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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 10:30

Algérie – Il y a cinquante ans

1962-2012

Alger-Grande-Poste--copie-1.jpg

 

L’Algérie coule dans mes veines...Cinquante années se sont écoulées et je me sens toujours lié à ce pays magnifique par un océan de passion et un amour sans limite

Je suis comme le fils qui a quitté sa mère, qui attend avec impatience  et détermination l’heure de revenir vers elle pour l’étreindre, lui dire je l’aime et lui demander pardon. Pardon de l’avoir laissée, de l’avoir abandonnée, d’avoir tenté de l’oublier. Comment t’oublier ma belle, ma délicieuse Algérie !... Ce désir et cet amour pour toi ont résisté au temps, et d’innombrables souvenirs enchantent mes jours et mes nuits, faisant de chacune d’elles un havre de bonheur.

bougainvillee

Me viennent alors à l’esprit, dans un fracas étourdissant, les cris d’enfants , les vols d’hirondelles dans un ciel d’azur , les maisons aux  murs blancs inondés de soleil où s’appuient avec nonchalance jasmins et bougainvilliers aux fleurs resplendissantes, les routes bordées  d’aloès ,de figuiers de barbarie  ,les champs immenses d’oliviers d’orangers et citronniers croulants sous le poids des fruits, les vignobles à perte de vue, les chemins tortueux souvent secrets qui mènent à des plages au sable brûlant et à une  mer bleue, si bleue, si rafraîchissante.

Je sens sur mon visage, la caresse du vent frais venant du large ou celui chaud et desséchant venant de l’arrière pays. Oh ! Mystérieuses et divines oasis posées comme des émeraudes au milieu du désert, vous avez su avec subtilité me charmer et m’offrir dans un décor des mille et une nuits, l’ombre, l’eau et le repos. Dans ce décor de dunes de sable caressées par le vent ou de rocailles grillées par le soleil, j’ai vu, la nuit, un ciel constellé d’étoiles scintillantes pareilles à de petits diamants, qui me paraissaient  à portée de mains. Spectacle époustouflant, féerique dans ce paysage désertique à la fois cruel et accueillant. Je voudrais encore parcourir les rues d’Alger et celles d’Hussein-Dey où je suis né à la recherche de ce passé qui me tient en éveil, toujours prêt à surgir pour me précipiter dans le monde merveilleux et insouciant de ma  jeunesse.

NOTRE_DAME_D-AFRIQUE_ALGER.jpg

Je pense aussi à ceux qui sont restés là-bas et qui dorment pour l’éternité sur cette terre d’Algérie qu’ils aimaient tant. Je n’oublie pas Notre Dame Afrique tant de fois implorée, cette vue superbe sur l’immensité de la mer bleue et calme bordée par cette magnifique côte Algéroise composée de plages et de petits ports aux noms évocateurs, si pittoresques et tendrement inoubliables.

Jijel.jpg

Mon âme vagabonde, je ferme les yeux. Une musique  envoûtante résonne soudain à mes oreilles. Je pars alors dans une danse endiablée  parmi les foulards et rubans aux couleurs chatoyantes qui s’agitent et claquent dans le vent, martelée par le son puissant du tambour et celui de la flûte plus doux et plus fragile.

Déraciné je suis, déraciné je resterai. Je continuerai de chercher encore et encore comme je l’ai fait durant ce demi-siècle le terrain favorable et la terre fertile qui me permettront de reprendre des forces, de me redresser, de revenir à la vie. Je pourrai me reposer enfin, assis au pied de l’oranger aux fruits d’or et aux feuilles de vermeil et contempler dans un ciel d’azur un soleil éclatant. Eclaboussé de lumière, j’offrirai mon corps aux morsures de ses rayons, me laisserai envahir par une douce quiétude et le regarderai décliner doucement pour disparaître derrière les collines qui surplombent la vallée des mille merveilles où flottent des parfums de fleurs d’oranger, d’encens, de jasmin, de cumin et de cannelle, où coule un miel léger et parfumé qui laisse sur les lèvres la caresse d’un pétale de rose et sur la langue le goût puissant du bonheur.  oranger-avec-ses-fruits.jpg

Bonheur d’avoir vu le jour sur cette terre, d’y avoir été heureux et de ne jamais avoir pu l’oublier. Privé de soleil, le flanc de la colline se teintera de gris tandis que la crête s’ornera d’un ourlet d’or et d’argent fragile comme une dentelle qui s’évanouira un peu plus tard dans l’obscurité de la nuit

Algérie mon amour, Algérie ma passion, je suis parti les yeux remplis de larmes et la gorge serrée ne te quittant jamais des yeux, toi grande et majestueuse auréolée de lumière et de soleil, moi si petit, si malheureux, précipité sur ce bateau qui m’emporte inexorablement vers une autre vie, un autre destin...

Nous primes le bateau de l’exode, le bateau de l’errance, aux flancs gonflés par les larmes et la détresse d’un peuple abandonné, perdu, banni de sa terre, précipité soudainement dans une aventure hasardeuse, à la recherche d’une terre d’asile.

A partir de cet instant j’ai compris que rien ne serait comme avant et qu’entre toi et moi une séparation douloureuse était entrain de naître. Une plaie profonde allait s’ouvrir en moi et ne jamais se refermer. Je laissais sur ce sol Algérien meurtri par des années de guerre, mes souvenirs d’enfant, mes espoirs et mes projets  inachevés.  

Comment surmonter un tel chagrin ?

Perdu dans mes pensées, je t’ai regardé disparaître, engloutie par la mer, et j’ai senti sur mon cœur se refermer la lourde porte d’un tombeau sur lequel je laisserai couler mes larmes. J’y dépose aussi une rose, celle qui ne se fanera jamais, celle de l’espérance et du renouveau, et que je reviendrai chercher un jour…

Je pars pays bien aimé, mais la moitié de moi-même reste là. Je vais vivre ailleurs mais je sais que tu seras toujours derrière moi et qu’il me suffira de regarder par-dessus mon épaule pour t’apercevoir éternellement dans la lumière et le soleil.

Algérie, Algérie, prononcer ton nom met un sourire sur mes lèvres et fait disparaître le voile de tristesse qui couvre mon visage. Mon cœur bat plus vite, je me sens revivre.

Algérie, Algérie, parlez de toi ne m’apporte ni argent, ni gloire  mais la force de continuer à vivre loin de toi et oublier les tourments qui s’incrustent en moi, me donnant par moment une impérieuse envie de hurler. Tu es mon trésor, celui que l’on garde secrètement dans un tiroir et que l’on admire avec envie et concupiscence à l’abri du regard des autres. Toutes ces années d’exile ont jeté de la neige dans mes cheveux et fripé mon visage mais, mes yeux reverront toujours avec émerveillement toutes les beautés que tu m’as offertes sur cette terre où Les jours et les nuits demeurent inoubliables, De la côte Méditerranéen jusqu’aux confins du Sahara, des paysages fabuleux gorgés de soleil, de parfums poivrés et enivrants s’offrent à mon regard qui se délecte de ce tableau  sublime, presque irréel.

J’aurais aimé tourner la page et passer à autre chose mais je n’ai jamais pu. Ton souvenir reste ancré au plus profond de mon cœur, tout comme ces racines pareilles à des chaînes qui nous lient l’un à l’autre et qui ne pourront jamais se briser.

Ma valise est restée dans l’entrée de ma maison .Elle est pleine de  bonheur mais aussi de grands moments de solitude. Elle renferme mon livre de souvenirs que j’ai ouvert avec une profonde émotion tant de fois depuis mon départ .

main et rose rouge

Je vais faire le voyage à l’envers car une  rose m’attend depuis longtemps sur une pierre, il faut que j’aille absolument la chercher.

Serge Molines Mars 2012

Texte illustré par mon amie NANOU

Je dédie ce texte à ma sœur Muguette qui nous a quittés récemment.

«Puissent le vent et les courants marins ramener tes cendres vers les rivages»

De cette terre d’Algérie que tu aimais tant ...»

Le Pèlerin

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commentaires

sala 14/05/2012 11:59


Bonjour cher ami Thoa, j'ai été un peu occupé ces derniers temps mais aujourd'hui, Dieu merci, j'ai lu quelques sujets de ton blog magnifique. Pour l'appel de cette lectrice L'Algériose je suis
attentif à son appel, et quel peut me contacter facilement à travers mon émail: Sala59dz@hotmail.com. Salut l'artiste.

serge molinès 13/05/2012 18:37


Voila un bon moment que je n'avais pas regardé les messages mis sur le site de mon ami Henri .J'ai fait un infarctus du myocarde et j'ai un peu de mal à remonter la pente malgré la pose de
stent, mais voyez vous mes amis, il me suffit de pensre à mon Algérie et à toiut ce bonheur que cette terre m'a donné pour me sentir prêt à surmonter les mauvais jours et espérer retrouver
une meilleure santé .J'ai lu vos commentaires tous trés intéressants , notre départ a été tragique mais je n'ai jamais voulu aborder dans mon texte une quelconque haine où des ressentiments ,
j'ai ouvert mon ( pauvre) coeur à mes souvenirs jamais  oubliés , jamais trahis et j'ai laissé parler mon coeur et mes tripes . L'histoire est écrite et on ne peut rien y changer
, laissons le feu s'éteindre et batissons sur ses cendres un monde d'amitié et de paix .Que cette belle terre d'algérie coule dans nos veines jusqu'à la fin de nos jours  

Le Pèlerin 13/05/2012 22:39



Merci Serge,


Merci pout ton texte magnifique chargé d'amour pour notre pays, merci pour ce texte qui met
en évidence ton Amour pour notre pays natal. Merci pour ce message de paix et d'amitié


Je comprends certains ressentiments pour certains de nos confrères mais le passé est
derrière et sans déchirer la page il est tout de même bon de la tourner


Je te remercie pour tout ce que tu fais pour le rapprochement entre nos deux peuples


Malgré les ressentiments qui pouvaient exister entre les deux communautés tu sais bien que
chacun avait « ses arabes » et qu’ils faisaient partie de nos meilleurs amis


Amicalement,


Le Pèlerin


 



sala 03/05/2012 17:37


Cher Ami Thoa Tu peut compter sur un ami qui comprend parfaitement ta nostalgie pour l'Algérie. CE pays qui a connu des tourmente le long de son histoire? Franchement après 50 années
d'indépendance l'Algérie devrait faire un geste en direction des habitants de ce territoire, particulièrement ceux et celles qui ont perdu leurs racines, leurs repères et gardent aussi une
nostalgie pour le pays de naissance? bein sur pas pour les tortionnaires et les hors la loi? Je suis tout à fait sensible à tes récits, et je renouvele mes invitations sincères a vous et aussi
les membres de votre honorable famille, et je vais vous faire visiter tous les lieux que vous voulez , à Tipaza, Cherchell, Blida, HusseinDey. Bon courage et salut.

Le Pèlerin 03/05/2012 20:19



Mon cher Sala


Tu es un brave…..Je te remercie pour tes invitations mais maintenant avec mes genoux HS, je
ne sais pas quand je serai en mesure de venir en Algérie


Dès que je serai en mesure de marcher j’irai y faire un saut


Merci pour ton aide ….Il me reste 10 arbres à couper


J’en aurai coupé environ 600


On m’avait dit que j’étais trop vieux pour les couper…Certes l’âge est là mais avec de la
volonté on peut faire énormément de choses qui paraissent invraisemblables


Amicalement,


Le Pèlerin



ALGEROISE 03/05/2012 09:24


Bonjour Mr Sala,


  Je viens de prendre connaissance de votre message


Si cela vous convient, serait il possible de développer votre


commentaire."  il y a tant a dire " sur ce sujet si sensible !


Mr Thoa vous transméttra mon e-mail, que j'ai laissé dans ce commentaire.


Bonne journée


Algéroise



Le Pèlerin 03/05/2012 20:24



Chère Algéroise,


N’étant pas destinataire de ce message, je laisse le soin à Mr Sala de vous apporter une
réponse


Cordialement,


Le Pèlerin



sala 02/05/2012 15:43


Hé Pélerin, l'Algérie ausi pense à vous profondement. Dans ces années de toutes les passions je militeraient à rendre aux colons nés algériens leurs biens spoliés par le rége socialiste de
Boumediène, à défaut pour vous de contribuer à investir dans ce pays pour le bien de tous? Après 50 ans d'indépendance je pense qu'on doit repenser à tous et toutes qui ont eu l'Algérie dans les
veines? On ne doit pas fermer les portes à ses anciens habitants et ceux qui sont nés? Vive l'Algérie de tous et abas la négation identitaire?

Le Pèlerin 02/05/2012 18:24



Mon Cher Sala


Quand je suis parti d’Algérie en septembre 1961, je suis parti avec une valise quelques
fournitures scolaires et une caisse de livres


J’étais titulaire d’une bourse et vogue la galère….Je n’avais jamais mis les pieds en
France…


Mon contact avec Toulouse fut des plus froid….Je n’ai pas aimé….Tu parles la ville rose un
soir de septembre 1961 à 18h00….Je trouvait que la ville était bien sombre moi qui avait l’habitude d’Alger la blanche….Je suis allé faire un saut à l’école où je devais me rendre….J’y étais vers
19h00 ….J’avais l’impression de me retrouver devant une prison


Je me suis sauvé…..J’ai pris une petite chambre d’hôtel pour deux nuits bien décidé à m’en
revenir chez moi à Hussein-Dey


J’y retournerai deux fis …La première pour les vacances de Noël, la seconde pour celle de
Pâques….J’en ai profité pour allonger les dernières vacance, ce qui fait qu’en fait j’ai quitté l’Algérie pour la dernière fois fin avril 1962 bien décider à y revenir


Le 18 juin j’avais  fait les frais d’une
valise et m’apprêtais à revenir à Alger


Un cousin, un fana d’aéronautique est juste passé me voir pour voir dans quelle école je me
situais


«  Où vas-tu ainsi avec cette valise ?»


« Je m’en retourne chez moi »


«  Tu es fou, ta mère est sur le point de rentrer en France »


Ma mère et ma sœur eurent une occasion de prendre deux billets pour la France où elles
n’avaient jamais mis les pieds de leur vie….


Elles eurent cette opportunité à 18h00, elles achetèrent des sacs « type
militaire » car les valises étaient hors de prix et le lendemain, elles étaient au port à 6h00 du matin


On installa ma mère sur une chaise longue, elle n’en bougera pas de tout le voyage


A l’arrivée on lui demanda si elle avait une adresse….Elle mentionna Toulouse et le 22 juin
je les vis rappliquer à l’école dont elles avaient gardé l’adresse


Nous ne fumes pas très bien accueillis…Nous étions des étrangers que l’on montrait souvent
du doigt


Mon arrière grand père s’était installé à Alger fort jeune où il a travaillé dans une étude
de Notaire et 13 ans plus tard, il s’est installé à Tipaza où il est devenu Colon


Je retourne parfois sur les lieux où il était installé


Il avait des terre ( je crois sidi Amar ou Sidi Rached) anciennement Montebello


Son domicile principal était à Tipasa, là où se  situe actuellement un très beau hôtel restaurant « Le Romana »


Je n’ai pas relevé qu’il ait commis la moindre exaction mais…


Je me suis rendu à l’APC de Tipaza, il a même été adjoint au maire de Tipasa à la fin des
années 1890


Son fils mon grand père fit de mauvaises affaires avec son frère


Ils achetaient à l’époque tous les deux une ferme à El Kseur


Mauvaise entente, mon grand père fut spolié de ses biens et du jour au lendemain mon père
alors collégien à Blida, dut se mettre au travail


Il parlait un arabe sans faille….Il s’installa à Hussein-Dey où il trouva un emploi de
Chauffeur


….Mais je ne profiterai guère de lui puisqu’il mourut en avril 1954 j’avais tout juste onze
ans


Moi je n’ai matériellement rien perdu ….J’ai perdu mes habitudes, mes Amis ou du moins ceux
que je croyais être….


J’ai toujours eu une âme humaniste et me suis toujours insurgé contre les exactions de tous
bords ce qui ne m’a pas forcément valu des sympathies….Il est vrai que la dernière année je vivais l’Algérie depuis la France


J’ai perdu l’OHD…et oui le NAHD ainsi que tous les clubs d’origine musulmane avaient
boycotté le championnat en 1954 (si je ne me trompe pas)


PLUS JAMAIS JE NE SERAI CHAUVIN d’une quelconque équipe


Celui qui n’avait rien c’est celui qui a tout perdu….


C’est pour cela qu’une de mes premières visites fut pour le « Zéoui » qui me
rappelle tant de souvenir…C’est pour cela que je suis les résultats du NAHD pour lequel j’ai la fibre du pays qui résonne


Certains ne comprennent pas …Si tu savais toutes les inimitiés que je me suis faites parce
que j’aime toujours mon Pays


Et oui tu vois je pleure en te racontant cela


Je ne regrette pas d’être allé la bas….Si je ne devais pas me faire opérer j’y serais
retourné ne serait ce que quelque jours mais là ….


Allons on cher Sala, je te raconterai la suite un autre jour


Je te souhaite une bonne soirée…Je vais me planter devant la Télé, moi qui ne la regarde
que très peu habituellement


Amicalement,


Henri Thoa



souad 09/04/2012 16:44


 a ne pas rater /


LE FILM "EL GUSTO"


merveilleuses retrouvailles de musiciens algériens , juifs et Français anciens amis d'Alger , la musique chaabi , l'amitié et l'émotion de ce film est magnifique.


ces hommes ont vécu la guerre, la séparation et se retrouve autour de leur amour pour la musique chaabi à ne pas rater !!


Utopia toulouse peu de diffusion ..hélas.quelques concerts également mais très peu aussi ...


partage.


souad

Le Pèlerin 10/04/2012 03:42



Bonjour Souad


Merci pour cette information


Je dois me rendre le 18 à Toulouse…


Auparavant il m’est impossible de m’y rendre


Si ce film est au programme de l’Utopia, j’irai le voir


Je reste un adepte de la  fraternité et de l’amitié entre les peuples


J’ai en horreur une certaine politique qui constitue à souffler sur  la braise
pour attiser la haine  et crier au loup


Et il y a suffisamment de cons pour ne pas comprendre le manège


Cordialement,


Le Pèlerin



PÂQUES 07/04/2012 17:10




  







Poème pour souhaiter de Joyeuses Pâques
Pâques est un jour de fête que l’on soit chrétien ou pas
Les cloches de Rome cachent dans les jardins des œufs
Dimanche de Pâques ou Lundi de Pâques, repos des Pieux
Prières pour la fin du Carême chrétien, expression de la foi

Qu'en cette belle fête de Pâques fusent de tendres voeux
Vivons ensemble une journée de joie, un jour merveilleux!
Que les enfants sages partagent des œufs en chocolat
Souhaits de débat sur la religion et laïcité volent en éclat

Par ce poème je vous souhaite mes amis de Joyeuses Pâques
Ce message pour Pâques est une poésie de vœux
Que tous les enfants du monde aient des œufs dans leur sac
Pâques est un jour de paix pour les cœurs et les yeux

Le repas de Pâques sera un moment de sagesse
Les prières du monde s’unissent dans une seule messe
Nos vœux et souhaits s’unissent en une même promesse
Que la guerre et la misère sur terre un jour cessent


 


Beaucoup de chocolats dans votre jardin                                        
Amitie  


 



Le Pèlerin 08/04/2012 06:34



Merci Pâques


Merci pour ce magnifique poème…Message de paix en  ce jour béni


Je me suis permis de le diffuser pour lui donner une meilleure visibilité


Je vous remercie de tout mon cœur pour cette contribution et espère que vous passerez également vous-même de Joyeuses
Pâques


Je vous remercie pour l’intérêt que vous portez à mes blogs et pour votre magnifique contribution


Amicalement,


Le Pèlerin


 


 



serge molinès 04/04/2012 18:14


Avec mon texte je crois avoir touché la corde sensible de mes compatriotes pieds noirs qu'ils soient d'alger , oran ou constantine..nous avons tous ce sentiment de rejet et ce déchirement , nous
souffrons de la Nostalgérie..Mon voyage en 2005 la-bas a ravivé mes souvenirs et j'ai eu l'impression de ne jamais avoir quitté cette terre bénie des dieux bien que les choses aient changées.je
me suis senti chez moi et en repartir a été trés douloureux.Peuple de pieds noirs n'oublie jamais cette terre qui t'a vu naître et grandir car elle est inscrite dans tes gènes et la
renier reviendrait à la perdre une seconde fois , une fois de trop!...amitiés à tous  

Le Pèlerin 05/04/2012 09:12



Salut Serge,


Oui tu as raison mon cher Serge


Tu as bien exprimé l’exil la souffrance, la frustration le sentiment de rejet de la part de tous dont nous avons été victimes
et encore…encore…


Je te remercie pour ce si beau texte qui s’il ne ravive l’espoir, permet de raviver les souvenirs afin que personne
n’oublie


Amicalement,


Henri



serge molinès 03/04/2012 18:34


Merci mon cher Henri pour la mise de mon texte sur ton site ..l'illustration est vraiment trés belle , j'ai envie de plonger dans ce bougainvilliers qui ressemble à celui que j.'avais dans mon
jardin .j'espère que ce texte sera apprécié notamment par ceux qui comme moi et d'autres également ont gardé de l'Algérie le souvenir inoubliable d'une terre aux paysages variés ,d'une beauté à
couper le souffle .On ne peut pas avoir connue l'Algérie et ne pas pas être tombé éperduement amoureux ..Merci mon ami


serge MOLINES

Le Pèlerin 03/04/2012 20:38



Salut Serge


Ton texte est magnifique et tes photos l’étaient également


Si j’ai mis le bougainvilliers c’est parce que je n’ai pas pu identifier tes fleurs


Et puis un bougainvilliers cela me rappelait le Bois Ramel où je vivais…


Le petit jardin que nous possédions était cerné de cesz fleurs identiques dont je me souviendrai éternellement


Je regrette de n’avoir pu trouver une ros e posée sur une main identique à la tienne…Elle était si jolie


Tu es toujours le bienvenu sur le Blog mon cher Serge


Amicalement


Le Pèlerin



EXILEE ! 02/04/2012 16:34


Merci a l'auteur de ce texte si émouvant !


Qui exprime si bien notre mal de vivre d'exilé .....


Nous ne pourrons jamais oublier notre pays natal !


Nous remercions également Mr Thoa pour la plubication de ces souvenirs


Et ces belles images ensoleillées de chez nous!

Le Pèlerin 03/04/2012 07:06



Merci Exilée....


Je comprends votre mal-vivre si bien dépeint dans ce petit chef d'oeuvre que nous a concocté notre Ami Serge Molines que je
remercie tout particulièrement pour avoir décrit parfaitement la détresse du Pied Noir cet oublié de l'histoire, bien souvent rejeté par toutes les parties algériennes mais aussi
françaises


Cordialement,


Le Pèlerin


 


 



HALET 02/04/2012 11:16


Bonjour Henri, je partage avec toi ces souvenirs d'un temps béni - L'insouciance - Le soleil - Le ciel bleu - La liberté de l'enfance - Les femmes algériennes que j'ai tant aimées
-


Quelquefois, j'en pleure encore -


Adieu, pays de mon enfance -


J'aimerais que mes cendres soient dispersées sur ta terre -

Le Pèlerin 03/04/2012 07:14



Merci Geneviève....


Je comprends ton désarroi et celui de nombreux PN, désarroi si bien dépeint dans ce petit chef d'oeuvre que nous a concocté
notre Ami Serge Molines que je remercie tout particulièrement pour avoir décrit parfaitement la détresse du Pied Noir cet oublié de l'histoire ;


Ne pleure pas….Alger n’est guère qu’à 1h15 de la côte méditerranéenne française…


Il est toujours temps d’y retourner ne serait ce pour assouvir le besoin de 
revoir son pays…..Et malgré bien des apparences, les algériens sont si accueillants…Cordialement,


Le Pèlerin