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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 03:01

Le village Ihitoussène, berceau de la forge dans notre pays, ne compte aujourd’hui qu’un seul forgeron exerçant au centre-ville de Bouzeguène.

forgeron-algerien.jpg

Dans ce village qui porte le nom de Ihitoussène, pluriel du mot berbère ahitos qui veut dire forgeron ou encore fils du dieu de la forge dans la mythologie grecque, seul Dda Salah, 67 ans, le dernier forgeron, occupe une petite baraque aménagée de sorte à accueillir un métier ancestral qui vit «ses derniers instants.»

Une vingtaine d’années en arrière, «le village vivait au rythme des marteaux battus tantôt contre le fer tantôt contre l’enclume des forgerons qui se dénombraient alors par dizaines», nous raconte Kaci Mohand, un ex-forgeron. Celui-ci nous invite à visiter la plus ancienne forge où exerçaient les tout premiers forgerons du village.

 «C’est de cet atelier que sont nés les pionniers de la forge et de la maréchalerie au Maghreb, pour ne pas dire en Afrique», nous dira salem, fils de forgeron, qui ne se lasse pas de la recherche dans tout ce qui est relatif à ce métier, notamment dans l’histoire de son village. Ici, la découverte est étonnante : des objets rares aujourd’hui, probablement conçus durant les premières années du XXe siècle, sont là pour témoigner d’une époque où seul le pouvoir des enclumes faisait venir des hommes des autres régions, même des plus éloignées de la Kabylie, pour se procurer des outils de labour fabriqués par les ingénieux forgerons d’Ihitoussène. Mais ces dernières années, le village d’Ihitoussène, comme tous les autres d’ailleurs, a été balayé par le vent de la modernité dictant de nouveaux modes de vie qui ont effacé, peu à peu, celui qui y prévalait depuis des siècles.

Du coup, l’agriculture rurale qui fut le garant de l’économie du village est délaissée progressivement, induisant des pertes considérables à une activité ancestrale qui se voit retirer des commandes de fabrication d’outils indispensables à la vie rurale, jusque-là. Ainsi, les villageois investissent d’autres créneaux plus juteux changeant la nature de leurs besoins qui généralement ne dépendent pas de la seule ingéniosité des forgerons. Ceux-ci, voyant leur activité en diminution constante, menaçant même leur gagne-pain, ferment leurs ateliers pour se lancer, à leur tour, dans d’autres créneaux plus porteurs. Toutefois, «les Ihitoussène ne sont pas les seules victimes de la modernité mais c’est tout le village qui a subi une métamorphose», nous dit-on. Ainsi, le village s’agrandit, de nouvelles constructions débordant, parfois injustement au détriment des anciennes. Ces dernières, même si elles sont épargnées par la démolition, une fois abandonnées ne résistent pas aux assauts de la nature. Dans ce village, les notables rencontrés nous citent les quartiers d’Annar, l’Hara At Moussa, Thakhamt Ikharrazene, Thala, qui renferment les plus anciennes maisons, et qui se sont presque vidées. Les maisons sont en grande partie démolies ou affaissées.

Les secrets de la destination Est

La route du chemin de fer vers l’Est algérien était la destination privilégiée des forgerons d’Ihitoussène où ils ont commencé à s’installer au XVIIe siècle. Un itinéraire qui suivait naturellement le progrès et la civilisation : à pied, ils rejoignaient Ighzer Amokrane d’où ils prenaient le train vers Béni Mansour puis vers les villes et villages de l’Est avec des haltes communautaires et un transit à Mansoura, dans les ateliers de Sadi Saïd et ses frères Ameziane et Tahar qui leur offraient le gîte et le couvert.

Cette forge était considérée comme un véritable centre d’apprentissage où les apprentis recevaient leur sacre avant de s’installer à leur propre compte. Le lendemain, ils reprenaient le chemin de fer vers Bordj Bou-Arréridj, Sétif, Constantine, Téléghma, Batna et autres villes et villages jusqu’à la frontière tunisienne. Le choix de l’est du pays pour s’y installer n’était pas fortuit, car cette région n’était pas investie par les colons, à l’opposé de la région ouest où ils se sont implantés, utilisant un matériel aratoire plus moderne. Toutefois, à l’Est où les terrains sont plus accidentés, les habitants étaient vraiment dans le besoin de se procurer un matériel rudimentaire pour continuer à cultiver leurs champs.

D’où l’idée des Ihitoussène de s’y installer pour y gagner leur vie. Dès lors, ces dompteurs de fer ont su, à chaque fois, s’adapter à leur nouveau milieu et s’imposer par leur métier avant de se fondre dans leur nouvelle société sans toutefois rien concéder de leur culture et de leurs traditions. Le premier départ en famille fut l’œuvre de Amirouche Meziane à Tazmalt, un militant de la cause nationale de la première heure dont la forge a accueilli Abane Ramdane et Boudiaf et bien d’autres artisans de la Révolution.

Une fascination aux origines lointaines

L’armée coloniale qui avait occupé le village en 1960 s’est emparée de précieuses pièces de la forge- mère. Un soufflet de forme horizontale dit à la caucasienne et dont la représentation figure sur certaines stèles romaines, des lampes à huile et autres objets fabriqués par les forgerons du village sont d’ailleurs exposés au musée du Louvre. Au village d’Ihitoussène, on parle même des sept enclumes qui auraient été subtilisées par les colons puis récupérées par les hommes du village à l’est du pays. Cette fascination pour ces objets relève certainement d’une considération qui remonte aux temps lointains, attribuant au forgeron la distinction du «sauveur de l’humanité», celui qui est à l’origine de la vie et de la mort, car c’était lui qui fabriquait la lame qui coupe le cordon ombilical, la charrue pour labourer la terre nourricière et la pioche qui creuse la tombe de l’homme.

Dda Salah, une volonté qui fait rougir le fer

Originaire d’Ihitoussène, Dda Salah, comme l’appellent les gens de la région, 67, ans continue de servir la population en dépit des multiples contraintes qui entourent son métier.

Moussaoui Salah est le seul forgeron qui continue de perpétuer une tradition pourtant ancestrale dans la région de Bouzeguène. Agréable et modeste, il nous a réservé un accueil chaleureux dans son atelier. Il nous dira qu’il a quitté le village à 11 ans. Tout comme ses aînés, il a sillonné les différentes wilayas de l’est, entre 1959 et 1968, comme apprenti à ses débuts, mais vite il a maîtrisé toutes les techniques de la forge et est devenu salarié. En 1968 il rentre au village où il sera fonctionnaire à l’APC, toujours dans le domaine de la forge, jusqu’en 1976.
Une époque où les fonctionnaires étaient rémunérés en denrées alimentaires et quelques sous. «Notre travail était rémunéré avec de l’huile et de la farine, plus 3,5 DA», nous confie Dda Salah. En 1976 il quitte son poste de fonctionnaire pour ouvrir sa propre forge pour servir ses concitoyens 35 ans durant. Un service qu’il continue d’assurer en dépit de son âge avancé. A l’intérieur de son atelier, notre attention est attirée par la forge où il fait chauffer le fer, non pas avec du charbon, mais avec du bois. Comme s’il lisait dans les pensées, Dda Salah explique : «Ne vous étonnez pas…, ce n’est pas une technique nouvelle mais c’est mieux que le coke qu’on nous propose.»
Et c’est alors que notre interlocuteur se met à dresser la longue liste de tous les problèmes qu’il rencontre au quotidien. A en croire Dda Salah, aujourd’hui, les forgerons de Kabylie et tous ceux d’Algérie se débattent dans d’inextricables problèmes d’approvisionnement en matière première (le fer sous toutes ses formes) et en combustible (le charbon), cédés non pas par l’Etat mais par une multitude d’intermédiaires à des prix exorbitants. Il nous fait savoir, en outre, que durant les années 1960 et 1970, les forgerons étaient dispensés de taxes et bénéficiaient d’un amortissement fiscal, «ce qui n’est pas le cas aujourd’hui», déplore-t-il. Et d’ajouter que les forgerons achetaient du très bon charbon riche en matières volatiles et donc résistant, pouvant être ravivé même après plusieurs heures de non-activité du foyer. Maintenant avec du coke, obtenu après la distillation de la houille et qui est très pauvre en matières volatiles, le forgeron doit tout le temps souffler sur les braises qui s’éteignent rapidement. Un déchet presque sans valeur, cédé à ces malheureux forgerons à 5 500 jusqu’à 6 500 DA le quintal, et ce, sans compter les frais de son transport. Des conditions qui font dire à Dda Salah que s’il continue à travailler «c’est d’abord par amour pour mon métier et aussi pour arrondir mes fins de mois car ma pension de retraite ne dépasse pas les 9 000 Da.»

Un passé très riche

Les forgerons d’Ihitoussène ont, sans aucun doute, marqué une ère des plus illustres de l’histoire de l’Algérie.

Leur ancêtre Ahitos serait, d’après la tradition orale et selon la thèse la plus plausible parmi les trois en vogue, un forgeron grec ayant accosté au XVIe siècle en Kabylie maritime avant de rejoindre l’Arch Ath-Idjeur, actuellement Bouzeguène où il a été accueilli à bras ouverts par le saint Sidi-Moussa.
Une fois installé, celui-ci offrira ses bons et loyaux services à la société paysanne de la région qu’il pourvoyait en matériel aratoire, et pour laquelle il réparait et fabriquait tous les outils nécessaires à l’agriculture ainsi qu’au confort de ses habitants comme les lampes à huile, les serrures et tous les objets en fer.
Ce dernier a tôt fait de transmettre son exceptionnel savoir-faire à sa progéniture qui a su perpétuer la tradition. Les Ihitoussène fabriquaient eux-mêmes leurs enclumes dans la forge- mère du village, dont les sept premières sont exposées actuellement au sein de cette même forge. Les gens rencontrés dans ce village nous ont fait savoir que les Ath-Idjeur juraient à l’époque au nom des sept précieuses enclumes «Ahaq Sevaâ Zvari Ihitoussène.»
Plus tard, les Ihitoussène fabriqueront des enclumes à tous leurs enfants qui, pour des raisons économiques, à en croire la mémoire collective, ont décidé de porter leur métier en dehors de la localité et ainsi d’investir la quasi-totalité du territoire national où l’on a compté plus de trois cents forges implantées dans 17 wilayas du centre et de l’est du pays. Les témoignages recueillis expliquent qu’à l’époque, ces forgerons se faisaient rétribuer en nature, une fois l’an lors des récoltes, par des mesures d’orge, de figues sèches et autres produits de l’agriculture selon un barème qui satisfaisait les fellahs.
Cela se déroulait dans une ambiance festive dans les villages où s’accomplissaient des rituels anciens. La «baraka» des forgerons leur valait bien des attributs. Témoignant de la même attitude d’apaisement et de conciliation, les forgerons sont appelés au règlement des conflits tribaux. Par ailleurs, lors de l’invasion des Ath-Idjeur par l’armée coloniale en 1852 et durant les insurrections armées de 1857 et 1871 (Icheridhen, El-Mokrani, Cheikh Aheddad, Fadhma n’Soumeur), le génie des forgerons d’Ihitoussène s’est manifesté dans la fabrication des armes anciennes et de la poudre à canon ayant servi la juste cause des villageois. Plusieurs ouvrages feront référence à la fabrication des armes par les forgerons d’Ihitoussène.

Boukhalfa Bitam, dans son ouvrage Les justes, raconte comment les armes de l’insurrection armée, fabriquées à Ihitoussène étaient acheminées à dos de mulet vers les ateliers de haute précision des Ath-Yenni pour y subir les finitions. Des archives inédites de la période turque y faisaient également référence dans un chapitre traitant de l’artisanat en Kabylie. Il y est fait mention, selon un historien, de la sociologie des forgerons d’Ihitoussène, de l’art de la fabrication des armes et de leur mode de migration.

Bientôt la tradition ressuscitée

«Les habitants du village Ihitoussène doivent absolument sauver ce lourd patrimoine», assurent les chefs du village. L’association Sevaâ Zvari Ihitoussène (les sept enclumes d’Ihitoussène), entend relever le défi de perpétuer cet art ancestral et le faire connaître au pays à travers des actions scientifiques, précise Salem, un membre de l’association. Et d’ajouter que cette manifestation sera d’abord régionale pour s’étendre à d’autres régions et sera d’une envergure nationale. Il fait observer que pas très loin dans le temps, le village d’Ihitoussène était présent dans les manifestations culturelles, à côté des régions de la wilaya, avec des expositions d’armes anciennes, de lampes à huile et autres objets liés à ce métier. Et ce, sans omettre l’offrande à «Badjou», une tradition qui, depuis des dizaines d’années, se perpétue avec une grande ferveur avec un sentiment du «devoir» accompli. Le «grand-père» des villageois, Sidi M’hend El-Hadj, est originaire de Badjou dans la région des Ath Ouaghlis, en Basse Kabylie. C’est là que les habitants d’Ihitoussène, où qu’ils soient, se retrouvent chaque premier dimanche du mois de septembre. Ici, est recueilli l’argent des dons destinés au saint Badjou, dont une partie est destinée à l’achat de la viande et des légumes pour la préparation du repas des villageois et des habitants des lieux. Une autre partie sera remise directement aux membres de la famille qui prennent soins des lieux.

Source Infosoir Mohamed Mahdjane

Le Pèlerin

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commentaires

Med Sadi 27/09/2012 17:14


Merci pour cet article. En tant qu'Ahitos, je confirme que toutes ces informations sont exactes. Bon courage et à bientôt In Challah!

Le Pèlerin 30/09/2012 21:06






Bonjour Med
Sadi


Merci pour votre commentaire


Je salue en vous l’un des artisans de ce glorieux métier
chargé des traditions et de culture


Je vous remercie de l’intérêt que vous portez à mes
blogs


Cordialement,


Le
Pèlerin



bensalah 04/09/2011 13:22



L'algérien est connu depuis des millinaires pour son penchant pour le Cheval, ami de l'homme durant la paix et les guerres. Le Cheval est élevé aussi dans les pays de
la Méditerranée, dans la péninsule arabique et ailleurs aussi. Le cheval a été utilisé pour servir diveses causes, transporter les munitions, armes et aussi pour les produits
de l'agriculture, sans oublier les fetes de la fantasia. Toutes les régions, villages  et contrées de l'Algérie ont connu ce métier de forgeron. Le florissement de ces métiers sont
une le suite logique de l'élevage du cheval qui représentait et représente toujours un ami de l'homme, qui lui sert de moyen de transport pour ses déplacements, comme on l'a
utilisé pendant la résistance et contre les invasions étrangères, notamment la colonisation française. La région de la vallée de Soummam, me semble le lieu  de
prédilection des forgerons, paste trés proche de l'homme. Il a servi aussi dans la cavalerie des résistants algériens comme l'Emir Abdelkader, El Mokrani, Lala Fatma at autres. 
salut



Le Pèlerin 28/09/2011 16:14


Bonjour Bensalah, Rien à dire au sujet des chevaux...! Ce n'est pas une raison pour bouffer du français à tort et à travers... Ah ces Français si la presse algérienne ne les avait pas ...Les
journaux algériens seraient bien minces Cordialement et ans rancune... Le Pèlerin


MOH AMZIL 01/09/2011 16:06



VILLAGE IHITOUSSENE (Bouzeguene).


Ceux qui relatent l’histoire des campagnes françaises en Kabylie ont tendance à vanter leur village (manipulation) au détriment de toute une région colonisée. Le manque de documents et d’écrits
authentiques ont laissé la place à des récits fantaisistes, non fondés et loin de toute réalité. Quand la vérité vient à manquer, les rumeurs prennent le relai. Un point majeur a été ignoré
volontairement par tous et qui fait référence aux différentes batailles et insurrections (1852-1871 et 1954) : La participation certaine et l’apport considérable du village IHITOUSSENE
(Ath-Idjer) en hommes et armes à feu fabriquées par eux-mêmes. Ce village fait toujours l’objet de déstabilisation soutenue par des collaborateurs encore en activité, par le laxisme des autorités
et par des voisins hostiles et jaloux de son passé laborieux et de sa renommée incontestable. Village unique en son genre, il devrait être reconnu et classé comme patrimoine national et
historique. La recherche de preuves tangibles est un devoir : Les archives existent bien quelque part.
“On a vu souvent rejaillir le feu d’un ancien volcan qu’on croyait trop vieux”.



Le Pèlerin 29/09/2011 23:58


Bonjour Moh Amzil Je suis désolé pour le retard dans ma réponse à votre commentaire Vous savez que l’histoire est ce qui est rapporté par les vainqueurs…Ce qui n’est pas forcément conforme à la
réalité…Je pense au journal « El Watan » qui demande à ses lecteurs de raconter l’histoire … Peut être y a-t-il lieu d’intervenir et proposer votre version de la vérité avant l’extinction de eux
qui ont vécu ces temps là et militer en faveur de « la vérité » et de la promotion de ce village qui selon vos propos représente un patrimoine digne d’être connu de tous.. « Il faut oublier, tout
peut s'oublier, qui s'enfuit déjà, oublier le temps des malentendus » Je vous remercie pour l’intérêt que vous portez à l’avenir du Pays et à l’intérêt que vous portez à mes blogs Cordialement, Le
Pèlerin


MOH AMZIL 24/08/2011 16:36



A PROPOS DE BAJOU :


    L'offrande de Bajou n'est qu'un rituel encouragé et perpétué par les marabouts pour uniquement assouvir leur besoin matériel et profiter des intérêts ainsi produits. C'est une
rencontre de dupes simplement. Personne n'a le  droit  d'obliger les citoyens à  prendre part à cette manifestation néfaste.
    Notre ancêtre a payé un fort tribut pour demeurer dans cette région. Depuis son installation, il a été manipulé sans cesse et mis à rude épreuve par les antagonistes avides de
tout et qui ont bu le calice jusqu'à la lie. Ahitos et ses enfants ont enduré des situations d'hommes exploités à la longue. Les marabouts ne font jamais de cadeau si ce n'est qu'avec crédit
potentiel. La bénédiction dont parlent  certains est en réalité une soumission crédule et humiliante voire une malédiction ancestrale.
    Les villageois doivent prendre conscience que le temps de la mystification est révolu et en finir, une fois pour toute, avec cette pratique qui n'est ni un droit originel, ni
un devoir religieux sacré. Les clauses du contrat liant le Forgeron aux marabouts ont été honorées judicieusement.
    Ce qui est désolant et aberrant dans cette affaire, c'est que notre illustre aîeul, qui croule sous une lourde dalle de pierre quelque part au vieux cimetière de Anar, n'a
jamais  fait l'objet  d'un hommage particulier ou d'une quelconque cérémonie commémorative. C'est à croire qu'il n'a jamais existé. D'ailleurs, ses enfants ingrats ne situent  et
ne se souviennent même pas de sa tombe.
    Pour tant de services rendus, ce prophète du savoir-faire ne mérite-t-il pas un mausolée érigé en guise de mémoire et de reconnaissance !
    Il est temps de penser à la réalisation d'une tombe symbolique, comme celle du soldat inconnu, implantée sur le site même de la vieille forge, au lieu d'invoquer ou d'aller
vénérer son voisin dans une lointaine contrée.
 
    L'histoire n' est effective que si ses repères sont bien établis. La malédiction de l'oubli, omniprésente, ne pardonne pas !



Le Pèlerin 30/09/2011 09:04



Bonjour Moh Amzil,


Je suis encore désolé pour le retard dans ma réponse à votre commentaire


Il est bon que vous puissiez raconter ainsi l’histoire de votre pays et par là même celle de votre pays


Si vous ne le faites pas, d’autres peut être le feront à votre place, et à leur manière


Je vous rappelle ce que j’écrivais dans la réponse à l’un de vos précédents commentaires :


«Vous savez que l’histoire est ce qui est rapporté par les vainqueurs…Ce qui n’est pas forcément conforme à la réalité…Je
pense au journal « El Watan » qui demande à ses lecteurs de raconter l’histoire …


Peut être y a-t-il lieu d’intervenir et proposer votre version de la vérité avant l’extinction de eux qui ont vécu ces temps
là et militer en faveur de « la vérité » et de la promotion de ce village qui selon vos propos représente un patrimoine digne d’être connu de tous… »


« Il faut oublier, tout peut s'oublier, qui s'enfuit déjà, oublier le temps des malentendus » Je vous remercie pour l’intérêt
que vous portez à l’avenir du Pays et à l’intérêt que vous portez à mes blogs  


Cordialement,


Le Pèlerin



BACHI Akli 08/05/2011 17:37



Bonjour,


Il n'est pas question de supprimer le blog. J'ai fait part de mes commentaires uniquement pour attirer l'attention des auteurs des sources  quant à l'exagération de certaines informations
relevant de l'irréel. Les éléments proviennent d'une tradition orale parfois mystifiée. En attendant, je fais des recherches sur les origines de nos ancêtres qui sont difficiles à rétablir. Tout
a été égaré ; aucun document n'est  en notre possession : C'est comme chercher la pierre philosophale. Toutefois, je fais appel à la rationalité et au raisonnement pour
pouvoir y arriver.


Pour clore ce débat, je vous félicite. Je souhaite longue vie à votre blog que je trouve intéressent.


Salutations et à bientôt. 


 



Le Pèlerin 08/05/2011 18:50



Bonjour Bachi Akli


Je note votre propos


Si vous avez des éléments qui me permettent de refonder cet article je le ferai


Je vous remercie pour vos encouragements et pour l'intérêt que vous portez à mes blogs


A plus tard peut être sur le Blog


Cordialement,


Le Pèlerin


 



AKLI 07/05/2011 15:44



Bonjour,


Je reviens pour vous dire que ceux qui vous ont communiqué ces sources se trompent dans le temps et dans le fonds. Malgré cela, notre ancêtre n'était pas encore installé ou venait à
peine d'arriver. Nos grands-parents n'étaient pas encore nés aussi. Ce ne fut qu'au milieu du XIXe siècle  qu'ils  commencèrent à migrer en d'autres horizons, après l'arrivée
des Français.


En outre, AHITOS, le surnom donné à notre aïeul, ne veut pas dire forge, ni fils du Dieu de la forge. Nous sommes loin de la mythologie grecque. C'est une utopie pure et simple. Le Dieu
Hephaïstos (chez lez Grecs) et  Vulcain (chez les Romains), n'ont jamais eu d'enfant qui se prénomme AHITOS.


A = article d'appartenance chez les berbères (kabyles).


HITOS = nom prope de personne ou de lieu.


En résumé AHITOS veut dire : qui appartient à  HITOS (ou qui est de HITOS).


Je lance un appel aux auteurs de ces sources pour qu'ils revisent leurs déclarations parfois infondées.


Salutations et Bon courage.



Le Pèlerin 07/05/2011 19:36



Bonjour Akli


Je ne suis pas en mesure de commenter vos propos...


Il me reste deux possibilités


1 - vous faire confiance auquel cas je vous demanderais de me faire parvenir les éléments qui me permettraient de refoder cet
article ...e modifierais les sources en mentionnant votre nom


2 - Soit de supprimer le blog incriminé


Je vous en laisse le choix


Dans l'attente d'une réponse de votre part, je vous prie d'agréer mes salutations les plus sincères


Cordialement,


Le Pèlerin


 


 



AKLI 05/05/2011 18:30



Je vous signale qu'au XVIIe Siècle, il n'existait  pas de chemin de fer en Algérie.  Le Décret instituant la réalisation des chemins de fer en Algerie date du 08/04/1857.


En 1874, seules les lignes Alger-Oran et Constantine-Skikda étaient inaugurées officiellement et ouvertes au trafic ferroviaire.


 A cette époque,  nos forgerons ne pouvaient  emprunter ce moyen de locomotion.  En outre, notre  ancêtre venait  à peine de s'installer dans la région.  
A moins qu'il ne s'agisse d'une erreur de frappe.


Actuellement, tellement de choses, non vérifiées, sont écrites au sujet de nos ancêtres les forgerons. Elles peuvent porter atteinte à la réputation du village et fausser ainsi son histoire.


 Il faut rappeler que notre aîeul  est un artisan qui a transmis son savoir à ses enfants et qui sont devenus, dans le temps, des maîtres-forgerons.


Salutations



Le Pèlerin 05/05/2011 19:44



Bonjour Akli


Dans le passage incriminé, il n'est pas fait référence au chemin de fer mais au travail du fer en forge...


Certes, le chemin de fer ce fut au XIX ème siècle mais le travail du fer ce fut bien plus tôt...ce qui me parait tout à fait
plausible


J'ai vérifié mes sources et c'est également ce qui y est écrit


En conséquence et sauf preuve contraire, je maintiens ce qui est écrit


Je vous remercie toutefois pour l'intérêt que vous portez à mes blogs


Cordialement,


Le Pèlerin