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Mardi 23 janvier 2007

Multimédias - Virgin et la Fnac font sauter les protections sur la musique 

La Fnac et Virgin vont vendre des milliers de morceaux MP3 sans DRM, ces "mesures techniques de protection". Ces titres d'artistes indépendants sont désormais lisibles sur un iPod. Le modèle fermé d'Apple est menacé.

 

Le modèle d'Apple dans la musique en ligne se fissure. Coup sur coup, VirginMega et Fnac Music ont annoncé qu'ils distribueront désormais une partie de leur catalogue sans protection. Soit 200.000 titres chez l'un, 150.000 chez l'autre, dont les albums d'Anaïs, de Prodigy, de Henri Salvador, de Miossec et de Morcheeba. Techniquement, tous ces morceaux ne seront plus verrouillées par des DRM, ces « mesures techniques de protection » imposées par les maisons de disques qui empêchent de leur lecture sur n'importe quel baladeur, leur gravure sur CD ou leur transfert entre PC un trop grand nombre de fois. De quoi profiter enfin librement de la musique achetée sur Internet.

A cette occasion, Virgin et la Fnac jouent à fond la carte du consommateur pour discréditer le modèle fermé d'Apple. Dans un communiqué, le premier confirme ainsi « son engagement en faveur de l'interopérabilité et ce afin de pouvoir proposer une offre légale de téléchargement à tous les consommateurs, quelle que soit la marque de leurs terminaux numériques ». Derrière ces considérations quasi philanthropiques, la réalité bien plus mercantile. Car en libérant certains de leurs morceaux, Virgin et la Fnac s'ouvrent surtout le marché de l'iPod, qui représente environ un baladeur sur deux vendu en France. Jusqu'alors, leurs chansons étaient verrouillées avec une technologie de Microsoft, incompatible avec le baladeur d'Apple.

Débarrassées de leurs protections, les chansons au format MP3 sont donc lisibles sur n'importe quel appareil, iPod en tête. A première vue, cela ressemble fort à une victoire pour Apple, qui a toujours refusé d'ouvrir son baladeur aux autres formats protégés et fait plier ses concurrents. Mais à plus long terme, l'américain ne fera pas forcément une si bonne affaire. En effet, son disquaire en ligne iTunes perd un argument de vente majeur : sa compatibilité exclusive avec l'iPod. Pourquoi aller acheter des morceaux protégés sur iTunes quand on peut les trouver sur la Fnac et VirginMega, parfois moins cher ? Cela, eMusic l'a compris il y a bien longtemps. Numéro deux de la musique en ligne aux Etats-Unis devant Napster ou Real, il propose justement l'ensemble de son catalogue en MP3 sans protection.

Reste que cette ouverture ne concerne encore que les productions indépendantes. Traumatisées par le piratage, les majors du disques ne semblent pas encore prêtes à renoncer aux mesures techniques de protections, qui assurent que les morceaux ne se retrouveront pas sur les réseaux de « peer-to-peer ». L'UFC Que Choisir, qui s'est félicité mardi du « changement de cap », a de nouveau demandé « à tous les producteurs de permettre l'exploitation en ligne de leur catalogue sans verrous ». Des premiers signes de retournement sont déjà apparus, comme lorsque le directeur marketing produits de EMI, Laurent Fiscal, a déclaré en octobre que « les DRM sont un frein énorme au développement du marché de la musique en ligne ». Ils pourraient devenir plus fréquents si les essais de la Fnac et de Virgin sont concluants, d'autant que la musique en ligne est encore loin de compenser la baisse de l'industrie du disques en France (voir notre encadré). Apple, qui a toujours indiqué que les DRM lui ont été imposées par les majors, n'aura alors plus d'excuse pour ne pas suivre le mouvement.

 

 

 

Source l’Expansion.com; information relayée par:

 

 

 

Le Pèlerin,

Par henrithoa - Publié dans : Multimédias
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Mardi 23 janvier 2007

ALERTE VIRUS

Downloader.BAI un programme malicieux de type cheval de Troie qui tente de
se faire passer notamment pour une vidéo relative à la tempête en Europe.
Il se présente sous la forme d'un courrier électronique dont l'objet et le
nom du fichier joint sont variables. Si ce fichier est exécuté, le troyen
télécharge et installe un second programme malicieux.

 


http://www.secuser.com/alertes/2007/downloaderbai.htm

 

 

Source Chez Maya, information relayée par :

 

Le Pèlerin

 

 

Par henrithoa - Publié dans : Multimédias
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Mardi 23 janvier 2007

JEAN LOUIS DEBRÉ DANS LES RUES D’ALGER

«L’avenir est dans votre pays», dit-il aux jeunes 

Le président de l’Assemblée nationale française, qui effectue, pour la première fois, une visite officielle en Algérie, a profité de sa dernière journée pour se rendre dans différents endroits de la capitale et, en fin d’après-midi, à Tipaza. 

Accompagné de l’ambassadeur de France, du consul général adjoint et de ses proches collaborateurs, dont le secrétaire général, le chef de cabinet et la chargée des relations internationales et européennes de l’Assemblée, il s’est d’abord rendu au cimetière de Bologhine (ex-Saint-Eugène) où il a déposé deux gerbes de fleurs au cimetière chrétien avant  d’accomplir le même geste dans l’aile réservé aux israélites.
Sur place, M. Djaknoun, le directeur général de l’EGPFC (entreprise de gestion des pompes funèbres et des cimetières), une EPIC qui gère 44 cimetières au niveau de la wilaya d’Alger, dont 21 réservés aux enfants de Jésus, a fourni des explications sur les efforts que déploient les autorités algériennes, ces dernières années, pour entretenir les cimetières. "Pour 2007, nous avons, nous dira-t-il, une enveloppe de 3 milliards de centimes qui va nous permettre notamment de refaire la clôture, de restaurer quelques tombes que les inondations de Bab El Oued avaient détériorées". M. Djaknoun affirme cependant que l’entretien des caveaux et des tombes est du ressort des propriétaires qui ces derniers temps reviennent un peu plus. "Rien qu’en  novembre 2006, noua avons reçu  400 visiteurs. Certains se sont même mis à acheter des concessions".
M. Debré qui a marché le long des allées  s’est ensuite arrêté au niveau des sépultures de la reine Ravalona qui s’est éteinte à Alger, en 1951, après son exil de Madagascar. Moment d’arrêt aussi au niveau de celle du premier sénateur venu d’Algérie Ferdinand Le Lièvre (1799-1886). Sur place,
M. Belaïche dont la famille était connue avant l’indépendance comme propriétaire immobilier à Alger et foncier du côté du Titteri se dit représentant de la communauté israélite  "Elle est composée aujourd’hui d’une  vingtaine de personnes très discrètes". La seule synagogue qui est restée à Alger est celle de Bab El Oued toujours fermée.
UN CAFÉ AU «BRUSSELS»
La seconde étape de cette virée algéroise a été la basilique Notre Dame d’Afrique où Mgr Tessier a fourni au visiteur des indications sur l’historique de la bâtisse qui offre une magnifique vue sur Alger et domine le cimetière juste en contrebas. M. Debré s’est enquis des réalités de la communauté chrétienne. Mgr Tessier dira que "la majorité des anciens sont partis. nous assistons par contre a un afflux de religieuses d’Asie, d’Amérique latine ainsi que celle de ressortissants provenant de pays subsahariens". Ebranlée par le tremblement de terre de mai 2003, la basilique, inaugurée par le cardinal Lavigerie en 1872 nécessite pour la réfection de ses façades extérieures des fonds estimés, selon l’ambassadeur de France, à 5,6 milliards d’euros.
Ils sont déjà dégagés pour partie. L’opération est financée par les trois communautés de la ville de Marseille (Mairie, Conseil général, communauté urbaine), d’autres organismes français comme l’ambassade, le Sénat mais aussi la Wilaya d’Alger.  Monseigneur Tessier a estimé toutefois que "l’argent manque encore ". Au terme de sa visite, M. Debré a signé le livre d’or de cette basilique toujours ouverte aux Algériens, a rappelé Mgr Tessier, qui a évoqué les concerts d’orgue et le céramiste algérien mort la semaine passé. "C’est lui qui a fabriqué le socle sur lequel repose la statue de saint Pierre. Sur les murs des inscriptions en français, mais aussi en arabe et en kabyle proclament la vocation d’ouverture des lieux.
A la sortie du cimetière de Bologhine et surtout de la grande artère de Didouche au cœur d’Alger, le visiteur n’a pas manqué de se mêler à la foule. Il interrogera surtout des jeunes sur leurs études, la perception qu’ils ont de l’avenir du pays, des relations avec la France. Sur la terrasse du «Brussels», à deux pas de la place Audin et de l’université d’Alger, c’est autour d’un café et entouré de jeunes qu’il a tenté de prendre le pouls de la société. L’islam, l’islamisme, le voile, les études, l’émigration, M. Debré interrogeait et écoutait surtout. Outre les salutations des uns, d’autres plus malicieux évoquaient l’éternel problème du visa. Il y a là une étudiante en pharmacie qui dit vouloir aller étudier en France, "mais revenir au pays". Elle n’est pas d’accord avec un autre qui voit le salut dans le départ en France qu’il dit "d’ores et déjà préparer". Moments de détente ou de franche rigolade quand une femme de passage s’adresse au visiteur en lui donnant du Michel. "C’est mon père", lui dit-il, ajoutant avec le sourire que cela ne le rajeunissait pas 

"Ma visite, dira M. Debré, est très importante mais aussi symbolique. Il ne faut pas regarder seulement le passé mais jeter surtout un regard vers l’avenir, être fidèle à la devise de la République française qui met en avant la fraternité. Nous avons une histoire commune avec des épisodes de sang, mais aussi des moments de gloire. Les perspectives sont prometteuses et nous avons beaucoup de rêves à partager. 

Les relations avec l’Algérie dépassent toutes les vicissitudes et  les contingences politiciennes. C’est pour cela que j’ai tenu à être accompagner de députés des différents partis politiques français". Interrogé sur la conception de l’émigration clandestine, M. Debré s’y est dit "opposé et qu’il  faut la combattre avec vigueur car elle dessert l’installation régulière et légale des autres".De son côté, l’ambassadeur de France nous a indiqué  que le centre culturel français de Tizi Ouzou  sera rouvert l’automne prochain. Il sera le sixième à fonctionner après la réouverture récente de celui de Tlemcen 

Source le Soir d’Algérie

Le Pèlerin 

Par henrithoa - Publié dans : Algérie
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Mardi 23 janvier 2007

Algérie – La fin des années de solitude

la renaissance - 14 ème épisode

Le Grand Sud - Les Jardiniers du désert 

 

Sous un soleil brûlant, contre criquets et sauterelles, ils travaillent dans des conditions extrêmes. Pourtant ils sont de plus en plus nombreux 

C’est comme un jeu: On gagne ou on perd 

Sans ses jardins, Idelès, à cinq heures de piste de Tamanrasset, ne serait qu’un tas de cailloux à 1800 mètres d’altitude, à la lisière du Hoggar. Dans ce village de neuf cents habitants, les jardins sont éphémères car l’oued en crue emporte les puits, les criquets dévastent les plantations et les fourmis dévorent les pousses. Seul espace vert fixe ? La palmeraie, plantée par les ancêtres. Pour nourrir les quinze per­sonnes de sa famille, Mohamed Amarassa a deux jardins. Du premier, dans la pal­meraie, il tire des dattes, des figues et du raisin muscat qu’il vend à «Tarn». Les arbres y sont hauts, la fraîcheur opportune, les oiseaux et les papillons nombreux. Son autre jardin, Amarassa vient de le créer. Le soleil y cogne, la terre est ingrate, les récoltes encore chiches. Le Touareg de 55 ans surveille, comme s’il était son enfant, ce lopin de terre clôturé par des feuilles de palmiers séchées. «Un jardin dans le désert, dit-il, c’est comme un jeu : on gagne ou on perd. 

«je ne referai jamais ce que j’ai dû faire ici» 

Mahmoud Hadjadj a exercé mille métiers, mais celui-là est le seul qui lui plaît. «Je ne referai jamais ce que j’ai dû faire ici. C’était trop dur, avoue-t-il. Mais si on me donnait dix fois ce que j’ai investi, je ne vendrais pas.» A 71 ans, chic comme un gentleman farmer en chemisette à carreaux et pantalon de toile, cet entrepreneur à l’énergie peu commune dirige à El Golea l’une des plus grandes exploitations agricoles du Sud algérien : 750 hectares, dont 400 de céréales ; 3000 palmiers produisant des dattes et 8000 prêts à assurer la relève ; une centaine de chameaux ; encore plus de moutons et quelques vaches. Au volant de son pick-up, Hadjadj fonce entre les parcelles, vérifie les treize puits qui von chercher l’eau à 250 mètres de profondeur, donne des ordres à la cinquantain d’ouvriers employés à l’année. Il a dérra ré en 1989, avec une idée fixe : «II n’y a pas que les Américains et les Israélier qui peuvent faire quelque chose du dé­sert.» Aujourd’hui, Saoudiens et Libyer viennent demander conseil à Hadjadj 

«On est encore dans l’expérimentation»  

Le soleil impitoyable du désert a beau lui cuirasser la peau, Boualem a gardé les rondeurs de l’enfance. Cet ingénieur agronome de 30 ans vient de reprendre l’exploitation de son père, une tâche que l’on sent immense. Sur le millier d’hectares de la ferme, 600 sont cultivés, alimentés par cinq puits artésiens. S’il produit des céréales, élève plus de 2000 moutons et 300 chèvres, ce sont les arbres fruitiers qui passionnent Boualem. Il vient d’en planter 100000. Sur chaque parcelle, une espèce différente, afin d’en sélectionner les plus généreuses. «L’agriculture saharienne reste méconnue, constate le jeune homme. On est dans l’expérimentation.» Parfois, ça mar­che : l’idée de mettre des poissons dans la réserve d’eau des dattiers a redonné vigueur aux arbres. Mais les succès sont rares. Pour les obtenir, il faut d’abord beaucoup de travail. Isolé dans son ex­ploitation à 100 kilomètres de la première ville, Boualem l’ingénieur s’y est mis. 

«Le sable est plus fort que nous» 

Pour amener l’eau, Karim Allali a creusé une tranchée, sur 1 kilomètre. C’est dur, surtout quand ça monte. C’est long, surtout quand on le fait à la pioche. Pour que l’eau coure sur une telle longueur, Karim l’instituteur a installé une moto-pompe à deux pistons. Pour avoir des fruits, il est allé acheter des pommiers à Alger, à 2000 kilomètres de son village. Et tous les jours, après l’école, il est venu travailler à son jardin. La première année, les sauterelles ne lui ont rien laissé. Il a planté à nouveau. «Seuls les courageux font un jardin», lance cet homme de 42 ans, sec comme les peupliers qu’il s’acharne à faire grandir. Et il ajoute : «Ici, on sait que le désert est plus fort que nous. Mais quand les enfants me gonflent la tête, c’est là que je viens. Et j’oublie tout.» 

«Celui qui attend l’eau du ciel mourra de soif» 

Pendant la sieste, Ali Tedgar lit le tome deux des «Mille et Une Nuits», allongé sur une natte à l’ombre de sa curieuse maison ronde, inspirée de l’architecture dogon du Mali. Après la sieste, il se rend dans son jardin, à une vingtaine de kilomètres de Tamanrasset, le long d’un oued. Un havre de fraîcheur, peuplé de raisins, d’abricots, de dattes et de men­the. Ali est devenu jardinier le jour où sa mère lui a dit : «Celui qui attend l’eau du ciel mourra de soit.» «C’était en 1974, et j’ai creusé mon premier puits dès le lendemain», se souvient cet homme qui ne porte le chèche que Ion qu’il part en ville ou lorsqu’on le prend en photo, c’est-à-dire pas très souvent Les crues de l’oued ont déjà emporté la moitié de son jardin et deux puits. Le dernier plonge jusqu’à 16,80 mètre: de profondeur. Exactement. Il en est certain : «Quand on creuse avec une pelle, confie-t-il, les bras n’oublient pas les derniers centimètres.» On le visite et on s’y installe,le désert sort de sa torpeur. 

Sur la route de l’Assekrem, dans le Hoggar, Abdallah Sahki a construit quelques bungalows. La peinture est encore fraîche, les travaux toujours pas terminés, mais, à l’ombre de la terrasse, au pied de la montagne Adriane, c’est un rêve de pionnier qui prend forme. «Beaucoup de gens sont convaincus qu’on ne peut rien faire du désert, explique cet ancien botaniste venu d’Alger il y a vingt-cinq ans. C’est faux ! Certes, il ne faut pas faire du Sahara l’eldorado de l’Algérie, mais les possibilités sont là. A nous déjouer.» 

Ils sont nombreux comme lui, désormais, à vouloir jouer. A Tamanrasset, la ville du Grand Sud où l’on croise des Touaregs à dos de chameau, des militaires en tenue et des fonctionnaires conduisant des ca­mions-citernes chargés d’eau, on compte au­jourd’hui soixante-quatorze agences de voya­ge, des plus sérieuses aux plus... éphémères. Campings et maisons d’hôtes, comme celle d’Abdallah Sahki, se multiplient. Comme si le grand désert algérien sortait de sa torpeur. Les touristes, en effet, sont de retour dans le Grand Sud. «Cette zone peu habitée devient un lieu d’attraction», résume Chérif Rahma-ni, ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement. Reste à en encadrer le développement, ajoute Noureddine Mous­sa, ministre du Tourisme. Les infrastructures, effectivement, sont à la traîne. Les grands hôtels construits à partir des années 1960 par l’architecte Fernand Pouillon se sont dégradés. A Tamanrasset, l’unique établissement, le Tahat, n’a que l’air conditionné pour atti­rer le voyageur. A Timimoun, la piscine du Gourara, le seul hôtel de la ville, n’est plus en service depuis longtemps... 

Cela étant, la renaissance du tourisme dans le Grand Sud ne représente qu’un aspect d’un chantier beaucoup plus ambitieux : la lutte contre la désertification. C’est en Algérie - où le Sahara, le plus grand désert du monde, repré­sente plus de 80 % du territoire - que les Nations unies ont célébré la Journée mondiale de la lutte contre la désertification, en juin 2006, ainsi que les dix ans de la Convention de l’ONU sur ce thème. «La désertification se produit dans toutes les régions du monde», martelle-t-on aux Nations unies. En cause : la surproduction agricole, la déforestation, les pratiques médiocres d’irrigation et la pression démographique. Les tentatives pour inverser le phéno­mène ne sont pas toutes couronnées de succès, loin s’en faut. L’Algérie, par exemple, avait lancé, en 1973 déjà, un gigantesque projet de barrage vert. Les appelés du service national plantèrent des milliers de pins d’Alep sur une bande de 1500 kilomètres de long et 20 de large. Aujourd’hui, la barrière est abîmée, desséchée et dérisoire contre l’avancée du désert. «Chacun est concer­né, déclarait en juin Kofi Annan, le secrétaire général de l’ONU. Si nous ne faisons rien, 60 millions de personne» auront, d’ici 2020, quitté les régions les plus arides de l’Afrique subsaharienne pour l’Afrique du Nord et l’Europe.» 

Le réchauffement climatique pourrait encore accentuer le phénomène. «Tous les modèles établis pour les cent prochaines années prévoient une accentuation de la sécheres­se à l’intérieur des continents», indique Ronald Prinn, professeur au Massachussetts Institute of Technology (MIT ) et membre du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). A la fin du XXIe siècle, le-températures dans les déserts devraient avoir augmenté en moyenne de cinq à sept degrés par rapport à la période 1960-1990, et les précipitations avoir baissé de 5 à 15 %. 

A suivre, 

Source GEO; information relayée par: 

Le Pèlerin

Par henrithoa - Publié dans : Algérie
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Lundi 22 janvier 2007

L'Abbé Pierre est décédé 

Je vous avais fait part des difficultés que connaissait l’abbé Pierre et vous avais fait part le 17 janvier de son hospitalisation. Je craignais en effet le pire..et le pire estr arrivé.   

En hommage à ce grand home je vous avais fait parvenir une biographie de sa personne. 

Il laisse un grand vide… 

Un hommage solennel lui sera rendu Vendredi 26 en Notre Dame de Paris. 

L'abbé Pierre, fondateur des compagnons d'Emmaüs, est décédé lundi 22 janvier à 05H25 à l'hôpital du Val de grâce .

L'Abbé Pierre, fondateur des compagnons d'Emmaüs, résistant et ancien député, est décédé lundi à l'âge de 94 ans à l'hôpital parisien du Val de grâce où il était hospitalisé depuis une semaine. 

"L'abbé Pierre est mort cette nuit à 5H25 au Val de Grâce entouré de quelques proches", a indiqué Martin Hirsch. "L'infection pulmonaire pour laquelle il avait été hospitalisé après une amélioration tout au long de la semaine l'a finalement emporté".

L'abbé Pierre, de son nom Henri Grouès, était hospitalisé depuis le 14 janvier.
Il avait fondé la première communauté Emmaüs en 1949. En février 1954, il lança un appel resté célèbre sur les ondes de Radio Luxembourg en faveur des sans-abri. Il fut longtemps la personnalité préférée des Français.
Le président Jacques Chirac s'est dit lundi matin "bouleversé d'apprendre le décès de l'abbé Pierre", ajoutant que "c'est toute la France qui est touchée au coeur". "Le président de la République est bouleversé d'apprendre le décès de l'Abbé Pierre, pour lequel il éprouvait un immense respect et une profonde affection", a indiqué l'Elysée dans un communiqué.
L'abbé Pierre, de santé fragile du fait de ses 94 ans, vivait à Alfortville (Val-de-Marne) et faisait des contrôles de santé de plus en plus fréquemment.
"Il était prévu que l'abbé Pierre soit hospitalisé pour un bilan de santé" mais son admission le 14 janvier au Val de Grâce avait été anticipée du fait d'"une petite infection", avait alors déclaré Martin Hirsch. 

L'Abbé Pierre infatigable Pèlerin des sans-toit
Fondateur des compagnons d'Emmaus, résistant et ancien député, l'Abbé Pierre, avait consacré sa vie aux déshérités. 

Le curé des pauvres, de son vrai nom Henri Grouès, restera dans le souvenir de ses contemporains cette frêle silhouette drapée dans sa soutane ou son long manteau noir, portant béret, canne et godillots. Le visage émacié à la barbe grise, il frappait par son regard brûlant, son espièglerie et sa véhémence convaincante.
Mystique, il choisit dès l'enfance son destin et son combat : la lutte contre la pauvreté. A 18 ans, il distribue son patrimoine hérité d'un père "soyeux" lyonnais à des oeuvres charitables et rejoint les Capucins, le plus pauvre des ordres mendiants.
Résistant actif sous l'Occupation - où il adopte son pseudonyme - il choisit la politique à la Libération et est élu député chrétien-démocrate (MRP) de Meurthe-et-Moselle, jusqu'à sa démission en 1951. Il consacre ses indemnités parlementaires au financement des premières cités d'urgence.
En 1949, il a l'idée de génie de créer la communauté Emmaüs fondée sur le principe de demander aux exclus de pourvoir eux-mêmes à leurs besoins en récoltant les surplus des nantis, rompant ainsi avec la charité traditionnelle.
Hiver 1954 : Une femme meurt de froid dans la rue. L'abbé lance un appel pathétique en faveur des sans-abri sur les ondes de Radio Luxembourg qui suscite un gigantesque élan de solidarité. Le religieux comprend alors le poids des médias.
Sa vie n'est que fidélité à son action contre "le chancre de la pauvreté" et à sa méthode, les "coups de gueule" par voie de presse.
"Les médias existent, il serait idiot de ne pas les utiliser", dit-il un jour avec candeur. Il aurait pu tenir le même raisonnement à propos des hommes politiques, qu'il bousculait, de quelque bord qu'ils soient, refusant toute récupération.
Revenu sur le devant la scène dans les années 80, il soutient Coluche et ses "Restaurants du coeur", martelant qu'"avoir faim à Paris est intolérable".
En 1994, quarante ans après son premier cri pour les sans-logis, l'abbé lance un nouvel appel, dirigeant sa colère non plus sur l'Etat, mais sur les maires des grandes villes, coupables d'impéritie en matière de logement des plus démunis. Tenace, il recommence en 2004.
Toujours "sur le terrain", l'abbé soutient les occupations d'immeubles vides par les militant de l'association Droit au logement (DAL) ou par les Africains expulsés de l'église Saint-Ambroise à Paris en 1996.
Promu Grand officier de la Légion d'Honneur en 1992, il repousse cette distinction avec fracas - il ne l'acceptera qu'en 2001 - pour protester contre le refus du gouvernement d'attribuer des logements vides aux sans-logis, coup d'éclat qui contribue à faire appliquer la loi de réquisition.
Aucune souffrance ne le laissait indifférent : en 1993, il écrit au président Mitterrand pour réclamer une intervention militaire en Bosnie-Herzégovine, où, dit-il, "les limites du crime sont dépassées".
Trois ans plus tard, il provoque le désarroi chez ses proches en apportant son soutien au philosophe Roger Garaudy, auteur d'un livre révisionniste. Puis il s'explique et se repent.
Au soir de sa vie, le prêtre chiffonnier évoquait la mort comme "une impatience" : "La mort, c'est la sortie de l'ombre. J'en ai envie. Toute ma vie, j'ai souhaité mourir". 

"Mes amis, au secours !" 

"Mes amis, au secours! Une femme vient de mourir gelée cette nuit à 3 heures": c'est ainsi que commençait l'abbé Pierre, le 1er février 1954, en lançant, sur les ondes de Radio-Luxembourg, un appel pour les sans-abri qui devait devenir le symbole de son combat pour le droit au logement.

"Une femme vient de mourir gelée cette nuit à 3 heures", dit le jeune prêtre au regard brûlant, "sur le trottoir du boulevard de Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel avant-hier on l'avait expulsée. Chaque nuit, ils sont plus de 2.000 recroquevillés sous le gel, sans toit, sans pain, plus d'un presque nu".

"Devant tant d'horreur, les cités d'urgence, ce n'est même plus assez urgent (...) Il faut que ce soir même, dans toutes les villes de France, dans chaque quartier de Paris, des pancartes s'accrochent sous une lumière dans la nuit, à la porte de lieux où il y ait une couverture, paille, soupe, et où on lise sous ce titre "Centre fraternel de dépannage" ces quelques mots: +toi qui souffres, qui que tu sois, entre, dors, mange, reprend espoir, ici on t'aime+".

"La météo annonce un mois de gelées terribles. Tant que dure l'hiver, que ces centres subsistent. Devant leurs frères mourant de misère, une seule opinion doit exister entre hommes: la volonté de rendre impossible que cela dure."

"Il nous faut pour ce soir et, au plus tard pour demain, 5.000 couvertures, 300 grandes tentes américaines, 200 poêles catalytiques".

"Grâce à vous, aucun homme, aucun gosse ne couchera ce soir sur l'asphalte ou les quais de Paris. Merci!"

A la suite de cet appel, le gouvernement élabore en toute hâte un "plan d'urgence" pour la construction de 12.000 logements de première nécessité.

Quarante ans plus tard, sur les mêmes ondes de RTL, c'est un vieil homme à la barbe blanche, mais le regard toujours de braise, qui demandait une fois de plus aux Français de "se réveiller" et de "faire la guerre contre la misère". Il s'en prenait cette fois directement aux municipalités : "vous les élus, il est temps d'agir pour que tout le monde ait un logement" (...) "La France doit bâtir, elle en a les moyens". 

Source FR2 , information relayée par :  

 

Le Pèlerin

Par henrithoa - Publié dans : Les Acteurs de la Paix
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