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Le paiement par chèque des transactions dépassant 50 millions de centimes va entraver le marché d’occasion.

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Officiellement, le cash c'est fini....

 

Le marché de véhicules d’occasion et celui du bétail sont parmi ceux devant être concernés par l’obligation d’utilisation des chèques dans des transactions dépassant 50 millions de centimes. Or, le marché du véhicule d’occasion a toutes les chances de faire face à des difficultés inattendues. Au moment où il arrive à progresser à cause de la réduction du nombre de véhicules importés, le marché risque d’être freiné par cette exigence. A partir de mars de l’année prochaine, tous ceux qui activent dans la filière de la commercialisation du bétail seront aussi soumis à cette contrainte. C’est spécifié expressément dans l’exposé des motifs du projet de loi sur la pratique commerciale.

Après la suppression du crédit à la consommation, l’obligation du recours au chèque ne fera que ralentir les échanges dans le monde des véhicules. Chaque semaine, les marchés grouillent d’intermédiaires en quête de belles affaires.

Que ce soit à Boufarik, à El Harrach ou à Tidjelabine, les clients à l’affut d’une belle occasion n’hésitent pas à se rendre dès les premières lueurs de l’aube sur la place du marché. En ces jours d’été, ce n’est pas encore la grande affluence sur la première place. Le marché est calme et il n’y a pas beaucoup d’acheteurs en ces moments.

Mais auparavant, le marché de voitures d’occasion en Algérie avait repris des couleurs. C’est notamment le cas depuis juillet 2009, après l’application de la loi de finances complémentaire. Elle avait mis un terme au crédit à la consommation pour l’acquisition de voitures neuves. Du coup, des centaines de dossiers d’achat ont été mis de côté, et l’espoir d’acquérir une voiture neuve se sont vite évanouis chez beaucoup de demandeurs.

Au marché de Tidjelabine, à Boumerdès, une ambiance différente rythme un souk qui brasse des sommes énormes, comparativement à celui de Boufarik. Fréquenté par les revendeurs des wilayas de Tizi Ouzou, Alger, Boumerdès, Bouira et même de Blida ou de Bordj Bou Arréridj, ce marché voit chaque semaine plus d’une centaine de voitures changer de main. Pour les services des impôts, la plus-value est de plusieurs centaines de millions de dinars par mois. Tidjelabine est un bon marché de voitures, car les gens y viennent pour acheter, et les vendeurs proposent des voitures en bon état, bien entretenues et à des prix plus ou moins raisonnables, souligne un client.

La LFC 2009 a été annoncée et appliquée fin juillet, et au mois d’août, les prix des voitures d’occasion avaient grimpé de plus de 5%. Globalement, les petites berlines de marques européennes de moins de trois ans, sont passées d’un prix moyen oscillant entre 900.000 dinars et 950.000 dinars à 1000.000 de dinars et plus. Quant aux petites asiatiques, leur prix reste dans la fourchette des 600.000 dinars.
Mais, les prix des berlines ainsi que les grosses cylindrées sur le marché de l’occasion, ont été dopées également par un recul assez prononcé des importations. Au 1er trimestre 2010, 63.674 véhicules ont été importés par les 36 concessionnaires présents en Algérie contre 68.303 véhicules à la même période en 2009, soit un recul de 6,78%. En valeur, les importations des véhicules ont baissé à 67,808 milliards de DA contre 71,228 milliards de DA au cours des trois premiers mois de 2009.

Libellés en dollars, les achats de véhicules neufs durant cette période ont reculé de 25%, et se sont établis à 303 millions de dollars contre 404 millions de dollars à la même période en 2009.

La vente de véhicules neufs en Algérie a décru de 23,64% en 2009 par rapport à 2008, selon les chiffres du Centre national de l’informatique et des statistiques (CNIS) des Douanes

Une belle aubaine pour les intermédiaires, ces professionnels de la revente de voitures d’occasion. Et, avec l’été, une période propice à la vente de voitures, la demande, si elle n’a pas explosé, reste bonne pour les revendeurs qui, généralement, prennent de petites marges sur des voitures achetées sur les marchés de l’intérieur du pays, comme ceux de Mesra (Mostaganem), et Sidi Aïssa (M’sila) où l’état des voitures est excellent et les prix intéressants, selon un spécialiste de ce genre de business.

L’Algérie, avec 3,9 millions de véhicules, possède le deuxième parc le plus important d’Afrique après l’Afrique du Sud. Le coup de frein au crédit automobile, s’il a contrarié les concessionnaires au début, n’en a pas moins intéressé d’autres pour des investissements orientés vers le montage sur site, en Algérie. Des contrats de partenariat sont actuellement en cours d’étude, mais rien de concret pour le moment, du moins sur le plan officiel, affirme un agent des assurances. Mais, avant tout, il faut organiser le marché de l’occasion, car il n’y a pas vraiment un marché de l’Argus en Algérie, juste des repères pour juger de la valeur d’une voiture en bon état, de moins de deux ans qu’il faut garantir et assurer avec des primes calculées presque à perte, ajoute-t-il.

Aujourd’hui, devant la situation d’un marché automobile dominé par la précarité sur le plan de son organisation et de sa réglementation, la valeur d’un véhicule assuré est calculée selon son prix d’achat déclaré par le propriétaire, et non plus comme avant selon la cylindrée du véhicule, précise la même source. Et puis, en 2010, le marché se rétrécit, après le boom de l’année 2008 et, dans une moindre mesure, 2009. L’Algérie a importé 269.018 véhicules en 2009 contre 352.315 en 2008, alors que les importations en valeur ont baissé de 286,9 milliards de dinars en 2008 à 277,3 milliards de dinars en 2009.

Les 36 concessionnaires qui dominent le marché du neuf n’ont importé que 246.522 véhicules en 2009 contre 327.506 en 2008, une baisse de 24,73%. Les particuliers, quant à eux, ont importé 22.496 véhicules en 2009, contre 24.809 unités en 2008, un recul de 9,32% pour un montant de 31,5 milliards de DA, selon les chiffres du CNIS. Suffisant pour redonner des couleurs au marché informel, aux smasrias et à tous les chasseurs de bonnes occasions à tout prix.

Source L’Expression Nabil Belbey

Le Pèlerin

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