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Algérie – De la difficulté de développer la démocratie au pays d’Abdel-Kader

Le RCD dénonce les pressions contre ses militants
Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) semble ne plus apprécier la situation induite par le gel de ses activités politiques. Un gel décidé lors de son dernier conseil national. Il ne pouvait, en effet, se taire face à l’acharnement que subissent ses militants et ses élus.
Dans un communiqué rendu public hier, le parti de Saïd Sadi a noté : « Comme prévu, les menaces et autres pressions directes ou indirectes sur le RCD n’ont pas manqué de se produire avant même l’ouverture officielle d’une campagne électorale discréditée à l’intérieur et à l’extérieur du pays. » Pour autant, ces manœuvres n’ont eu que des « effets périphériques sur le collectif militant ». Le RCD, qui boycotte l’élection présidentielle, souligne que « les provocations et autres offres promotionnelles sont des classiques qui rythment les rapports entre le pouvoir et l’opposition, notamment dans des périodes de recomposition clanique ». Mais « l’illégalité et l’indignité de ces méthodes qui font de l’administration un instrument de délinquance politique » ne justifient pas, d’après le RCD, « le reniement d’un militant a fortiori quand il est élu ou responsable ».
Le parti de Sadi, qui déclare s’opposer à la gestion et aux pratiques du pouvoir, dénie également « à son premier responsable (le président, ndlr) le rôle d’arbitre et de recours auquel peuvent légitimement prétendre les dirigeants issus de la volonté citoyenne librement exprimée et respectueux de l’Etat de droit ». Ne voulant pas céder au fatalisme, le RCD estime qu’en cette phase « critique pour le destin de la nation, le patriotisme exige de chacun détermination et mobilisation contre un régime qui a stérilisé le pays, déstabilisé l’Etat et humilié la nation ». Cela étant dit, le parti de Saïd Sadi signe, par ce communiqué, et malgré lui, le « dégel » de ses activités politiques. Comme quoi, même en se mettant à l’écart, le pouvoir vous « invite » dans l’arène d’une manière ou d’une autre.

Source El Watan

Chlef : Les élus RCD poussés à la démission

A l’heure de l’allégeance au puissant du moment, tout est possible dans la classe politique actuelle.
Pour preuve, cette triste nouvelle qui nous vient de la commune rurale de Talassa dont les six élus RCD, ayant obtenu la majorité absolue lors des élections locales de novembre de 2007, ont tous démissionné de leur parti le 1er mars dernier. Rappelons que juste après cette élection, la population locale avait accueilli triomphalement le leader du RCD, le docteur Saïd Sadi, lors d’une visite dans la région. Contacté hier, le président de l’APC, élu figurant en tête des démissionnaires, explique son geste par des « pressions de toutes sortes et les positions prises par la direction du parti sur certaines questions de l’heure ». Selon lui, cela a eu des répercussions néfastes sur le fonctionnement et le développement de l’APC, laissant entendre que la gestion de la commune a subi des blocages. Il précisera, néanmoins, que les élus RCD continueront à exercer normalement leurs activités mais en tant qu’indépendants.
Il y a quelques mois, le même responsable attirait notre attention sur les difficultés rencontrées en matière de gestion d’une collectivité sous la bannière d’un parti de l’opposition. De son côté, le bureau régional du RCD s’est dit « étonné par cette décision même si l’on s’y attendait quelque peu du fait des pressions qui étaient exercées sur les élus RCD par l’administration ». Par ailleurs, il tient à préciser que le parti n’a reçu à ce jour aucune lettre de démission de ces derniers. D’autre part, nous apprenons que la décision des élus en question n’a guère été appréciée par la population locale, du moins une bonne partie. Talassa a, donc, subi le même sort que l’autre APC à majorité RCD, El Hadjadj en l’occurrence, qui est toujours bloquée à cause d’un conflit entre élus. Rappelons que le RCD est la seule formation politique à avoir défendu la cause des sinistrés du séisme de 1980.

Source El Watan

Le Pèlerin

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