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Lundi 22 janvier 2007

L'Abbé Pierre est décédé 

Je vous avais fait part des difficultés que connaissait l’abbé Pierre et vous avais fait part le 17 janvier de son hospitalisation. Je craignais en effet le pire..et le pire estr arrivé.   

En hommage à ce grand home je vous avais fait parvenir une biographie de sa personne. 

Il laisse un grand vide… 

Un hommage solennel lui sera rendu Vendredi 26 en Notre Dame de Paris. 

L'abbé Pierre, fondateur des compagnons d'Emmaüs, est décédé lundi 22 janvier à 05H25 à l'hôpital du Val de grâce .

L'Abbé Pierre, fondateur des compagnons d'Emmaüs, résistant et ancien député, est décédé lundi à l'âge de 94 ans à l'hôpital parisien du Val de grâce où il était hospitalisé depuis une semaine. 

"L'abbé Pierre est mort cette nuit à 5H25 au Val de Grâce entouré de quelques proches", a indiqué Martin Hirsch. "L'infection pulmonaire pour laquelle il avait été hospitalisé après une amélioration tout au long de la semaine l'a finalement emporté".

L'abbé Pierre, de son nom Henri Grouès, était hospitalisé depuis le 14 janvier.
Il avait fondé la première communauté Emmaüs en 1949. En février 1954, il lança un appel resté célèbre sur les ondes de Radio Luxembourg en faveur des sans-abri. Il fut longtemps la personnalité préférée des Français.
Le président Jacques Chirac s'est dit lundi matin "bouleversé d'apprendre le décès de l'abbé Pierre", ajoutant que "c'est toute la France qui est touchée au coeur". "Le président de la République est bouleversé d'apprendre le décès de l'Abbé Pierre, pour lequel il éprouvait un immense respect et une profonde affection", a indiqué l'Elysée dans un communiqué.
L'abbé Pierre, de santé fragile du fait de ses 94 ans, vivait à Alfortville (Val-de-Marne) et faisait des contrôles de santé de plus en plus fréquemment.
"Il était prévu que l'abbé Pierre soit hospitalisé pour un bilan de santé" mais son admission le 14 janvier au Val de Grâce avait été anticipée du fait d'"une petite infection", avait alors déclaré Martin Hirsch. 

L'Abbé Pierre infatigable Pèlerin des sans-toit
Fondateur des compagnons d'Emmaus, résistant et ancien député, l'Abbé Pierre, avait consacré sa vie aux déshérités. 

Le curé des pauvres, de son vrai nom Henri Grouès, restera dans le souvenir de ses contemporains cette frêle silhouette drapée dans sa soutane ou son long manteau noir, portant béret, canne et godillots. Le visage émacié à la barbe grise, il frappait par son regard brûlant, son espièglerie et sa véhémence convaincante.
Mystique, il choisit dès l'enfance son destin et son combat : la lutte contre la pauvreté. A 18 ans, il distribue son patrimoine hérité d'un père "soyeux" lyonnais à des oeuvres charitables et rejoint les Capucins, le plus pauvre des ordres mendiants.
Résistant actif sous l'Occupation - où il adopte son pseudonyme - il choisit la politique à la Libération et est élu député chrétien-démocrate (MRP) de Meurthe-et-Moselle, jusqu'à sa démission en 1951. Il consacre ses indemnités parlementaires au financement des premières cités d'urgence.
En 1949, il a l'idée de génie de créer la communauté Emmaüs fondée sur le principe de demander aux exclus de pourvoir eux-mêmes à leurs besoins en récoltant les surplus des nantis, rompant ainsi avec la charité traditionnelle.
Hiver 1954 : Une femme meurt de froid dans la rue. L'abbé lance un appel pathétique en faveur des sans-abri sur les ondes de Radio Luxembourg qui suscite un gigantesque élan de solidarité. Le religieux comprend alors le poids des médias.
Sa vie n'est que fidélité à son action contre "le chancre de la pauvreté" et à sa méthode, les "coups de gueule" par voie de presse.
"Les médias existent, il serait idiot de ne pas les utiliser", dit-il un jour avec candeur. Il aurait pu tenir le même raisonnement à propos des hommes politiques, qu'il bousculait, de quelque bord qu'ils soient, refusant toute récupération.
Revenu sur le devant la scène dans les années 80, il soutient Coluche et ses "Restaurants du coeur", martelant qu'"avoir faim à Paris est intolérable".
En 1994, quarante ans après son premier cri pour les sans-logis, l'abbé lance un nouvel appel, dirigeant sa colère non plus sur l'Etat, mais sur les maires des grandes villes, coupables d'impéritie en matière de logement des plus démunis. Tenace, il recommence en 2004.
Toujours "sur le terrain", l'abbé soutient les occupations d'immeubles vides par les militant de l'association Droit au logement (DAL) ou par les Africains expulsés de l'église Saint-Ambroise à Paris en 1996.
Promu Grand officier de la Légion d'Honneur en 1992, il repousse cette distinction avec fracas - il ne l'acceptera qu'en 2001 - pour protester contre le refus du gouvernement d'attribuer des logements vides aux sans-logis, coup d'éclat qui contribue à faire appliquer la loi de réquisition.
Aucune souffrance ne le laissait indifférent : en 1993, il écrit au président Mitterrand pour réclamer une intervention militaire en Bosnie-Herzégovine, où, dit-il, "les limites du crime sont dépassées".
Trois ans plus tard, il provoque le désarroi chez ses proches en apportant son soutien au philosophe Roger Garaudy, auteur d'un livre révisionniste. Puis il s'explique et se repent.
Au soir de sa vie, le prêtre chiffonnier évoquait la mort comme "une impatience" : "La mort, c'est la sortie de l'ombre. J'en ai envie. Toute ma vie, j'ai souhaité mourir". 

"Mes amis, au secours !" 

"Mes amis, au secours! Une femme vient de mourir gelée cette nuit à 3 heures": c'est ainsi que commençait l'abbé Pierre, le 1er février 1954, en lançant, sur les ondes de Radio-Luxembourg, un appel pour les sans-abri qui devait devenir le symbole de son combat pour le droit au logement.

"Une femme vient de mourir gelée cette nuit à 3 heures", dit le jeune prêtre au regard brûlant, "sur le trottoir du boulevard de Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel avant-hier on l'avait expulsée. Chaque nuit, ils sont plus de 2.000 recroquevillés sous le gel, sans toit, sans pain, plus d'un presque nu".

"Devant tant d'horreur, les cités d'urgence, ce n'est même plus assez urgent (...) Il faut que ce soir même, dans toutes les villes de France, dans chaque quartier de Paris, des pancartes s'accrochent sous une lumière dans la nuit, à la porte de lieux où il y ait une couverture, paille, soupe, et où on lise sous ce titre "Centre fraternel de dépannage" ces quelques mots: +toi qui souffres, qui que tu sois, entre, dors, mange, reprend espoir, ici on t'aime+".

"La météo annonce un mois de gelées terribles. Tant que dure l'hiver, que ces centres subsistent. Devant leurs frères mourant de misère, une seule opinion doit exister entre hommes: la volonté de rendre impossible que cela dure."

"Il nous faut pour ce soir et, au plus tard pour demain, 5.000 couvertures, 300 grandes tentes américaines, 200 poêles catalytiques".

"Grâce à vous, aucun homme, aucun gosse ne couchera ce soir sur l'asphalte ou les quais de Paris. Merci!"

A la suite de cet appel, le gouvernement élabore en toute hâte un "plan d'urgence" pour la construction de 12.000 logements de première nécessité.

Quarante ans plus tard, sur les mêmes ondes de RTL, c'est un vieil homme à la barbe blanche, mais le regard toujours de braise, qui demandait une fois de plus aux Français de "se réveiller" et de "faire la guerre contre la misère". Il s'en prenait cette fois directement aux municipalités : "vous les élus, il est temps d'agir pour que tout le monde ait un logement" (...) "La France doit bâtir, elle en a les moyens". 

Source FR2 , information relayée par :  

 

Le Pèlerin

Par henrithoa - Publié dans : Les Acteurs de la Paix
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Lundi 22 janvier 2007

Economie de l’Algérie - le Ministre des finances propose une incitation à l’effort

 

L’augmentation des salaires, tiendra compte désormais de la productivité.

 

 

 

Le grand argentier du pays n’exclut pas, du reste, une baisse de la TVA surdes produits de première nécessité l’an prochain.
Le ministre des Finances a annoncé, mercredi dernier, lors d’un dîner-débat, organisé par le Club Excellence Management et le Forum des chefs d’entreprise, une baisse des impôts en 2008, à l’adresse d’un parterre de chefs d’entreprise et de banquiers. “Nous poursuivrons la baisse de la pression fiscale sur les entreprises de manière à encourager la création de richesses et d’emplois”, a-t-il souligné, après avoir cité les allégements fiscaux contenus dans la loi des finances 2007.
En réponse à une question de l’industriel Issad Rebrab sur une “discordance” constatée sur le niveau de l’impôt sur le bénéfice des sociétés (IBS) ramené de 30 à 25% pour le bénéfice non réinvesti et de 15 à 12,5% seulement pour le bénéfice réinvesti dans la loi des finances complémentaire 2006, signalant qu’au début des années 1990, le niveau de l’IBS réinvesti était de 5%, le grand argentier du pays a répondu qu’il ne voyait aucune objection à cette baisse. Le législateur allait faire un effort sur ce point l’an prochain, suggère-t-il en réduisant de nouveau le niveau de l’IBS réinvesti, pour booster l’investissement. Toutefois, l’approche du législateur est progressive en matière de réductions fiscales, a-t-il ajouté.
La disposition, notons-le, encourage davantage l’IBS distribué sous forme de dividendes par rapport à l’IBS réinvesti, lequel devrait être “davantage favorisé à travers des réductions fiscales plus conséquentes au regard de ses effets sur le développement des investissements” .
Le patron du groupe privé Cevital a observé, du reste, que le régime de TVA sur les produits de première nécessité introduit une discrimination fiscale. Il exonère de TVA le lait, la farine et le pain, alors que d’autres tels que l’huile, le sucre et la semoule sont frappés d’un taux de 17% pour les deux premiers produits et de 7% pour le troisième. L’industriel a suggéré l’élargissement de l’exemption de TVA aux autres produits de première nécessité, en particulier l’huile et le sucre pour améliorer le pouvoir d’achat du consommateur. Après avoir remarqué que rares sont les pays qui exonèrent de TVA la totalité des produits de première nécessité, le ministre des Finances n’a pas exclu une baisse de TVA sur ces produits l’an prochain. Toutefois, elle doit répondre à un objectif, a-t-il nuancé.
Par ailleurs, le P-DG du groupe Cevital a relevé des dysfonctionnements dans les opérations bancaires, en particulier, dans la mise en œuvre du nouveau système de paiement, en dépit des progrès enregistrés. Dysfonctionnements qui se répercutent sur le bon fonctionnement des entreprises. Précisément, des chèques ont été rejetés pour un problème d’image alors que le compte est bien provisionné.
Autre anomalie enregistrée chez les banques, les retards dans les encaissements. Un délai de quinze jours s’écoule entre les paiements par chèques et les encaissements, a signalé Issad Rebrab. En clair, il faut plus de deux semaines pour que l’argent entre dans le compte, (il s’agit de milliards de dinars).
Invité par le ministre à répondre à ce constat, le délégué général de l’Abef, M. Benkhalfa, a avancé que ces dysfonctionnements techniques sont incontournables au début car il s’agit de passer à un système de paiement radicalement différent. “Ces incidents techniques disparaîtront au fur et à mesure de la maîtrise du système automatisé. En juin prochain, ces incidents auront quasiment disparu. Le taux de rejet des chèques passera de 6% en juin dernier , 2% actuellement à 0,5% en juin prochain”, a-t-il affirmé.
Dans son intervention, le ministre des Finances a souligné que le concept de planification reprend sa place aujourd’hui. Il s’agit de rendre plus lisibles les perspectives de l’économie algérienne, d’offrir aux opérateurs un champ d’intervention plus lisible. Le commissariat au plan, qui vient d’être institué et qui est rattaché au ministère des Finances, planche sur les perspectives de l’économie algérienne à l’horizon 2025. Sur la politique industrielle, déterminante quant à l’orientation en particulier des IDE, le grand argentier du pays, a indiqué qu’elle allait être définie en 2007. Sur l’évasion fiscale, il a répondu que ce phénomène est traité par les leviers répressif et incitatif. Il s’agit sur ce dernier point de réduire la pression fiscale, d’offrir des espaces réglementés, transparents pour l’exercice des activités, de simplifier l’accès aux autorisations. Interrogé sur la réévaluation du dinar, il a indiqué qu’elle ne figure pas à l’ordre du jour du gouvernement.
Quant à l’augmentation des salaires, le grand argentier du pays a affirmé en marge de la rencontre, qu’elle tiendra compte désormais de la productivité et de l’inflation. “L’augmentation des salaires, c’est 1,5 milliard de dollars versé par l’État par an”, a-t-il ajouté.

 

 

 

Source Liberté, information relayée par:

 

 

 

Le Pèlerin

 

Par henrithoa - Publié dans : Algérie
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Lundi 22 janvier 2007

Toulouse et l'esprit du rugby

 

 

 

Nous le savons tous, à Toulouse, le rugby n’est pas qu’un sport. C’est une institution. Les Toulousains pensent rugby, vivent rugby, sont presque le rugby. Mais mettons nous à la place d’un néo-Toulousain non initié aux subtilités du ballon ovale.
« Le rugby ? Ah oui, c’est 30 bonhommes énervés qui se tapent dessus pour avoir la joie de se jeter derrière une ligne. C’est singulier… Et puis en plus, le ballon a une forme étrange. On dirait un cocon géant. Pas facile de dribler dans ces conditions. »
« Y’a un truc que je comprends pas… De temps en temps, un petit homme siffle et les joueurs s’enlacent tous avant de pousser comme des mulets. Vraiment… C’est n’importe quoi. Y’a même pas de charrue ».
« J’ai vu un match une fois. Je ne comprends pas pourquoi ils mettent des antennes aux deux bouts du terrain. Ils regardent la télé pendant les matches ? »
« C’est bizarre cette manie de s’attraper les mollets, non ? On dirait mon chien quand il voit un facteur… »
« Franchement, le rugby est un sport bizarre… A quoi ça sert de faire des passes en arrière alors que le but du jeu est d’avancer. Hein ? Je vous le demande. »
Face à tant d’incompréhension, nous, Toulousains, avons une mission : faire découvrir aux novices ce qu’est le rugby.

 

 

 

Source site de la ville de Toulouse, relayé par:

 

 

 

Le Pèlerin

 

Par henrithoa - Publié dans : Rions ensemble
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Lundi 22 janvier 2007

Rions ensemble... Deux Brunes

 

Deux brunes vont en camping. Elles installent leur tente dans une clairière
et se couchent pour dormir.
Quelques heures plus tard, l'une d'elle réveille l'autre et lui dit :
- Regarde dans le ciel et dis-moi ce que tu vois.
- Des millions d'étoiles
- Et qu'est-ce que ça veut dire, selon toi ?
La brune interprète la question un instant et dit :
- Ben, astronomiquement parlant, cela veut dire qu'il y a des millions de
galaxies et des milliards de planètes dans le vaste espace.
Astrologiquement, cela me dit que Saturne est en Verseau. Pour l'heure, Je dirais qu'il est quatre heures du matin Théologiquement parlant, il est
évident que Dieu est tout puissant et que nous sommes petits et faibles.
Météorologiquement, il semblerait qu'il fera beau demain.
Après s'être fait dévisager par l'autre brune pendant quelques minutes,
elle reprend :
- Quoi, qu'est-ce que j'ai dit de mal ?
- Pauvre c.onne va ! Ça veut simplement dire qu'on s'est fait voler la tente !.

 

De la part d’une Correspondante…blonde… !!!

 

Blagounette relayée par:

 

Le Pèlerin

Par henrithoa - Publié dans : Rions ensemble
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Lundi 22 janvier 2007

Algérie – La fin des années de solitude la renaissance - 13 ème épisode -

Le Sahara Algérien 

Le Sahara algérien est trois fois plus peuplé qu’il y a vingt ans  

Fragiles donc les déserts, mais pourtant pleins d’atouts. Il y avait déjà les ressources du sous-sol. Le pétrole notamment, qui, en Algérie, a jailli en 1956 à Hassi Messaoud. En 2005, l’or noir aura rapporté à l’Etat 45 milliards de dollars. Mais il y a, surtout, les hommes. «Jamais le Sahara n’a été aussi peuplé», explique Jean Bisson dans son livre «M> -thés et réalités d’un désert convoité». Trois millions d’Al­gériens vivent dans le Grand Sud, trois fois plus qu’il y a vingt ans ! Le gouvernement, convaincu de disposer là d ‘ une carte maîtresse pour le développement du pays, utilise une partie de la manne pétrolière pour répondre aux besoins de ces nouveaux habitants, que Jean Bisson appelle les «citadins du désert». Pour eux, on désenclavera la région, goudronnera les routes, électrifiera les villages les plus reculés 

«Oui, on peut faire quelque chose du désert !» clame Merzouk Aksoum. Venu de Kabylie, cet homme de 51 ans aux cheveux roux a perdu toutes ses économies dans un projet de palmeraie à la frontière du Niger. Mais, obstiné comme les Sahariens, capable, comme eux, de s’adapter à un cli­mat hostile, il s’est lancé un nouveau défi : cultiver un jardin près de Tamanrasset pour nourrir Sisma et Djanet. filles aux prénoms touaregs. Son teint pâle ne supporte par le soleil : «Voilà le prix de mon entêtement», conclut Merzouk en montrant les morsures du soleil sur sa peau. 

Timimoun, la plus belle palmeraie du Sahara, se meurt, abandonnée 

  Quel mal frappe donc Timimoun, l’oasis rouge du Gourara ? La célèbre palmeraie, l’une des plus belles de tout le Sahara, est mal en point : des palmiers sont à terre, déracinés ; d’autres supportent avec peine la production de dattes de l’année précédente, toujours pas récoltée. Les petites parcelles ji assuraient l’approvisionnement en céréales des oasiens sont délaissées. Quant aux fogggaras, ces canaux souterrains qui répartissent l’eau entre les terrains, elles ne sont plus entretenues. L’ensemble dégage une telle impression d’abandon qu’après 450 kilomètres de route depuis El Goléa, dans une Toyota chauffée à blanc, sous une température flirtant avec les 50°C à l’ombre, on a presque envie de pleurer. «La palmeraie est en état de mort cérébrale», confirme Daniel Emery de l’association des Amis de Timimoun. La faute aux habitants de l’oasis, qui ont abandonné la terre. On les comprend : un emploi dans le bâtiment ou les services est bien plus rentable que l’exploitation d’un minuscule jardin enclos de murs en toub. Et la force de travail se fait rare: les Haratin, ces anciens esclaves qui cultivaient les parcelles en échange d’une partie de la production, sont maintenant des hommes libres, qui ne veulent plus travailler pour les propriétaires de la palmeraie. Quant aux foggaras, plus personne ne veut les entretenir. Et sans eau, même la plus belle des palmeraies agonise ! M’hamed Selkh, le maire de Timimoun, se veut rassurant. «Certes, la palme­raie se dégrade, mais rien d’irréversible n’est encore arrivé», dit-il. 

Et il est confiant. Le dossier n’est-il pas sur la table du wali (préfet) ? M’hamed Selkh n’a-t-il pas averti le ministère de l’Agriculture et celui de l’Environnement ? Et tous ces hauts fonctionnaires sont d’accord: l’Etat doit assurer l’entretien desfoggaras. Inutile, donc, de s’inquiéter. Timimoun sera sauvée. Dans la palmeraie, on est toutefois moins tranquille. Bachir est même triste. «Quand j’étais jeune, j’entendais le bruit de la foggara depuis chez moi», raconte ce Touareg, en pointant du doigt un fragile filet d’eau qui ne remplit plus la rigole. «Le plus déprimant, ajoute-t-il, ce n’est pas qu’un système unique au monde comme celui des foggaras soit en péril. C’est que Timimoun sans sa palmeraie, ce n’est plus Timimoun.» 

A suivre, 

Source GEO; information relayée par  

Le Pèlerin

Par henrithoa - Publié dans : Algérie
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