Le
projet de l'autoroute E.9 lancé à Foix
Route ariégeoise sur le tracé de
la future E.9 Toulouse/Barcelone
Elle relierait Toulouse à
Barcelone via l'Ariège en 3H. Le coût du projet est estimé à 1 milliard d'euros, coté français
C'est le 10 janvier 2008, que les
gouvernements français et espagnol ont lancé l'idée d'une autoroute entre Toulouse et Barcelone via Foix (Ariège), Puigcerdá et Cadi. Un projet qui mettrait les deux capitales régionales à 3H.
Soit 320 kilomètres, dont 250 sont déjà opérationnels. Mais les écologistes de Haute-Ariège ne sont pas d'accord.
Sur les 320 kilomètres de cette
future autoroute, qui séparent Toulouse de Barcelone, 250 existent déjà. Restent à construire 50 kilomètres coté français (entre Tarascon-sur Ariège et Bourg-Madame dans les Pyrénées-Orientales)
pour un montant de 1 milliard d'euros et 20 kilomètres coté espagnol (Puigcerdá et le tunnel de Cadi), soit 70 kilomètres.
La commission de travail des
Pyrénées planchent sur le projet depuis 1 an. Il s'agit de désenclaver l'Ariège et d'offrir aux automobilistes une nouvelle liaison transpyrénéenne entre la France et le littoral espagnol
méditerranéen. Cette future autoroute serait payante.
Un tracé qui ne convient pas aux
écologistes de Haute-Ariège, ils parlent de cicatrice dans leur vallée et leur montagne. La route actuelle suffit, selon eux.
Un projet de développement économique
Cet axe a été relancé à la faveur des deux récents sommets franco-espagnols, au cours desquels ont été notamment mis en évidence les potentiels de coopération économique entre les deux pays, en
même temps que la nécessité de mettre en œuvre des voies de communication performantes indispensables à ces échanges.
C’est dans cette perspective que
la CCI de l'Ariège et le Conseil Général ont signé une convention de coopération le 25 juin dernier, se traduisant par la réalisation dans la foulée d’une première enquête auprès des acteurs
concernés de part et d’autre des Pyrénées.
Ces travaux ont été restitués le
16 décembre 2008 à l’Institut de Formation Consulaire Ariège Pyrénées (IFCAP), au cours de l’Assemblée Générale de la Chambre de Commerce et d’Industrie, en présence de nombreuses personnalités
du monde économique et politique.
Deux conclusions essentielles ont
été dégagées au terme d’une enquête ayant permis de recueillir la position d’une quarantaine d’acteurs, à la fois individuellement et collectivement, au cours d’un récent séminaire de
réflexion.
La pertinence de l’itinéraire comme levier de développement économique
La
finalisation des aménagements sur la portion routière sur laquelle il est déploré aujourd’hui un mauvais niveau de service aurait pour effet de générer de nouveaux flux d’échanges entre
Toulouse et Barcelone, et d’une façon plus générale entre la Catalogne, l’Andorre, l’Ariège et Midi-Pyrénées.
Les différents professionnels
consultés ont mis en évidence que cette voie « trait d’union », qui réduirait de près de 100 km la distance entre les deux capitales régionales, permettrait de déclencher de nouvelles
coopérations dans des domaines multiples, et en particulier dans le secteur du tourisme ou encore dans le secteur de la logistique (en prenant notamment appui sur le port de Barcelone dont le
potentiel de développement est considérable). Nos territoires seraient ainsi mieux connectés les uns avec les autres et bénéficieraient d’une plus grande ouverture sur les grands corridors du Sud
– Ouest européen.
Une infrastructure s’inscrivant pleinement dans la perspective du grenelle de l’environnement
L’infrastructure aurait pour caractéristique de raccourcir considérablement la longueur du trajet entre les deux régions de Midi-Pyrénées et de la Catalogne, de réduire les gaz à effet
de serre, en même temps que de fluidifier les points de congestion récurrents sur l’itinéraire (comme notamment en Haute-Ariège), tout en réduisant le nombre d’accidents déplorés
aujourd’hui.
L’augmentation dans des
propositions raisonnables du trafic, qui porterait principalement sur une croissance du nombre de véhicules légers, serait largement compensée par un aménagement visuel de la vallée, avec
notamment le dégagement de certaines traversées actuelles sur des portions à caractère urbain, sur le modèle de certaines réalisations exemplaires, comme l’autoroute A43 (Maurienne) ou encore
l’autoroute A75 (Massif Central).
A l’issue des débats, le
Président Paul Louis Maurat a pris acte de la délibération unanime de l’Assemblée départementale le 12 décembre dernier pour que l’Etat réalise les études techniques et économiques permettant de
valider la faisabilité de l’itinéraire E9 et de sa mise en concession. Afin de pouvoir joindre la voix de la CCI à celle du Conseil général de l’Ariège, le Président Maurat à mis au vote cette
résolution qui a reçu l’approbation de l’Assemblée consulaire.
Source Fr3.fr
Le Pèlerin
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