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La Mise à niveau de la station thermale de Hammam Righa
nécessite une enveloppe de 40 milliards de centimes
Outre l’agriculture, Hammam Righa est réputé également pour sa vocation touristique. Mais les habitants de cette commune de la wilaya d’Aïn Defla souffrent du chômage qui a affecté plusieurs
catégories de la population. La population réclame un dévellopement local adéquat
Hammam
Righa doit sa réputation à sa station thermale ou une source datant de l’époque d’avant Jésus fut découverte par hasard par des romains qui l’appelèrent Aquae Calida. Cette appellation de
l’époque signifie de l’eau chaude.
À l’époque, cette station thermale fut une caserne pour les soldats romains qui venaient se prélasser dans des fosses.
Et avec la réalisation de différentes sortes de baignoires au fil du temps, cette localité est devenue ce pôle touristique bien prisé par tous les occupants y compris les Turcs et les colons
français.
Juchée à 600 mètres d’altitude, entourée d’une féerique faune composée de pins d’Alep, de chênes, d’eucalyptus centenaires, d’espaces verts conçus presque divinement pour les randonnées et les
piques niques, cette station est réputée pour un climat sec idéal pour les asthmatiques et qui s’avère comme un puissant facteur déstressant.
Hammam Righa se compose de deux parties. Le chef-lieu de commune où réside 95% de la population et la deuxième partie est le complexe touristique géré par l’EGT à 1,5 km à l’ouest.
Les deux parties de cette localité ont souffert des actes terroristes perpétrés durant la décennie noire dans la région. Cette situation a eu un effet néfaste sur le rendement du complexe à
cause de la défection de la clientèle. Toutes les infrastructures ont presque fermées à l’époque. Les travailleurs n’étaient pas payés. Par le passé, faute d’entrée d’argent, les 165 travailleurs
ne percevaient que 1 000 à 4 000 DA par mois en signe d’acompte et ce n’est qu’avec le retour de la sécurité, le revêtement de la route entre le carrefour de Boumedfaâ sur la RN4 que l’affluence
est revenue graduellement à Hammam Righa.
L’afflux est de 50% de plus que l’année dernière. Cependant le centre thermal souffre du manque de beaucoup de choses pour pouvoir postuler à un haut rang. Il nécessite une mise à niveau, selon
le standard international, et il lui faudrait, selon les observateurs, un budget de plus de 40 milliards de centimes pour le rendre compétitif. Sa capacité d’accueil est de 800 lits pour 112
bungalows, 30 appartements et un hôtel de 30 chambres.
Le complexe dispose de 3 restaurants pouvant assurer 780 repas à la carte ou service rapide, cafétérias, blocs sanitaires et 51 baignoires, 8 piscines, une autre semi-olympique, de trois bains
traditionnels, Belle Vue, Baraka alors que le Mont Rose fermé depuis le séisme de Chlef qui a détruit complètement le grand hôtel, attend toujours sa reconstruction. La station de Hammam Righa
est ternie, faut-il le souligner, par des commerces, des restaurants, des cafés conçus archaïquement donnant une image de bidonvilisation au site. Des gargotiers se distinguent par un manque
flagrant d’hygiène. Les prix pratiqués ne plaident pas pour l’encouragement du tourisme populaire. La clientèle vient des wilayas limitrophes, Blida, Médéa, Tipasa, Alger, Chlef et de toutes les
régions du pays à cause de la renommée des bienfaits de la thérapie de l’eau de source de Hammam Righa et aussi à cause des croyances. Certaines femmes viennent pour se guérir de la stérilité. Et
les exemples sont légion à ce propos.
On avance même des noms de plusieurs femmes ayant connu une procréatique après des années de stérilité en usant du phénomène du clapier. Les croyances avancent qu’une femme stérile doit venir tôt
au bain traditionnel El-Baraka, comme première condition. Selon ces dires, cette action redonnera la procréation.
La deuxième croyance est relative aux personnes possédées par des djinns, qui soi-disant ont été guéris en observant le rituel de l’égorgement d’un coq au niveau de la source-mère de Hammam Righa
pour évacuer le djinn ou les maléfices, ces malades doivent abandonner la volaille égorgée ou la distribuer aux pauvres, selon la prescription d’un taleb moyennant payement bien sûr.
Ce paradis à 100 km d’Alger mérite plus d’attention et l’intervention des hautes autorités pour lui rendre son aura perdue durant la décennie noire. Des travailleurs ne comprennent pas pourquoi
le ministère de tutelle n’y a point programmé une visite de travail et tiennent à remercier le wali qui de temps en temps ordonne l’organisation de congrès et de rencontres qui aident le complexe
à assurer le minimum.
Source Liberté
Le Pèlerin
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