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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 23:37
Remboursement des médicaments
Le nouveau système non encore assimilé par le citoyen
Pour avoir plus de détails, nous avons sollicité la chargée de communication du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, mais peine perdue.. Contactée par nos soins pour prendre attache avec un membre du comité intersectoriel du remboursement, la même chargée de communication a exigé non seulement qu’on lui précise le sujet du dossier mais aussi les détails et les grandes lignes. Après moult explications de notre part, nous avions décidé de prendre notre mal en patience et d’envoyer par fax ces «fameuses» grandes lignes exigées. Ensuite nous l’avons contactée pour avoir la date du rendez-vous mais nos appels sont restés sans suite. Un zèle affiché également par un certain directeur  Khelil, travaillant à la CNAS, qui nous a promis de nous contacter. Apparemment, la communication n’est pas le fort de nos administrateurs.
Alors par souci de bien faire et pour pouvoir orienter nos lecteurs, nous avons recouru à une personne proche de la sécurité sociale qui a préféré garder l’anonymat.

C’est quoi un produit générique ?

L’un des termes nouveaux dans ce processus de modernisation est le produit générique.
En des termes clairs, notre interlocuteur nous expliquera qu’à titre d’exemple, un grand laboratoire international développe un médicament tout en gardant les droits de fabrication. Une fois déposé, une  période de deux ou trois ans d’exploitation exclusive est accordé à ce même laboratoire, c’est-à-dire personne n’a le droit de fabriquer le même médicament. C’est ce qu’on appelle le princeps. Une fois le délai dépassé, les opérateurs intéressés par le produit peuvent commencer à fabriquer la molécule, c’est-à-dire le générique. «C’est exactement le même médicament, sauf qu’il ne porte pas le même nom et sa production revient moins chère», nous précisera-t-on. Et d’ajouter : «Un médicament générique peut coûter cinq fois moins cher tout en ayant exactement les mêmes propriétés».
Et de continuer, l’Algérie, à l’instar des autres pays, a décidé d’encourager le médicament générique afin de réduire ces dépenses en matière de remboursement de médicament sans pour autant que la santé du citoyen ne soit lésée. Cela dit, la commission de tarification, «après quelques erreurs de parcours», est parvenue à la conclusion que le médicament générique remboursé représente au moins 50% des besoins, et d’expliquer : «Il arrive que vous achetiez un générique moins cher, comme il arrive que vous en achèterez un plus cher, mais la CNAS rembourse celui dont les besoins représentent 50%». Pour être plus explicite, le princeps, c’est-à-dire le médicament d’origine, coûte 3 000DA. D’ailleurs, plusieurs génériques présentés par le pharmacien sont à différents prix,
900 DA, 700 DA et 1 500 DA, chacun des médicaments représente soit 15%, 10%, 5% et 50%, c’est celui qui représente 50% des besoins que la CNAS remboursera, «cela veut dire que si notre pays consomme 50 000 boîtes de ce médicament par an, il faut que
25 000 boîtes soient consommées.» Et de préciser : «L’erreur qui a été faite au début, c’est qu’ils ont choisi le moins cher, ce qui a gravement lésé le citoyen, auparavant, il achetait son médicament à 1 000 DA et on ne lui remboursait que 400 DA».
 Soulignons qu’un produit générique n’est pas forcément fabriqué en Algérie, n’importe quel laboratoire d’une certaine renommée peut produire du générique. En Algérie, des centaines de génériques sont sur le marché.
D’après le même interlocuteur, «après quelques timides balbutiements, il en ressort que depuis 3 ans, cela a pris de l’ampleur, on en est encore loin des prévisions, mais ça évolue de plus en plus et ce processus commence à être maîtrisé».
«Affaiblissement de la mafia du médicament grâce au générique»
Cependant, notre interlocuteur n’a pas passé par trente-six chemins pour dénoncer les propos qui ont été tenus dernièrement par le ministre de la Santé, M. Tou. Il dira à ce propos, «quand un ministre et qui n’est pas des moindres, celui de la Santé de surcroît, affirme que les génériques n’ont pas les mêmes effets que le produit principal, ces propos portent un coup à toute notre  politique et au processus de remboursement. C’est vrai qu’il s’est rétracté par la suite, mais le mal a été fait. Le plus grave, c’est qu’il avait tort, nous possédons deux laboratoires ultrasophistiqués et tous les médicaments qui entrent subissent les analyses les plus pointues à tous les plans avant qu’ils ne soient distribués. Il est vrai qu’il existe une certaine mafia du médicament, celle qui  distribue le princeps ramasse des sommes colossales, d’ailleurs un médicament à 100 euros est revendu à 50 000 DA vu sa non-disponibilité, et dans ce cas-là, la CNAS était obligée de rembourser. Cette  mafia puissante est toujours présente, mais, aujourd’hui, grâce au générique, nous commençons à l’affaiblir, le chemin à parcourir est encore long.» «Tout au début, avec l’ouverture de l’économie, les importateurs de médicament où il était mentionné dans le cahier des charges, qu’au bout de deux ans d’existence, ils devaient mettre en place les usines de fabrication, personne ne l’a fait», a-t-il poursuivi.
«S’il n’y a pas d’usine, ils auraient dû fermer au bout de cette période, mais malheureusement, personne ne l’a fait et personne n’a fermé, dernièrement cette clause a été supprimée. Pour mettre le holà, il a été reconnu que le générique est la seule solution», a-t-il ajouté.
Concernant le nombre de génériques mis sur le marché, notre interlocuteur nous dira que «la commission introduit sur le marché de nouveaux produits génériques chaque année, si ce n’est pas chaque mois ou tous les deux mois, et la CNAS rembourse tout naturellement. Il est vrai que ça ne va pas très vite mais ça avance quand même. De cette manière, on porte un coup à la mafia.»
C’est quoi le tiers payant ?
le tiers payant, un autre terme nouveau dans ce processus de modernisation. Juridiquement parlant, «le système du tiers payant produits pharmaceutiques, prévu par la loi n°83.11 du 2 juillet 1983 relative aux assurances sociales modifiées, permet à l'assuré d'acquérir ses médicaments auprès d'une officine pharmaceutique conventionnée gratuitement, lorsque sa prise en charge est de 100%, par contre lorsqu’elle est à 80%, il doit participer avec 20%».
D’après la CNAS, les bénéficiaires du taux de 100% sont l'assuré et l’ayant droit atteint d'une maladie chronique reconnue ou  titulaire d'une rente d'accident du travail ou de maladie professionnelle dont le taux est égal ou supérieur à 50% et ses ayants droit, l’assuré titulaire d'une pension d'invalidité ou de retraite directe dont le montant ne dépasse pas le montant du salaire nationale minimum garanti (SNMG) et ses ayants droit. Pour le taux de 80%, ce sont tous les autres cas. La liste a été élargie, plus précisément le 15 mai de cette année, à  ceux qui avaient un traitement à vie, tels que l’asthme, l’hypertension artérielle, la maladie de Crohn.
 La carte du tiers payant produits pharmaceutiques est remise au bénéficiaire à qui il est exigé un dossier comprenant une fiche familiale d'état civil, une photo d'identité, une demande de domiciliation auprès de l'officine pharmaceutique de son choix.
La durée de validité de cette carte est d'une année qui sera renouvelée. Elle sera renouvelée en cas de modification intervenant dans la situation d'un bénéficiaire en cours de période de validité de la carte, de changement d'officine pharmaceutique de domiciliation ou à la demande de l'assuré, de perte de la carte sur la base d'une déclaration de perte établie par les autorités compétentes. Ce renouvellement ne pouvant pas dépasser le nombre de deux au cours d'une même année. La carte est personnelle et ne peut être utilisée que par les bénéficiaires qui y sont inscrits. En cas d'abus constaté dans son utilisation, la carte est retirée.
«Le système du tiers payant est une possibilité offerte à l'assuré qui lui évitera de faire à l'avance des frais. Toutefois, il n’est pas obligatoire et l'assuré qui ne veut pas en bénéficier peut continuer à acheter ses médicaments et se faire rembourser ensuite par son centre de paiement.
Tous les produits pharmaceutiques figurant dans la liste des médicaments et prescrits par un médecin sont remboursables par la sécurité sociale, selon la liste fixée par arrêté interministériel».
Dans le générique, tout le monde y trouve son compte

«Quoi qu’il en soit, pour l’assuré détenant un livret tiers payant (100%, 80%) ou celui qui paye cash ses médicaments et où la CNAS  rembourse un taux de 80%, tout le monde trouve son compte dans les génériques». Notre source nous expliquera que dans le cadre du tiers payant, «c’est bénéfique pour la CNAS parce qu’elle se retrouve avec des factures à payer de moindres coûts, notre budget peut supporter cette charge. Chaque année nous remboursons une moyenne de 50 millions d’ordonnances».
Dans le cas où il n’est pas question de tiers payant avec une ordonnance par exemple de 5 000 DA, il choisit les produits génériques la valeur de son ordonnance sera de 1 500 DA.
«La CNAS a été très claire là dessus. Quand la commission impose tel générique, parce qu’il est présent à 50% des besoins, le pharmacien qui vend un autre médicament prend un risque». La CNAS est conventionnée avec au moins 80 % des pharmaciens à travers le territoire national, ils sont donc engagés dans leur contrat à encourager l’utilisation du générique, le princeps est vendu sauf s’il n’a pas de générique à remplacer où quand ça n’a pas été pris en charge par la commission. Tout le monde y trouve son compte dans cette politique y compris le citoyen, sauf la mafia».  
En 2006, le produit générique ne représentait que 14,6%

Rappelons que le ministre de la Santé, Amar Tou, a déploré, l’année dernière, les importations de produits génériques en Algérie qui  ne dépassaient pas les 20% et ce, en dépit des campagnes d’encouragement. Saidal, à elle seule, produit plus de 60% des médicaments génériques, mais les autres entreprises spécialisées dans la production des médicaments le font beaucoup moins. «La promotion de ces produits sur le marché est insuffisante», a-t-il regretté. Les mêmes  propos ont été tenus par le ministre du Travail, de la Sécurité sociale et de l’Emploi. Selon lui, l’utilisation du médicament générique ne représente en Algérie que 14,6% alors que le taux est de l’ordre de 50% dans les pays développés.

Modalités de délivrance des produits pharmaceutiques

Après avoir vérifié que le bénéficiaire de l'ordonnance figure sur la liste, que les droits sont en cours de validité ainsi que la conformité de l'ordonnance, le pharmacien délivre les produits pharmaceutiques prescrits. Les produits pharmaceutiques qui figurent sur la liste des médicaments remboursables sont remis gratuitement lorsque le bénéficiaire est pris en charge au taux de 100%, et si il est assuré à 80 %, il doit assurer les 20%. Si le pharmacien honore l'intégralité de l'ordonnance, il la conserve, la tarification, y reporte le numéro de référence et y appose les vignettes. En outre, il retient la feuille de soins, complétée par l'assuré et le médecin prescripteur, reporte le montant total de l'ordonnance et y applique son cachet. Si le pharmacien ne peut honorer qu'une partie de l'ordonnance, il établit une facture sur laquelle il place les vignettes. Il restitue l'ordonnance à l'assuré après avoir indiqué à côté de chaque médicament délivré la mention «servi» et la quantité servie et après y avoir reporté le numéro de référence. Il restitue également la feuille de soins sur laquelle il appose son cachet et reporte le montant des médicaments servis avec la mention «tiers payant».

Qu’en est t-il de la carte à puce ?

Depuis cinq ou six ans, le processus de modernisation de la sécurité sociale a été lancé, l’informatisation de tous les services a fait un bout de chemin, ce qui représente un pas de géant. Les services ont été informatisés, de même que les fichiers et les fichiers de remboursement. Une deuxième phase s’en est suivie, celle de la formation. Par la suite, la CNAS a lancé la carte à puce. C’est une carte électronique de sécurité sociale servant à couronner le processus de modernisation. Le projet date de plusieurs années, il a été lancé de manière effective l’été dernier. La CNAS a conclu un marché avec Gemaldo, une boîte française, pour l’acquisition du matériel adéquat. «C’est l’une des meilleures au monde, c’est elle, entre autres, qui a fourni les passeports électroniques américains», nous confiera notre interlocuteur. Le 19 avril de cette année, le centre de production des cartes électroniques a démarré officiellement, la CNAS a produit les premières cartes au niveau de cinq wilayas pilotes : Annaba, Médéa, Oum El Bouaghi, Boumerdès et Tlemcen. Cette carte va être généralisée en 2009 à travers l’ensemble du territoire national.
La carte à puce contient cinq compartiments avec une mémoire de 32 ko. Pour l’obtention de cette carte, le citoyen doit fournir, une photo et un extrait de naissance. 
Ladite carte est inviolable, elle contient un compartiment comprenant les données administratives, un autre pour les données médicales d’urgence (groupage sanguin, éventuelles allergies…), le troisième celui de l’historique des soins généralement, les dix derniers soins y figurent, un autre pour les résultats des  analyses, ainsi que les noms de  médicaments achetés, le dernier ayant trait à la sécurité  pour protéger la carte. 
Donc, la carte sera donnée à l’assuré social et les clés  de la carte sont remises aux médecins, aux laboratoires, aux hôpitaux même aux ambulanciers. «En un mot, à  tous ceux qui auront un contact direct ou indirect avec l’assuré», dira-t-il. «La carte est de type familial, on peut l’utiliser pour six ayants droits.»  L’utilisation de ce système permettra de rationaliser les dépenses, de suivre en temps réel la consommation du médicament, ce qui nous permettra de mieux gérer nos stocks, d’établir une politique de la santé du médicament qui sera beaucoup plus conforme aux besoins, cela ouvre des horizons nouveaux, d’une part, et d’autre part, le fait que sur cette carte comporte l’historique du malade évitera de refaire les mêmes analyses, cela empêchera la CNAS de faire le double remboursement, et plus important, cela permettra de renouer le dialogue entre le médecin et son patient, de même qu’entre les médecins, pour arriver, par la suite, à la mise en place de ce qu’on appelle le médecin conventionné. Chaque malade choisit son médecin librement, la carte à puce va nous permettre de généraliser le système du tiers payant en 2012, c'est-à-dire «la visite chez le médecin ou l’achat de médicaments chez le pharmacien seront gratuits». Et de préciser : «Le remboursement se fera par Internet. La CNAS veut  mettre en place un système de réseau, surtout qu’elle possède un matériel assez sophistiqué. Le pharmacien ou le médecin sur place établit la facture électronique, quand il reçoit un malade, il l’envoie par Internet, en signant électroniquement ses factures, la CNAS n’aura pas de problème pour identifier l’authenticité de la signature, automatiquement on établit un ordre de paiement, deux jours après, le médecin reçoit le virement émanant de la CNAS».

Vers le médecin conventionné

En théorie, le malade possède une carte, il va chez le médecin possédant un micro, un lecteur et la clé livrés par la CNAS. Il introduit la carte dans le lecteur, c’est sa clé qui lui permet de lire toutes les données concernant le malade, sans elle, impossible d’avoir la moindre information, cela représente une première sécurité. Idem pour le pharmacien, si c’est le tiers payant, le client ne paye pas ; si ce n’est pas le cas, il paye. Dans les deux catégories, il nous envoie la facture de  manière électronique, si c’est le tiers payant, la CNAS vire l’argent sur le compte du pharmacien, si ce n’est pas le tiers payant, l’argent est transmis vers le compte de l’assuré. Le pharmacien a une démarche à faire, il prend les vignettes pour les apposer sur les ordonnances qu’il doit transmettre à la CNAS. «Nous avons un projet, c’est celui de supprimer les vignettes et d’aller vers le code barre, ce sera beaucoup  plus simple pour le pharmacien. Pareil dans un laboratoire.»
Et concernant le remboursement des analyses, notre interlocuteur nous fera savoir que tout est remboursable. «Chez nous, c’est le tarif qui pose problème. Des examens qui coûtent aujourd’hui entre 1000 ou 400 DA, la CNAS ne rembourse que 20 DA, c’est plutôt dérisoire. C’est pour cela que les gens ne recourent pas au remboursement. Notons qu’il existe deux commissions, celle de la tarification et une autre de la nomenclature des soins. «La CNAS est passée de 1 700  nomenclatures de soins à
8 000. Concernant les tarifications, nous sommes toujours en train de travailler là-dessus, chacune des nomenclatures dont le nombre est de 8 000 aura son tarif spécifique, cela demande du temps, mais la finalité est que le patient déboursera chez le médecin 500 DA et la même somme lui sera remboursée, idem pour les analyses.»

La Poste est responsable

A la question sur les heures d’attente au niveau des centres de paiement pour présenter ses ordonnances, le même interlocuteur nous dira que tout est informatisé au niveau de ces mêmes centres, et le client met au maximum une heure pour les présenter. «Auparavant, c’était toute une journée, le problème se situe au niveau de la Poste, puisque la CNAS vire l’argent vers le compte de l’assuré, il faut attendre des fois un mois pour les recevoir. La faute à qui alors ?» La CNAS ne peut pas incriminer la poste, alors à qui la faute ?

«Les assurés n’arrivent pas à saisir»

Questionné sur le processus de modernisation menée par la CNAS, un pharmacien de la rue Mohamed Belouizdad a affirmé quant  au tarif de référence que «70% de nos clients ne savent pas ce que cela signifie,  même si on leur explique, ils arrivent difficilement à l’assimiler».
Concernant le générique, le même pharmacien nous a précisé qu’au-delà du troisième générique, on trouve sur le produit le tarif de référence. Quant à son achat, la balance est équilibrée, «50% de la population  le choisissent et 50% autres préfèrent  l’original». Pour le livret de tiers payant, il nous dira qu’«une minorité le boude justifiant leur attitude par les tracas engendrés par toute la paperasse demandée, sinon dans l’ensemble ça marche bien». Et d’ajouter :  «Depuis le lancement du livret tiers payant, le pharmacien choisit le générique au tarif de référence. Autre chose à préciser, c’est que si le tarif de référence est le même que le prix public Algérie (PPA), le client ne paye rien, s’il y a une différence à payer, même il est remboursé à 100%, il la paye quand même, et dans certains cas, on trouve le tarif de référence plus élevé que le PPA».
Pour un autre pharmacien, le rabattement sur les produits génériques dépend de la bourse des acquéreurs. «Ceux qui peuvent se permettre demandent le produit français, même si ce dernier est classé au bas de l’échelle par rapport aux autres pays européens, les produits anglais les devancent largement, les autres s’abstiennent et réclament le générique puisque leur porte-monnaie est menacé par un pouvoir d’achat qui n’arrête pas de baisser».
Génériques, tarif de référence, c’est quoi ces termes ?
Lors de notre virée effectuée dans les centres de paiement au niveau de la rue Mohamed-Belouizdad, à Alger, grand fut notre étonnement d’apprendre que les plupart des citoyens rencontrés ne connaissent pas la signification de ces nouveaux termes, introduits, apparemment, sans étude ni médiatisation.
Dans le centre de paiement sis à la même rue, une dame d’un âge avancé, assise, attendant son tour nous a affirmé qu’elle ignorait complètement le mot générique. «Etant diabètique, ce qui veut dire malade chronique, je suis assurée à 100%, je possède un livret tiers payant, mais personne, ni le pharmacien ni le médecin,  n’a pris le soin de m’expliquer la signification de ce terme». Et le livret comment avez-vous appris son existence ? Elle nous répondra que c’était grâce au bouche à oreille. «Ce sont  des amis qui m’ont informée, de là je me suis présentée au niveau de centre de paiement le plus proche pour m’informer du dossier à fournir, c’est ce que j’ai fait». Et d’enchérir : «Même étant assurée à 100%, il m’est arrivé quelques fois de m’acquitter d’une certaine somme pour un produit acheté, mais sans demander pourquoi». Interrogée sur les éventuelles lenteurs dans ledit centre, elle dira : «Il y a de cela deux ans, il nous est  arrivé de patienter jusqu’à deux heures voire même trois heures pour recevoir notre argent, mais depuis une année, une grande amélioration a été constatée et le remboursement se fait sur un compte CCP, au bout de dix jours au plus tard, nous recevons notre argent».
La soixantaine entamée, un professeur d’université que nous avons apostrophé, n’abonde pas dans le même sens que sa voisine de siège.  «Pour absence d’un papier on m’a fait poireauter toute une journée et cela uniquement pour les ordonnances de mon épouse et de mes enfants, finalement on m’a envoyé vers un autre centre, celui de  la rue Didouche Mourad, puisque je suis affilié au niveau de ce centre pour ramener le document manquant. Nous en souffrons, surtout les personnes âgées».
Pour lui, «depuis que les remboursements se font par virement, les choses ont empiré. «Ici en Algérie, on est incapable de gérer quoi que ce soit». Idem, pour ce professeur universitaire, les génériques, le tarif de référence sont des expressions qui ne se trouvent pas dans ce dictionnaire.
Le même avis est partagé  par un autre retraité rencontré sur place. Après avoir déposé son dossier, une semaine après, il est revenu récupérer les avoirs du remboursement  qui lui ont  été remis sans trop attendre apparemment. Interrogé sur le carnet tiers payant, il dit qu’il a entendu des bribes d’une certaine conversation émanant des voisins de siège dans le même centre. «Par curiosité, je me suis adressé au guichetier du centre pour plus d’information. Dans tous les cas, c’est une chose formidable, puisque ma femme est malade chronique, elle en avait vraiment besoin»». 
Et le générique ? «J’en ai entendu parlé à la radio mais je n’y ai pas prêté attention», nous a-t-il répondu. D’après ces témoignages et bien d’autres recueillis dans ces centres, nous constatons que les pouvoirs publics concernés n’ont fait jusqu’à maintenant aucun travail pour médiatiser ce nouveau processus.
Et pourtant, cela pourrait se faire à travers des spots publicitaires où des citoyens pourraient  prendre part, ce qui portera sans nul doute leurs fruits, autrement à quoi ça sert d’importer le générique sans mener une campagne de vulgarisation de ces produits. Les choses devront bouger, et vite !
 
Source La Nouvelle République
 
Le Pèlerin

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