Descentes de la Blanche et de la Jaune avec un groupe de touristes et un guide.
Une belle skieuse dans la
descente magnifique de la Blanche, avec vue permanente sur le pic du Midi.
Hors-piste.
Le phénomène n'est pas nouveau mais renvoie un peu trop souvent à la rubrique des faits divers. Il correspond cependant à une envie de grands espaces, de neige vierge, d'aventure, de découverte
de la montagne hivernale. Et procure des sensations parfois insoupçonnées.
à condition, bien sûr, de
respecter les règles de sécurité comme pour n'importe quelle course en montagne : consulter le bulletin météo et d'avalanche et posséder avec soi la trilogie indispensable : Appareil de recherche
de victime en avalanche (ARVA), pelle et sonde. Ne pas partir seul, et, si l'on ne se sent pas suffisamment aguerri, ne pas hésiter à s'attacher les services d'un professionnel. C'est l'option
retenue, ce mercredi, par Emmanuel Scoffier, de Bayonne, et Sonia et Christophe Bergerot, un enfant du pays installé aujourd'hui à Paris. Guy Dotter, guide de haute montagne et moniteur à l'école
du ski français de La Mongie, fait la trace, de la Blanche, une combe nord au départ du Taoulet et qui arrive au bas du val d'Arizes.
Porteurs
du pic
Une
manipulation de voitures et le groupe s'offre la descente de la Jaune, un grand classique du Tourmalet. C'était jadis, une piste balisée. Les conditions sont excellentes, meilleures sur la
Blanche que sur la Jaune toutefois.
Guy Dotter prend le temps
d'expliquer les différents itinéraires, désigne les sommets, évoque les porteurs du pic dont on emprunte le sentier.
« C'est sauvage. On évite la
foule des stations. On découvre d'autres paysages hivernaux. C'est un ski plus difficile avec un côté aventure. Cela donne envie de revenir l'été pour faire de la randonnée », confie
Sonia.
«
Jeune, ces descentes, je les ai toutes faites. Aujourd'hui, je préfère toutefois y aller avec un professionnel qui montre les endroits ou passer. C'est confortable et agréable d'être encadré. Le
professionnel apporte tranquillité et sécurité. C'est ça les vacances. On a fait le pic du Midi, hier. On va faire une autre sortie demain. Ce sont trois jours qui changent dans la semaine »,
explique Christophe.
« Enfant, j'ai fait beaucoup de
ski de piste, en compétition. Puis j'en ai eu assez. Je suis revenu au ski par la randonnée. J'aime l'effort physique de la montée. C'est une envie de silence, de fuir le monde. Je n'ai plus de
plaisir à ski de piste où il faut être vigilant en permanence pour éviter les collisions », indique Emmanuel. La montagne hivernale hors-piste, c'est un autre monde.
Source La Dépêche du
Midi
Le
Pèlerin
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