Partager l'article ! Sarkozy et Police de proximité - Un pas en arrière...Un pas en avant..: Toulouse - Quartiers chauds : retour en force de la police dans le ...
Toulouse - Quartiers chauds : retour en force de la police dans les
secteurs sensibles : Bellefontaine, Reynerie, Bagatelle, Empalot
Sécurité.
Les Unités territoriales de quartier de Toulouse ont été présentées hier. - 87 policiers dont 61 nouveaux sont affectés aux secteurs
sensibles.
La
lutte contre les violences urbaines constitue une priorité des
UTEQ.
Air de rentrée des classes hier à l'hôtel de police de Toulouse. Au garde à vous, face au préfet, au procureur et à la hiérarchie au grand complet de la sécurité publique autour du contrôleur général Breque, 87 policiers dont 61 nouveaux. Un renfort spectaculaire pour la police toulousaine, quasi inespéré, qui arrive avec une mission très précise : regagner du terrain dans les quartiers « sensibles » de la Ville rose. Bellefontaine, Reynerie, Bagatelle et Empalot vont constituer leurs zones exclusives de travail, avec des patrouilles à pied ou en véhicule (voiture et deux roues) qui vont affirmer la présence policière dans les cités. Un retour de la police de proximité ? Cela y ressemble même si avec les UTEQ (Unités Territoriales de Quartier), « On ne sous-poudre plus, on va là où les besoins se font sentir », précise Jean-Paul Breque. Reprendre contact avec la population, rassurer les commerçants, inquiéter les délinquants, les arrêter en cas d'infraction, les identifier aussi pour regagner un nerf de la guerre judiciaire, le renseignement. Après deux semaines de formation, les membres des UTEQ entament lundi leur présence sur le train. Avec eux, les anciens proximiers qui apportent leur connaissance du terrain et de ses habitants. L'arrivée de ces policiers sept jours sur sept, de 13 à 21 heures, va rassurer la majorité et sûrement agacé ceux qui aiment caillasser à la vue du moindre uniforme. À la direction de la sécurité publique, comme à la préfecture, tout le monde s'attend à un début « délicat » avec « des oppositions » et un terrain « à gagner ». Cette appréhension n'empêche pas une réelle volonté : assurer par la présence sur le terrain le retour d'une situation, d'une vie, normale dans les cités. Là est l'enjeu. Tous les policiers Toulousains, nouveaux et anciens, en ont conscience. Même si le prix à payer passe par les tenues anti-émeute qu'il faudra peut-être revêtir pour s'imposer lors des batailles des premières semaines.
Stopper la délinquance
La création des Unités Territoriales de Quartier (UTEQ) à Toulouse après celle de la Seine-Saint-Denis et Marseille, constitue une petite révolution dans l'organisation de la police
toulousaine.
Ces
fonctionnaires sont attachés à un secteur très précis. Ils interviendront uniquement dans les quartiers difficiles (Bellefontaine - Reynerie, Bagatelle, Empalot) et toujours sur le même pour
faciliter la connaissance du terrain et des habitants.
Les
61 nouveaux fonctionnaires, tous volontaires et principalement issus de la région parisienne, se fondent avec les anciens proximiers pour former les UTEQ. Soit 87 policiers dont la présence sur
le terrain sera effective de 8 à 21 heures, avec un effort plus particulier de 13 à 21 heures.
Par
groupe de trois, ils réaliseront des patrouilles à pied, et dans quelques semaines en voiture et en deux-roues (pour l'instant, les effectifs sont là, pas encore les
véhicules…).
Côté
équipement, c'est du classique : arme de service, flash-ball nouvelle génération, lacrymogènes, bâton de défense, Taser…
Les
UTEQ vont reprendre contact avec la population des cités mais leur mission prioritaire reste la lutte contre la délinquance, notamment celle de voie publique. Plus, bien sûr, les violences
urbaines, très mauvaises habitudes des cités « chaudes » de Toulouse.
Le
traitement judiciaire des affaires se fera dès janvier par une brigade de sûreté urbaine développée au commissariat de Bellefontaine. En attendant, le service d'investigation judiciaire de la
sûreté, au commissariat central, va « gérer » les procédures.
«On va être testés»
Grande,
mince, les cheveux proprement rangés sous sa casquette police, petites perles aux oreilles, elle fait partie des 61 policiers fraîchement arrivés à Toulouse. Cette Gersoise, qui préfère ne pas
indiquer son prénom pour l'interview, est, comme tous ses collègues, volontaire pour ce poste. A 28 ans, gardien de la paix, elle compte déjà huit années d'expérience dans un des départements les
plus chauds de France, l'Essonne, en banlieue parisienne, « le second en terme de violences urbaines », observe-t-elle. Elle travaillait au centre d'information et de commandement, le CIC, le
centre névralgique de tout commissariat d'où sont gérées les patrouilles sur le terrain.
«
L'attrait professionnel m'a poussé à postuler : c'est un nouveau service. Et d'un point de vue personnel, comme pour beaucoup de collègues originaires de la région, c'est aussi une façon de se
rapprocher », souligne-t-elle. Sa nouvelle mission, elle l'envisage sans appréhension, ni angélisme. « Je sais que l'accueil de la population sera positif. Il ne le sera peut-être pas de la part
de tout le monde. Pour ceux-là, notre présence sera forcément inhabituelle. Je pense qu'on va être testés. Notre objectif est l'amélioration du contact avec la population. On sera visible,
présent régulièrement… Et nous avons toutes les missions de police générale. On travaillera comme « avant ». Il n'y a pas de frein particulier. »
Source La Dépêche du Midi
Le Pèlerin
Derniers Commentaires