Partager l'article ! Algérie - Pieds – Noirs – Identité et Culture – (21/28): L’identité c'est la culture - Les Formes d’arts les plus divers ...
L’identité c'est la culture - Les Formes
d’arts les plus divers
Les Fils du Sud, Collection Carnets d'Orient de Jacques Ferrandez, Éditions Casterman. Bakri, Castan, Martin, Ferez : les noms d'un métissage possible.
« Ferrandez ne nous transporte pas en Algérie d'autrefois. Il nous y plonge la tête d'un coup. » Louis Gardel, « Frères de soleil », préface du Cimetière des Princesses »
La dernière vignette de la
bande-dessinée de Jacques Ferrandez, Les Fils du Sud, collection Carnets d'Orient, Éditions Casterman. «Août 1914, On s'appelle Garcia, Tobalem, Lakhdar, Galéa, Dupond ou Durand... On est les
Fils du Sud et on part à la guerre. »
« Ferrandez c'est nous de là-bas, enfants, gamins, puis adolescents, puis zouaves !
[...] Ame ardente et lucide [...] héritier d'une terre si éperdue d'elle-même qu'on pourrait prétendre que ses coups de sang sont généreux. Vrai fils du
Sud».
Jules Roy,
préface de Fils du Sud
Je suis né en 1955 en Algérie et suis arrivé en France avec mes parents quelques mois plus tard. J'ai essayé de témoigner de mes origines familiales dans Les Fils du Sud. Je me
sens assez représentatif de ces familles pieds-noirs. »
J. Ferrandez, entretien, 2001 (Interview Itinéraires de l'univers de la BD, M.-E. Leclerc et M. Wahl, éd.
Flammarion).
L’origine, la source. Le passé
crée l'avenir
Témoignages de petits pieds...
noirs ou pas, écrivant ensemble, à leur façon (atelier d'écriture, Paris XVe).
Moi je ne suis pas Pied-Noir, mais d'origine espagnole, et je sais qu'il y a des
Espagnols qui sont devenus Pieds-Noirs.
Pierre-Antoine, 12 ans
Texte sur
l'origine
(Je pourrais vous écrire trois livres avec ce que je sais déjà). Tout commença au Maroc. Quand mon arrière-grand-mère accoucha de huit
garçons.
Tellement
ils étaient nombreux, mon grand-père et mes oncles dormaient à trois dans chaque lit: la maison était très petite. Mon arrière-grand-père ne gagnait pas beaucoup d'argent, donc mon grand-père a
été obligé de quitter l'école à dix ans pour travailler au garage (il a nettoyé des voitures pendant dix ans).
Dix ans passèrent.
Mon grand-père apprit la boxe pendant cinq ans : il a
même été champion du Maroc. Puis, pour la première fois, il a perdu un combat. Ce n'était pas contre Marcel Cerdan, comme je le croyais, mais contre quelqu'un
d'autre.
Toujours
au Maroc...
Mon
grand-père, souvent, il allait avec son bourricot chercher des tomates, des pommes de terre et du chou : il marchait pendant douze kilomètres.
Passons à mon oncle
Fredy.
Fredy était
très intelligent : il a arrêté l'école à 30 ans ! (Mais à 22 ans il a été soldat pendant la guerre d'Algérie, et il a survécu).
Mon arrière-grand-mère était très dure avec ses fils.
Mais elle adorait les motos, elle était passionnée par les motos. Alors, pendant que ses enfants faisaient le ménage ( Il fallait partager, ils étaient trop nombreux), elle, elle faisait de la
moto.
Passons à l'école.
Avant au Maroc, les garçons étaient dans une école de garçons, et les filles dans une
ente de fiIles. C'était un peu ennuyeux pour mon grand-père et mes oncles: ils ne pouvaient pas voir les filles. Mais mon grand-père avait quand même trouvé une fille: il était très amoureux. Il
lui a dit: veux-tu être ma femme (tout ça encore au Maroc), et ma grand-mère, très surprise, lui a dit oui. Puis il y a eu quelque chose : Ils devaient partir du
Maroc.
A
suivre……
Nota : Ce texte tiré de l’œuvre ci-dessus indiquée
est diffusé à des fins de vulgarisation de la culture Pied-Noir.
Que les auteurs en soient remerciés.
Votre serviteur un Pied-Noir
d’Hussein-Dey se retrouve dans les propos de ce document.
Le Pèlerin
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