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Vendredi 30 novembre 2007

Dix trucs pour booster votre mémoire

 
Vous perdez régulièrement vos lunettes, vos clés ? Il vous arrive de ne pas "remettre" le nom de certains acteurs, voire du film de la veille ? Pas de panique ! On peut booster sa mémoire. C’est facile. Dix conseils pour la muscler au quotidien et ne plus rien oublier… ou presque.

1. Quelles activités pratiquer ?
 
Il n'y a pas d'activité miracle. Le secret, c’est de rester intellectuellement actif, de multiplier les expériences. Chaque nouveau problème résolu fait naître des connexions neuronales, qui sont les vrais supports de notre mémoire… N’arrêtez jamais d’apprendre. On pense qu’un niveau d’instruction élevé permet d’utiliser son cerveau de différentes manières, donc de faire face à d’éventuelles pertes mnésiques. Les activités recommandées? Jardiner ou voyager nécessitent de nombreuses tâches de planification, mais lire le journal, écouter la radio ou jouer aux cartes entretiendrait aussi la mémoire – pour peu qu’on varie les plaisirs. Les échanges sociaux, facteurs de rencontres, la pratique d’Internet ou l’optimisme seraient aussi salutaires.
 
2. Triez, balisez, structurez...
 
« Il n’y a guère que durant l’enfance qu’on retienne automatiquement… après, il faut réfléchir ! Dès 30 ans, la mémoire, riche de données, a besoin d’être organisée, structurée, classée. Inutile d’essayer d’enregistrer sans regrouper les infos, les trier et les baliser grâce à des stratégies cognitives », explique le Dr Bernard Croisile, neurologue et auteur de 'Alzheimer et les maladies apparentées' (Larousse). Exemples : pour retenir un texte, on peut relier chaque paragraphe (dont on a imaginé le contenu) à une pièce de son domicile dans l’ordre d’une visite. Pour un numéro de téléphone, on a intérêt à diviser les numéros par blocs de deux chiffres. Pour le contenu d’un article, mieux vaut en imaginer les scènes, plusieurs fois.
 
3. Pensez post-it
 
Même si nous avons tous des capacités mnésiques différentes, la richesse de la mémoire augmente avec les années. Résultat : « Dès 30 ou 40 ans, il devient plus long de classer les infos, puis de les rappeler… Et c’est normal ! Cela ne veut pas dire qu’on perd la mémoire, explique Bernard Croisile. Ce n’est pas parce qu’on ne sait plus où l’on a mis ses clés qu’on est atteint de troubles mnésiques graves ! La mémoire à court terme paraît moins efficace, mais il lui faut juste un peu plus de temps », précise le neurologue. D’où l’intérêt de s’offrir ce qu'on appelle des « béquilles » : on a tous besoin de post-it, de listes de courses, de pense-bêtes... qui, rassurez-vous, ne nuisent pas aux capacités mnésiques.
 
4. Les aliments qui stimulent
 
Nourrissez-vous et hydratez-vous correctement (le cerveau consomme à lui seul 20 % de l’énergie de l'organisme). Votre matière grise a besoin d'un demi-litre d’eau par jour et de glucides complexes (pain, pâtes, riz). Pensez aux produits frais, riches en acides aminés, et aux vitamines. La vitamine B12 (crustacés, foie, poisson, produits laitiers) a des effets directs sur la mémoire. Misez aussi sur les fruits et légumes. Leurs antioxydants renforcent les parois des neurones, tout comme les lipides polyinsaturés (huile de colza ou poisson). Enfin, l’alcool - en petite quantité -, n’est pas déconseillé. L’étude Paquid menée par l’Inserm sur 4134 personnes de 1988 à 2003 a démontré qu’en boire régulièrement diminuerait les risques d’Alzheimer.
 
5. Veillez sur votre sommeil
 
Le sommeil est indispensable au bon fonctionnement de la mémoire. En manquer peut provoquer des troubles mnésiques graves. Car votre mémoire travaille aussi la nuit !
Durant le sommeil paradoxal, on consolide sa mémoire procédurale (celle qui permet de se souvenir comment faire du vélo, par exemple).
Pendant le sommeil lent, on réactive et consolide ses souvenirs personnels. Se priver d’un seul cycle, c’est empêcher son cerveau de fixer les informations emmagasinées durant la journée.
 
6. Les substances à éviter
 
Certaines substances altèrent la mémoire… C’est le cas de l’alcool à fortes doses, qui peut provoquer des pertes de mémoire de plusieurs heures. C’est le cas du tabac, dont la nicotine bloque l’activité de certains récepteurs cérébraux.
C’est aussi le cas de certains médicaments courants (sédatifs, bétabloquants, antiépileptiques, antidiabétiques, benzodiazépines, dérivés d’atropines utilisés en gastro-entérologie et en urologie, antidépresseurs tricycliques, neuroleptiques…).
Enfin, c’est le cas des excitants comme le café ou le thé qui accentuent l’irritabilité et nuisent à la concentration.
 
7. Soyez attentif !
 
La mémoire n’est pas toujours seule en cause dans les oublis. Encore faut-il être réceptif aux stimuli. On ne peut se souvenir correctement d’une donnée que si on l’a enregistrée dans de bonnes conditions. Avoir une bonne mémoire, c’est d’abord être capable d’encoder correctement une information dans son intégralité, avant de la stocker pour éventuellement la rappeler plus tard. Inutile, donc, de vouloir se souvenir des détails d’un film quand on a oublié ses lunettes lors de la projection. Difficile également de retenir le nom de son voisin de table, si le brouhaha couvre les voix durant le repas ou si l’on accuse ne serait-ce qu’une légère baisse d’audition…
 
8. Gare au stress et à la déprime
 
La fatigue, le stress, le surmenage ou un état dépressif peuvent perturber le processus d’apprentissage... Un, parce que pour se souvenir, il faut d’abord être réceptif, ce qui est rarement le cas lorsqu’on vient d’apprendre une mauvaise nouvelle, qu’on est survolté ou qu’on a le moral dans les chaussettes.
Deux, parce que le stress et la nervosité sont liés à la production de cortisol, une hormone néfaste pour l’hippocampe (partie du cerveau qui transfère les souvenirs vers la mémoire à long terme).
Et trois, parce qu’une émotion négative, une inquiétude ou une préoccupation compliquent fortement le rappel des données emmagasinées…
 
9. Faites-vous plaisir
 
Dès l’âge de 20 ans, on perd 6 % de ses récepteurs à la dopamine par tranche de 10 ans. Traduction : avec la maturité, le cerveau, et plus précisément ses synapses (connexions entre neurones) sont de moins en moins sensibles à ce neuromédiateur (hormone), pourtant fortement lié au sentiment de plaisir et… à la concentration. Pour cette raison, on est donc à la fois plus distrait et plus vulnérable côté mémoire à court terme… A moins, peut-être, de veiller à se faire régulièrement plaisir ! Allez voir des comédies, lisez des livres amusants…
 
10. Faut-il se supplémenter ?
 
Il n’y a pas de pilule magique. Aucun complément alimentaire ne peut remplacer une alimentation équilibrée, et toute prise de ces produits ne doit se faire qu’après avis médical. Toutefois, sachez que les vitamines B (1, 2, 3, 5, 6, 9, 12) sont bénéfiques au cerveau. Elles limitent l’excès d’homocystéines, des substances toxiques liées à une mémoire défaillante. La vitamine E est elle aussi recommandée. Antioxydant, elle ralentit le processus de destruction des neurones. Enfin, la DHEA, hormone désormais célèbre, stimulerait les fonctions mnésiques (attention, ses bienfaits ne sont pas prouvés, et elle est proscrite en cas de cancer de la prostate).
 
 
Source Planetmag
 
Le Pèlerin
Par Le Pèlerin - Publié dans : Santé
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Vendredi 30 novembre 2007

Informaticien sur une île déserte

 
Un informaticien pris dans une tempête fait naufrage et manque de mourir plusieurs fois quand une vague démente le rejette sur le rivage d'une île déserte. Epuisé, il se traîne sur le sable puis réussit à trouver un creux de rocher où il s'établit tel un Robinson. Les semaines et les mois passent, notre homme subsistant grâce au lait de coco et à quelques bananes vertes, dans une profonde solitude. Au bord de la dépression (et de la mer) , alors que barbu et demi nu il retourne se noyer, il entend une voix féminine :
" Hello ! ".
Délire ? Hallucinations ? Une superbe femme, habillée chic-ville et parfaitement maquillée lui fait signe.
" Que vous arrive-t-il cher ami ? "
" Heu, je suis naufragé, je croyais l'île déserte " répond-il. " Mais je le croyais aussi jusqu'à ce que je vous aperçoive
" Je suis naufragée comme vous, depuis plusieurs années" dit la jolie fille.
" Plusieurs années ? Mais à vous voir on dirait que vous sortez du "France" et de ses galeries haute couture !" " Merci, c'est gentil ! En fait j'ai un petit métier à tisser que je me suis fabriqué, en bois, et je tisse des fibres de coco. Pour la couleur j'ai trouvé de ravissants coquillages dont je tire une teinture ".
" Mais ces bijoux ? " poursuit l'homme, ahuri.
" Ils vous plaisent ? Je les ai fondus moi même à partir d'un minerai que j'ai découvert là bas à flanc de montagne. Je suis assez fière des moules à cire perdue que j'ai fabriqués. Mais suivez-moi, je vous invite plutôt à vous restaurer et à vous reposer chez moi, vous avez l'air épuisé ".
Complètement hébété, le type la suit et découvre un superbe bungalow avec piscine. " Nom d'un chien, pense-t-il, elle est sacrement débrouillarde, cette femme ", et il s'affale sur le canapé.
" Je vous sers quelque chose à boire ? " lui demande son hôtesse.
" Heu, si c'est encore du lait de coco, non merci j'en ai ma claque "
" Du lait de coco ! Qu'il est drôle ! Non bien sûr ! Je distille un petit alcool dont vous me direz des nouvelles. Avec ou sans glaçons ? "
Plus étonné de rien, le type boit d'un trait quelque chose qui ressemble fort à du whisky, et se voit proposer par la jeune femme une étape dans la salle de bains :
" Vous trouverez un rasoir sur l'étagère " lui précise-t-elle. Douché, rasé de près, détendu, il revient au salon et voit son hôtesse vêtue d'un déshabillé transparent et très suggestif. Elle se colle contre lui et lui susurre à l'oreille: " Dis moi chéri, je suis sûre qu'il y a quelque chose que tu n'as pas fait depuis très longtemps et qui te manque terriblement... " décidément halluciné le type répond :
" Nan ??!!... je peux aller consulter mes e-mail en plus ??!"
 
De la part d’une Correspondante
 
Le Pèlerin
Par Le Pèlerin - Publié dans : Rions ensemble
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Vendredi 30 novembre 2007

Américains et Français

 
Dans un hôtel, en France, un touriste français prend tranquillement son petit déjeuner : café, croissant, baguette, beurre et confiture. Un touriste américain mâchant son chewing-gum s'installe en face de lui. Bien que le français l'ignore, l'américain engage la conversation :
- L'Américain : "Vous les français, vous mangez tout le pain ?"
 - Le Français (de mauvaise humeur) : "Oui."
 - L'Américain (après avoir fait une grosse bulle avec son chewing-gum):
 "Nous en Amérique, on mange juste l'intérieur. La croûte, on la met dans des containers, on recycle en faisant des croissants et on les vends aux Français."
 L'américain a un petit sourire sur le visage, le français écoute en silence.
 - L'Américain persiste : "Vous mangez de la confiture avec le pain ?"
 - Le Français : "Oui."
 - L'américain (une grosse bulle éclate sur sa figure et d'un coup de langue habile, il ravale son chewing-gum et continue à mâcher) : "Nous pas, en Amérique, on mange des fruits frais au petit déjeuner. Et on met les pelures, les pépins et les restes dans un containers, on les recycle en faisant de la confiture et on la vends aux Français." - - Le Français demande alors : "Faites-vous l'amour en Amérique ?"
 - L'Américain : "yeah bien sûr, très souvent" dit-il avec un large sourire.
 - Le Français : "Et que faites vous des préservatifs utilisés ?"
 - L'Américain : "Et bien comme tout le monde, on les jette."
-          Le Français : "Pas nous, une fois utilisés, on les recycle dans des containers, on fait du chewing-gum et on le vend aux Américains
 
De la part d’une Correspondante
 
Le Pèlerin,
Par Le Pèlerin - Publié dans : Rions ensemble
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Vendredi 30 novembre 2007

Nombril de la confédération des Ouled NAïl

Djelfa à travers le temps

Au début des années 1950, lors de son périple aux confins de l’Algérie, le sociologue Dermenghem, qui avait prolongé son escale à Djelfa, disait de cette région qu’elle était le cœur de l’Algérie. Dans son livre intitulé Le Pays d’Abel, paru aux éditions Gallimard le 25 novembre 1960, il raconte son voyage dépaysant dans le nombril de la confédération des Ouled Naïl, considérée comme la plus grande tribu d’Afrique ayant joué un rôle historique dans cette région peuplée depuis la préhistoire.

La présence humaine dans cette région, datant de l’âge de la pierre, est une thèse irréfutable, tant on y trouve à ce jour de fabuleux vestiges et, en de nombreux endroits émaillés d’écritures lybico-berbères, des gravures rupestres et des monuments funéraires. Peuplée déjà dans l’antiquité par les Gétules, cette région, marquée par l’existence de dolmens sur tumulus, a connu ensuite l’invasion des Romains lors de la conquête d’Afrique du Nord. Aux IIe et IIIe siècles, sous le règne des Antonins et les Sévères, les Romains y installèrent des postes militaires avancés servant de rampes de lancements à leurs raids sur d’autres régions lointaines et aussi de promontoires de surveillance pour annihiler toutes velléités de l’ennemi, parfois, en voie vers leurs frontières fortifiées en Numidie. Preuve qu’on peut observer à ce jour des traces encore claires de leur passage, des vestiges laissés à Charef, Zenina, tel le castellium de Demmedi à Messaâd (actuellement Demmed). Cependant, l’histoire, selon la tradition orale, ne confirme pas l’opinion assez répandue que les Vandales et les Byzantins ont effectivement et également foulé le sol de cette région. A leur arrivée dans la région, au VIIe siècle, pour y répandre l’Islam, les Arabes, conduits par Okba, désignaient les autochtones de Zénétes, des Berbères appelés Sindjas, Ghomra et Laghouat. Ces derniers, bien qu’ayant embrassé l’Islam, sont restés indépendants de toutes les dynasties et empires qui se sont succédé. Dès l’entrée des Beni Hilal au XIe siècle, la conséquence immédiate a été l’implantation de la grande tribu des Zoghba qu’Ibn Khaldoune distinguait dans ses écrits sur la région par les Beni Naïl — à ne pas confondre avec les Ouled Naïl — et les Nader qui ont choisi pour fief de prédilection, le mont Mechentel situé au nord de Djelfa pour fonder la tribu des S’hary, d’où le nom que porte aujourd’hui ce Djebel (S’hary) qui veut dire la lisière du Sahara.

Sanglantes représailles

Quant à la grande tribu des Ouled Naïl, les descendants du saint éponyme Sidi Naïl, de son vrai nom, Mohamed Ben Abdallah El Khourchfi établi en Algérie au XVIe siècle, ils se singularisent par 2 grandes fractions identifiées selon la position géographique élue. Les Ouled Naïl Cheraga (ceux de l’Est) et les Gheraba (ceux de l’Ouest), elles-mêmes, subdivisées en plusieurs branches et tiges. Sous le protectorat turc, les Ouled Naïl Cheraga dépendaient de l’autorité du Beylik de Constantine et les Gheraba relevaient de celle du Titteri. Au passage, cette époque a été marquée par de sanglantes représailles, des expéditions punitives exercées par les beys des deux provinces contre les rétifs sur le prélèvement de l’impôt désigné par « lamza ». Les premières incursions de l’occupant dans la région ont eu lieu effectivement en 1843, sinon Djelfa n’était qu’un lieudit situé sur l’itinéraire qu’empruntait le colonisateur pour se rendre vers des destinations qu’il désignera plus tard par les territoires du Sud ou le territoire de Ghardaïa. Ce n’est qu’en 1852 que la première fortification militaire voit le jour, construite par le général Youssouf, celle qui impulsera la création de Djelfa en 1861. Mais déjà, en 1836, les Ouled Naïl, sous la houlette de leur figure de proue, Si Cherif Benlahrech, qui prit part parallèlement à plusieurs combats en Kabylie, et qui fut nommé ensuite khalifa des Ouled Naïl par l’Emir Abdelkader et envers qui il restera fidèle jusqu’au bout, firent allégeance à ce dernier avant de poursuivre leur soulèvement ici et là, même après le traité de la Tafna. La résistance à l’ennemi continua de plus belle, preuve qu’on envoya Moussa Benlahcène et ses hommes à Zaâtcha appuyer Bouziane Mohamed et ses troupes, et Telli Belakhal pour rejoindre Benabdallah sans oublier l’épisode tragiquement célèbre de Bouchendouqa qui attaqua frontalement la fortification de Djelfa avec seulement une vingtaine d’hommes, et insuffisamment armés. Une opération osée qui sera chèrement payée par l’exécution manu militari de 14 d’entre eux et leur enterrement dans une fosse commune. La domination française va durer longtemps et les premiers maquis naquirent en 1955. Grâce à un relief fortement boisé et montagneux, l’ALN fait subir à l’ennemi de cuisantes défaites dont on citera à titre indicatif, les batailles de Gamra en février 1956, Senalba en mars 1957, Menaâ en août 1958 et la plus fameuse d’entre elles, celle de Boukhil en août 1961. Erigée en daïra dès 1962, Djelfa l’est restée longtemps, jusqu’en 1974, date à laquelle elle a accédé au statut de wilaya. Depuis et à ce jour, son rythme de développement ne cesse de monter crescendo. Ville ouverte par excellence, c’est ainsi que de gros village d’à peine 25 à 30 000 âmes au lendemain de l’indépendance, elle prend aujourd’hui la stature d’une grande ville frôlant la barre époustouflante de 300 000 habitants et, pour toute la wilaya, le million tout rond, ce qui fait d’elle la 7e au niveau national du point de vue démographique ! La région vit essentiellement de la production intensive de bétail en milieu fermé et de l’élevage d’embouche d’ovins. Cette dernière activité représente a priori sa vocation séculaire. Mais l’on peut enregistrer beaucoup d’initiatives entreprises dans d’autres domaines comme le commerce de produits en tous genres et la prestation de services diversifiés. Certaines wilayas limitrophes trouvent même en Djelfa un marché de gros alléchant, bien que les prix pratiqués y soient quelquefois exagérés. En tout état de cause, le chef-lieu jouit de l’une des meilleures zones industrielles du pays, entièrement viabilisée et dotée de toutes les commodités. Sa superficie est de 240 ha dont plus de 200 lots sont disponibles pour de potentiels investissements et plus du double de cette superficie en ce qui concerne les 12 zones d’activités et entrepôts, dans lesquelles se trouvent plus de 500 lots disponibles. Seulement, en face, il n’y a pas de répondant, eu égard au taux d’industrialisation qui est loin d’être méritoire. Aucune représentation de grandes firmes n’est présente hormis pour deux opérateurs de la téléphonie mobile et la mise en route de la future usine de ciment. Le chômage officiel atteint des proportions alarmantes si l’on prend en considération le classement de cette région qui caracole parmi les plus démunies du pays. Toutefois, l’agriculture, malgré le recours à de nombreuses formules de financement, s’est avérée ne pas être le point fort de la région en raison des conditions géophysiques défavorables, d’une part, et la non-professionnalisation de la main-d’œuvre locale, d’autre part. Le climat y est semi-aride à tendance continentale et les températures sont juste estivales en été, plus ou moins chaudes, certes, mais très clémentes dès qu’on se met à l’ombre. De l’avis de vacanciers de provenances diverses, le climat de Djelfa serait le plus doux et agréable dans tout le territoire national, et serait même bénéfique aux asthmatiques car l’humidité de l’air est presque nulle. Par contre, pendant l’hiver, il fait rigoureusement froid et le thermomètre affiche souvent 0 et moins. Autant dire que la pluviomètrie se caractérise par une incroyable irrégularité depuis une vingtaine d’années.

Curiosité touristique

Le relief de la région est constitué de dépressions successives s’échelonnant entre 650 et 1200 m d’altitude respectivement depuis la plaine de Aïn Ouessara jusqu’au col des caravane — sur la route de Laghouat —, le point culminant situé à 1272 m. Sauf dans le pré-Sahara vers la vallée de l’oued Djeddi où celles-ci (les dépressions) sont quelque peu nuancées. Cependant, on peut y apprécier des dayas ou (vallées) épousant la forme de dépressions endoréiques en succession. La plupart de ces dayas impressionnent par leur superficie et niveau de submersion variables au point de participer franchement à l’excitation du plaisir de la vue par leur beauté qui subjugue, surtout au printemps ! Côté thermalisme, il existe trois sources thermales principales : la source de Mesrane est sans doute à recommander aux personnes atteintes de maladies de la peau surtout l’eczéma. Par contre, la source de Guettara attend toujours son dimensionnement à la hauteur de son eau aux propriétés nombreuses et curatives de beaucoup de maladies également. Hamam Charef, dont on loue les vertus de son eau pour ses propriétés anti-rhumatismales, les rhumatismes étant très répandus dans la région et pour cause, le froid sibérien qui règne 9 mois sur 12 ! Cette dernière localité recèle aussi des coins absolument à visiter, comme les chutes naines de Kalane, ce fantastique barrage foisonnant de gros poissons ou la vaste plaine de Touazi ou encore, la forêt clairsemée de G’taya. Le cordon dunaire fait aussi sensation au nord de ce pays et, rien qu’à le regarder de loin, il force instinctivement une première impression qui fait immédiatement penser à une étendue de dunes organisées. En fait, il correspond au même paysage que l’on rencontre sur le littoral, ces dunes transversales, qui forment une bande d’approximativement 30 km de long et 2 km de large. Ce qui fait de lui une curiosité touristique exceptionnelle. Sa forme permet de visualiser nettement le contraste entre un paysage terne et celui progressivement en vert. C’est justement l’effet de cette transition qui fait sa beauté. L’autre et néanmoins extraordinaire curiosité est certainement le rocher de sel qui représente un relief en diapir de sel gemme, aux formes et couleurs multiples et caméléonesques subies par le truchement de la circonvolution du soleil. Il est sans doute l’attraction géologique la plus féerique de la région. Preuve en est qu’Eugène Fromentin, un peintre et écrivain hors paire dans son temps, disait en 1857 de cette merveille naturelle, dans son livre Un été dans le Sahara : « C’est un amas de roches étranges…, ce n’est pas beau, c’est formidable. » Peut-on en dire mieux ? A vrai dire, ce ne sont nullement les coins formidables qui manquent dans cette région non encore découverte totalement sur le plan écotouristique, mais bel et bien l’initiative qui devrait aller dans le sens d’une prise de conscience à l’égard de l’activité touristique. Réputée également zone boisée, la région jouit d’un patrimoine forestier rarement comparable dans les Hauts-Plateaux ! Par exemple, le massif du Sénalba, principal chaînon des monts des Ouled Naïl, a une altitude et une dénivellation maximales qui oscillent merveilleusement entre 1500 m et 300 m, d’où son nom qui s’articule ainsi : sen el ba, qui signifie en dialectal le dos de la lionne. Grâce à son microclimat et son ombrage, sa forêt peut faire aussi office de lieu de détente, de loisirs et de pratique de sports. Ses richesses faunistiques et floristiques sont inestimables ! Et de manière générale, la forêt se distingue surtout par une végétation envahissante d’essences parfaitement odorantes que dégagent le chêne vert en association avec le genévrier ou le chèvrefeuille et autres jasmins et genêt. Le parc animalier situé sur la route d’Alger à 17 km est un bestiaire ludiquement estival, renfermant de mirifiques espèces sauvages à poils et à plumes en captivité, tels le faon bleu, le pigeon ramier, la caille des blés et le mouflon à manchettes, la gazelle dorcas, le cerf daim, la chèvre naine etc. L’air y est vivifiant et l’équilibre du biotope est préservé grâce à une régulation étudiée du capital cynégétique. Enfin, pour conclure, les sites historiques et archéologiques n’y sont pas en reste. On en recense près de 1200 gravures rupestres, dont celles mettant en exergue l’éléphant, le buffle antique et le rhinocéros ainsi qu’une représentation de la faune disparue, sans omettre la splendide gravure rupestre du fameux « couple des amoureux timides ». A côté, il y a aussi des ruines de villages berbères et romains, notamment à Zaccar, Ammoura et Messaâd ainsi que d’autres endroits hors du commun à voir à tout prix ! Après quoi, ne vaut-il pas la peine de faire le détour par Djelfa ?

Source El Watan

Le Pèlerin

Par Le Pèlerin - Publié dans : Algérie - Communauté : Toulouse Tamanrassett
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Jeudi 29 novembre 2007
Santé - Attention aux canettes de boissons …Nettoyez avant de boire
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Article paru  dans "CADUCEE", revue d'information professionnelle médicale.
 
Il y a quelque temps mourut une  femme dans des conditions absurdes.
Elle était allée avec quelques amis, un dimanche, faire une excursion en barque et avait mis des boîtes (des canettes) de rafraîchissements dans  la glacière.
Le jour  suivant, lundi, elle était admise à l'Hôpital Universitaire, pour en  sortir morte le mercredi. L'autopsie a révélé une leptospirose,  symptômes fièvre
élevée, atteinte hépatique avec jaunisse  et  hémorragies) fulgurante provoquée par une boisson en  boîte qui avait été consommée  sans verre, dans la  barque.
L'examen des boîtes a confirmé  qu'elles étaient infectées d'urine de  rat,  et  donc de leptospires.  Probablement, la personne en  question n'avait pas lavé la partie supérieure  de a boîte avant de  boire,  et a été contaminée par l'urine de rat, qui  contient des substances  toxiques et mortelles, parmi lesquelles les leptospires qui provoquent  la leptospirose. Les  boissons et autres aliments en boîte sont emmagasinés dans  des  hangars  infestés de rongeurs, et sont transportés jusqu'au point de vente sans passer par aucun  type de nettoyage. Chaque  fois que vous achetez une boîte (ou une canette), lavez  consciencieusement la partie supérieure avec de  l'eau et du détergent,  et  rincez bien, avant  de la mettre au frigo.
Selon une étude  réalisée par INMETRO (Espagne), les couvercles  des  boîtes  de conserve et les canettes de boissons sont plus contaminés que les WC  publics. L'étude démontre que la quantité de germes et de  bactéries contenue dans  les couvercles et les boîtes est  si grande qu'il est  indispensable de bien les laver avec  de l'eau et du détergent, puis de  rincer  abondamment.
SVP, distribuez cette  information à la plus grande quantité de  gens  possible.
 
Source Direction des Ressources Humaines de l'Hôpital Cantonal  de  Genève.

Le Pèlerin


Par Le Pèlerin - Publié dans : Santé
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