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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Combien d’Algériens faudra-t-il transférer ?

7 morts et une quarantaine de blesses

Le transfert des trois étudiants victimes de l'explosion de gaz survenue à Tlemcen interpelle des milliers d'autres victimes de brûlures par le gaz ou par électrocution, qui galèrent dans des infrastructures dépourvues de moyens pour remédier à leur douleur.

Trois étudiants grièvement blessés lors de l’explosion de gaz survenue vendredi au restaurant de la résidence universitaire Bakhti-Abdelmadjid (Tlemcen) seront transférés à l’étranger, a annoncé le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale par intérim,

Djamel Ould Abbès. «L’Etat  assurera leur prise en charge et leur transfert à l’étranger», a fait savoir M. Ould Abbès, précisant que les trois victimes sont dans un état comateux nécessitant des «soins spécifiques». Le ministre indiquera, à propos de l’indemnisation des familles des victimes que l’Etat prendra «toutes les mesures nécessaires». Plus qu’un simple transfert, la prise en charge des malades algériens à l’étranger  atteste une fois de plus de l’incapacité de l’hôpital algérien à prendre en charge ses malades. Mais pas seulement, car quand il s’agit d’une nécessité de «soins  spécifiques» ce ne sont pas tous les individus qui ont la chance d’être transférés à l’étranger pour bénéficier des soins adéquats. L’histoire de ces étudiants qui seront pris en charge, de par  l’enjeu de  l’accident, interpellent des milliers d’autres cas également victimes de brûlures par le gaz ou par électrocution, mais qui hélas galèrent dans des infrastructures dépourvues de moyens pour remédier à leur douleur. Il y a  lieu de  s’interroger  : si l’affaire de l’explosion de gaz qui a eu lieu à la résidence universitaire Bakhti-Abdelmadjid (Tlemcen) n’avait pas été médiatisée, les autorités concernées auraient-elles pris les mesures nécessaires vis-à-vis des victimes ?  Autrement dit, la population algérienne n’a pas les mêmes chances de se faire soigner à l’intérieur du pays et même quand il s’agit de cas nécessitant des transferts à l’étranger. D’où la nécessité de doter les infrastructures hospitalières en équipements adéquats pour permettre aux compétences d’exercer leur métier dans les meilleures conditions possibles. Il n’est un secret pour personne que  lorsqu’il s’agit de cas difficiles à prendre en charge localement, le droit des soins profite à  quelques catégories sociales. L’alternative des cliniques privées dont les compétences sont avérées et dont les tarifs de prise en charge donnent des tournis ne  sont accessibles qu’aux classes aisées, tandis que les classes moyennes sont des laissées-pour-compte. Si l’Algérie veut transférer ces étudiants souffrant de grandes brûlures vers l’étranger, c’est que notre pays ne dispose que d’un seul hôpital spécialisé sis à Douéra, lequel est très exigu pour prendre en charge les brûlés des quatre  coins du pays et où le manque d’équipements et de moyens est plus qu’accablant. Les spécialistes de cet hôpital ne cesse de plaider pour l’ouverture d’autres hôpitaux spécialisés, d’autant que le nombre de brulés ne ce cesse de prendre de l’ampleur. Par ailleurs, les cas des brûlés qui guérissent par «les amputations» sont légion, faute de moyens, et parce que les grande brûlures nécessitent  les soins dans des délais bien précis. Face à ce manque cruel d’équipements, les patients finissent toujours par  «sacrifier» un de leurs membres  par crainte de voir le mal pren-dre des dimensions plus dramatiques que l’amputation. Il s’agit là d’un exemple, car l’hôpital algérien ne semble pas inspirer la confiance de  ceux qui ont les moyens de se faire soigner à l’étranger. Pour preuve, l’ancien président Chadli Bendjedid est actuellement hospitalisé à Paris, à l’hôpital du Val-de-Grâce. A cette occasion,  des citoyens algériens résidant en France ont annoncé qu’ils observeront un rassemblement devant le Val-de-Grâce demain, pour «dénoncer les soins à l’étranger réservés aux hautes personnalités algériennes», a déclaré  Mohand Barache, un des organisateurs de cette action. Il soulignera  que «certains se permettent des soins à l’étranger avec l’argent public et que les hôpitaux algériens  sont sous-équipés et sans médicaments».

Source Le Jour d’Algérie Yasmine Ayadi

Le Pèlerin

Selon un rapport de la commission Ksentini

greve enseignants

 

Dans le rapport annuel qui sera présenté prochainement au président de la République, la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’Homme (CNCPPDH) s’est intéressée notamment aux motivations des différentes contestations sociales qu’a vécues le pays durant l’année 2011, au phénomène de la harga et à la bureaucratie. Les contestations sociales, les problèmes de la jeunesse notamment la «harga» et celui de la bureaucratie, ont été au cœur du rapport annuel de la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’Homme (CNCPPDH), a indiqué hier à Alger le secrétaire général de cette instance Abdelwahab Morjana.  Dans le rapport annuel qui sera présenté prochainement au président de la République, «la CNCPPDH s’est intéressée notamment aux motivations des différentes contestations sociales qu’a vécues le pays durant l’année 2011, au phénomène de la harga (émigration clandestine) et à la bureaucratie», a précisé M.Morjana. D’après lui, ce rapport n’a pas été «tendre avec le pouvoir exécutif», notamment en ce qui concerne les contestations sociales, car a-t-il dit, «il est inconcevable que l’Algérien trouve des difficultés pour obtenir un  médicament en dépit de la manne financière». La CNCPPDH a tenté dans son rapport de chercher les causes et motivations de ces contestations sociales, et a pris une série de recommandations qui prônent le dialogue et la concertation, a noté le SG de la CNCPPDH. L’autre point soulevé par la commission dans son dernier rapport est relatif à l’émigration clandestine des jeunes «harga», a expliqué l’orateur soulignant que dans le rapport, la Commission a essayé de «trouver des solutions à même d’endiguer ce phénomène». La question «épineuse» selon M.Morjana qu’est la bureaucratie a été également mise en exergue dans le rapport de la commission consultative des droits de l’Homme pour cette année. «Ce phénomène constitue un monstre qui broie les réformes initiées par le président de la République», a-t-on conclu.

Source Le Jour d’Algérie Salim N.

Le Pèlerin

Ceux qui sont amoureux, leurs amours chanteront

Rose pour Madame

 

 

Ceux qui sont amoureux, leurs amours chanteront,

Ceux qui aiment l'honneur, chanteront de la gloire,

Ceux qui sont près du roi, publieront sa victoire,

Ceux qui sont courtisans, leurs faveurs vanteront,

 

Ceux qui aiment les arts, les sciences diront,

Ceux qui sont vertueux, pour tels se feront croire,

Ceux qui aiment le vin, deviseront de boire,

Ceux qui sont de loisir, de fables écriront,

 

Ceux qui sont médisants, se plairont à médire,

Ceux qui sont moins fâcheux, diront des mots pour rire,

Ceux qui sont plus vaillants, vanteront leur valeur,

 

Ceux qui se plaisent trop, chanteront leur louange,

Ceux qui veulent flatter, feront d'un diable un ange :

Moi, qui suis malheureux, je plaindrai mon malheur.

Joachim Du Bellay

Odyssée

L’Odyssée est une épopée grecque antique attribuée à l’aède Homère, qui l'aurait composée après l’Iliade, vers la fin du VIIIe siècle av. J.-C. Elle est considérée comme l’un des plus grands chefs-d’œuvre de la littérature et, avec l’Iliade, comme l'un des deux poèmes fondateurs de la civilisation européenne.

L’Odyssée relate le retour chez lui du héros Ulysse, qui, après la guerre de Troie dans laquelle il a joué un rôle déterminant, met dix ans à revenir dans son île d'Ithaque, pour y retrouver son épouse Pénélope, qu'il délivre des prétendants, et son fils Télémaque. Au cours de son voyage sur mer, rendu périlleux par le courroux du dieu Poséidon, Ulysse rencontre de nombreux personnages mythologiques, comme la nymphe Calypso, la princesse Nausicaa, les Cyclopes, la magicienne Circé ou les Sirènes. L'épopée contient aussi un certain nombre d'épisodes qui complètent le récit de la guerre de Troie, par exemple la construction du cheval de Troie et la chute de la ville, qui ne sont pas évoquées dans l’Iliade. L’Odyssée compte douze mille cent neuf hexamètres dactyliques, répartis en vingt-quatre chants, et peut être divisée en trois grandes parties : la Télémachie (chants I-IV), les Récits d'Ulysse (chants V-XII) et la Vengeance d'Ulysse (chants XIII-XXIV).

L’Odyssée a inspiré un grand nombre d'œuvres littéraires et artistiques au cours des siècles, et le terme « odyssée » est devenu par antonomase un nom commun désignant un « [récit] de voyage plus ou moins mouvementé et rempli d'aventures singulières ».

Le Pèlerin

Le Plateau de Beille (3/3)  plateau-de-beille--2-.jpg

 

 

 

 

8. Les mammifères

L'observation directe des mammifères est difficile et aléatoire d'autant que la plupart des espèces sont nocturnes, mais tes nombreuses traces et indices qu'ils laissent permettent de réaliser des observations intéressantes. C'est sur la neige, véritable livre, que l'on fera les plus spectaculaires.  

8.1 Les insectivores  

Deux espèces de musaraignes sont présentes sur le plateau : ce sont les musaraignes pygmée et carrelet. Le Desman des Pyrénées, étrange mammifère semi-aquatique des cours d'eau pyrénéens n'est pas connu du plateau de Beille et sa présence y est peu probable ; toutefois, il peuple tous les ruisseaux et lacs de la montagne environnante et il n'est pas possible de ne pas l'évoquer. En effet, c'est une espèce endémique des Pyrénées et du quart nord-ouest de la Péninsule Ibérique où il peuple les torrents et lacs jusqu'à plus 2500 m. Son extrême spécialisation à la vie semi aquatique et en particulier son régime alimentaire presque exclusivement composé de larves de trichoptères (portes bois) des eaux courantes en fait le meilleur symbole de la qualité de l'ea    8.2 Les rongeurs  

Animal forestier, l'écureuil n'est présent que dans la pinède où ses densités sont faibles et très fluctuantes. C'est avec le bec-croisé et les autres espèces de rongeurs le principal consommateur des graines du pin à crochets ; comme l'oiseau, il décortique les cônes, mais il pratique de manière très différente et il est aisé de reconnaître les cônes dont les graines ont été consommées par l'une ou par l'autre espèce. Au moins quatre espèces de rongeurs sont présentes ici. Ce sont le mulot sylvestre, les campagnols agreste, des champs et des neiges et enfin le rat taupier, qui est à l'origine des taupinières que l'on observera un peu partout où le sol est profond.  

8.3 Les carnivores  

La martre est l'espèce la plus abondante ici et ses traces et crottes déposées sur le chemin sont omniprésentes. La belette et l'hermine sont également présentes.

Le chat sauvage est présent dans le massif, mais il n'a, semble-t-il jamais fait l'objet d'observation sur le plateau. Animal forestier, il est particulièrement discret.

Ces quatre espèces sont difficiles à observer et à moins d'une rencontre fortuite, il faudra se contenter de rechercher leurs traces et crottes.

Au siècle dernier, la montagne était le royaume de l'ours et jusque dans les années quatre vingt des indices de sa présence ont été notés dans le secteur. Il a aujourd'hui totalement disparu ; le milieu est poten­tiellement très favorable à cette espèce mythique et sa présence future repo­sera sur sa réintroduction qui pour être effective devra surmonter bien des réti­cences locales. Le renard est omniprésent et il n'est pas rare de pouvoir l'observer en plein jour ; c'est au printemps lors de la fonte de la neige qu'il est le plus facile à ob­server tout occupé qu'il est à chasser les rongeurs.    

8.4 Les ongulés  

Le chevreuil atteint sa limite altitudinale supérieure et s'il est bien présent ses densités sont faibles. Le sanglier est omniprésent; ses traces et "boutis" sont faciles à observer. C'est au printemps qu'il manifeste activement sa tendance "fouisseuse" en explorant méthodiquement la terre sous les bouses et les crottins à la recherche de verre de terre et de larves d'insectes particulièrement abondantes.

Quant à l'Isard, forme pyrénéenne du chamois, il est rare sur le plateau et peu abondant dans l'ensemble du massif ; ce n'est qu'en hiver et au printemps que l'on pourra avoir la chance de le rencontrer. La principale raison de cette faible densité semble être une gestion cynégétique mal adaptée et qui, jusqu'à ces dernières années était pour le moins basée sur le cours terme. La création récente d'un Groupement d'Intérêt Cynégétique devrait permettre la mise en place d'une meilleure gestion de la faune sauvage du massif. Enfin, le lièvre semble être rare ici où pourtant le milieu est favorable.  

9. Activités humaines  

La nature que vous découvrez a été modelée par l'homme ; le pastoralisme et l'exploitation forestière qui a connu son apogée au siècle dernier avec la fabrication de charbon de bois pour les forges à la catalane de la vallée de l'Ariège, ont fait reculer la forêt. L'arrêt de l'exploitation de la forêt, puis depuis quelques décennies la diminution de la pression pastorale permet à la forêt de recoloniser lentement le terrain perdu. Aujourd'hui, ce sont de nouvelles activités qui se développent sur le plateau. Tout d'abord l'implantation de la station de ski qui marque profondément le paysage ; puis le développement d'un tourisme nature auquel le sentier vous invite à participer, sans oublier la chasse qui joue un rôle important dans la gestion des espèces "gibiers", grand tétras et isard en par­ticulier. Enfin, plus discrètes mais tout aussi présentes, sont l'apiculture, la cueillette des champignons ou des myrtilles, la gestion forestière     

Utilisation pastorale du plateau 

Le plateau de Beille est une zone de pâturage d'été utilisée en deux estives. L'une, l'estive de Pech Verdun, est gérée par un groupement pastoral. Ce groupement réuni 6 éleveurs des communes de Pech et de Verdun, mais également des éleveurs "extérieurs" du Couserans. Les terrains sont loués aux communes de Pech, Verdun et Albiès. La seconde estive est, elle, gérée directement par le Syndicat des propriétaires indivis de Vèbre, Urs et Lassur. Le troupeau de bovins est composé d'animaux appartenant à des éleveurs locaux, ainsi que d'animaux originaires de la vallée de l'Ariège et du Couserans. 

Les principaux produits de ces élevages sont des broutards de 6-8 mois, lis naissent de février à avril, montent en estive avec leur mère puis sont vendus en septembre octobre. La vacherie est composée de quelques 400 vaches allaitantes en majorité de race gasconne. Depuis la Serre à Pech, ou la vallée de Lassur, de 1000 m d'altitude pour les quartiers de printemps et d'automne, jusqu'aux hauteurs du plateau de Beille, du Prat Moll ou de (a Tose à 2000 m pour les périodes les plus chaudes de l'été, le troupeau collectif est conduit par le pâtre du groupement pastoral. Sur les crêtes (es plus hautes, on rencontrera également un troupeau des 600 brebis de race tarasconnaise.Une quarantaine de chevaux de la race locale Mérens pacagent librement sur l'ensemble des parcours.

Chacun des troupeaux bovins est gardé par un vacher qui assure la surveillance des animaux et de leur état sanitaire ; il les conduit de quartier en quartier (biais) afin qu'ils trouvent chaque jour de quoi satisfaire leus besoins alimentaires.  

L'univers de ces pâturages d'estive est très hétérogène : on y trouve en effet une mosaïque de pelouses de qualité fourragère variable, de landes à bruyère, callune, genévrier ou rhododendron plus ou moins riche ou fermées situées sur des zones à topographie, altitude et exposition très variées.  

L'art du vacher est de déplacer judicieusement le troupeau de manière à obtenir à la fois un bon état des animaux et le maintien de la qualité pastorale des pâturages.  

Observer le temps qu'il fait ou qu'il fera, l'état de l'herbage, le comportement des animaux, jouer avec leurs rythmes et leurs déplacements naturels, prendre les décisions sur les circuits à enprunter, influencer le comportement naturel du troupeau en jouant d'artifices (zones à sel, abreuvoirs), déplacer ou regrouper le troupeau pour les besoins des éleveurs, etc. tels sont les savoir-faire du vacher.  

L'utilisation pastorale des estives contribue grandement à façonner les paysages qui l’entourent. Elle est donc à la fois usagère et productrice du site, de sa diversité, de ses couleurs. 

A tout instant et en chaque lieu, le promeneur se trouve en présence d'éléments de ce système pastoral, produit d'un équilibre fragile et dynamique. Chaque zone de pelouses est par exemple à un moment donné un centre stratégique par rapport à la conduite du troupeau. Chaque équipement s'inscrit dans une série de pratiques et d'interventions techniques permises par le pâtre. 

S'il apprécie le site, ses paysages et son ambiance vivante et accueillante, grâce à la présence des hommes et des animaux, le promeneur ne peut en retour qu'en ressentir un profond respect.    

Source Point Information de « Les Cabannes »   

Le Pèlerin

 L'Étranger, né Camus

Camus à tipasa

Je vous présente une seconde version de la vie de Camus complémentaire à la simple biographie que je vous avais faite lors d’un article précédent.

Cet article présente des informations complémentaires à celles de mon précédent article. Cet article je l'ai récupéré dans "La Littérature française" un livre fort intéressant.

Etrange destin que celui de Camus, qui semble avoir préparé ou annoncé dans chacune des phrases de son œuvre le hasard de sa propre fin.

Dépêche
Tiens pour changer, pourquoi n'achèteriez-vous pas le journal Le Monde, en ce mercredi 6 janvier 1960 ? C'est fait ? Il fait froid, un vent vif cingle vos joues. Vous entrez dans un café. Vous vous asseyez sur la banquette de moleskine rouge sombre. En attendant le garçon, vous ouvrez votre journal, et vous n'en croyez pas vos yeux ! Vous lisez : Lundi 4 janvier I960. Route Nationale numéro 5, entre Sens et Fontainebleau : Albert Camus est tué dans la Facel Vega conduite par Michel Gallimard. Il avait quarante-trois ans. Albert Camus, mort ? Mais, comment, que s'est-il passé ? C'est tellement absurde, oui, absurde. Et vous vous rappelez : l'absurde ! Le thème de prédilection d'Albert Camus. Son roman, L'Étranger... Cette première phrase que vous connaissez par cœur : Aujourd'hui, maman est morte. Où peut-être hier, je ne sais pas...

Meursault tue
L'Étranger ! Meursault qui se raconte, qui décrit sa vie monotone à Alger. On le dirait étranger à tout, rien n'a de prise ou d'emprise sur lui, pas même l'amour de Marie qu'il rencontre au lendemain de l'enterrement de sa mère. Tout lui est égal. Il est absent de sa propre scène, du théâtre de ses jours.
Et puis voici qu'une bagarre éclate sur la plage. Le pistolet de celui qu'il défend, Raymond Sintes, se retrouve dans ses mains. La bagarre terminée, Meursault s'en va, puis revient sur les lieux : il croit voir une lame briller dans le soleil, alors il tire, trois fois, quatre fois. Meursault vient de tuer. Son procès a lieu. Il est condamné à mort. Alors il s’éveille,  se révolte lace à l'absurde. Il est sur d’avoir été heureux puisqu’il l’est  encore.  Mais il est bien tard car l'absurdité est au pouvoir, partout  l'innocent Meursault est devenu un Meurtrier sans raison, par hasard, sans le vouloir. Il va subir la peine de mort, autre absurdité. Mort, Camus….
L’Article du Monde
C'est vers 14 h 15 que s'est produit sur la route nationale numéro 5, à vingt-quatre kilomètres environ de Sens, entre Champigny sur Yonne et Villeneuve-la-Guyard l'accident qui a coûté la vie à Albert Camus. La voiture, une Facel Vega, se dirigeait vers Paris. L'écrivain était à l'avant, à côté du conducteur M. Michel Gallimard. D'après les premiers témoignages, la puissante automobile qui roulait à une très vive allure, 130 kilomètres à l'heure selon certains, a brusquement  quitté le milieu de la route, toute droite à cet  endroit, pour s'écraser contre un arbre è droite de la chaussée.
Sous la violence du choc, la voiture s’est disloquée. Une partie du moteur a été retrouvée à gauche de la route, à une vingtaine de mètres, avec la calandre et les phares. Des débris du tableau de bord et des portières ont été projetés dans les champs, dans un rayon d'une trentaine de mètres. Le châssis s'est tordu contre l'arbre. D'après les premières constatations de la gendarmerie l'accident aurait été provoqué par l'éclatement d’un pneu, mais cette version n’est pas encore confirmée.  II n'est pas impossible que le conducteur ait eu un malaise.
Journal «Le Monde», 6 janvier 1960
La conscience de l'absurde
Vous lisez sa brève biographie : Albert Camus est né à Mondovi, en Algérie, le 7 novembre 1913. Son père, Lucien Camus, ouvrier agricole meurt à la guerre, en 1914. Sa mère, Catherine Sintes, une jeune servante d'origine espagnole ne sait pas écrire et s'exprime avec difficulté. Elle s'installe dans un des quartiers pauvres d'Alger, Belcourt. Grâce à l'aide de l'un de ses instituteurs, M. Germain, Albert Camus obtient une bourse et peut ainsi poursuivre ses études. Mais, atteint de tuberculose, il ne peut passer l'agrégation de philosophie. Journaliste à Alger Républicain, puis à Paris Soir, il milite dans les rangs de la Résistance dès 1942. C'est l'année de L'Étranger et du Mythe de Sisyphe - un essai où l'absurde entre dans la conscience rationnelle comme une donnée fondamentale de la vie.
Camus en pensées
- J’ai une patrie : la langue française - Carnets.
- La passion la plus forte du XXe siècle : la servitude - Carnets.
- Il  n'y a pas d'amour sans désespoir de vivre - L'Envers et l'Endroit
- L'homme est du bois dont on fait les bûchers - L'État de siège.
- La vraie générosité envers l'avenir consiste à tout donner au présent -L'Homme révolté.
- La mort n'est rien. Ce qui importe, c'est l'injustice - La Peste
- L'absurde, c'est la raison lucide qui constate ses limites - Le Mythe de Sisyphe
Il est en l'air !
La rencontre de Jean-Paul Sartre et de Camus, en 1944, est pleine de promesses. Sartre écrit de son nouvel ami qu'il est l'admirable conjonction d'une personne et d'une œuvre. Bien ! Mais lorsque Camus publie, en 1951, L'Homme révolté où il condamne le marxisme qu'il accuse de totalitarisme, l'équipe de la revue des Temps modernes se déchaîne. Jean-Paul Sartre qui la dirige écrit : Camus n'est ni de droite, ni de gauche, il est çn l'air ! Les démêlés entre les deux hommes agitent durablement le petit monde germanopratin (c'est-à-dire de Saint-Germain-des-Prés, cœur de la vie littéraire, à Paris). Ils ne se réconcilieront pas.
Des héros ordinaires
En 1947, Camus publie son deuxième roman : La Peste. Il s'agit d'une chronique fictive, tenue par le Dr Rieux, sur la propagation de l'épidémie de peste à Oran, dans la décennie des années 40. Le lecteur comprend ainsi, dès les pre­mières pages, que la peste n'est pas la peste, c'est l'allégorie du nazisme qui a commis ses ravages en Europe et de toutes les oppressions politiques. Point d'ostentation, point de héros brillants, magnifiques dans La Peste, seulement des héros ordinaires, c'est-à-dire des hommes qui ne marchandent pas leur générosité, qui servent des idéaux à la portée de tout le monde : la paix au quotidien, le bonheur. Le succès du roman en France et à l'étranger ne s'est jamais démenti.
L'étrange Clamence
La crise algérienne atteint Camus au plus profond de ses racines ; il écrit sa douleur dans de nombreux articles qui paraissent dans L'Express. À Alger, il lance un appel à la réconciliation, que personne ne veut entendre. Est-ce cette surdité du monde qui le conduit à publier La Chute ?  Cette œuvre, qui prend la forme d'un récit, demeure énigmatique : un narrateur, Clamence, réfugié dans la géographie concentrique d'Amsterdam semble vouloir démonter  toute la construction idéologique de l’auteur lui-même. Le cynisme et l'Ironie qui se mêlent à sa virtuosité langagière atteignent, par ricochet, le lecteur, qui se sent impliqué dans cette réflexion, étourdi, désarçonné.
Grenier, Guilloux, Guéhenno, Mac Orlan
Albert Camus a pour professeur, à Alger, Jean Grenier (1898-1971), né à Paris, mais élevé à Saint-Brieuc d'où sont originaires ses parents. C'est là que Grenier fait la rencontre d'un autre jeune Briochin : Louis Guilloux (1899-1980). Celui-ci, fils de cordonnier, publie en 1927 La Maison du peuple, une histoire de solidarité entre ouvriers guettés par la misère. Ce livre émeut un autre fils de cordonnier, grand universitaire, normalien et écrivain : Jean Guéhenno (1890-1978), né à Fougères. Les deux hommes se lient d'une amitié indéfectible. Autre ami sûr de Guilloux : André Malraux. Le chef-d'œuvre de Louis Guilloux, Le Sang noir, paraît en 1935 ; il rate de peu le Concourt, ce qui ne l'empêche pas d'obtenir un succès international. On y découvre un personnage étonnant : le profes­seur de philosophie Cripure - qui tire son surnom de la déformation de la Critique de la raion pure, en Cripure de la raison tique... Cet être rejeté de tous sert de révélateur à l'abjection du monde. Ses aventures sont conduites par la plume généreuse, tendue et magnifique d'un Louis Guilloux, toujours bouleversé par les déshérités. En 1949, il obtient le prix Renaudot avec son roman Le Jeu de patience.
Contemporain de ces trois Bretons, Pierre Mac Orlan (1882-1970 - Mac Orlan est le pseudo­nyme de Dumarchey) naît à Péronne, connaît la misère noire à Montmartre. Puis il s'y fait des amis : Max Jacob, Apollinaire, Carco, Dorgelès, Picasso, Vlaminck. Il y rencontre celle qui devient son épouse pour... cinquante-deux ans! Il y écrit Le Quai des brumes (1927) devenu en 1938 le film à succès que tout le monde connaît!
Œuvre utile
Pour l'ensemble d'une œuvre qui met en lumière, avec un sérieux pénétrant, les problèmes qui se posent de nos jours à la conscience des hommes, tels sont les termes employés par le jury Nobel pour justifier l'attribution de son prix de littérature à Albert Camus, en 1957. C'est la gloire suprême. Tout le monde -ou presque... - congratule Camus, mais Camus est amer. Il aurait préféré que ce prix fût décerné à son ami, son maître, celui qu'il admire : André Malraux ! Vous êtes toujours assis sur la banquette de moleskine rouge sombre, dans le café où vous vous êtes réfugié pour fuir la bise d'hiver. Le garçon ne vous a pas encore servi. Votre regard se perd à travers la vitre dépolie qui filtre la lumière pâle. Soudain, une phrase vous revient, une phrase lue dans Le Mythe de Sisyphe, qui vous avait marqué : Ce qui vient après la mort est futile... Camus, mort ? Non : ses phrases sont vivantes ! Et toute son œuvre, utile...
Le Pèlerin

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