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Dimanche 6 janvier 2008
Les grands chantiers du Sahara


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Le Sahara algérien, immensité désertique représentant près 80% de la superficie globale du pays (soit 2 millions de kilomètres carrés), regorge de richesses minières et énergétiques. Un vaste territoire exotique, avec un sous-sol généreux, qui a toujours fait figure de «coffre-fort» pour le reste du pays. Les gisements miniers et pétroliers du Grand Sud garantissent à l’Algérie des revenus conséquents qui en font d’elle la seconde puissance économique du continent avec un PIB qui frôle les 120 milliards de dollars. Le pétrole (9ème exportateur mondial), le gaz naturel (4ème fournisseur), le zinc, le fer, le phosphate sont autant de matières premières qui y sont extraites et exportées aux quatre coins du monde.
Le Sahara, c’est aussi l’agriculture avec ses oasis et ses palmeraies qui proposent un grand échantillon de dattes d’une exceptionnelle qualité. La céréaliculture, le maraîchage, l’arboriculture et l’élevage réalisent, en outre, des résultats probants. Et puis, il y a le tourisme et les cultures locales. Constitué essentiellement de regs, d’ergs et d’oasis luxuriantes, le désert algérien et ses savoirs ancestraux ont depuis toujours captivé l’intérêt et l’engouement des voyageurs et des aventuriers du monde entier, même s’il reste beaucoup à faire en matière d’infrastructures d’accueil de haut standing. Rien qu’au cours des fêtes de fin d’année qui viennent de s’achever, le Sahara a accueilli quelque 12 000 touristes étrangers, selon les chiffres de l’Office national du tourisme. Djanet, Tamanrasset, Timimoun, Taghit, Ouargla, Ghardaïa, le parc national du Tassili figurent parmi les destinations les plus prisées par les vacanciers, essentiellement européens. Malgré toutes ses potentialités, cette vaste région du pays apparaît depuis toujours comme le parent pauvre en matière de développement local et régional. Le taux de chômage y est très élevé. La couverture en matière de services publics (écoles, hôpitaux, universités, transport et télécommunications) reste bien en dessous de la moyenne nationale.
Les populations locales montent épisodiquement au créneau pour revendiquer leur «part» d’émancipation. Prenant conscience de l’importance stratégique de cette partie du territoire national, l’Etat algérien a consacré ces dernières années de volumineuses enveloppes budgétaires pour rattraper les retards cumulés en la matière et mettre en valeur les wilayas du Grand Sud. Une politique de promotion de l’ensemble de la région a été, en effet, mise en œuvre par le président Abdelaziz Bouteflika tant pour assurer une meilleure exploitation de ses potentialités économiques en garantissant l’indispensable équilibre régional que pour se concilier les Sahariens qui s’estimaient abandonnés par les pouvoirs centraux. Des investissements publics colossaux qui commencent déjà à porter leurs premiers fruits. «Ce qui frappe le plus au premier abord, c’est l’accroissement démographique de la population et celle de la surface de l’agglomération urbaine : 100 000 habitants, des cités à perte de vue, des routes bitumées périphériques, l’électricité dans de nombreux quartiers, des travaux de tout-à-l’égout, d’adduction d’eau, des écoles et collèges par dizaines, d’immenses marchés regorgeant de toutes sortes de produits. Les services de l’Etat (wilaya, daïra, justice, casernes, école de police, hôpitaux, dispensaires, etc.) avec les banques, pharmacies, sont omniprésents. La circulation automobile est strictement réglée, la vitesse en ville ne dépasse pas 50 km/heure, les accidents sont rares; le prix des déplacements en taxi (qui se sont multipliés) est fixé à 50 DA quelle que soit la course dans l’agglomération», constate l’universitaire français Marceau Gast au sujet de la ville de Tamanrasset, en soulignant que la vie sociale paraît spectaculairement agréable et détendue.
«Cafés et restaurants peuvent rester ouverts jusqu’au milieu de la nuit ainsi que les cybercafés et les cabines téléphoniques privées. Des couples de jeunes gens, des femmes, peuvent vaquer à leurs occupations dans les marchés, les boutiques ou se promener dans les boulevards en toute liberté, visiblement détendus et heureux», ajoute le même auteur. Pour examiner de très près l’état d’avancement des chantiers lancés et s’enquérir des nouveaux besoins de la région, le chef de l’Etat entame dès demain une visite d’inspection et de travail dans la région.
La poursuite de l’œuvre de modernisation des métropoles sahariennes, l’encouragement de l’investissement productif et la création d’emplois, ainsi que la valorisation des potentialités économiques et humaines du Sahara figurent parmi les grandes priorités de cette tournée présidentielle qui se veut un gage supplémentaire pour booster ces gigantesques ateliers du Grand Sud.

Source La Tribune

Le Pèlerin

par Le Pèlerin publié dans : Le Sud Algérien communauté : Toulouse Tamanrassett
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Samedi 5 janvier 2008

Adrar : La foggara, un moyen d’irrigation à sauvegarder

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Dans la wilaya d’Adrar, la foggara est considérée comme la colonne vertébrale de l’agriculture saharienne, particulièrement de l’agriculture Oasienne.

Cependant, l’épanouissement de cette dernière se trouve menacé par la dégradation graduelle de ce système d’irrigation ancestral. On compte 1 400 foggaras réparties entre les régions du Touat, Gourara et du Tidikelt. Elles irriguent les 49% de la surface utile agricole oasiennes de la wilaya, estimée à environ 14 000 hectares. La foggara fait partie de notre patrimoine matériel et culturel national, d’autant qu’elle faisait aussi partie du mode de vie du fellah saharien. Cependant, de nos jours, son existence est mise en péril à cause du peu d’intérêt que lui accorde la nouvelle génération des enfants de fellahs. En effet, depuis plus d’un tiers de siècle, la jeunesse a complètement tourné le dos à cette tradition. Cet état de fait caractérisé par l’interruption de la transmission de père en fils de l’art de l’entretien de la foggara, a induit un manque accru de la main d’œuvre qualifiée pour sa maintenance. Aujourd’hui, on dénombre 878 foggaras en activité. Par contre, les 502 restantes sont à l’arrêt ou taries, soit une moyenne de 35,86%. Le secteur agricole d’Adrar enregistre 18 foggaras à l’arrêt et 10 en activité, quant à celui de Timimoun, il en dénombre 50 foggaras taries et 124 en activités. La réhabilitation de ces instruments traditionnels d’irrigation a mobilisé un grand nombre de programmes de soutien à l’agriculture saharienne, tant nationaux qu’étrangers, avec l’implication de certaines institutions des Nations Unies, comme le PNUD et la FAO. Depuis 1991 à ce jour, le ministère de l’Agriculture, par le biais de la DSA d’Adrar, a investi plus de 60 millions de dinars pour la restauration et l’entretien de 770 foggaras. Cependant, les foggaras inactives qui jalonnent le centre-ville d’Adrar commencent à poser un sérieux problème de sécurité pour les usagers. En effet, une foggara est d’abord un puit qui peut atteindre plusieurs mètres de profondeur, selon l’endroit où l’on se trouve par rapport à son origine. Les passants sont souvent victimes d’accidents lorsqu’ils circulent à proximité de ces trous qui parfois ne sont pas visibles ou cachés par la sédimentation et l’accumulation de terre. Plusieurs personnes ont fait des chutes dans ces abîmes. Il y a eu même des cas où des véhicules se sont enfoncés dans ces ruisseaux souterrains. De l’autre côté, ce même citoyen, caractérisé par son manque de civisme, n’hésite pas à utiliser ces foggaras comme lieu de décharges publiques où, quotidiennement, il déverse sans aucun scrupule ses déchets ménagers. A cet effet, plusieurs associations de défense de la foggara ont lancé des appels aux autorités et à la municipalité pour prendre des mesures et sauvegarder cette source de la vie.
 

Source El Watan 

Le Pèlerin

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Vendredi 4 janvier 2008

Le tourisme motorisé reconquiert l’Algérie 

Le Sahara, destination idéale 

Ralenti par l’affaire des touristes allemands et autrichiens enlevés en 2003, le tourisme saharien reprend de plus belle, surtout en moto.


En témoigne la randonnée des motards montés sur des Harley Davidson effectuée au début de cet été (ils seront plus nombreux en 2008), et celle achevée depuis quelques jours par une soixantaine de bikers dont plus de 45 de nationalités étrangères. Un pari difficile certes à réaliser mais qui nécessite une totale coordination entre les différents services, à commencer par ceux chargés de la sécurité, les tour-opérateurs et les offices de tourisme. Les bikers qui ont quitté la capitale algérienne depuis l’hôtel Mazafran, à Zéralda, se sont ébranlés à travers les routes nationales et les chemins de montagne à destination de Ghardaïa. Plusieurs haltes ont été effectuées pour des photos-souvenir comme celle de la Chiffa, lieu paradisiaque réputé pour ses singes, ou sur la route vers Aïn Ouessara pour l’approvisionnement en carburant. En prenant la RN 1 vers Djelfa, on est subjugué par l’étendue des plaines. Des travaux d’extension de cette route en deux fois deux voies sont en cours. « Regardez toutes ces parcelles de terre, vous pouvez construire non pas une seule ville mais plusieurs à la fois et régler définitivement la crise du logement. Il faudrait que l’Etat fasse appel à des experts en construction pour endiguer le problème crucial du logement », lance Lyès, le photographe d’El Watan. Arrivés dans une station d’essence sur la route menant à Djelfa, les motards sont envahis par un groupe d’adolescents qui leur posent différentes questions. « Que faites-vous ici ? Où allez-vous ? » A l’intérieur du café situé à l’angle de cette station, un individu au teint kabyle nous sert une limonade. « Vous êtes des journalistes. Vous savez que vous avez de la chance de voyager avec des motards étrangers, je connais pas mal de vos confrères avec qui j’ai étudié à Babez (université Houari Boumediène de Bab Ezzouar) », avance-t-il. Ingénieur de son état, notre bonhomme exerce comme serveur dans un patelin presque désertique. A notre question de savoir par quel miracle il a atterri dans ce lieu, sa réponse est plus que logique : « El Khobza mon frère (mon gagne-pain). » Nous quittons notre ami en lui souhaitant bonne chance, tout en prenant la route vers Ghardaïa. Nous marquons une pause-déjeuner sur une route bien asphaltée dont la couleur sombre contraste avec la couleur éclatante des collines dénudées. Quelques bâtiments de couleur jaune de deux étages font face au restaurant. Des badauds se regroupent de l’autre côté de la chaussée. Lyès, Riad et Mohamed « la pression », une équipe dynamique d’Allo OTA, se déplacent vers les enfants, les bras truffés de tee-shirts et de casquettes blanc et rouge à l’effigie de l’opérateur de téléphonie mobile. Les mioches sont heureux de recevoir ces cadeaux. D’autres accourent pour décrocher un tee-shirt. Il est utile de préciser qu’Allo OTA a sponsorisé ce raid en compagnie de sept de ses distributeurs officiels : Isicom, Mobi One, Ring, Nomadic, Moon Mobile, Novaphone et Sarl wmpi), en compagnie de Glob Trans, Universal Transit France, la Safex, la Fédération algérienne des sports mécaniques, le ministère du Tourisme et Red Bull. Pour ce dernier cité, il faut dire que les Red Bullettes et leurs véhicules confectionnés à l’effigie de la marque de boisson énergétique étaient elles aussi de la partie. Amina, Lamia, Sihem, Meriem et leurs deux collègues Aniss et Rabie ont véritablement animé le raid. Ils distribuaient des cannettes aux bikers lors de chaque halte, exténués qu’ils étaient aussi bien par le long trajet que par la chaleur du désert. Arrivés dans la soirée sous bonne escorte de la gendarmerie et de la police, l’armada à deux roues, accompagnée par un nombre impressionnant de véhicules, a été prise en charge par l’agence de voyages M’zab Tours. Son directeur, Boughali Toufik, a déployé toutes ses qualités pour accueillir tout ce beau monde dans sa merveilleuse palmeraie de Beni Izguen. Un dîner traditionnel a été servi dans des salles traditionnelles, où la h’rira le disputait au couscous local servi dans des écuelles en bois. Les Hollandais, les Belges et le couple argentin n’en revenaient pas du paysage féerique et de l’accueil réservé à la délégation. « L’accueil des gens était chaleureux, le paysage est magnifique et même les routes étaient excellentes », déclarent Guillermo et Martinez d’Argentine. Accompagné de Mercedes, le couple, vivant à Genève (Suisse), a participé à différents raids aux USA, au Canada, en Amérique latine et en Europe. Il tient à remercier les services de sécurité pour leur assistance quasi permanente. « L’escorte nous a facilité le travail », tiennent à préciser nos interlocuteurs. Seul bémol, ajoutent-ils, les services de l’hôtellerie à améliorer et à exploiter davantage dans plusieurs villes du Sud. Cette nuit-là, une troupe folklorique égayait la soirée de ses chants et danses traditionnels, créant ainsi une ambiance conviviale. Les étrangers ne se gênaient guère pour se lancer dans l’ambiance et danser dans les palmeraies. Le lendemain, les bikers se sont réveillés tôt le matin pour immortaliser les photos du lever du soleil. Un soleil entre le sommet d’une dune, les palmiers et les roches de sable. Un paysage féerique. Les motards ne se gêneront guère pour filmer et photographier même sur les toits des habitations traditionnelles.

Ghardaïa, perle des oasis

La vallée du M’zab est la région qui a inspiré plus d’un poète et attiré plus d’un touriste. Jadis, lorsque les touristes occidentaux se comptaient par centaines de milliers, Ghar de Daïa (traduire par là Grotte de Daïa), aujourd’hui Ghardaïa, était le point de chute par excellence des touristes européens et nord-américains. On continue à aimer cette oasis de paix en ce sens que les hôtels de la ville affichent complet. Les civilisations ancestrales de la vallée font d’elle une zone touristique par excellence. Sa situation géographique et son développement économique et culturel lui confèrent des atouts certains. Son patrimoine culturel est immense et original. Ghardaïa, porte du désert et perle des oasis, est considérée comme l’une des plus importantes régions touristiques en Algérie, plus particulièrement au Sud. La wilaya jouit d’atouts considérables qui font d’elle un lieu de perdition pour les touristes, les ethnologues, les architectes, les chercheurs et les historiens. Les Mozabites sont un peuple amazigh avec ses propres traditions, croyances, rites et mode de vie. Ils sont reconnaissables à leurs tenues traditionnelles, le saroual loubia (pantalon large) et la chéchia (toque). Ghardaïa est construite dans le même style et selon la même architecture que les quatre autres villages mozabites les plus importants de la vallée du M’zab. Sa disposition a dû s’adapter au profil des collines rocailleuses de la région. Un style architectural unique en son genre, avec les commerces, la grande place du marché à la criée et des ruelles formant un véritable labyrinthe et la mosquée au sommet de la colline. Ghardaïa, qui est l’un des sites touristiques les plus prisés en Algérie, attire non seulement par ses dunes de sable, ses oasis et son architecture unique, mais aussi et surtout par son artisanat. Les tapis mozabites sont très connus, ainsi que d’autres produits textiles tels que les burnous, les tenues traditionnelles pour les enfants et les souvenirs. Les autres produits artisanaux, tels que le cuir, le cuivre ou les peintures sur sable ont valu à la vallée du M’zab la réputation d’être l’un des plus importants centres d’artisanat en Algérie. « Nos produits sont copiés et vendus en tant que produits locaux par nos voisins tunisiens aux touristes qui en raffolent », affirme un commerçant du marché de cette ville. Les touristes ont envahi ce lieu de commerce afin d’acquérir quelques objets souvenir. Des photos-souvenir ont été immortalisées avec des Mozabites. La richesse de son artisanat, de ses coutumes et chants traditionnels ont favorisé El Oued, une région attractive qui dispose d’un patrimoine riche et varié sites naturels, chott, lacs, « sebkhate », souks, villages traditionnels, mosquées centenaires, faune et flore typiquement sahariennes, une gastronomie purement locale et son climat qui ont fait de cette région une destination touristique incontestable. Ce que nous voulons vous faire découvrir, en somme, c’est toute la splendeur de ses paysages en hiver, au printemps et même en été, ses couchers de soleil, ses mosquées, ses palmeraies, ses maisons, ses lacs, sa faune et son architecture fortement adaptée au climat du Sahara. Une halte à Ouargla dans une pompe à essence et nous voilà partis en direction d’El Oued, la ville aux mille coupoles. Cette ville se distingue par ses immenses étendues de dunes de sable pouvant atteindre jusqu’à 100 m de haut et par ses routes à l’asphalte bien entretenu.

El Oued, la ville aux mille coupoles

El Oued dispose de grandes potentialités touristiques, à travers tout son territoire allant des sites naturels aux sites archéologiques très diversifiés. Aujourd’hui, pour découvrir le vrai visage du Souf, c’est en dehors de la ville d’El Oued que l’on est subjugué par les couleurs, les tons, les paysages et les dunes de sable enserrant de petites palmeraies. C’est également dans les jardins « Ghitane », non loin de la ville, que l’on retrouve le silence et la sérénité du Sahara. Comme on la retrouve dans les vieilles citées de Ouglana et de Tamerna dans la région de Oued Righ. Le Souf est spécifique de par son architecture en voûtes et en coupoles, il constitue une ville originale qui a impressionné des visiteurs venus du monde entier. Les toits des maisons sont faits de voûtes et de coupoles qui donnent une valeur esthétique à l’architecture et répondent parfaitement aux conditions climatiques et d’isolation. Après une nuit de sommeil, les bikers ont pris la route vers la sortie de la ville, à une trentaine de kilomètres. Des dunes d’une extrême beauté assaillent votre regard. C’est le moment de prendre des photos et profiter du sable doré d’El Oued. La délégation a pris la route vers Biskra, puis a goûté à un plat traditionnel typiquement biskri (chakhchoukha biskria), à l’hôtel Les Ziban. Après une pause-déjeuner, les motards s’enfoncent en direction de Skikda. Un passage obligé par Menbâa El Ghozlane (Source des gazelles), indispensable pour l’achat de dattes, puis vers la route sinueuse d’El Kantara. Dommage que les bikers n’ont pas visité les grottes de Gouffi. Peut-être l’année prochaine. Arrivés à Constantine en fin d’après-midi, les motards se sont ébranlés sur la route montagneuse et extrêmement zigzagante menant vers Skikda. Une voie dangereuse qu’il faudrait prendre avec des pincettes d’autant plus que l’éclairage public

 fait défaut sur pratiquement le trois quarts du trajet. Dans son discours de fin de parcours prononcé à l’hôtel Salam de la ville, Hubert Auriol, le patron du Raidalgérie 2007, a précisé que cette première expérience est une réussite même si quelques imperfections restent à améliorer. Il précisera que le pari de visiter le Sahara algérien a été tenu et qu’un autre raid est prévu pour l’année prochaine. « Nous avons voulu par ce raid donner une autre image de l’Algérie et je pense que ceux qui se sont retirés à la dernière minute pour des raisons sécuritaires ont eu tort », a certifié notre interlocuteur. Grand bravo également aux autorités locales des villes de Ghardaïa, d’El Oued ainsi qu’aux services de sécurité (police et Gendarmerie nationale) et la Protection civile.

Source El Watan

Le Pèlerin

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Mercredi 2 janvier 2008

Fondation Déserts du monde

Coopération pour la préservation de la faune

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l'Askreem

Un procès-verbal de coopération a été signé mercredi dernier à Alger entre la fondation Déserts du monde et le Sahara Conservation Fund (SCF) pour la préservation de la faune sauvage saharienne.

Cette coopération a pour principal objectif la mise en place d’un programme d’échange d’expériences dans la préservation de la faune sauvage endémique et le repeuplement des espèces disparues ou menacées d’extinction dans leurs habitats naturels. Dans ce cadre, deux experts, en l’occurrence Mme Laurie Marker, co-fondatrice du Cheetah Conservation Fund (CCF) et John Newby, directeur exécutif du SCF, ont animé une conférence, présidée par Chérif Rahmani, ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme et président de la fondation Déserts du monde. La conférence a abordé des thèmes relatifs à la situation actuelle des espèces d’antilopes sahélo-sahariennes en Afrique du Nord, les perspectives pour l’Algérie, la gestion de la faune sauvage et de l’interaction du cheptel face au guépard. John Newby nous a affirmé : « Le SCF a été créé en 2004 pour essayer de combler les lacunes en matière de conservation de la zone saharienne. L’Algérie étant le plus grand pays saharien a un rôle très important dans toute stratégie de conservation en matière de faune et flore pour cette région d’autant plus que le ministre de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire est aussi fondateur de Déserts du monde, une organisation qui a joué un rôle très important dans le mouvement pour la conservation du désert, plus particulièrement en 2006 avec l’Année internationale pour le désert, une année fondée par les Nations unies. » Selon lui, la conservation touche « aussi bien le plan culturel que biologique, n’oublions pas que malgré les préjugés, le Sahara n’est pas un espace vide mais habité où la nature et l’humanité coexistent depuis des millénaires et que nous envisageons une cohabitation mutuellement bénéfique pour d’autres millénaires. » Quant aux projets envisagés avec l’Algérie, il a souligné : « Nous avons un mémorandum avec la Direction générale des forêts (DGF) sur la base duquel nous avons déjà entamé des missions sur le terrain d’inventaire de faune et de flore mais aussi des échanges d’expériences entre des experts algériens et étrangers qui nous ont permis de passer à la formation en matière de technique de recensement. »
Source el Watan
Le Pèlerin
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Lundi 31 décembre 2007

700 touristes à Djanet pour célébrer la fête du nouvel an

La région de Djanet, située à 400 km au sud du chef-lieu de la wilaya d’Illizi a accueilli ces derniers jours plus de 700 touristes de différentes nationalités européennes venus célébrer la fête du nouvel an 2008 dans les régions et hauteurs mythiques du Tassili, a-t-on appris auprès de la wilaya d’Illizi.  Selon la même source, les structures hôtelières et d’accueil de la ville de Djanet "affichent complet" devant le flux touristique.    
Les touristes, notamment des allemands, espagnols et français, ont rallié la région par voies terrestre et aérienne à bord de vols charters affrétés auprès de plusieurs compagnies aériennes européennes et Air Algérie, conformément aux programmes établis conjointement par les agences de voyages locales et étrangères, a-t-on expliqué.     Outre le village touristique d’Ihrir, 230 km au nord de la ville de Djanet, qui constitue une direction par "excellence" des touristes étrangers de par sa richesse en atouts touristiques féeriques, les autres régions de Tedraret, Admar, Tikoubaouine, Tegherghert et Issendilen, situées à l’intérieur du Parc national du Tassili, devraient, de leur coté, accueillir d’importants contingents de touristes en cette circonstance annuelle.    
Selon le directeur du tourisme de la wilaya d’Illizi, divers programmes culturels et artistiques ont, en prévision de cette fête, été mis au point par les parties concernées, en plus de la prise des différentes mesures afin de permettre un séjour agréable aux invités de la région. Le président des agences de voyages, M. Abdelkader Tedrart, qui a indiqué que cette région du grand sud du pays constitue un lieu de villégiature de prédilection des touristes, a expliqué que la célébration du nouvel an devrait être mise à profit pour la dynamisation et la commercialisation du produit touristique que recèle le grand sud algérien.

Source el Moudjahid

Le Pèlerin

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  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...
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