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Le Sud Algérien

Mercredi 7 mars 2007 - Le Tassili du Hoggar (2) le site archéologique de Youf A Haket et l’oued magnifique Tin Tarabine
Photo du matin vant de partir
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J’étais réveillé à 4h00 ; j’en ai profité pour faire ¾ d’heure de gym….J’ai en effet besoin de me remuer et je fais un peu de gras….je me suis rendormi jusqu’à 6h15….mes amis Touaregs venaient de se lever…..Philippe et Rachid se lèveront vers 7h00.
Après notre petit déjeuner habituel et le rangement des affaires sur le 4X4 nous sommes partis à 8h30….la routine….
Nous visiterons le site de Tagara ; nous traverserons le plateau de Hagbeti un plateau de 70 km de long….Nous nous arrêterons sur une dune, car le Toyota s’était quelque peu ensablé et il nous faudra pousser. Puis nous prendrons la direction de l’oued Tine Tarabine / Isilinterkfin où nous rencontrerons des touristes français mais aussi allemands et hollandais….assez peu loquaces…Nous échangeâmes quelques mots avec deux femmes touristes….mais nous n’étions pas là pour faire la causette
Il y avait un peu de végétation ( des coucourges), des dromadaires que nous n’approchions qu’avec méfiance…les femelles sont parait il agressives….. !! Nous y verrons des gravures rupestres ( Kulkaken)
Voir les photos ci-dessous
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Puis nous nous dirigerons vers le plateau de Tercé où nous trouverons des rochers de toutes formes (champignons, phallus, tortues …)
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Votre serviteur quelque part en ces lieux
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Nous nous arrêterons pour un pic nic à Youf aghlan ;
Ci-dessous le pic-nic de mi-journée par Maitre Mustapha
Après notre repas nous sombrions dans les bras de Morphée pour une bonne sieste….
Je pris quelques photos
Nous n’avons repris notre chemin qu’à 16h00
Nous sommes arrivés sur le site archéologique de Youf A Haket dont on voit ci-dessous le panneau indicateur
(
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Le site était magnifique. Il y avait de nombreuses gravures dont beaucoup représentaient des éléphants
Il y a dû avoir un végétation intense à l’époque…et il y en avait encore quelques restes tant le site sous la forme d’un grand oued asséché était vert, avec de grands arbres témoignant d’une végétation passée luxuriante
Cela ressemblait au Kenya du moins aux flashes documentaires que l’on peut voir à la télé ou au cinéma.
Nous continuions sur le Tercé avec ses monuments étonnants dont je pris de nombreuses photos.
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Un monument du Tercé (mais comment tient-il ?
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Un éléphant
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Lever de lune naissant derrière les monuments
L’oued était vraiment magnifique…Il y avait de nombreux arbres…Nous nous y sommes arrêtés pour y passer la nuit.
Nous avons rencontre 5 4X4 de touristes conduits par un seul guide…Nous avons failli nous ensabler …du sable jusqu’à l’axe. Il nous faudra pousser à nouveau ….nous nous en sommes sortis
Nous nos sommes arrêtes un peu plus loin tout prés de roches représentants deux éléphants, tout près de l’oued magnifique Tin Tarabine
 
Mustapha nous a confectionné une Taguéla (voir bison futé)….Il m’en donnera la recette (voir ci-dessous)
 
Recette de la Taguéla
 
Mettre 1kg de semoule dans une bassine
Ajouter de l’eau froide
Laisser gonfler un peu
Ajouter du sel
Pétrir pendant 8 à 10 mn de manière à ne pas former de grumeaux de l’extérieur vers le centre de la bassine
Ajouter toujours de l’eau au fur et à mesure de manière à former une pâte consistante prête à cuire
Mettre la boule au feu ; pour cela, débarrasser les cendres et laisser place à un lit de sable chaud
Y déposer la boule de pain et l’aplatir de manière à former une boule de 25 à 30 cm de diamètre environ et 5/6 cm d’épaisseur
Recouvrir de sable chaud que l’on avait mis préalablement de coté
Recouvrir le tout de braises incandescentes
Laisser cuire 30 mn environ
Une fois cuit l’on émiettera notre pain et le présentera dans nos assiettes
On y ajoutera notre sauce (objet d’une autre recette)
Je me suis régalé
Mais j’en ai abusé un peu trop et il me faudra user d’un peu de bicarbonate de soude pour me faciliter la digestion et passer une nuit malgré tout un peu agitée de ce coté là.
Le Targui qui menait 5 véhicules est venu dire bonjour à nos deux Targuis
Ils prendront le thé ensemble et échangeront de longs propos…visiblement, ils étaient heureux de se retrouver
Nous nous coucherons vers 22h00
Je voulais assister à mon lever de lune habituel….mais il y avait mes éléphants juste devant et lorsque je me suis endormi, la lune venait à peine d’apparaître vers 22h15 au dessus de nos deux pachydermes
Les autres dormaient déjà….il est vrai que je n’avais pas encore digéré mon excès de Taguéla…
 
A suivre…
 
Demain – Du Tassili au Hoggar
 
Le Pèlerin
Algérie et Libye, sanctuaires de l'art rupestre saharien
 
Fascinant par son immensité et sa beauté, le Sahara est aussi l'un des plus vastes musées de plein air de notre planète. Poteries, objets en pierres taillées ou polies, perles en œuf d'autruche ou encore squelettes et monuments mégalithiques, les traces de l'homme y sont nombreuses. Elles nous révèlent quelques aspects des populations préhistoriques, de leurs successions, de leur mode de subsistance ou de leurs coutumes funéraires. Néanmoins ces occupants du Sahara restent assez irréels, et n'apparaissent qu'en filigrane : des pans entiers de leurs modes de vie restent obscurs. Les manifestations les plus spectaculaires de leur présence sont sans conteste les peintures et gravures qui ornent les parois des oueds et des abris. À travers ces messages, qui ne sont en rien des « instantanés » de la vie d'autrefois, ces hommes prennent une dimension plus réelle et nous apparaissent plus concrètement.
Yves Gauthier, directeur de recherche au CNRS et co-auteur de L'art du Sahara, archives des sables (Le Seuil, 1996), nous invite, après cette lecture, à aller admirer ces fragiles témoignages du passé, pour leur dimension magique et l'atmosphère étrange et émouvante qui se dégage de leur cadre somptueux.
 
Une répartition inégale dans le temps et dans l'espace
 
L'histoire des populations sahariennes est rythmée par les fluctuations climatiques liées elles-mêmes aux glaciations successives. Comparativement à l'Europe, l'art rupestre est tardif et ne débute qu'après le dernier épisode hyper-aride au cours duquel le Sahara, bien plus grand que l'actuel, est quasiment vidé de ses habitants. Avec le retour des pluies, vers 12000 avant notre ère environ, au début de l'Holocène, les sols se reconstituent et ces conditions plus favorables autorisent une recolonisation par la faune et par les hommes. L'optimum climatique se situe vers 8000 avant J.-C. et précède un autre épisode aride, d'une durée d'environ mille ans et d'inégale ampleur selon les régions. L'Holocène est marqué par une dernière pulsation, l'« Humide néolithique » (env. 6500-4500 avant J.-C.) avec des précipitations moins abondantes. Avec quelques rémissions, le climat va se détériorer lentement mais inexorablement et, vers 2500 avant J.-C., le Sahara est pratiquement aussi étendu qu'aujourd'hui.
L'art pariétal saharien est très inégalement réparti dans le temps comme dans l'espace et pour parvenir jusqu'à nous il a fallu que soient réunies plusieurs conditions : régions favorables pour l'établissement des populations, présence de parois adéquates, absentes dans les ergs ou sur les regs, traditions iconographiques – tous les groupes ne se sont pas exprimés sous forme graphique –, préservation des atteintes naturelles, anthropiques et animales et, enfin, découvertes et publications. Ces limitations expliquent la distribution très inhomogène de l'art pariétal qui recouvre les plus grands massifs sahariens. Sud marocain, Atlas saharien, Adrar des Ifoghas, Aïr et Djado au Niger, Gilf Kebir et Aweinat en Égypte sont, avec le Tibesti, l'Ennedi au Tchad, parmi les plus grandes régions à tradition rupestre, chacune avec ses spécificités traduisant l'existence de nombreux foyers culturels. Les plus grands centres, car peut-être les plus explorés, sont assurément ceux du Sahara central, Sud algérien et Fezzân (Libye), par la quantité, par la qualité artistique et par leur portée historique – ces deux dernières dimensions n'étant pas absentes ailleurs !
 
Une datation difficile à établir
 
Depuis plusieurs années, les méthodes de datation sont appliquées à l'art pariétal – par exemple pour les grottes Chauvet et Cosquer – mais, au Sahara, ce travail reste à entreprendre : hormis quelques tentatives isolées de datation directe et sauf exception, peinture ou gravure recouverte par une couche archéologique datée, l'essentiel des œuvres est d'âge inconnu. À défaut et en l'absence de textes anciens – les premières inscriptions remontent à deux ou trois siècles au mieux avant notre ère – les classifications et cadres chronologiques reposent principalement sur des critères indirects : styles, superpositions, techniques, thèmes, taille, patine, présence ou non de certains animaux.
 
Un autre argument, délicat à manipuler, est la présence, au pied des parois ou en stratigraphie, de restes archéologiques : datées ou non, ces pièces ont-elles été produites par ceux-là même qui ont peint dans l'abri ? Et que dire si, dans la couche, plusieurs niveaux, c'est-à-dire plusieurs groupes, se sont succédé ? Certains abris ornés ont été occupés depuis le début de l'Holocène, les nomades revenant encore de nos jours pour des périodes d'hivernage ! Lequel de ces groupes est l'auteur des fresques ?
 
Deux thèses s'opposent quant à l'âge des premières figurations pariétales : pour les uns, elles remonteraient au début de l'Holocène vers 10000-12000 avant J.-C. ou même avant, d'autres militent pour un âge plus récent, vers 6000-7000 avant J.-C.
 
Un riche bestiaire
 
Le contraste est saisissant entre l'aridité présente et l'ambiance nettement plus humide qui se dégage des figurations rupestres, tout au moins des plus anciennes. Buffles, éléphants, girafes, autruches, rhinocéros, félins et antilopes, animaux de savane, mais aussi crocodiles, poissons, hippopotames, le bestiaire est riche en espèces sauvages, représentants de cette faune africaine qui maintenant subsiste encore beaucoup plus au Sud, et que vous pourrez admirer sur les sites d'In-Habeter et Mathendush (Fezzân).
 
Indéniablement, les lacs, aujourd'hui asséchés, étaient remplis, les rivières coulaient, lorsque ces animaux ont été figés dans la pierre. Les parois, mémoires des temps lointains, détaillent aussi d'autres grands animaux, disparus depuis des millénaires : l'aurochs, ancêtre des bovidés domestiques africains et le buffle antique dont les cornes gigantesques pouvaient atteindre plus de trois mètres d'envergure.
Quelques détails anatomiques finement dessinés dénotent une excellente connaissance de la faune reproduite par ces artistes, parfois grandeur nature : girafes de huit mètres de haut à l'oued Djerat en Algérie ou éléphant de près de cinq mètres de long, taille d'un mâle de cinquante ans au Fezzân, conduisant à une lecture naturaliste de ces représentations dont la beauté et la finesse ne laissent jamais indifférent.
Pour autant, dans ce concert, quelques animaux apparaissent avec une fréquence anormalement élevée pour le biotope suggéré par les espèces citées : c'est le cas des grands mammifères ou des autruches par exemple, qui représentent à elles seules plus de 15 % des figurations animales. À l'inverse, les autres oiseaux sont singulièrement rares – quelques pélicans, de possibles flamands – et curieusement aucun n'est montré en plein vol. Il en est de même pour d'autres espèces qui n'apparaissent que quelques fois, lièvres, singes ou phacochères.
Ces disproportions ou des absences inexplicables suggèrent que ce bestiaire ne peut être tenu pour un reflet exact de la faune de cette époque et suggèrent une autre interprétation. Confirmation en est donnée par les êtres étranges qui se mêlent à la faune : autruches à tête de girafe, autruches à quatre pattes ou au cornage majestueux, girafes à tête d'âne, hippopotames grimaçants à dentition de carnassier ou singe affublé de grandes élytres.
Une société de pasteurs, un univers symbolique
 
Contrairement à des idées largement diffusées, cet « étage » décrivant la grande faune ne précède pas un « étage » supposé plus récent attaché à un mode de vie pastoral selon le schéma classique chasseurs/cueilleurs puis pasteurs. Sur les gravures du Fezzân, style, patine et techniques, rien ne permet de séparer en deux entités distinctes ces animaux sauvages, d'animaux incontestablement domestiques qu'ils côtoient sur les parois. En effet, ces derniers, qui représentent près de 40% des figurations, sont parfois sous-jacents aux gravures de la grande faune ; ce statut domestique est affirmé par des colliers, pendeloques ou bâts portés par des bœufs montés ou transportant des ballots et piquets de tente, comme dans l'Oued Tin Tarabine. Les troupeaux où se mêlent bœufs et moutons s'organisent autour du campement.
 
La remarque est plus qu'anecdotique car cette simultanéité porte en elle des contraintes sur l'âge des gravures. En effet, dans l'état actuel des connaissances, les restes osseux de bovins domestiques sahariens les plus anciens remontent au VIIe millénaire avant J.-C. Les groupes ayant figuré ces animaux ne sauraient être antérieurs ! Ce qui ne règle pas forcément le cas de tous les groupes sur l'ensemble du Sahara : certains des plus anciens, les fameuses « Têtes rondes » des stations de Séfar, In Awanghet, Jabbaren au Tassili-n-Ajjer, n'ont pas figuré d'animaux domestiques.
 
Dans ces sociétés pastorales, l'élevage n'est pas l'activité exclusive : de minuscules archers s'attaquent avec bravoure aux plus grands animaux, éléphants, rhinocéros hippopotames ou aurochs. Parfois secondés par des chiens, ils piègent les proies avec des pierres d'entraves que l'on retrouve en abondance à proximité des anciens cours d'eau. Mais les préoccupations de ces populations dépassent très largement le simple stade narratif de la vie quotidienne : leur monde est peuplé d'êtres étranges, humains à tête de chacal ou de lycaon, dotés de pouvoirs surhumains comme à In Habeter. Ces géants portent avec aisance des rhinocéros, des aurochs ou des ânes, copulent avec des éléphants ou les chevauchent. Cet univers symbolique transparaît tout particulièrement avec ces personnages affublés de masque d'animaux, – rhinocéros, bœuf, antilope, éléphant – masques qu'ils portent lors de scènes rituelles ou de pratiques, dont les acteurs sont richement parés, ou dans des affrontements symboliques entre des archers masqués et des singes.
 
Du bœuf au cheval, et du cheval au chameau
 
La péjoration climatique va bouleverser le panorama. Ces sociétés pastorales, présentes un peu partout au Sahara, vont évoluer et/ou disparaître au profit d'autres groupes, conjointement avec une modification de la faune, dont une partie émigre vers la zone sahélienne. Vers le début du IVe millénaire avant J.-C., les espèces exigeantes en eau disparaissent ou se réfugient dans les massifs où elles trouvent des niches écologiques résiduelles, et les plus grands mammifères, éléphants, rhinocéros se font rares sur les parois rocheuses. Subsistent surtout girafes, oryx, mouflons, autruches et lions qui s'accommodent de climats plus arides.
 
Vers 3500 avant J.-C., le cheval fait son apparition en Afrique et plus tard au Sahara, vers la fin du IVe millénaire ou dans la deuxième moitié du Ier selon les auteurs. S'il sert à la monte, c'est surtout comme animal de trait qu'il figure, attelé aux chars, dont il existe plusieurs représentations au wâdi Teshuinat dans l'Akakûs, et dont l'origine est controversée. Les populations « équidiennes » qui les possèdent, sont peintes selon des conventions rigides et de façon plus schématique que dans les écoles précédentes. Les thèmes développés sont moins nombreux et moins riches, et la composante symbolique des étages anciens semble totalement évacuée. Ces groupes, qui occupent la quasi totalité du Sahara central, pratiquent la chasse au mouflon comme à Teshuinat et à l'autruche, et dans une faible mesure, poursuivent des activités pastorales, chèvres et moutons prenant une place de plus en plus grande au détriment des bœufs.
La dernière évolution perceptible, avant l'arrivée de l'Islam, se situe juste avant notre ère. L'introduction du chameau scelle le retour définitif du climat aride et l'avènement du monde berbère dont l'extension déborde largement du Sahara central.
 
Source : Clio.fr
 
Le Pèlerin
Mardi 6 mars 2007 - Le Tassili du Hoggar (1)
La Misère
 
 
Je me réveillais à 6h00 …Je pris une photo du soleil levant, une photo des Touaregs préparant le déjeuner et une autre de Philippe et Rachid en train de dormir…..
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Mustapha avait préparé son feu pour le petit déjeuner (il y avait toujours du bois sur la galerie du 4X4 ….au cas où….). Certains lieux en effet ne nous permettront pas de nous approvisionner en bois.
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Mustapha prépare notre petit déjeuner
Rachid s’est levé en dernier…il a eu froid pendant la nuit….son duvet était léger
Il a renouvelé son appel à Isma relatif à la misère
De plus Rachid est sensible aux ronflements….pourtant Dieu que le désert est grand….mais il n’a pas pu cerner si c’était Philippe ou moi
Le Petit déjeuner était copieux, servi sur tapis et toile cirée…une organisation de professionnels
Nos avons pris :
Nos 3 thés,
Beurre confiture de figues gâteaux secs fromage pain café
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Salah et les trois thés
 
Ce sera notre déjeuner pour chacun des petits déjeuner que nous avons pris chaque matin.
Mais il nous faut repartir…Nos Targuis sanglent tout notre matériel sur la galerie.
Rachid en riant s’écria encore une fois….Il faut être malade mental pour effectuer un tel périple….Finalement notre Algérien aurait préféré être rue Didouche Mourad ou dans un cabaret mais pas ici…Cela ne durera pas….
Nous voilà partis, nous filons vers le Tassili du Hoggar après avoir fait provision de bois car à notre prochain bivouac nous ne trouverons que des roches et du sable Partis de l’oued Arara ,  oued Fotes , oued Takadrine , plateau de Takadrine
Nous avons effectué un 1erarret aux « Portes du Tassili » puis un second à El Kousour où nous avons pu admirer les peintures rupestres à la Gelda del Kousour sur l’oued El Kousour (photos ci-dessous)
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Les gravures rupestres
Nous nous sommes arrêtés au Château El Kousour dit aussi Château du Tassili. Mustapha nous avait confectionné une hyper salade (comme d'habitude). Une orange et le thé viendront clore notre repas…
Après la sieste nous vîmes 3 touristes de sexe féminin ….ce n’était pourtant pas un mirage….
Nous sommes passé devant un tombeau de la Rome antique (voir photo)
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Ci dessus, en haut, les reste d'un tombeau romain
Nous étions sur le Site de Tin Akacheker (Château). Nous croiserons deux chameaux puis des touristes français
Nous voulions effectuer le tour des dits châteaux mais Rachid ne voulait plus avancer. Les châteaux et le site étaient magnifiques ….On le forcera un peu car il ne se sentait pas tranquille en ces lieux…..où il fallait mettre de a bonne volonté pour se perdre
Nous gravirons une dune…mais le sable fin, léger et profond ne nous permettait pas d’avancer aisément…..Il nous faudra en franchir une de toutes manière car nous étions dans un creux et il nous fallait en escalader une autre pour regagner le campement
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Ci dessus, lever de lune sur Tin Akacheker
J’avais l’appareil de photo en bandoulière et j’avançais difficilement…Finalement je peinais plus que les autres….là où Philippe et Rachid courraient Je les ai laissés pour contourner les dits chameaux et prendre des photos sous un angle différent.
Heureusement que là le sable était un peu plus consistant sous la semelle car le chemin était assez long et j’aurais pu avoir du mal à l’effectuer….
Je suis passé dans un défilé impressionnant puis j’ai regagné mon campement après avoir pris mes photos…
Le soir nous prenions notre repas….Je me souviens de cette soupe délicieuse
 
Anecdotes
 
1. On n’est jamais assez prudent. A   insi Salah nous avait demandé de faire attention en s’installant car il pouvait y avoir des serpents tombant des arbres voire des scorpions…donc attention en s’installant …après ils ne restent pas dans les parages…Je n’en verrai aucun, mais je restais vigilant….
 
2. Rachid, me faisait souvent le couplet habituel sur les malades mentaux ( il faut être un malade mental pour venir vivre ici …. pourtant la vie du Père de Foucauld le passionnera, tout comme celle des frères vivant là-bas auxquels il vouait une grande admiration… Mais pour clôturer le tout il ajoutait un couplet sur les Gonzesses
Car cela commençait à lui manquer….Nous avons fait plusieurs km de rab pour chercher un coin pour s’arrêter ce midi.
3. Je rappelais à Rachid que sur la dûne il était fatigué …pourtant il courrait….Rachid me répondit….mais je courrais car j’avais peur de me perdre…!
 
 
La soupe de Salah était excellente…C’est du Zambo….et il m’en donna la recette ci-dessous :
 
Recette du Zambo
 
Couper du blé dur jeune et le mettre sur les braises
Il devient vert….le laisser sécher , le frotter puis le passer à la moulinette, y ajouter de l’eau ; bien remuer ; y ajouter sel et huile…
L’on peut y ajouter un peu de viande que l’on aura préalablement faite revenir.
Si l’on désire un plat épicé, l’on pourra ajouter de l’ail que l’on aura fait légèrement revenir au préalable et du cumin
Dans l’assiette métallique, y mettre un peu d’eau et ajouter le reste en bien remuant de manière à éviter les grumeaux et mettre à chauffer sur les braises d’un feu que l’on aura préalablement démarré.
Laisser cuire pendant 15 à 20 mn
La soupe est prête à être consommée…attention c’est chaud…. !!
 
Le soir fut une partie de rigolades…je ne vous conterai pas toutes les histoires car elles étaient pour la plupart un peu crues et la décence ne me permet pas de vous les narrer.
Le soleil est tombé …et chose étonnante il ne faisait pas très froid…il y avait toutefois un peu de vent. Le ciel était magnifiquement étoilé et quelques étoiles filantes concluaient le spectacle.
Nous avons bu nos 3 derniers thés du soir préparés de façon méthodique par Salah
Le premier thé est toujours le plus fort, puis un moyen et enfin un léger…Le thé est sensé donner de l’énergie….
En fait chaque soir j’en buvais 5 car cela empêchait Rachid de dormir…
Et comme refuser un thé à un Touareg pouvait être considéré comme un affront…il me glissait en cachette ses 2 derniers thés…..cela me faisait 11 thés par jour…… !
Je ne m’en plaignais pas car le thé à Salah était toujours délicieux….et dans un site aussi grandiose je ne l’appréciais que mieux…
Le soir nous avons parlé de femmes pour changer un peu ….c’était un sujet récurrent qui nous
faisait passer d’agréables moments
je ne vous dirai pas lequel de nous trois était le plus coquin…. ??
Finalement nous nous coucherons tôt….A 21h00 tout le monde dormait
Je m’étais éloigné pour permettre aux autres de ne pas subir mon ronflement….le lendemain ils diront m’avoir entendu….En rentrant je me fais opérer de la luette au laser….Il parait que c’est efficace et presque pas douloureux
Il me faudra toutefois manger de la purée pendant huit jours…..
A suivre…
 
Demain – Le Tassili du Hoggar (2) le site archéologique de Youf A Haket et l’oued magnifique Tin Tarabine
 
 
Le Pèlerin
Lundi 5 mars 2007 – Une visite de Tamanrasset et départ sur le Hoggar – le Pied
 
Nous avons voyagé de nuit et sommes arrivés à Minuit trente.
L’avion affichait à notre arrivée une altitude de 1480 mètres.
 
Le Responsable de notre agence Larshen était là dans toute sa splendeur…Il avait tenu à nous accueillir personnellement. Il nous a conduit à l’auberge de jeunesse de Tamanrasset…Nous nous sommes couchés à 2 h 00 du matin.
je me réveillais à 6h50 ….J’aurais bien dormi plus mais quelqu’un avait frappé à la porte dès 7 h 20…alors… Nous avons pris un petit déjeuner dans un café proche puis notre agence nous a pris en charge dès 8h30…Nous avions un contact sur Tamanrasset, un chirurgien dentiste Monsieur Boudaoud un ami d’un ami à Rachid…qui prit soin de nous. Après un bon thé réparateur, nous sommes allés visiter le Bordj du Père de Foucauld (dont je ferai un exposé particulier et séparé)
Rana une amie de notre ami dentiste le docteur Boudaoud
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Visite du Bordj avec Rana
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Rania Boussaid
BP 76
11000 Tamanrasset
Algérie
 
Lors de notre visite au Bordj nous avons rencontré un Amateur de Culture Touareg :
 
 
qui nous a parlé de culture Touareg
et du film l’Atlantide, créé en 1921, tourné à Toughourt.
Il nous a parlé de a mer Antinéa,
Du Patrimoine, de la musique, des traditions, des vêtements et de la culture Touareg
(Il est vrai que les Targuis ont un habillement terrible)
Il nous a parlé de l’Abbé Pierre à l’Assekrem de sa signature sur le livre d’or de l’Assekrem.
Il nous a parlé de l’eau dans le désert et de ce fameux proverbe locale relatif à l’eau
L’eau s’écrit :
 
Je suis aveugle mais si tu me diriges je peux te rendre riche
 
Nous avons ensuite visité le Petit Marché et avons procédé à l’achat de notre cheich (3 mètres de long s’il vous plait pour chacun d’entre nous….). Le cheich est en effet de rigueur. 
Tamanrasset est caractérisé par des maisons généralement basses de couleurs ocre à ocre rouge…On y trouve des antennes paraboliques énormes pour pallier les déficiences de câblages de télécommunications (les distances avec le nord sont si grands)
Nous avons retrouvé Larsen et avons fait connaissances de nos deux compagnons de voyage :
Salah et Mustapha. Nos deux Touaregs avaient l’air fort sympathique et fort courtois…Voilà qui s’annonçait bien…
Nous avons déjeuné dans un petit restaurant Salade, cotes d’agneau aux olives, Orange.
Après une bonne douche et les dernières négociations financières avec Larsen, nous avons Le véhicule essence était muni de huit jerricans d’essence de 20 litres supplémentaires et du ravitaillement pour une semaine
Nous avons pris l’Ihansaten ou reg du désert….La sortie de Tamanrasset n’est pas ce qu’il y a de plus poétique, la piste est étroite, mais très vite nous nous éloignerons pour sentir l’appel du désert
Après une heure et demie de pistes, nous nous sommes arrêtés à un 1er col après lequel nous avons pris l’ oued des zazar,
Nous avons pris ensuite un oued et après un 2ème col arrêt nous sommes arrêtés toujours sur l’oued Ararar
face à « Aelume » vers 17h00.
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Première photo dans le Reg
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Le cheich est de rigueur ...Rachid et Philippe ci-dessus
Votre Serviteur ci-dessous
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Je m’attendais à un quelconque abri….Nenni le sol était bien plat et sablonneux et c’est là que nous passerons notre premier bivouac.
J’étais un peu fatigué et j’avalais un cachet de Paracétamol pour reprendre un peu de vigueur.
Nous avons assisté à un coucher de soleil magnifique dont je pris plusieurs photos et ensuite nous avoins connu nos premières sensations du froid saharien
Le Sahara est un pays froid avec un soleil chaud …et dès que le soleil se cache le froid reprend le dessus…Enfin nous avions de bons duvets …Celui de Rachid était un peu léger mais nos Touaregs<avaient pensé à tout et nous avions de bonnes couvertures supplémentaires.
Salah conduisait donc le 4X4 et dirigeait la manœuvre ; Mustapha officiait aux fourneaux et à la confection de nos repas…Toutefois le thé était de rigueur… 
3 thés nous attendaient à chacun des trois repas et c’était Salah qui était chargé de cette préparation. 
Nous nous installions pour bivouaquer …c’était la première fois que nous bivouaquions….surprenant au départ mais nous nous y ferons très bien. Toutefois Rachid ne put retenir une expression dont je me souviendrai toute ma vie :
 
« La Misère !!»
 
Lorsque je vais raconter ceci à Isma (son épouse)
Elle va me dire :
« Et tu payes pour cela….la Misère »
Rachid s’y habituera assez vite et prendra son pied comme tout le monde
Coucher de soleil magnifique
Le soir j’avais une faim de loup et j’ai failli mangé la ration de soupe de Mustapha….ce dont je prierai l’intéressé de m’excuser tout le long de notre périple…Nous avons mangé en plus de la soupe un Couscous et des dates de Ghardaïa….( Mustapha assurait parfaitement la cuisine)
 
Le ciel était magnifiquement étoilé vers 20h00
 
Etoiles, Satellites, Etoiles filantes…. tel sera notre spectacle quotidien pendant tout notre séjour….
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Première soirée en bivouac ci dessus et premier lever de lune ci desssous

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Je ressentais une sensation de bien être et de calme face à ce ciel pour unique compagnon
Toutefois un lever de lune toujours magnifique vers 22h00 apportait un peu de clarté mais entachait la vision de ce panorama lumineux qui nous était offert au début de la nuit
 
A suivre…
Demain Le Tassili du Hoggar (1) La Misère
Le Pèlerin
Dimanche 4 mars 2007 - Derniers préparatifs et départ pour Tamanrasset
 
 
Je me suis levé à 6h45
Je n’avais pas le temps de faire ma gym….Adieu les bonnes résolutions…. !!
Au café chez Abderhamane, celui-ci m’a bourré de makrouts et de crêpes et j’en étais rassasié. J’effectuais quelques courses et rentrais à la maison pour un second petit déjeuner….comment voulez vous que je ne prenne pas des kilos supplémentaires…. !!
Je mis un peu d’ordre dans mes affaires….Philippe parti chercher les journaux avait du s’arrêter discuter avec quelqu’un …. Enfin il tait temps de se manifester auprès de ceux qui nous sont proches et qui attendent des nouvelles de nous….Voilà Nathalie et les petites filles et les plus grandes rassurées…
Après notre déjeuner nous sommes< allés avec Rachid au marché….Rachid n’avait pas<de souliers de randonnée et après un petit marchandage il en prit possession d’une paire ( des Pumas….car Rachid est très à cheval sur la qualité…et les marques….Là de toute évidence c’était Puma du Vietnam…mais l’honneur était sauf….
Nous devions prendre l’avion pour Tamanrasset à 0h30 le soir et j’étais quelque peu sous pression….faut dire que nous étions interpellés par tout le monde…Rachid est connu à Cherchell comme le lmoup blanc…et avec nous dans la foulée…partir pour le sud n’est en effet pas très courant…Et tous y allaient de leurs petits conseils….le soir nous n’avons pris qu’un repas léger….J’avais bien essayé de faire une courte sieste l’après midi…mais sans succès… Philippe était parti avec le vélo à Rachid visiter la ville et ses environs.
J’effectuais mes derniers achats….Puis un peu pour tuer le temps, un peu pour nous faire plaisir Rachid nous a conduit au Veau Marin, un lieu paradisiaque où la société Algérienne n’a rien trouvé de mieux que d’implanter à proximité une grosse usine de production d’électricité alimenté par le gaz algérien
Certes ils ont besoin de l’eau de mer pour refroidir les machine….Je reste convaincu qu’ils auraient pu l’implanter ailleurs
Ensuite nous sommes allés visiter « Fontaine du Génie » un petit coin de rêve…pour des touristes absents ….Je suis toujours un peu sous pression
Avant de partir nous irons rendre visite aux parents de Rachid ainsi qu’à ses frères (absents) et soeurs Aziza, Malika et Suade (en fait une belle sœur)…Seule Maïssa est manquante et pour cause, elle habite près du Mans en France
 
Nous nous sommes assurés que rien ne nous manquait, puis nous avons rendu une dernière visite à Aïssa, Abderamane et Toufik
La pression n’avait toujours pas diminué.
Finalement Zaccharia est venu nous prendre à19h00 dans une voiture confortable.
Nous sommes arrivés à Alger Maison Blanche à 20h30.
Nous nous sommes restaurés quelque peu, avons pris quelques photos. Ensuite, nous avons sacrifié aux formalités administratives.
Nous avons appris à l’occasion qu’il était impossible de s’aventurer dans le désert sans la présence d’une agence ou au moins d’un guide (avis aux amateurs)
Nous fournirons l’adresse Internet de notre agence : alouentours@yahoo.fr et notre policier nous laissera passer.
Nous avons embarqué à l’heure et après reconnaissance des bagages nous avons enfin embarqué dans l’avion…ce n’est qu’une fois à bord que je commençais à décompresser
 
A suivre…