Quoi de neuf sur la wilaya de Tipasa / Tipaza?
1.
Agriculture en Algérie - Des vergers d’agrumes à faire fructifier
C’est au niveau de la chambre de l’agriculture de la wilaya de Tipaza que se sont rencontrés, la semaine dernière, les fellahs pour débattre des techniques de création des vergers d’agrumes.
L’agriculteur est appelé, en ce sens, à prendre en compte plusieurs éléments avant de s’engager dans un tel investissement.
Très prochainement, il est prévu un projet de ferme pilote pour élever des
crevettes japonaises à Skikda, grâce à la coopération algéro-coréenne. Alliant conchyliculture et de la pisciculture marin, l’élevage des crustacés et des poissons d’étang, l’exploitation
des ressources naturelles et de l’algoculture, la pisciculture d’eau douce et l’exploitation de l’artémia au niveau des chotts et des sebkhas », a souligné le ministre de la pêche et de
l’aquaculture, lors du colloque sue ce sujet en Algérie.
Le
choix du site n’est pas déterminant si le climat compatible avec les agrumes n’est pas pris en compte. La température qui favorise le développement des agrumes doit varier entre 12 et 38°. La
plantation des arbres pour constituer le brise-vent et le système de drainage fait également partie des aspects importants à prendre en charge avant la création du verger d’agrumes.
Le fellah doit obligatoirement tenir compte de la variété d’agrumes à grande rentabilité, ce qui n’est pas le cas pour de nombreux exploitants, mal informés, qui s’engagent dans d’autres voies qui
ne sont guère favorables pour le développement des agrumes.
Abdi Boualem,un ingénieur de l’ITAV, avait insisté sur les porte-greffes à choisir et à utiliser.
Les
agriculteurs, qui ont participé à cette rencontre, ont tenté de s’enquérir des nouveaux engrais à utiliser pour les agrumes. La santé du verger d’agrumes, est-il en outre précisé, passe par
l’assiduité des fellahs qui doivent accorder un intérêt particulier au désherbage, à l’irrigation, aux traitements et à la fertilisation pour pouvoir suivre leurs jeunes plantations d’agrumes. La
wilaya de Tipaza, relève-t-on enfin, a produit 2000 ha d’agrumes durant les 8 dernières années.
Les services agricoles ont enregistré une production d’agrumes d’environ 540 000 quintaux .
2.
Pêche et Aquaculture - Un grand centre de recherche à Bou Ismaïl
Après
l’implantation sur son territoire de l’Unité de développement de l’énergie solaire (UDES), la localité côtière de Bou Ismaïl, située entre Tipaza et Alger, a été de nouveau choisie pour la création
de l’unique Centre national de recherche et de développement de la pêche et de l’aquaculture (CNRDPA).
Ainsi,
le week-end dernier, il a été procédé à l’installation du conseil administratif et du conseil scientifique de ce centre en présence du ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques et de
celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Le CNRDPA, précise-t-on, est doté d’une station d’aquaculture, d’une ferme marine, d’un centre conchylicole – des structures
implantées à Bou Ismaïl – mais aussi d’une station des ressources halieutiques à El Tarf ; d’une station halieutique à Beni Saf ; d’une station d’aquaculture continentale et d’une ferme
pilote d’eau douce à Aïn Defla ainsi que d’un centre de pêche à Sidi Amar et d’une station d’aquaculture saharienne à Ouargla. Des personnalités scientifiques éminentes qui travaillent dans les
centres de recherche dans différents pays européens font partie désormais du conseil scientifique du CNRDPA, qui est également ouvert aux sollicitations des chercheurs
algériens.
Ce
centre, qui vient de bénéficier d’une enveloppe financière de 35 millions de dinars, annonce l’inscription de 9 programmes de recherche qui s’articulent autour de la gestion halieutique, de
l’aquaculture marine et continentale, de la fabrication des aliments artificiels pour les poissons, de la préservation et de la mise en valeur des ressources algales ainsi que de la protection de
l’environnement marin des microalgues toxiques, afin de préserver la faune et la flore marines. Il est également question de la valorisation des produits de la pêche et de l’aquaculture, du suivi
et la commercialisation des produits de la pêche et enfin de toutes les activités qui sont en relation directe et indirecte avec le secteur de la pêche et de l’aquaculture. Des scientifiques
algériens affichent leur inquiétude face à la disparition de beaucoup d’espèces de poissons des côtes algériennes, tout en s’attelant à mener des études sur la présence de poissons qui viennent des
autres mers.
Les
campagnes de prospection en mer en 2003 et 2004, engagées dans le cadre de la coopération algéro-espagnole, ont permis de mettre en relief l’existence de 430 espèces de poissons d’intérêt
biologique, dont 25 espèces sont à caractère commercial. Les potentialités aquacoles naturelles en Algérie sont identifiées à travers 286 sites, regroupés en 53 zones d’activité d’aquaculture
réparties sur l’ensemble du territoire national. Le CNRDPA se dote par ailleurs de 2 nouvelles écloseries mobiles (à Sétif et Sidi Bel Abbès) un projet financé par le Fonds national de
développement de la pêche et l’aquaculture. Une enveloppe financière d’un montant de 79 616 386,44 DA a été affectée à ce projet d’écloseries qui doivent produire jusqu’à 20 millions d’alevins,
grâce à un système d’élevage intensif.
3.
Protéger le patrimoine marin
Source El Watan
Le
Pèlerin
Les déversements des eaux polluées dans la mer
et les barrages constituent un autre casse-tête pour les chercheurs, d’autant que la base de l’alimentation des populations devra reposer à l’ avenir sur les poissons. Aussi, la stratégie adoptée
par le secteur de la pêche vise essentiellement à offrir toute une variété de produits de la mer à partir des eaux douces, d’où le développement de l’aquaculture continentale et saharienne, sans
perdre de vue la protection du patrimoine marin. L’évaluation des ressources par les chercheurs et scientifiques du secteur de la pêche fait partie des actions permanentes au sein du secteur de
la pêche.
C’est à la faveur de cette nouvelle politique
de l’aquaculture que les universitaires et chercheurs algériens qui travaillent en France, au Canada et en Hollande se montrent mobilisés pour aider aux actions de développement durable.
« Désormais, toutes les décisions du ministère seront prises sur la base des conclusions des scientifiques et des chercheurs », avait affirmé le premier responsable du secteur, Smaïl
Mimoune.
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