Algérie - Vers un durcissement des conditions d’obtention du permis de conduire
Le ministère des Transports compte introduire dès le mois de septembre prochain
de nouvelles mesures dans le domaine de la conduite visant à réduire les accidents de la route et à améliorer la qualité de la formation dans les autos-écoles qui, de l’avis des spécialistes,
laisse totalement à désirer.
Selon Tahar Messaoud Nacer, sous-directeur de la circulation routière au ministère des Transports, ce nouveau programme vise à parvenir à une formation de qualité et à réduire, par ricochets, le
nombre d’accidents de la route. Un objectif difficile à réaliser avec les textes actuels, selon lui. D’ailleurs, le diagnostic qui est établi par les services concernés, en l’occurrence la police
et la gendarmerie nationale, incrimine en premier lieu l’élément humain, et confirme la courbe ascendante de ce que d’aucuns préfèrent appeler le terrorisme de la route. La nécessité de la mise
en place d’un programme pédagogique identique pour l’ensemble des auto-écoles, s’avère, donc, urgente eu égard au nombre effarent d’accidents de la route.
Parallèlement à ce programme, le responsable du ministère des Transports insiste également sur la mise en place d’un centre national du permis de conduire qui aura pour mission l’étude et la
supervision du contenu du programme pédagogique. Ce centre se chargera également d’inspecter et de contrôler le déroulement de la formation, ainsi que les capacités des formateurs et
examinateurs. Il faut, selon lui, qu’il y ait un programme national pour l’ensemble des auto-écoles, dont le contenu doit être appliqué à l’échelle nationale. Les heures des cours sont
insuffisantes et devraient être allongées de 20 heures à 30 heures. Il souligne l’urgence de renouveler les priorités de la formation et l’intégration de moniteurs confirmés et des circuits
d’apprentissage homologués, ainsi que l’acquisition de logiciels et du matériel nécessaire pour informatiser les examens théoriques de permis de conduire. Parmi les nouveautés qui seront exigées
aux candidats, figure l’obligation de présenter un certificat médical, prouvant la non souffrance du candidat de troubles mentaux. Autre nouvelle décision, lors de l’examen de conduite, le
candidat sera contraint de passer ce dernier sans la présence de l’ingénieur.
Selon Aoudia Ahmed Zineddine, président du Comité national des auto-écoles, la corporation n’est pas au courant de ces nouvelles mesures. Ce qui ne l’empêche pas de plaider lui aussi pour un
durcissement des conditions d’obtention du permis de conduire.
«Les accidents mortels de la circulation ont augmenté de 22% par rapport à l’année 2007 durant la même période, il faut donc trouver des solutions pour arrêter ce massacre», a-t-il indiqué. Pour
le représentant des auto-écoles, les personnes malades comme les cardiaques, les épileptiques et les hypertendus ne doivent pas conduire. «Ils peuvent être à l’origine d’accidents graves.
Atteints de vertige, ils ne peuvent pas maîtriser le véhicule. Nous sommes vraiment en retard par rapport à d’autres pays», a-t-il souligné.
Source Horizons
Le Pèlerin
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