Algérie - Coordination nationale des syndicats autonomes de la fonction publique
Reprise de la grève demain
«Devant l’inertie des pouvoirs publics face à nos nombreuses doléances,
hélas restées lettre morte, et en guise de réponse au mépris dont la Coordination nationale des syndicats autonome de la fonction publique fait l’objet, cette dernière ne peut rester les
bras croisés. Pour cela, et dans le but de faire entendre sa voix et sensibiliser l’opinion publique sur la légalité du combat qu’elle mène, elle décide d’observer une grève de trois jours les 9,
10 et 11 novembre en cours.» C’est en ces termes que Meziane Meriane, coordinateur national des syndicats autonomes, inaugurera la conférence de presse tenue hier. En guise d’introduction à ses
propos, et au sujet de la nouvelle grille de salaire, en vigueur depuis quelque temps, il dira qu’elle comporte de nombreuses incohérences. Pour lui, il ne s’agit que d’un leurre destiné à
tromper les gens. «Certaines primes ont été incluses dans le salaire de base. Mais dans la fiche de paie, le nouveau salaire de base n’est pas pris en compte. Sans s’en rendre compte, chaque
fonctionnaire perd mensuellement entre 5 000 et 9 000 dinars», martèlera-t-il, non sans ajouter que ce qui est attendu des pouvoirs publics, c’est l’amélioration des conditions de vie des
fonctionnaires.
Quant au Dr Moussaoui, du Syndicat des praticiens de la santé publique, il indiquera que, lors du troisième jour de la grève, les hospitalo-universitaires comptent organiser un méga rassemblement
au niveau des CHU d’Alger, Oran et Constantine. Un rassemblement général aura lieu également au CPMC à 9 heures. «Nous n’avons pas le droit de faire de la politique. La loi nous l’interdit. Nous
n’aspirons qu’à une seule chose : satisfaire les revendications de larges pans de la société. Nous savons pertinemment que des manœuvres vont être faites dans le but de casser le prochain
mouvement de grève. Mais, nous avons mis en place une stratégie à même d’y faire face.»
Reprenant la parole, M. Meriane s’étonnera que seule l’UGTA soit l’interlocuteur attitré des autorités. «Mais, face à des dépassements aussi criants, qu’a fait l’UGTA pour dénoncer cette
situation pourrie ?» s’interrogera-t-il. Pour lui, les énormes différences en matière de salaires octroyés aux uns et aux autres sont susceptibles d’exacerber les tensions. «Lors d’un forum
organisé par l’un des quotidiens nationaux, des députés de nombreux partis politiques ont justifié la dernière hausse de leurs salaires par le fait que ces derniers doivent être alignés sur ceux
de leurs homologues tunisiens et marocains. A suivre la même logique, nos enseignants n’ont-ils pas le droit de demander un salaire égal à celui octroyé à leurs confrères tunisiens et marocains
?» s’interrogera l’intervenant.
Source La Tribune
Le Pèlerin
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