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Airbus - Coup de théâtre pour les ravitailleurs américains, Boeing pourrait jeter l'éponge
Le juteux contrat pour renouveler la flotte d'avions ravitailleurs de l'US Air Force est menacé d'un nouveau coup de
théâtre, la presse spécialisée avançant lundi que l'avionneur Boeing, candidat acharné dans cet appel d'offres au long cours, pourrait jeter l'éponge.
L'avionneur américain, vainqueur initial de ce contrat maintes fois repoussé depuis 2003, envisage "fortement" de ne pas présenter d'appareil pour l'appel d'offres, croit savoir le magazine
Aviation Week.
D'après
"plusieurs sources internes chez Boeing", l'avionneur basé à Seattle ne serait pas sûr de pouvoir répondre dans les temps aux critères tout récemment transmis par le
Pentagone.
Initialement
accordé à Boeing il y a cinq ans, le contrat portant sur la livraison de 179 appareils et représentant 35 milliards de dollars a été annulé depuis et attribué en février au tandem rival formé par
l'américain Northrop Grumman et l'européen EADS.
Mais
cette attribution a elle aussi été remise en jeu en juillet, à la suite d'une plainte déposée par Boeing, et le Pentagone a transmis la semaine dernière des critères révisés aux deux candidats en
lice.
Les
hésitations de Boeing surviennent alors que les commentaires préliminaires des candidats sont attendus par le Pentagone cette semaine. Les avionneurs ont jusqu'au 1er octobre pour le dépôt formel
des offres.
Contacté
par l'AFP, Boeing n'a ni confirmé ni démenti cette information.
"Boeing
ne discute pas des délibérations internes relatives au contrat sur les avions ravitailleurs", a déclaré Dan Beck, un porte-parole de Boeing. "Nous avons soumis nos commentaires et devons
rencontrer des représentants du gouvernement demain" (mardi).
M.
Beck n'a pas précisé l'heure de la rencontre, qui doit avoir lieu sur la base militaire de Wright-Patterson dans l'Etat de l'Ohio.
Un
porte-parole du Pentagone a pour sa part indiqué que "c'est une décision qui appartient à Boeing". Mais "je n'ai rien entendu qui puisse suggérer" un abandon, selon Bryan
Whitman.
Selon
le quotidien Seattle Post Intelligencer, les hésitations de Boeing trouveraient leurs raisons dans les nouveaux critères, qui favoriseraient l'appareil présenté par le consortium
rival.
En
l'occurrence, il s'agirait des capacités de transport de carburant, qui donneraient l'ascendant au KC-35, version militaire de l'Airbus A330, sur le KC-767, dérivé du Boeing
767.
Le
scénario d'un abandon de la course par Boeing laisserait seul en lice le consortium Northrop-EADS. S'il est avéré, les suites de l'appel d'offres ne sont pas certaines à ce stade du dossier,
selon Aviation Week, sachant que le Pentagone est pressé de renouveler sa flotte vieillissante de stations essence des airs et veut nommer un vainqueur d'ici la fin de
l'année.
Le
marché semblait pour sa part peu adhérer à une sortie de Boeing de l'une des commandes les plus importantes passées par l'armée ces dernières années. A la Bourse de New York, l'action Boeing
cédait 1,58% à 66,79 dollars vers 17H50 GMT.
Un
abandon de Boeing peu paraître paradoxal alors que l'avionneur américain, fournisseur de l'armée américaine sur la précédente génération de ravitailleurs, est en croisade pour remporter l'appel
d'offres depuis les multiples démêlés des dernières années.
Cet
appel d'offres avait eu un parfum de scandale pour irrégularités après son attribution à Boeing en 2003, valant le départ du PDG de l'époque, Phil Condit, la condamnation en prison d'une
ex-responsable de l'US Air Force, Darleen Druyun, et 615 millions de dollars de pénalités pour Boeing. La compétition avait été relancée en 2007.
La
victoire de Northrop-EADS en février dernier avait suscité une levée de boucliers protectionniste au sein de la classe politique.
Dans
ce contexte, Boeing avait saisi en mars la Cour de comptes américaine (GAO) pour demander l'annulation de la décision du Pentagone, invoquant des irrégularités dans la procédure d'attribution. Le
GAO avait rendu une décision favorable à Boeing en juin, conduisant le Pentagone à remttre en jeu le contrat.
Source Yahoo finance
Le Pèlerin
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