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Des ONG pour rassurer la classe politique
Les responsables politiques veulent réunir toutes les garanties pour donner un maximum de crédibilité aux prochaines élections législatives. Outre l'arsenal juridique, les nouvelles mesures de surveillance et l'engagement réitéré par le chef de l'Etat dans son dernier discours à la nation, les autorités ont aussi fait appel aux Organisation non gouvernementales. " L'Algérie est dans l'attente des réponses des Organisations non gouvernementales (ONG) qui ont été conviées à participer à la surveillance des élections législatives prévues le 10 mai prochain ", a déclaré hier le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci. Dans une déclaration à la presse, le chef de la diplomatie algérienne a souligné que " le ministère des Affaires étrangères a adressé ce mardi (Hier, NDLR) des invitations officielles à des organisations gouvernementales et internationales dont l'ONU et l'OCI ". " En application des dernières orientations du Président de la République, l'Algérie a également adressé des invitations à des Organisations non gouvernementales (ONG) et attend leurs réponses ", a-t-il indiqué. Par cette déclaration, Medelci entend rassurer certains partis et personnalités ayant déjà exprimé des craintes quant à la transparence des prochaines élections. Il y a quelques jours, c'était la directrice du bureau de soutien aux élections et à la démocratie de l'Union européenne, Delphine Skowron qui s'est rendue en Algérie. Elle avait précisé que cette mission européenne séjourne à Alger afin de recueillir auprès de partis politiques et des représentants de la société civile des informations sur la base desquelles des recommandations seront transmises à la haute représentante de l'UE laquelle prendra en dernier ressort la décision de dépêcher ou non une mission d'observateurs européens. Autrement, il ne suffit pas d'adresser des invitations à ces organisations pour qu'elles se bousculent au portillon. L'Algérie devrait donner des gages de transparence des élections pour que ces mêmes organisations consentent de jouer leur rôle d'observateurs. Cela bien que leur mission ne soit pas de valider ou invalider les résultats du scrutin, comme cela a été expliqué par Delphine Skowron. Il est à rappeler par ailleurs qu'une délégation de l'Union africaine (UA) conduite par M. Leonardo Simao, ancien ministre des Affaires étrangères du Mozambique était arrivée avant-hier à Alger dans le cadre de l'observation des prochaines élections législatives. Une délégation de précurseurs de la Ligue arabe était également arrivée dimanche. Lors de l'annonce de la date des élections législatives de 2012, Bouteflika a indiqué avoir " décidé de faire appel à des observateurs internationaux pour suivre ces élections. Le gouvernement a invité un certain nombre d'organisations internationales dont nous sommes membres ou partenaires, à dépêcher leurs observateurs. Pour la même fin, certaines organisations non gouvernementales ont été également invitées ". Bien que l'avis de la classe politique diffère sur l'utilité de la présence de ces organisations, il n'en demeure pas moins que la garantie d'une élection libre et transparente est la seule solution pour faire face à l'absentéisme et éviter au pays une chambre basse peu représentative.
Source Les Débats Aomar Fekrache
Le Pèlerin
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