Nouveau découpage administratif
Les explications du ministre de
En marge d’une cérémonie de recueillement, organisée hier à la direction générale de la
sûreté nationale DGSN (Alger), à la mémoire des martyrs du devoir, le ministre d’Etat, ministre de l’l’Intérieur et des collectivités locales, Noureddine Yazid Zerhouni, est longuement revenu sur
le nouveau découpage administratif, annoncé par le président de la République
Interrogé sur le sujet par des journalistes, le ministre de l’Intérieur indique que l’idée de passer au
nouveau découpage administratif est inspirée des résultats du dernier recensement général de la population. « Dans les années 1960 et 1970, 30 % de la population vivaient dans les centres
urbains. Aujourd’hui ce sont 86% qui occupent les centres urbains. Ça veut dire que la configuration et l’implantation des citoyens a changé », a-t-il constaté. Ce fait signifie aux yeux du
ministre Zerhouni, que « dans les endroits où la population a augmenté il y a un déficit en termes de proximité administrative. Par contre dans des zones où la population a baissé il peut y avoir
une sur-dotation ». Donc, poursuit-il, « l’objectif est d’adapter les instances administratives à la population ».
Evoquant la méthode à suivre dans la mise en place du nouveau découpage en question, M. Zerhouni
souligne que l’objectif de la procédure est d’éviter les erreurs commises dans le passé. « Au lendemain de l’indépendance, nous avons décidé tout de suite la création de nouvelles wilayas alors
que nous n’avions pas mis en place les structures devant suivre leur fonctionnement. Ce qui fait que la prise en charge et la transmission des fonctions se sont faites d’une manière très
difficile et parfois dans un certain désordre. »
Ainsi, le prochain découpage
s’articule sur quatre principaux jalons. Il s’agit des critères liés à la population, à l’éloignement, à la souveraineté et à l’activité économique. Au sujet de la distance, Yazid Zerhouni cite
l’exemple de la daïra de In Salah éloignée de quelque
700 km du chef-lieu de la wilaya (Tamanrasset) et de Djanet distante de 300 km d’Illizi.
Selon le ministre, la daïra de In Salah qui a une population de 35 000 âmes n’a pas tous les services
de proximité. Cependant, « on ne peut pas mettre une wilaya pour une population de 35 000 habitants. Ce n’est pas acceptable en termes de population mais du fait de la distance nous devons y
mettre une wilaya déléguée qui bénéficiera de tous les services utiles aux citoyens », a expliqué M. Zerhouni.
S’agissant du volet de la souveraineté, il note le tracé frontalier d’In Guezzam et autres zones
frontalières considérées, dira-t-il, comme des « endroits sensibles » ou « zones de transit ». « Nous pensons qu’il faut y avoir une autorité et une wilaya délégué au niveau de ces endroits »,
soutient-il, ajoutant dans la foulée que les zones « à forte activité économique » nécessitent, elles aussi, une administration déléguée. « A partir de ces critères nous avons choisi des daïras
appelées à devenir des wilayas déléguées », dit-il précisant que la mission essentielle du wali délégué est de « mettre en place tous les services nécessaires en fonctionnement d’une wilaya et
qui apportent une plus grande proximité au citoyen ».
Source Horizons
Le Pèlerin
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