs de 9h30.

Selon la cellule de communication de la police de Tipasa, ce fut lors d’un contrôle de routine effectué par les policiers que l’attention de ces derniers fut attirée par le comportement suspect d’un passager, assis au fond de l’autobus. Il s’agit d’un jeune de 28 ans, qui est devenu blême lorsque les policiers commencèrent à le dévisager tout en lui demandant ses papiers d’identité. Ce comportement paraissait suspect aux policiers qui ne tardèrent pas à le fouiller. Une plaquette de kif fut trouvée collée à l’intérieur de son tricot. En poussant leur recherche, les policiers trouvèrent collées sous son siège, dans l’autobus, 10 plaquettes de kif traité dont le poids avoisinait approximativement le kilogramme. Ce jeune, après interrogatoire, a avoué son forfait dans les détails. Il avoua en substance être originaire de Aïn Benian et qu’il a l’habitude de se faire approvisionner à Chlef par le dénommé Z. A., 32 ans, actuellement en fuite. Le dealer, B. A., 28 ans, serait, selon ses propres aveux, un habitué de l’axe Aïn Benian- Koléa-Chlef et qu’il opérait des livraisons à sa «clientèle» résidant à Koléa et Aïn Benian. Toujours selon ses déclarations, B. A. avoua en outre que la marchandise interceptée ce jour-là a été acquise pour huit millions de centimes et devra être revendue à 13 millions de centimes. Au niveau de la ville de Chlef, «le grossiste en drogue», Z. A., reste toujours recherché du fait que l’adresse donnée aux policiers par B. A. était erronée. Présenté au parquet de Koléa, B. A. a été placé sous mandat de dépôt.

Source Le Soir d’Algérie Larbi Houari

Le Pèlerin

La recette de la Mouna de mon ami Djamel

 

Djamel vit à Cherchell. Je l’ai connu au port. En effet il nage comme un poisson et je l’ai rencontré sur la jetée où on l’y voit très souvent, certains jours même où l’on ne mettrait pas un chat dehors, tant il ne fait pas chaud.

J’aime bien discuter avec Djamel. Nombreux sont ceux qui le prennent pour un «marginal» mais moi je l’écoute.

J’écoute ses théories sur les bienfaits du froid, sur les effets négatifs du comportement humain, sur les effets pervers de la canalisation de l’eau et de son stockage dans les barrages… Il fait mille petits boulots et aide tout le monde dans la mesure de ses capacités. La chaleur, il n’aime pas cela …Or il est parfois mené à travailler dans un « Hammam », un drame pour lui…

Il a sa fierté et n’a jamais accepté un dinar de moi, pas même un café …..

Mais venons en au fait…Djamel a en mémoire des centaines de recettes qu’il a récupérées çà et là, et, parmi celle là celle de «La Mouna»

La Moûna à Djamel

Nota: Cette recette est très certainement une relique des traditions et recettes Pied-Noir....Elles se sont transmises ensuite ici à Cherchell, de père e fils????et ressortent de temps en temps de manière parfois un peu plus exotique


Ingrédients

1 kg de farine

350 grammes e sucre en poudre

250 grammes de beurre

½ cuillère à café de sel

8 jaunes d’œuf

½ litre d’eau

80 gammes de levure de boulanger

Préparation

Dans un premier récipient, mélanger farine sucre et sel.

Ajouter le demi-litre d’eau et remuer le tout en malaxant quelques minutes jusqu’à l’obtention d’une pate homogène ?

Dans un second récipient, mélanger les jaunes d’œufs, la farine, le sucre et le sel.

Mixer le tout abondamment

Mélangez ensuite l’ensemble des deux récipients et pétrissez sans ménagement.

Laissez reposer la pâte 8 heures.

Faites en un boule traditionnelle ou quelque chose de différent à vote convenance.

Mettre au four cuisson 180°

Laissez cuire 15 minutes

La Mouna est prête ….Attendez quelque peu avant qu’elle refroidisse…

Régalez vous…

 

Le Pèlerin

Création d’un club de lecture à Tipasa - Une bouffée d’oxygène pour les jeunes

tipasa centre culturel

 

Une nouvelle structure vient de voir le jour à la bibliothèque de Tipasa, qui vient de se doter d’un club de lecture au grand bonheur de ses adhérents.

La bibliothèque urbaine de Tipasa, dirigée depuis peu par Mme Sebbah Sâadia, multiplie les initiatives intéressantes en direction du public. En effet, un club vient d’être créé dans cette infrastructure du secteur de la culture, lors des vacances scolaires de printemps, à l’occasion de la commémoration du cinquantième anniversaire de la mort du chahid Mouloud Feraoun, lâchement assassiné par les criminels de l’OAS (Organisation de l’armée secrète).

La directrice de la bibliothèque avait remis, en février 2012, une dizaine de livres (Le fils du pauvre) œuvre de cet écrivain à des élèves. Des familles, des élèves avaient participé, d’ailleurs, en cette journée anniversaire, à un débat sur le contenu du livre. Cette rencontre livresque avait été encadrée par l’artiste peintre et poète Saliha Imékraz, qui est aussi auteur de plusieurs ouvrages. Bien entendu, les parents étaient satisfaits par ces timides actions mais toutefois louables. Les enfants ont adhéré aux principes de ce 1er rendez-vous du club de lecture. Le roman Sans famille d’Hector Malot, traduit en langue arabe par les éditions Ibsen en 2009, fera l’objet d’une rencontre le 1er avril 2012.

L’assistance sera conviée par la directrice de la bibliothèque urbaine de Tipasa à y assister. L’encadrement de ce rendez-vous sera assuré par l’écrivain Fodil Chérif Ahmed, mais cette fois-ci en présence de l’éditeur. Cette bibliothèque urbaine est une véritable bouffée d’oxygène pour ces jeunes en quête d’espaces pour nourrir leur esprit. Malheureusement, et contre la volonté de sa responsable, cette bibliothèque urbaine encore bien entretenue, est parfois «agressée» par un programme de «musique» qui vient de nulle part, destiné à des jeunes surexcités, qui ne tiennent compte ni de la propreté des lieux ni de la présence d’élèves qui viennent réviser leurs cours ou faire des recherches pour leurs exposés. La bibliothèque n’est pas conçue pour abriter des événements «culturels» qui n’ont aucun lien avec le livre, au profit d’individus qui n’ont aucun respect de l’état des lieux. Il existe d’autres espaces «défouloirs» pour organiser ce genre de manifestations.

Source El Watan M'hamed Houaoura

Le Pèlerin

Un chauffeur de taxi sauvagement assassiné à Hadjout

taxi-hadjout.jpg

 

 

Un crime crapuleux a eu lieu la semaine dernière dans la ville de Hadjout. Selon des sources sécuritaires et les témoignages concordants de quelques citoyens, la victime serait un chauffeur de taxi, originaire de Aïn Benian et exerçant à Tipasa.

La police de Hadjout, en collaboration avec la gendarmerie, vient d’élucider un meurtre commis par un repris de justice, le dénommé K. S., âgé de 26 ans sur un chauffeur de taxi. La victime, un père de famille, âgé de 48 ans, a été sauvagement assassiné. Selon des témoignages concordants, le criminel aurait eu recours aux services du défunt, dans le but évident de le délester de son argent et de son véhicule. Ce fut au cours de la seconde course, et vers 19h que l’assassin, K. S., s’est adressé de nouveau à ce taxieur qui se trouvait au niveau de la station de taxis. Mis en confiance, il avait conduit son assassin au douar Boudjebroun, sis à 2 km de la ville de Meurad, dans la daïra de Hadjout. Arrivé au lieudit El Kharoub, l’assassin, armé d’un couteau à cran d’arrêt, a surpris sa victime en lui plantant froidement la lame dans le cou, et en lui tranchant net sa carotide. K. S. achevera sa victime qui se débattait, en lui assénant plusieurs coups de couteau à la cage thoracique. Le criminel se débarrassa du corps de la victime, en profitant de la pénombre et de l’isolement de cette voie, en le jetant sur l’asphalte. L’assassin, dont les vêtements étaient tachés de sang, pris le volant du véhicule une Chevrolet qu’il venait de voler et appuya sur l’accélérateur alors qu’il est inexpérimenté dans la conduite des véhicules. Dans sa course folle il fonça tout droit contre un arbre, qui arrêta net la course du fuyard. L’assassin, poursuivit alors à pied son chemin vers la cité du 18-Février, qui se trouvait à quelques centaines de mètres de son parcours, à proximité de la nouvelle gare routière de Hadjout. Cependant, il était loin de se douter que dans la pénombre, des personnes l’avait vu jeter le corps sans vie de la victime dans ce sentier isolé, et prendre la fuite. Selon d’autres témoins, dans cette cité, l’assassin aurait bénéficié de complicités, qui lui ont permis de changer de vêtements et de cacher la blessure qu’il avait au front à l’aide d’un turban. Sitôt alertés par les témoins, les services de sécurité ont bouclé le secteur et procédé, après une course poursuite mouvementée dans la ville de Hadjout, à l’arrestation du meurtrier

Source Le Soir d’Algérie . Larbi Houari

Le Pèlerin

Le vent de l’histoire pousse les pêcheurs shors d’Algérie

Pour sauver leur outil de travail, ils ont traversé la Méditerranée à bord de leur chalutier.

Dans un mouvement d’ensemble, l’épaule collée contre la coque, des pêcheurs poussent deux bateaux à la mer. De l’eau, du fuel, des filets, des pièces de rechange et quelques valises de linge ont été chargés à bord. Ce 5 juin 1962, le Saint-Joseph et le Saint-Antoine vont quitter la plage de Bou-Haroun. Des quatorze petits chalutiers qu’abrite ce village situé à l’ouest d’Alger, ils sont les premiers à tenter la traversée de la Méditerranée. Du haut de la falaise, les habitants les regardent sortir de l’anse, puis s’éloigner. Habitués à la pêche côtière, les deux patrons et leur équipage ne possèdent ni carte, ni instrument de navigation. Ils mettent cap au nord, se repèrent le jour au soleil, la nuit aux étoiles. Mais les courants les font dériver. Croyant arriver à Palma de Majorque, ils accostent à Ibiza, reprennent la route jusqu’à Barcelone, s’y ravitaillent et repartent. Une tempête se lève, les lames menacent les bateaux. Les pêcheurs perdent le nord, tournent en rond, se croient définitivement perdus. Ils réussiront enfin à rallier Port-la-Nouvelle.

Comme ces pêcheurs de Bou-Haroun, beaucoup d’autres partent à bord de leur bateau, entreprennent ce périlleux voyage de deux à six jours, unique moyen de sauver leur outil de travail. Cet été 62, les quais des dix-huit ports d’Algérie se vident peu à peu. En juillet à Alger, le môle Jérôme Tarting est fermé : tous les chalutiers l’ont déserté. Profitant de la présence des blindés de l’armée qui bloquent les accès de la ville de Cherchell, Paul di Maïo, conseiller municipal, président du football club et patron-pêcheur, embarque famille et clandestins, dix-sept personnes en tout, sur son Nadal II, un chalutier de plus de vingt mètres : « On a détaché les amarres en vitesse, et on est parti ». Une traversée décidée dans l’urgence : « La vie était devenue trop dangereuse : enlèvements, attentats, règlements de comptes. Pourtant, deux ou trois jours avant, on ne voulait pas croire au départ », se souvient-il. Rien à bord, pas même une provision d’eau.

Après vingt-quatre heures d’une navigation difficile, à la boussole, « sur une mer déchaînée, le bateau prenait l’eau de toutes parts, on écopait sans cesse avec des bidons, les couchettes étaient noyées », le Nadal II mouille enfin à Palma de Majorque. Il y reste coincé trois jours à cause du mauvais temps. Des habitants prennent pitié de ces rescapés venus d’Algérie et leur offrent galettes et café. Paul di Maïo reprend enfin sa route, longe les côtes, passe Port-Vendres et continue vers Sète, sa destination.

A l’arrivée, le commandant du port, étonné par l’exploit maritime, lui déclare : « Vous êtes comme les pigeons voyageurs, vous trouvez toujours votre route » . Mais cette grande famille de pêcheurs d’origine italienne installée à Cherchell depuis 1852 n’est pas au bout de ses peines. A Sète, l’accueil n’est pas des plus chaleureux : les prix des locations flambent, leurs cadres arrivés à Marseille ont été trempés dans l’eau par les dockers, la vaisselle et l’argenterie ont disparu des cantines. Et surtout les pêcheurs du cru voient d’un mauvais oeil ces nouveaux arrivants, avec leur chalutier au moteur puissant, qui n’hésitent pas à aller pêcher dans les grands fonds. « Ils nous barraient l’entrée du port, jetaient notre pêche à la mer » , raconte Jean-Paul di Maïo, le fils, aujourd’hui patron pêcheur et mareyeur. Quarante ans plus tard, ils sont toujours à Sète. Mais à Cherchell, on parle encore d’eux : là-bas, une bonne pêche s’appelle une "di Maïo".

Source http://www.un-sillage-sur-la-mer.com/article-16325750.html

Le Pèlerin

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