Le crépuscule des généraux en Algérie
Récemment, un numéro du magazine Afrique a été interdit en Algérie suite à la publication de l'article ci-dessous. L'article parle des rapports avec les
généraux algériens et du 3eme mandat qui a été déjà établi.
certes, il est très long mais son contenu vaut largement la peine de le lire....bonne lecture à tout le monde alors.............
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de citation
Afriquemagazine.com
/ 01.03.2009 /©AM International
Ils ont été au cœur du pouvoir depuis l’indépendance. Mais, aujourd’hui, le maître du jeu, c’est le chef de l’État.
Décembre 1993, l'Algérie vit des heures sombres. La guerre civile fait des dizaines de victimes au quotidien. L'économie périclite, les caisses de l'état sont vides et le pays subit un boycottage
international pour cause de terrorisme et d’insécurité. À ce triste tableau, il faut ajouter que la fin du mandat du HCE (Haut Comité d'État, mis en place au lendemain de la démission du
président Chadli, en janvier 1992) précipite l'Algérie dans une grave crise politique. Le mandat de ce comité de sages n'étant pas renouvelable, il faut donc trouver une nouvelle direction.
Depuis l’indépendance, en 1962, c'est l'armée qui fait et défait les présidents. C’est elle qui a amené Ahmed Ben Bella, en 1962, avant de le déposer par un coup d’État, en juin 1965. C’est elle
qui a désigné le colonel Chadli, à la mort du président Boumediène en 1979, avant de le mettre à la porte. C’est encore elle qui fait appel à Boudiaf pour assurer la présidence, avant qu’il soit
assassiné. Une fois de plus, c’est cette institution qui doit désigner, en cette fin d’année 1993, un homme pour diriger l’Algérie. Si les militaires n’ont pas encore trouvé la bonne personne,
ils ont déjà une idée du profil idéal... Il faut un homme à poigne, capable d’arrêter la spirale de violence, un civil qui pourrait redorer le blason du pays, le mener vers le progrès, la
stabilité et la modernité. C’est ainsi que le nom d'Abdelaziz Bouteflika commence à circuler dans les salons d’Alger. En 1992, déjà, les militaires lui ont proposé d'intégrer le HCE, mais il a
rejeté l'offre. Accepterait-il, cette fois-ci ? Retiré de la scène politique depuis 1981, installé entre la Suisse, la France et les émirats du Golfe, il ferait bien l'affaire. Ancien officier de
l'ALN (Armée de libération nationale), il a participé à la guerre d'Algérie. Ex-ministre des Affaires étrangères, membre éminent du FLN (Front de libération nationale), on dit que c'est un
bosseur, qu’il jouit d'une aura internationale et qu’il s’est tenu loin de cette terrible et sale guerre qui oppose militaires et terroristes, réconciliateurs et éradicateurs, modernistes et
conservateurs. Bref, c'est l’homme de la situation...
Approché, Bouteflika accepte, mais souhaite rencontrer les principaux dirigeants de l’armée. Le premier conclave se déroule au mois de décembre, à Dar El Afia, dans un restaurant où les hauts
gradés ont leurs habitudes. L'entrevue est cordiale, mais la méfiance est de mise. Bouteflika garde une certaine rancune à l'égard de ces gradés qui lui ont barré la route de la présidence en
1979, tandis qu'eux doutent de cet homme cultivé, indépendant et indocile. L’armée est disposée à l’introniser à la tête de l’état, mais il doit au préalable accepter d'être officiellement
plébiscité à l’issue de la conférence du Dialogue national, qui se tiendra les 25 et 26 janvier 1994, au Club des Pins. Sur ses gardes, Bouteflika s’engage tout de même à étudier la proposition.
Pendant plusieurs jours, il consulte, s'informe et demande conseil, si bien que, moins de trois semaines avant la tenue de cette fameuse conférence, il reprend langue avec les généraux pour poser
de nouvelles conditions
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Le Pèlerin
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