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Mardi 15 avril 2008

A quand la fin du système social français

Optique : polémique sur le remboursement de la Sécu

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a jugé possible dimanche que la Sécurité sociale se désengage totalement de secteurs comme l'optique qui seraient pris en charge uniquement par des complémentaires santé, à condition d'accroître la "concurrence" entre ces dernières.

Interrogée au Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro sur l'éventualité de voir des secteurs comme l'optique pris en charge "uniquement" par l'assurance complémentaire, Mme Bachelot a répondu: "La question est posée, d'autant (...) que dans les quatre ans qui viennent de s'écouler la marge bénéficiaire de ces organismes complémentaires est passée de 12% à 23%".

"On constate que les cotisations sociales que paient les organismes complémentaires ont certes augmenté de 30% dans les dix dernières années, mais (on constate aussi) que dans les quatre ans qui viennent de s'écouler la marge bénéficiaire (...) a pratiquement doublé à périmètre de prise en charge égal. Donc il y a des marges de manoeuvre", a-t-elle estimé.

"Je mets pour faire basculer des dépenses de santé vers les organismes complémentaires un certain nombre de conditions (...) D'abord les mettre en concurrence", a-t-elle dit.

"Il faut que ça apporte un vrai outil de régulation, c'est à dire qu'elles fassent la preuve qu'elles ont un avantage, une valeur ajoutée par rapport au régime obligatoire", a poursuivi la ministre, faisant toujours allusion aux complémentaires (mutuelles, sociétés d'assurances, instituts de prévoyance).

"Il serait plus raisonnable de négocier" pour le président de la Mutualité française


Le président de la Mutualité française Jean-Pierre Davant a regretté lundi la déclaration de Roselyne Bachelot sur un possible désengagement de la Sécu au profit des complémentaires sur l'optique, estimant qu'il serait "plus raisonnable de négocier d'abord".

La ministre de la Santé a jugé possible dimanche que la Sécurité sociale se désengage totalement de secteurs comme l'optique qui seraient pris en charge uniquement par des complémentaires santé, à condition d'accroître la "concurrence" entre ces dernières. 

A Mme Bachelot indiquant que "dans les quatre ans qui viennent de s'écouler la marge bénéficiaire de ces organismes complémentaires est passée de 12% à 23%", M. Davant a répondu sur RTL que "les mutuelles redistribuent quasiment tout ce qu'elles encaissent en matière de cotisation, elles le redistribuent en prestations". 

"Je connais les grandes mutuelles qui équilibrent +juste+, et je n'ai pas le sentiment que les mutuelles font des bénéfices" a conclu M. Davant, soulignant que ces organisations sont "à but non lucratif".

M. Davant "regrette beaucoup la déclaration de Madame Bachelot parce que le gouvernement va ouvrir les négociations" et pense qu'"il serait plus raisonnable de négocier d'abord, entre gens raisonnables, avant de faire des déclarations de ce type".

Le PS dénonce "une privatisation annoncée" et la "fin de la sécu pour tous"


Jean-Marie Le Guen, député PS de Paris, a estimé lundi que le possible désengagement de la Sécurité sociale pour les frais d'optique envisagé par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot laissait entrevoir "une privatisation" du système de santé.

"C'est une privatisation annoncée, c'est un transfert sur les familles parce qu'évidemment personne ne peut croire une seconde que devant ces charges nouvelles, les organismes complémentaires, mutuelles ou assurances, n'augmenteront pas leurs cotisations", a déclaré M. Le Guen sur RTL.

"Cette mesure, qui est évidemment supportable pour des familles qui ont de très hauts niveaux (de revenus), est totalement insupportable pour des familles qui ont plusieurs enfants et qui ont des vrais problèmes de pouvoir d'achat", a-t-il jugé, dénonçant "un reniement de la parole donnée par le pouvoir, une inconséquence sociale, et puis une absence d'imagination et de générosité".

De son côté, Pascal Terrasse, secrétaire national du PS à la Santé, a estimé dans un communiqué qu'avec cette mesure "la droite cherche à faire des économies au détriment de la santé des Français, alors que 14% de la population renonce déjà à se soigner pour des raisons financières".

"Les franchises médicales étaient le hors-d'oeuvre, nous sommes passés au plat principal avec la fin de la Sécurité Sociale pour tous", accuse-t-il.

"La couverture globale", préalable à un désengagement de la Sécu pour l'UMP


Dominique Paillé, porte-parole de l'UMP, a demandé lundi que la "couverture globale des Français" soit le "préalable" à un éventuel désengagement de la Sécurité sociale dans des secteurs comme l'optique, évoqué dimanche par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot.

"Nous demandons que la couverture globale des Français soit la condition préalable" à un éventuel désengagement de la Sécu, a-t-il répondu à une question sur la proposition de Mme Bachelot.

Il a fait valoir qu'actuellement "8% des Français ne bénéficient pas des complémentaires santé" et seraient donc exclus de la prise en charge totale par les mutuelles, envisagée par Mme Bachelot.

Source La Dépêche du Midi

 

Le Pèlerin

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Mardi 15 avril 2008

Jacques Attali très sceptique · «La Méditerranée est un bourbier, animé par les vengeances»


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Les écarts de niveaux de vie sont trop grands

· Une mer presque morte

En l’absence de Nicolas Sarkozy, décommandé à la dernière minute, c’est Jacques Attali qui a ouvert le Forum de Paris consacré à l’Union pour la Méditerranée. Il a adopté un ton pessimiste, qualifiant la Méditerranée de «bourbier». Seul le port de TangerMed trouve grâce à ses yeux même s’il dit qu’il «ne faut pas renoncer à l’utopie» du projet d’UPM. Cependant, aussi outrés qu’ils puissent être, ses propos méritent réflexion, car aucun n’est faux. C’est d’ailleurs pour cette raison que le Forum de Paris lui a confié l’inauguration. Jacques Attali retire à la Méditerranée le droit de se dire mère des civilisations: l’homme vient d’Afrique et il a contourné la mer pour aller fonder des civilisations en… Asie.

Appauvrissements

La Méditerranée n’est pas totalement nulle. Attali lui concède l’invention du calcul, de l’alphabet, des monothéismes, de l’économie de marché, de l’individu libre et de l’idée démocratique. Mais, «elle a aussi inventé la vengeance, qui a fait d’elle un lieu d’oppositions et de violences».
Ce point sera beaucoup discuté. Le lendemain, L’Economiste, montrant le Cinquantenaire de l’Indépendance marocaine fêté avec les anciens colonisateurs, la France et l’Espagne, dira que la vengeance n’est pas le mode de fonctionnement obligé de tous les Méditerranéens. Il n’en reste pas moins qu’au Proche-Orient, la vengeance explique bien des crises. Attali évoque aussi la manie de chercher des boucs émissaires comme part importante de la culture locale. Il souligne la perte de vitesse: 20% du PIB mondial au début du XXe siècle, 11% aujourd’hui alors que la démographie continue de croître. Ce qui signifie appauvrissement et perte de substance. L’homme politique reconnaît néanmoins qu’un tiers du tourisme mondial est sur la Méditerranée. «La démocratie y progresse mais trop lentement, alors que les guerres et les violences y sont de plus en plus nombreuses (…) et que les écarts de niveaux de vie sont de plus en plus forts». Jacques Attali ne s’arrête pas en si bon chemin: «on gaspille, on gâche… 1/3 des eaux usées y sont rejetées sans le moindre traitement (…) la sur-pêche a fait disparaître les espèces».
«Un modèle réduit du cauchemar du monde», assène-t-il.
Mais il n’est quand même pas totalement décourageant. Il propose de faire la promotion de la liberté individuelle, du droit de discuter les religions, des marchés communs locaux, de la démocratisation pour «limiter les excès du marché». Si quelque chose peut être fait, dit-il, cela sera par des coopérations de ville à ville, par la construction de ports «comme celui de TangerMed» et par la lutte déterminée contre la pollution, avec «une institution commune qui sera capable de sanctionner les contrevenants». Et il ne résiste pas au plaisir de conclure sur une très belle phrase: «Ubris (demi-dieu grec de la vantardise) nous a conduit au bord de l’abîme, Némésis (déesse de la vengeance) nous y précipite».

"Jacques Attali est un hyper actif: ancien ministre de Mitterrand, ancien patron (débarqué) de la banque pour la reconstruction de l’Europe de l’Est (BERD), actuel promoteur du bureau d’études spécialisé dans le microcrédit, Planet Finance, consultant… Il est pessimiste pour la Méditerranée: un «bourbier», socialement «organisé sur la vengeance», où sévissent l’injustice, l’inégalité, la pollution… «C’est une bombe à retardement (…) un modèle réduit du cauchemar du monde». Peu charitables, ses concurrents dans le consulting disent que «son pessimisme n’est qu’un fonds de commerce»…"

Les fourmis d’Emma Bonino
..«Pas question de partager le nucléaire»

Les Marocains du Forum de Paris ont accueilli avec une gentillesse toute particulière Emma Bonino, qui est encore pour quelques jours, ministre des Affaires européennes et du Commerce extérieur de son pays, l’Italie: une énième crise vient de faire tomber le gouvernement Prodi.
Les liens entre elle et le Maroc remontent plus loin, du temps où elle était commissaire européen, chargée de la Pêche et qu’il fallait négocier un accord. «J’ai eu mes meilleures leçons de négociation à Rabat, dit-elle devant tout le monde, quand il fallait trouver avec les Marocains, des formules pour l’accord de pêche, quand il y a bien peu de poissons et beaucoup de pêcheurs». De ces durs moments est restée une estime mutuelle. Exactement ce qu’il faudrait pour établir l’Union pour la Méditerranée. C’est sans doute pour cela que le comité scientifique du Forum a fait venir Emma Bonino: le plus haut niveau de contradiction d’intérêts peut aussi déboucher sur une coopération confiante.
Deuxième motif de son invitation: elle n’a pas la langue dans sa poche. Connaissant bien le fonctionnement de Bruxelles, elle lui reproche de na pas avoir fait assez de politique avec la Méditerranée. «Aussi performants soient-ils, les fonctionnaires ne peuvent pas remplacer une vision politique, pilotée par des hommes politiques», qu’elle imagine comme des «champions» de la cause. Pas question d’attendre que tout le monde soit prêt ou d’accord, «sinon on ne fera rien». «Même si c’est pour faire de l’élevage de fourmis, commençons à travailler», dit-elle. Puis elle s’adresse fermement aux pays du sud: «Essayez de vous mettre d’accord entre vous et arrêter de vous cacher derrière vos différences».
Sur l’énergie nucléaire, même civile, en revanche, elle se met en retrait: pas question de partager cette technologie «dangereuse et complexe».

Source: L´Economiste.

 

Le Pèlerin

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Vendredi 21 mars 2008

Le yéti existe-t-il ?

 

Sur tous les continents, dans toutes les civilisations, au fond de toutes les vallées perdues montagneuses, se cacheraient de mystérieuses créatures, mi-humaines, mi-animales. Appelées yéti dans l'Himalaya, bigfoot dans les montagnes Rocheuses, almasty dans le Caucase, yeren en Chine ou yowie en Australie, ce sont toutes de grandes créatures velues, discrètes et craintives, avec des caractéristiques venues à la fois des primates et des humanoïdes. Certains estiment même que ces apparitions pourraient être le fait de la survivance de l'homme de Néandertal. Et il est vrai que l'on a longtemps cru que l'homme de Néandertal avait disparu au moment de l'émergence de l'homme de Cro-Magnon. On sait maintenant qu'il y a eu, il y a entre 25 000 et 30 000 ans, cohabitation entre les deux branches humaines. Alors, pourquoi ne pas imaginer qu'une poignée de néandertaliens soient encore présents…

Mais les preuves de leur existence sont ténues en dépit des aventures de Tintin. Quelques photos floues, des empreintes, des poils, des témoignages plus ou moins précis sont insuffisants pour prouver sans équivoque leur présence. D'autant que l'on connaît la propension de l'homme à fantasmer sur la réalité. Ainsi, il n'y a pas que dans le loch Ness, en Écosse, que nagent mystérieusement des Nessie de plusieurs dizaines de mètres de longueur. De nombreux lacs de part le monde, en Suède, au Canada, en Géorgie, en Chine par exemple possèdent ainsi leur serpent géant.

Ce qui est tout de même troublant, c'est le fait que des groupes d'hommes, sans lien entre eux, sans possibilité de communication, racontent quasiment la même histoire. Est-ce là un «artefact» de la pensée humaine qui aime à exagérer les dangers pour mieux mettre en valeur son audace et son courage ou ces mystérieuses créatures existent-elles vraiment ?

Cryptozoologie

Pour essayer de rationaliser un peu tout cela, un domaine scientifique tente de se faire reconnaître. Il s'agit de la cryptozoologie, la «science des animaux inconnus». Même si la science officielle réfute leurs travaux, les cryptozoologues tentent de collecter les témoignages, de les évaluer, de les approfondir… Mais tous les cryptozoologues ne sont pas scientifiques tandis que certains scientifiques font de la cryptozoologie sans le savoir.

Les scientifiques estiment que nous ne connaissons que 20 à 30 % des espèces animales vivant sur Terre. Nous sommes incapables d'évaluer leur nombre mieux qu'à un facteur dix près : il y en aurait entre 8 et 80 millions. Près de 80 % des espèces animales seraient ainsi des insectes. Viennent ensuite les autres arthropodes, puis les nématodes (les vers ronds) et les mollusques. L'embranchement auquel appartient Homo sapiens, nommé les cordés (squelette organisé autour d'une colonne vertébrale), principalement composé de poissons, ne compte que quelques dizaines de milliers d'espèces.

Il resterait donc des millions d'espèces à découvrir. Bien sûr, toutes ne sont pas spectaculaires. Un certain nombre de ceux qui se nomment cryptozoologues sont d'ailleurs un peu «snobs» et ont décidé de ne pas s'intéresser aux espèces inconnues qui ne sont pas remarquables soit visuellement, soit pour l'imagination. D'autres en revanche, qui se nomment les cryptoentomologues, n'ont pas ces dédains et s'intéressent aux espèces inconnues même très petites et sans éclat particulier. On enregistre chaque année, tous animaux confondus, quelque 15 000 nouvelles espèces. Et il y en aurait bien plus si la quantité de scientifiques capables de les trouver, examiner, cataloguer, était plus importante.

Il y a tout de même eu ces dernières années quelques découvertes spectaculaires de nouvelles espèces, la plus célèbre étant sans doute celle d'un poisson «préhistorique», le cœlacanthe. Le premier exemplaire fut pêché en 1938 alors que l'on croyait ce groupe de poissons disparu depuis l'époque des dinosaures, le second en 1952. Depuis, d'autres ont été pêchés et filmés. Il y a également, venus de la mer, les cadavres de calmars géants dont les seules «preuves» d'existence étaient des récits de marins.

Mais il y a aussi l'okapi, le parent le plus proche de la girafe, que l'on ne découvrit qu'au XXe siècle. En Nouvelle-Zélande, on a cru pendant deux siècles que le takahe, un gros oiseau coureur, était éteint avant d'en retrouver dans une région très reculée de l'île. En 1995, une expédition franco-britannique se perdit dans une tempête de neige dans une vallée tibétaine et découvrit chez les habitants de la vallée une race de cheval, le riwoche, que l'on ne connaissait que par des dessins rupestres préhistoriques. Alors, le yéti et bien d'autres créatures inconnues ont encore toutes leurs chances.

Source le Figaro

 

Le Pèlerin

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Mercredi 5 mars 2008

Union méditerranéenne - Le fragile compromis franco-allemand

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont annoncé lundi soir à Hanovre qu’ils étaient parvenus à un « compromis » en faveur d’une « union pour la Méditerranée », qui « n’exclura personne ».
La chancelière allemande a précisé qu’ils étaient « d’accord pour développer le processus de Barcelone à un niveau supérieur », en référence à un partenariat euroméditerranéen lancé en novembre 1995 dans la capitale catalane. « Nous sommes d’accord pour que ce soit un projet de l’Union européenne », a souligné Mme Merkel. Jusqu’ici, la France et l’Allemagne divergeaient sur le projet, initié par M. Sarkozy, d’une union pour la Méditerranée, Mme Merkel craignant qu’il ne divise l’Union européenne. « L’union pour la Méditerranée se fera » et « ce sera un projet européen », l’a rassurée M. Sarkozy. « Nous ferons une proposition franco-allemande au prochain Conseil européen » (ndlr, 13 et 14 mars à Bruxelles), a-t-il ajouté. La question de l’accès aux fonds de l’Union européenne n’a pas encore été tranchée dans le cadre du compromis franco-allemand sur l’union pour la Méditerranée, a déclaré hier le ministère français des Affaires étrangères. « Je ne peux pas dire aujourd’hui s’il y aura ou non accès : ça fait partie des décisions qui seront à prendre et des discussions », a déclaré à la presse la porte-parole du Quai d’Orsay, Pascale Andréani. « Une chose est très claire : il n’y aura accès aux fonds européens que conformément aux procédures européennes avec des décisions prises par le Conseil sur proposition de la commission », a-t-elle expliqué. Mais le Premier ministre français, François Fillon, a expliqué hier que le compromis franco-allemand sur l’union pour la Méditerranée s’appuie sur le modèle d’« une structure existante, l’union de la Baltique ». Ce forum informel de 10 Etats n’a pas accès aux moyens financiers de l’UE.
 
Source El Watan
Le Pèlerin
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Mercredi 20 février 2008

Elle sera visible cette nuit à partir de 2h43

La dernière éclipse totale de la Lune avant 2015

eclipse-de-lune.jpg

Ceux qui n’auront pas la patience de veiller devront mettre le réveil. Cette nuit, à partir de 2h43, heure locale, le spectacle sera dans le ciel.

Au programme : éclipse totale de la lune, visible partout dans le pays et à l’œil nu. « Cette éclipse est la dernière d’une série de trois éclipses consécutives et aucune autre ne sera visible complètement d’Algérie avant 2015 », précise Jamal Mimouni, président de l’association Sirius d’astronomie à Constantine. Si vous avez raté celles du 3 mars et du 28 octobre 2007, voici un rappel sur le phénomène. « Une éclipse lunaire se produit lorsque la Terre s’interpose entre le Soleil et la Lune », explique Ridha Lassoued, président de l’Association algérienne des jeunes astronomes amateurs. « Ainsi l’ombre de la Terre sera projetée sur la Lune (voir dessin) et le disque de notre satellite s’assombrira lentement pour apparaître dans une couleur rouge brique foncé. Cette couleur est en fait le résultat de la réfraction (ou dispersion) de la lumière solaire sur la couche atmosphérique supérieure de la Terre. A l’image du changement de couleur qui s’opère au coucher du soleil. » Que va-t-on voir exactement ? A 2h43, le bord inférieur de la Lune va nettement s’assombrir. A 4h01, « la Lune aura pénétré complètement dans le cône d’ombre et sera complètement obscurcie, mais gardera une lueur rougeâtre sur tout le disque », poursuit Jamal Mimouni. L’éclipse sera à son maximum vers 4h26 et il faudra attendre 4h51 pour que le bord droit de la Lune s’illumine à nouveau. Si vous vous levez à 6h09, sachez qu’à ce moment-là, la Lune ne sera pas encore complètement sortie de la pénombre de la Terre, mais plus rien ne sera visible, car le jour commencera à se lever. Pour profiter du spectacle, vous n’avez besoin d’aucun matériel sophistiqué, ni d’aucune protection. Seul un ciel dégagé est nécessaire. De la météo — et du degré de pollution atmosphérique — dépend aussi la couleur de la Lune éclipsée, variant du rouge foncé à l’orangé vif. Il est donc impossible de prédire son éclat à l’avance. « Cependant, vu que la Lune est assez proche de la limite de l’ombre de la Terre, on s’attend à un fort dégradé de couleurs et une tonalité plutôt claire », ajoute le président de Sirius. Si vos paupières se font lourdes, Ridha Lassoued rappelle que la Lune qui change de couleur est « quelque chose d’extraordinaire que l’on voit rarement ». Avant 2015, vous pourrez toujours assister à celle du 16 août, mais elle ne sera que partielle, donc moins impressionnante.

Source el Watan

Le Pèlerin

par Le Pèlerin publié dans : Information communauté : Toulouse Tamanrassett
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  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...
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