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Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 04:03

Ils ont fait leur apparition dans les années 2000

Recherche d une place au soleil

 

 

Tendances - Si certains ont su garder la tête froide et la dépense mesurée, beaucoup font dans la «frime».

Des voitures de luxe, de somptueuses constructions qui poussent tels des champignons. La plupart d’entre eux, qui, dans un passé récent, faisaient de l’autostop pour se rendre d’un lieu à un autre, ont aujourd’hui des passeports aux pages noircies de visas. C’est une véritable énigme.
Durant notre virée dans les artères de la capitale, nous avons rencontré ces nouveaux riches qui, après être passés du secteur public au secteur privé, sont aujourd’hui à l’abri du besoin.
Tel ce cardiologue réputé de la capitale qui s’est installé à son propre compte, et qui dit se remémorer souvent la discussion qu’il a eue avec son ex-responsable à la Direction départementale de la santé (DDS) de la wilaya d’Alger, qu’il tentait de convaincre de quitter le service public. «Le régime à plein temps aménagé ne me permet pas de joindre les deux bouts. Une seule quittance de téléphone à la maison, me coûte plus de 8 000 DA. L’équivalent de deux fois le Smig (de l’époque).»
Notre interlocuteur est un adepte du «Pour vivre heureux, vivons cachés», pendant que certains nouveaux riches sont adeptes du genre «frimeur-flambeur». Les signes extérieurs de richesse de ces nouveaux riches sautent aux yeux, comme les voitures de luxe qui circulent dans nos villes.A tort ou à raison, l’image qu’ont les Algériens des plus fortunés d’entre eux, en particulier ceux que l’on qualifie d’«arrivistes», est plutôt négative.
Bénéficiant pour nombre d’entre eux de facilités, bancaires notamment, inaccessibles pour le commun des mortels, ces nouveaux riches, dont certains le sont grâce à leurs activités sur le marché parallèle, investissent souvent dans l’immobilier. On le constate sur les dizaines de pages de petites annonces de la presse nationale dont les trois quarts environ sont dédiées à la «pierre». Et la configuration du neuf a changé. L’offre de villas de standing augmente et les prix aussi. De 350 millions de centimes en moyenne pour une villa en bord de mer durant les années 1970, les prix ont grimpé pour atteindre allègrement les 6 milliards de centimes aujourd’hui. Le «must» a longtemps été d’habiter les quartiers d’Hydra et d’El-Mouradia, mais aujourd’hui, la tendance est plutôt du côté de la banlieue Ouest d’Alger et sur les hauteurs de la capitale.
Par exemple, Chéraga, que beaucoup avaient quitté dans les années 1970, est en train de redevenir une «place» prisée. Si dans les années 1970 on pouvait y acquérir une demeure pour une «bouchée de pain», aujourd’hui il faut débourser plusieurs milliards.
A Zéralda, les anciennes villas se négocient à coups de milliards. Toutefois, ce n’est pas le premier riche venu qui pense à acheter ici. «Les acquéreurs sont surtout des hommes d’affaires qui ont financé, en partie, leurs acquisitions grâce à des crédits bancaires», témoigne le gestionnaire d’une agence immobilière de la localité. Ce dernier, qui tient à jour une liste des demeures proposées à la vente, s’est trouvé investi du rôle d’intermédiaire, négociant à la place des acheteurs.
Atteints par le «virus» de la résidence secondaire, de plus en plus d’Algériens en achètent ou s’en font construire dans des quartiers chic de la capitale.

Une vie de pacha
Image - Il saute le pas avec une grosse cylindrée, une belle villa, un compte en banque bien garni et quelques placements...

Avec une grosse cylindrée, une belle villa dans un quartier résidentiel, un compte bancaire bien garni et quelques placements, S. S., importateur de véhicules, mène, à 50 ans, la belle vie. Il reste cependant, contrairement à beaucoup d’autres, très raisonnable, loin de la «frime». Car pour se frayer un chemin vers la fortune, ce fils de petit fonctionnaire a dû cravacher dur, aussi bien durant ses études que son parcours professionnel.
Le bac avec mention en poche, ensuite major de promotion à l’université, il travaille dans le secteur public une bonne dizaine d’années. Vite confronté à une absence flagrante de perspectives encourageantes ; il est contraint de s’investir dans le privé. Il saute le pas au milieu des années 1990 et décide de vendre sa BMW, ramenée de France, pour louer un appartement où il installe une agence de voyages.
Et grâce à la solide réputation qu’il a acquise dans le secteur public, une clientèle nombreuse le sollicite très rapidement. Son compte en banque grossit à vue d’œil. Ayant vécu depuis son mariage avec ses parents, puis chez ses beaux-parents, il fait tout naturellement son premier investissement dans la «pierre» et achète pour 4 milliards de centimes un beau duplex côté Ouest de la capitale. Puis une nouvelle voiture et, surtout, une police d’assurance vie.
Cinq ans plus tard, il change d’activité pour devenir importateur de véhicules. S. S. n’est pas «frimeur», ni sa femme qui sait qu’«un sou est un sou», mais ses enfants, qui fréquentent ceux issus de familles au moins aussi riches que la leur, sont plus exigeants.
C’est à l’intérieur de l’un des somptueux salons d’un grand hôtel de la capitale que nous rencontrons le «petit prince», un autre nouveau riche. Agé de 49 ans, il a célébré en fanfare son premier milliard gagné à 22 ans. Avant de rassembler sa fortune, notre interlocuteur raconte avoir connu la misère, les vexations d’employeurs peu scrupuleux et le travail saisonnier dans les champs de vigne. Son père est passé d’un travail temporaire à un autre, avec de longues périodes de chômage et sa mère faisait de son mieux pour nourrir la famille avec le peu qu’il rapportait. Marqué par ces mauvais souvenirs, le jeune homme, qui rêvait de devenir, comme les enfants de son âge, un champion de football, se lance dans le «trabendo». De passeur de cabas aux frontières, il devient ce grand «patron», avec des dizaines d’«employés» à ses ordres. Aujourd’hui, il rattrape le temps perdu. «Nous ne voulons plus, ma famille et moi, revivre les privations et l’injustice. Je suis devenu un homme très important et même très sollicité par ceux qui gèrent des fortunes ou ceux dont la richesse repose sur le couffin qu’ils utilisaient pour collecter l’argent dans les mosquées lors de la décennie sanglante : un bien mal acquis», s’enorgueillit notre interlocuteur. Il s’inspirera de son expérience de trabendiste pour devenir un champion, non pas de football, mais d’import-export. Il est à la tête d’un véritable empire : pas moins de 4 restaurants en Espagne, en Turquie en Tunisie et un hôtel… en Inde...Son train de vie actuel ? Comme pour réaliser un rêve d’enfant, il fait bâtir sur les hauteurs de la capitale une superbe villa avec piscine et... un petit terrain de football en gazon naturel. Une façon bien à lui d’avoir un peu la vie de footballeur en s’imaginant fouler le gazon du stade d’une équipe prestigieuse. Les murs de sa chambre que nous avons visitée, sont ornés de fresques retraçant les exploits guerriers et amoureux des souverains d’antan. «Ici, tout est douceur. La douce ondulation des collines et la suavité de l’air», nous dit fièrement son épouse, comme si nous étions les futurs acquéreurs des lieux. C’est en Espagne que notre interlocuteur fait des «folies». Pour jouir pleinement de ses multiples séjours sur les côtes de Palma de Majorque, il s’est fait construire une superbe demeure «flottante» où il reçoit ses invités de marque. Avec son épouse, «la bourgeoise», comme il la surnomme, il nous laisse pantois lorsqu’il se lance dans la description de sa demeure espagnole. «J’aime vivre comme dans les contes, bercé par la brise rafraîchissante de la mer. Une façon comme une autre d’effacer presque un quart de siècle de privations», raconte-t-il. La mendicité ? «Je suis passé par là. Ça rapporte et il faut savoir qu’il y a des mendiants professionnels qui se font mensuellement 4 à 5 fois votre salaire sans être dans le besoin. Il y a aussi une autre catégorie de mendiants. Ceux-là méritent toute notre attention et notre aide», dit-il.

Objets d’art et bijoux...
A de rares exceptions près, les nouveaux riches ne semblent pas portés sur les œuvres d’art, ce qui explique, dans une certaine mesure, le marasme dont souffre le marché en la matière. En revanche, les bijoux gardent un attrait certain. Même si l’Algérien moyen «achète moins d’or que par le passé, celui fortuné continue à en acquérir en quantité et pour des sommes faramineuses, pour l’offrir qui à sa femme, qui à sa fille, à chaque événement heureux», souligne un bijoutier de la rue Larbi-Ben-M’hidi.

Une jeunesse dorée
La propension des nouveaux riches à dépenser sans compter se manifeste aussi à travers le comportement de leur progéniture. Comme pour effacer leurs frustrations passées, ces parents fortunés gâtent leurs enfants plus que de raison. De jeunes étudiants en virée à l’étranger rapportent : «Alors que l’argent de poche de la plupart d’entre nous ne dépasse guère quelques euros, la fille d’un ponte des affaires dispose de plusieurs centaines d’euros.» Ces enfants de riches reçoivent également leur première voiture très tôt. Ce qui n’est pas sans risque. «A Baïnem, la jeunesse dorée organise de véritables rallyes avec des voitures, un peu comme dans La fureur de vivre, le célèbre film de Nicolas Ray avec James Dean dans le rôle principal», note une habitante de cette localité. Et ces jeunes se laissent souvent aller à faire de la vitesse. «Récemment, un jeune de 19 ans s’est tué après avoir percuté un arbre avec sa voiture, un cadeau de son père», ajoute notre interlocutrice.

Les stigmates de l’injustice
Cas - «L’argent de la drogue est parti en fumée. Je n’ai jamais réussi à réaliser le moindre projet avec. Je le jure.»

Il porte sur son visage les stigmates de la souffrance, celle qu’il a endurée en prison pour commercialisation de stupéfiants. En dépit de l’espièglerie de son sourire et des légères rides traîtresses au coin des yeux, son visage marqué est là pour dire qu’il revient de loin.
Avant de devenir un archi-milliardaire, il a eu le triste privilège d’enfiler les habits peu enviés des dealers. Ensuite, il s’est reconverti en couvreur zingueur et serveur dans un bar dans un complexe touristique de l’Algérois.
En 1992, il devient importateur de véhicules. Blanchiment d’argent ? «Non !», rétorque celui qui est devenu, en l’espace de quelques années, un concessionnaire versé dans l’importation et la commercialisation de plusieurs marques de voitures de luxe.
Ses clients font partie du cercle très fermé des «gens très fortunés». Il parle d’importants hommes d’affaires de différentes nationalités exerçant en Algérie. Il cite certains industriels algériens et des notables de certaines régions du sud du pays. «L’argent de la drogue est parti en fumée. Je n’ai jamais réussi à réaliser le moindre projet avec», jure-t-il. Sa fortune, il la doit, dit-il, à un heureux concours de circonstances. «J’ai été sollicité par un Saoudien qui voulait investir en Algérie dans l’automobile.». Tout est parti de là. Et ça a marché très bien et très vite.
Notre interlocuteur raconte qu’il a pu rapidement «voler de ses propres ailes». Pour tester sa petite expérience dans l’automobile, il se rabat sur la clientèle de son «bienfaiteur» qui, selon notre interlocuteur, «a parlé de trahison» et a même voulu «me le faire payer».
Le souvenir de ces moments de haine et de passion lui assombrit le regard. Mais il a eu le soutien des patrons de ses fournisseurs. Son compte en banque est crédité, selon lui, de quelques milliards de centimes «seulement». «Il faut être dingue pour parler de sa fortune au premier venu. Connaissez-vous, par exemple, un ministre, un sénateur, un député ou un responsable quelconque qui déclare sa fortune ?». Actuellement, il mène une vie de «palais» et est connu par plusieurs hommes d’affaires, journalistes, hauts fonctionnaires, musiciens… «Je fais des folies et je dépense beaucoup. C’est d’ailleurs, l’un des reproches que me font mes proches.» Mais, poursuit-il, «j’ai assuré l’avenir de ma petite famille : un compte en banque bien garni pour ma femme et mes deux enfants, une résidence en Algérie pour chacun…».
Lui aussi, c’est en Espagne qu’il a choisi de dépenser son argent. Pour lui, un bar restaurant et un hôtel en Espagne sont la garantie d’une retraite dorée, loin de la plonge des salons et des bars de Zéralda, Tipaza et de la drogue qu’il écoulait en quantités dans les milieux populaires. Il s’est même fait construire à Barcelone une maison basse qu’il nous décrit avec un immense plaisir. «Une maison aux façades blanches et aux tuiles rouges posée dans un écrin de verdure. Un havre de paix…». Là bas, il vit, selon ses dires, en vase clos, avec «ses pairs», pour effacer de sa mémoire les souvenirs des paillasses des prisons, les casse-croûte «garantita» qu’il prenait à Bab El-Oued et les baignades à la plage de R’mila et El-Kettani. Il reconnaît qu’il est devenu un grand dépensier, sans pour autant être un flambeur ou un frimeur. Son train de vie actuel ? Il s’offre chaque mois une remise en forme d’une semaine au domaine de La Baronnie à Saint Martin de Ré.
«L’air y est excellent pour les gens fatigués. On est «retapé» en une semaine», révèle-t-il. Et de poursuivre : «Je profite de la vie. Avec ma famille, nous prenons des vacances très saines. Quand je suis dans ma demeure espagnole, tout en gérant mes affaires, le matin je fais du jogging. En été, c’est la plage, les balades en yacht avec les amis, la pétanque…». Son rêve : «passer des vacances au Brésil et assister au festival de Rio, puis faire un pèlerinage à La Mecque».

«Comptes» de fées
Succès - De simple repasseur dans un pressing, cet hommes d’affaires que nous avons interrogé est devenu une importante «personnalité» qui «installe» et «dégomme» à sa guise les élus locaux de sa commune.

Un autre cas de réussite fulgurante. Celle d’un homme qui, de simple repasseur dans un pressing, est devenu un VIP qui installe et «dégomme» à sa guise des élus locaux de la municipalité de sa ville natale, à l’est du pays, parce qu’il est devenu riche.
Il met ce soudain enrichissement sur le compte d’un «succès familial». Il passe de manœuvre à couturier d’emblèmes dans une entreprise étatique. A la dissolution de cette dernière, il devient repasseur de vêtements chez un privé. «J’ai trimé de très longues années pour amasser une certaine somme d’argent que j’ai investie dans une boulangerie dans ma ville natale.» Agé de 52 ans, il a vécu une enfance heureuse jusqu’à l’âge de 10 ans. Un jour, de retour de l’école, il trouve un attroupement devant la maison familiale où son père, propriétaire d’une boulangerie, venait d’être terrassé par une crise cardiaque. Il dit avoir sacrifié ses études pour apporter sa contribution à la vie familiale. Le malheur ne durant que quelques années, le temps de «laisser prendre la mayonnaise et faire bouillir la marmite», il hérite d’un «pactole» en euros d’une caisse de retraite d’outre-mer. Il écoule ce don du ciel au marché de change parallèle. Suivant l’exemple de son défunt père, dit-il, il va réussir l’exploit, quelques années après le décès de sa mère, terrassée également par une crise cardiaque, de lancer sa carrière dans l’import-export. «Mon premier marché conclu avec une firme italienne concernait la fourniture de quatre fours industriels. C’était en 1992. Depuis, raconte cet homme d’affaires, «les choses sont allées très vite», au point de figurer actuellement dans le lot des «beaucoup flousse». Notre interlocuteur prétend que la chance de sa réussite pour engranger des sommes fabuleuses, repose sur son flair, celui d’être au bon endroit au bon moment. Ce qu’il n’a pas réussi à obtenir durant sa tendre enfance et son adolescence, aujourd’hui il ne s’en prive pas. Il a offert à sa fille, pour son mariage, une bague «dont le diamant vaut plusieurs années de privation et un voyage de noces au pays des Pharaons». Il parle peu de ses biens à l’étranger, sinon pas. «Il n’est pas nécessaire de faire cas des biens que je possède en Italie. L’essentiel pour moi, c’est le fait d’avoir géré convenablement un pactole tombé du ciel par la grâce de Dieu et avoir pu clouer ainsi le bec à ceux qui avaient poussé ma mère à brader l’unique héritage laissé par mon défunt père : notre boulangerie.» Pourquoi son fils s’est exilé en Allemagne ? Une question qui déstabilise notre interlocuteur. «Qui vous a parlé de mon fils ?», nous interroge-t-il, menaçant même de cesser la discussion.
Il parle de son fils, comme étant une victime de certains «racontars» l’accusant d’être «un ancien activiste du parti dissous et collecteur de fonds à l’intérieur des mosquées». Avant de poursuivre, il essuie la sueur de son visage et marque un temps d’arrêt pour dire ensuite : «Mon fils n’a pas voulu poursuivre ses études en Algérie. Il le fait actuellement à mes frais en Allemagne. Et il ne risque pas de revenir. La richesse de ma famille n’est que le fruit d’énormes sacrifices. Il faut que les gens le sachent une fois pour toutes. L’argent de la collecte est allé vers ceux qui l’avaient désigné à ce travail de militantisme», précise-t-il. Dans ma ville natale, je figure sur la liste des notables», ajoute-t-il.
Lui est-il arrivé de dégommer des élus ? «Une seule fois», reconnaît-il. Il parle d’un élu de sa commune qu’il qualifie de «malpropre». «C’est un corrompu notoire qui voulait remettre en cause un arrêté d’attribution d’un lot de terrain qui m’a été octroyé de manière réglementaire pour un projet, au début de l’année 1992», ajoute-t-il.

Envie de mimétisme
Fureur - Les gens fortunés de fraîche date ne placent aucune limite à leur frénésie dépensière...

«Le mariage est l’occasion pour l’Algérien de lâcher la bride à l’envie et la tendance au mimétisme le porte à vouloir faire à tout prix comme le voisin, ce qui le pousse à la consommation et l’éloigne de l’épargne», analyse un joaillier. A cette occasion, les nouveaux riches se permettent toutes les folies.
Les gens fortunés de fraîche date ne mettent aucune limite à leur frénésie dépensière. A telle enseigne que certains des prestataires de services ne savent parfois plus à quel saint se vouer, en particulier les hôteliers, pour satisfaire leurs demandes.
Le directeur des banquets dans l’un des plus grands hôtels de l’Algérois en a vu de toutes les couleurs en 25 ans de carrière. «J’ai été plus d’une fois surpris par le souci de discrétion manifesté par des clients pourtant très riches. Mais j’ai été tout autant sidéré par la démesure, l’incohérence et la maladresse de certains autres», affirme-t-il.
En principe, le contrat liant le client à l’hôtel stipule très précisément les prestations offertes. Dans un de ces grands établissements, la formule proposée pour 350 à 400 personnes est invariablement la même. Pour 3 000 DA par invité, l’hôtel sert trois petits salés, un jus de fruit ou une limonade, un gâteau glacé et, pour les mariés, une pièce montée. «Ce menu de base est assez souvent chambardé par le client. Pour l’anecdote, au cours d’un mariage, nous avions servi, à l’aube, des beignets et des figues. Du coup, un autre client a exigé la même prestation pour sa fille, hors petit déjeuner. Certains demandent un bouquet de fleurs plus beau et plus cher que celui offert lors d’une réception à laquelle ils ont assisté», insiste notre interlocuteur. D’autres encore ont des «lubies», embarrassant plus d’un. «Il est arrivé plus d’une fois, ajoute le directeur de banquet, qu’un client me demande d’assurer le service, une manière de montrer à ses invités qu’il est important, ou m’interpelle à voix haute afin que tout le monde l’entende me dire : "Maître, voilà votre pourboire"», et de poursuivre : «Voulant à tout prix surprendre, certains font servir, vers deux heures du matin des plats chauds dans de grands récipients, de sorte qu’à la fin, la salle ressemble à une véritable gargote.»

Source Infosoir R. Khazini

Le Pèlerin

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commentaires

Ralf 29/04/2014 09:18


Article qui ne laisse pas indifférent... C'est le problème de ce satané argent qui nous fais tous tourner la tête.


Merci pour ce billet 


Cordialement, 


Ralf 


 

Le Pèlerin 30/04/2014 20:18



Salut Ralph


En Algérie, un honnête homme ne peut se permettre d’être riche ( à quelques exceptions près…)


C’est pourquoi jusqu’à présent ils le cachaient…Mais depuis quelque temps ils n’ont plus honte de rien et même en montrent un
peu plus qu’ils n’en devraient….Sans oublier ceux qui vont mettre une grande partie de leurs revenus plus ou moins illicites à l’étranger


Mais la corruption se banalise en ce sens que le corrompu réussit à corrompre le commun des mortels et ainsi tout le monde se
prend au jeu de la corruption qui devient ainsi un sport national


Je ne parlerai pas des scandales financiers …C’est entre autres une des raisons pour laquelle le peuple est tellement
désabusé


Ainsi va l’Algérie… !


Ce pays est à jeun d’une révolution et un jour cela pètera …Je pense que cela prendra du temps mais les jeunes finiront par se
rebeller


A moins que le gouvernement prenne des mesures drastiques pour lutter contre ce fléau


Ah…Ils en parlent mais il y e n a  trop qui, proches du pouvoir, y sont mêlés
jusqu’au cou


Alors…..


Mais le temps n’a pas d’emprise sur l’Algérien


….Il faudra un certain temps pour ne pas dire un temps certain


Cordialement,


Le Pèlerin



myaux.pichere@gmail.com 22/10/2012 15:05


AVEZ-VOUS BESOIN DE FINANCEMENT POUR VOS PROJETS OU INVESTIR DANS


VOTRE ENTREPRISE ?


 


Bonjour,


 


Avez-vous des projets et en recherche de financement ? Notre objectif


est d’aidé les personnes en quête de financement pour la réalisation


de  projets. Nous Voudrions savoir si vous avez des projets ou


entreprise  en recherche d'investisseur  pour leur  réalisation ? Ou


Prêt Particulier ?


 


Bien évidement nous prendrons le temps nécessaire pour l’étude de la


rentabilité de vos projets avant de vous donner notre accord final.


Vous qui êtes à la recherche :


 


1)    De financement pour la réalisation d’un projet


2)    Porteurs de projets pour la création d’entreprise Directeur de


société en difficultés de financement privé.


3)     Porteurs de créer une société de financement et offre des Prêt


Particulier au Publique.


4)     Porteurs de créer ou reprendre un hôtel Porteurs de créer mutuelle


santé entreprise.


5)    Porteurs de Projets solidaires.


6)    Porteurs de projet d’immobilier.


7)    Porteurs de l’import-export.


8)    Sociétés en faillites ou toutes sortes de projets en faillites.


 


Nous voulons savoir  si vous êtes disponible pour la représentation de


nos intérêts chez vous ? Dans le cas où vous serez intéressé par notre


offre de Représentant de Nouvelles Sociétés, nous sommes disposés à


financer tous vos projets.


 


NB: Toute personne intéressée par la présente offre doit nous rendre


visite ici  au Bénin (Afrique de l’Ouest) pour la signature d'un


protocole d'accord ferme afin de transférer des fonds donc vous aviez


besoin pour la réalisation sur un compte.


 


En attente de votre réponse sur notre adresse électronique boite email


personnelle pour plus de détail :   (  picheremyaux@yahoo.fr  ou


myaux.pichere@gmail.com   )


 


Cordialement


 


Mr    Pichere Myaux

Le Pèlerin 23/10/2012 06:22



Bonjour


Faites un effort vers les Jeunes audacieux et non pas vers les uniquement vers nantis


Cordialement,


Le Pèlerin