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Algérie – Economie - Le déclin durable du dollar, une nouvelle menace pour l’économie algérienne
La force de l'Euro

 

Il y a un an, alors que tous les pays du monde s’inquiétaient ouvertement de l’impact de la crise économique mondiale sur leurs économies, notre gouvernement affirmait que l’Algérie était à l’abri des difficultés. Avant de se réveiller brutalement au début de l’été dernier, avec une série de mesures introduites dans la loi de finances complémentaire (LFC) 2009, destinées à freiner les importations et limiter la baisse des réserves de change.

Le même scénario est en train de se répéter avec la baisse du dollar. Alors que les gouvernements européens et asiatiques s’inquiètent depuis quelques jours des conséquences du déclin du billet vert qui a franchi, lundi 26 octobre, la barre des 1,50 dollars pour un euro, le gouvernement algérien continue d’ignorer l’impact de cette situation sur l’économie nationale. Dimanche, au cours d’une réunion avec la Commission des finances  de l'Assemblée populaire  nationale (APN), Karim Djoudi n’a, à aucun moment évoqué le sujet du dollar faible. Il s’est contenté de réciter les indicateurs macro-économiques, considérés à tort depuis quelques années comme des preuves de la bonne santé de l’économie nationale.

Pourtant, l’Algérie a de sérieuses raisons de s’inquiéter de la faiblesse du billet vert. Si les Européens et les Asiatiques s’inquiètent pour le préjudice causé par un dollar faible à leurs exportations, les conséquences pour l’Algérie concernent les importations et le pouvoir d’achat de l’Etat.

La situation est en effet la suivante : l’Algérie, qui exporte presque uniquement du pétrole et du gaz, facture ses ventes en dollar. Mais la majorité de ses importations, notamment des produits alimentaires et des services, proviennent d’Europe ou et elles sont facturées en euro.

Selon des économistes interrogés par TSA, cette situation présente au moins trois risques pour l’économie nationale : une fonte rapide des réserves de change, une forte hausse de l’inflation et l’apparition d’une dépression. Avec la chute du dollar, les recettes en devises baissent mécaniquement. L’inflation, même si elle est artificiellement contenue en interne grâce  aux subventions gouvernementales, augmente fortement à l’extérieur. Et en l’absence d’un plan de relance de la production nationale conjuguée à une politique de réduction des importations, la consommation pourrait baisser durablement.

La situation économique du pays deviendrait alors difficilement gérable. Et les mesures prises visant surtout à réduire les importations pour freiner les sorties de devises risquent de s’avérer rapidement inefficaces.

Source TSA Sonia Lyes

Le Pèlerin

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