Selon Ziegler, 500 entreprises affament le
monde
Des métaux jusqu’aux produits agricoles, le marché mondial des matières premières est en baisse, ces derniers jours, alors que le pétrole enregistre toujours des hausses vertigineuses.
La question s’impose : à quoi est du cette chute des
prix ? Les analystes, estiment que «la tendance des cours de la majorité des matières premières échangées sur les marchés mondiaux tels le blé, le maïs et le soja a été baissière
sous l’effet de la remonté du dollar et dans un contexte où le pétrole était en hausse continue». Et d’ajouter que «les cours du pétrole continuaient à aligner les records en raison de tensions
géopolitiques et sociales dans différentes zones de production».
Certains observateurs convergent à dire que c’est un repli des cours des matières premières très prononcé ou une simple pause, qui devrait bientôt reprendre.
Les prix du blé, du maïs et des graines de soja se sont, en effet, repliés la semaine dernière sur le marché à terme de Chicago. A titre d’exemple, selon l’information rapportée par APS, le
contrat de maïs a clôturé vendredi 20 avril, à 5,7725 dollars, contre 5,9950 dollars vendredi dernier, soit une baisse hebdomadaire de 3,71%. Le contrat de soja, selon la même source, a fini à
13,37 dollars, contre 13,6150 en fin de semaine dernière, en retrait de 1,79%. Le contrat de blé a terminé à 8,1550 dollars le boisseau, contre 8,85 le 20 avril en clôture. Il a perdu,
selon la même source, 7,85% sur la semaine. De leur côté, les métaux précieux ont mis un terme à leur reprise des deux semaines précédentes, les cours marquant un net recul dans le sillage du
regain de vitalité du dollar. Par ailleurs, l’information publié sur le London Bullion Market, et rapportée par l’APS, fait état d’une légère baisse du prix de l’or, en annonçant que «l’once d’or
valait 891,50 dollars vendredi à la clôture, contre 908,75 vendredi dernier». En ce qui concerne l’once d’argent, il valait 16,68 dollars vendredi à la clôture, contre 18,18 vendredi dernier. Et
si on se remettait à l’information diffusée sur le New York Mercantile Exchange, le prix du pétrole continue à enregistrer une flambée vertigineuse, puisque le baril de Light Sweet Crude,
livraison en juin, a frôlé mardi dernier le seuil symbolique de 120 dollars, atteignant le record absolu de 119,90 dollars. Il a clôturé vendredi dernier à 118,52 dollars le baril contre à 116,69
une semaine plus tôt. Selon la même source, à Londres, le Brent de la mer du Nord, connu pour être plus lourd et plus soufré que le brut coté à New York et par conséquent généralement un peu
moins cher, a continué à enchaîner les records tout au long de la semaine, avec un dernier pic vendredi à 117,56 dollars le baril avant de clôturer à 116,34 contre 113,92 une semaine plus
tôt.
Dans son nouvel essai, l’Empire de la honte, le sociologue et intellectuel subversif genevois et rapporter spécial sur le droit à l’alimentation de la commission de l’ONU pour les droits de
l’homme, M. Jean Ziegler accuse «les sociétés transcontinentales privées d’entretenir la famine, de détruire la nature et de subvertir la démocratie». L’Empire de la honte, selon lui, «c’est
l’empire des entreprises transcontinentales privées, dirigées par les cosmocrates. Les 500 plus puissantes d’entre elles ont contrôlé l’an passé 52% du produit mondial brut, c’est-à-dire de
toutes les richesses produites sur la planète». Ziegler n’hésite pas à qualifier les dirigeants de ces multinationales de «meurtriers du monde, qui tuent de faim et d’épidémie 100 000
personnes par jour».
Pour conclure, la crise mondiale étant due plus à la spéculation «œuvre» d’une poignée de grands fortunés de ce monde, ceci prouve l’incapacité des gouvernements de faire face aux appétits
féroces de quelques centaines de multinationales qui affament des millions.
Source La Nouvelle République
Le Pèlerin
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