Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

Archives

24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 07:21

Algérie – USA - Les verts ont perdu (0-1) face aux USA – Revue de presse

algerie-usa-2.jpg

 

Algérie – USA - Les Verts ratent l’exploit face aux américains (0-1) : Merci et à bientôt ! (El  Watan)

Les deux équipes sont fixées sur ce qui est attendu d’elles. La victoire. Les coaches Saâdane et Bradley lancent leurs joueurs avec une seule consigne. Ouvrir la marque les premiers. Elle a été bien entendue des deux côtés. Dès le coup d’envoi, les Verts donnent le ton. Sur la première balle, Belhadj sollicite, devant, Djebbour qui dévie sur Matmour qui tente sa chance mais rate le cadre. Dans la minute suivante, les Américains lancent leur première attaque par Gomez sur le côté droit mais son centre échoue dans les bras de M’bolhi. Comme attendu, les deux formations passent outre le round d’observation. L’enjeu de la partie, une qualification au prochain tour, les oblige à jouer l’offensive.

Sur cette bonne lancée, l’Algérie se procure la plus belle et nette occasion du début de match lorsque sur une passe lumineuse de Yebda, l’avant-centre Djebbour prend de vitesse Bocanegra et écrase son tir sur la transversale des bois de Tim Howard (5’). Sur la contre-attaque, rapidement menée par Altidore, Gomez bien démarqué sur le côté droit tire en force et M’bolhi s’interpose de nouveau.

Le match est bien lancé. Deux minutes plus tard, Djebbour, excentré à gauche, échappe à la surveillance de la défense adverse, contrôle le ballon, mais sa tentative ne trouve pas le cadre. Y a pas de répit dans le jeu. Chaque équipe cherche le KO. A la 11e minute de jeu, Yebda écope du premier avertissement de la partie après une faute sur Altidore. Le match emballe l’ancien président américain, Bill Clinton, entouré des présidents de la FIFA (Blatter) et de la CAF (Issa Hayatou). Le jeu se poursuit sur le même rythme (attaque et contre-attaque) jusqu’à la 20e minute de jeu lorsque Edu transperce la défense algérienne, sert Donovan dont le tir est repoussé par M’bolhi sur les pieds de Gomez qui tente un tir de volée, reprise sur la ligne de but par Bradley. La joie américaine est de courte durée puisque l’arbitre assistant, Peter Hermans, bien placé, lève son drapeau pour une position de hors-jeu de l’attaquant américain.

Au même moment et à des milliers de kilomètres de là, Emile Heskey ouvre le score pour l’Angleterre. A cet instant, et si les scores en restaient là à Pretoria et Port Elisabeth, ce sont les Anglais et les Slovènes qui passent au second tour. A la 35’, les Américains s’offrent une autre opportunité d’ouvrir le score sans la maladresse de Donovan qui tire sur le gardien algérien suite à une action qui a transpercé la défense des Verts. Deux minutes plus tard, les joueurs de Bradley attaquent et Gomez et Altidore se gênent à un mètre de la cage de M’bolhi. L’Algérie ne tarde pas à réagir par Matmour dont le tir très appuyé est dévié en corner par Howard. A la 42’, Ziani s’élance dans un dribble et conclut son action par un tir qui passe juste à côté. La première mi-temps s’achève sur un déboulé de Belhadj sur l’aile gauche ponctué par un bon centre qui passe, malheureusement, juste devant Djebbour marqué de près par le capitaine Bocanegra

Les Verts coulent en seconde période

A la reprise, ce sont encore les Verts qui se montrent les plus dangereux puisque sur la première action, Kadir démarque Matmour qui rate son contrôle devant Howard (46’). A la 52’, sur un corner de Belhadj, Halliche ne cadre pas sa reprise de la tête au milieu d’une défense américaine tétanisée. A la 58’, Demsey met à profit un mauvais dégagement d’un défenseur algérien pour s’infiltrer dans l’axe de la défense comme à l’entraînement et tire sur le montant de M’bolhi. A la 65’, Donovan échoue sur un excellent M’bolhi après avoir passé en revue la défense algérienne. Au fil des minutes, les Américains appuient leurs attaques et le remplaçant Buddle est tout près d’ouvrir le score sans le magistral arrêt réflexe de M’bolhi (70’). Portés par le public, les Américains n’arrêtent plus de pousser dans l’espoir le mettre le but qui les propulsera en huitièmes de finale. Pour contenir un peu les offensives adverses, Rabah Saâdane apporte du sang neuf en incorporant Ghezzal et Guedioura aux places de Ziani et Djebbour. A cinq minutes de la fin, Saâdane lance Saïfi à la place de Matmour.

Il était écrit quelque part que le dernier mot reviendrait aux Américains dans les ultimes instants de la partie grâce à Donovan qui reprend un tir repoussé par le keeper algérien (90’+1). Les malheurs de l’Algérie n’étaient pas finis puisque l’arbitre belge expulsa Antar Yahia pour contestation de décision (2e avertissement). L’Algérie quitte la Coupe du monde sans avoir marqué un seul but en 3 matches. La victoire des Américains est logique, obtenue face à un adversaire cramé en seconde mi-temps.

Fiche technique

Stade Loftus Versfeld Stadium (Pretoria)

Arbitrage : Frank De Bleeker, Peter Hermans, Warlter Vromans (Belgique)

But : Donovan (90’+1) pour les USA

Averts. : Altidore (62’), Beasley (90’) pour les USA. Yebda (12’), Yahia (76’), Lacen (83’) pour l’Algérie.

Expulsion : Yahia (90+3’, 2 avertissements) Algérie

USA : Howard, Bornstein (Beasley 80’), DeMerit, Bocanegra (cap), Cherundolo - Dempsey, Bradley, Edu (Buddle 64’), Donovan, Gomez (Feilhaber 46’), Altidore Entr. : Bob Bradley Algérie : M’bolhi, Bougherra, Halliche, Yahia (cap), Kadir, Yebda, Lacen, Belhadj, Matmour (Saïfi 85’), Ziani (Guedioura 69’), Djebbour (Ghezzal 65’) Entr. : Rabah Saâdane

Source El Watan Yazid Ouahib

Les verts cèdent dans le temps additionnel : Fiers de vous (Horizons)

Jamais une défaite ne fut moins amère et plus acceptée que celle d’hier. Au coup de sifflet final, personne, comme lors du premier match, n’a maudit les joueurs ou l’entraîneur. On s’est juste contenté de ravaler la joie qui s’apprêtait à exploser. On s’est plié avec grâce à la loi implacable du sport. Il y a toujours un vainqueur et un vaincu et l’Algérie n’est nullement un mauvais perdant. On ressentit juste un goût d’inachevé mais avec fair-play on a compris que nous n’avons point démérité. Certes, l’explosion de joie tant attendue n’a pas eu lieu. L’euphorie et la folie sont reportées. Les villes et les villages avaient certes grise mine mais l’élimination n’avait pas du tout pris les allures d’un désastre ou comme ailleurs celles d’une catastrophe. Les Algériens et les Algériennes, qui ont vécu intensément cette Coupe du monde, ne sont pas pour autant  sortis avec un sentiment mitigé. Nul accablement dans les propos ou les attitudes. On  a juste ressenti une immense déception après l’élimination des nôtres et celle de ne pas voir le rêve perdurer. Les Algériens n’ont pas à rougir de cette participation de notre équipe nationale. Après vingt-quatre ans d’absence, celle-ci a montré un visage honorable de notre pays. L’Algérie n’a nullement démérité et surtout elle a montré au monde entier l’image d’une Algérie qui affiche ouvertement ses ambitions. Ce retour sur la scène internationale est une satisfaction. Elle ne fut pas l’équipe qui a usurpé sa participation mais a prouvé qu’elle pouvait rivaliser avec les plus grands. Personne n’a humilié notre équipe qui s’est battue vaillamment et qui a séduit les amoureux du ballon rond sur tous les continents. Elle sort la tête haute avec juste peut-être le regret d’avoir prêté le flanc à la malchance. La jeune équipe a fait un parcours honorable qui permet désormais toutes les ambitions pour notre pays qui, à l’échelle continentale ou mondiale, aura son mot à dire. Nous avons certes perdu, nous avons gagné mieux. Une équipe vient de naître. Elle a, par ses résultats, remonté le moral des Algériens qui de nouveau se remettent à croire en des lendemains meilleurs et à entrevoir la lueur. Jamais le sentiment d’amour pour son pays et ses couleurs ne s’est autant manifesté que lors de cette épopée des Verts. Elle ouvre la voie aux succès futurs qui ne manqueront pas de faire oublier un trébuchement. L’ingratitude n’a pas de place chez les Algériens. Pour d’aucuns, les Verts restent à jamais des héros. Pour toujours Maâk Ya lkhadra n’est nullement un slogan de circonstance.

Source Horizons H.Rachid

L’Algérie éliminée du mondial sans avoir marqué le moindre but - Les Verts par la petite porte (Liberté)

C’est à croire que cette formation de Saâdane n’est là que pour faire de la résistance ; incapable de prendre le jeu à son compte, d’acculer l’adversaire et de créer des occasions de but.

Les verts quittent le mondial 2010 comme ils l’ont commencé, c’est-à-dire avec une tare visiblement incorrigible : une stérilité criante au niveau offensif. Plus qu’un simple manque de réussite des attaquants, c’est l’absence même d’une animation de jeu, d’un projet de jeu proprement dit tourné vers l’attaque qu’il faut relever ici. C’est à croire que cette formation de Saâdane n’est là que pour faire de la résistance, incapable de prendre le jeu à son compte, d’acculer l’adversaire et de créer des occasions de but.
Pourtant, hier face aux USA, l’équation était simple. Il fallait secouer le cocotier sur le plan offensif et marquer au moins deux buts pour assurer la qualification au prochain tour. Il fallait prendre des risques puisque, de toute façon, le match nul ou même une petite victoire ne nous profitait en rien. Et cela tombe bien puisque les américains, eux aussi, se devaient de se dégarnir au fil du match pour tenter d’arracher cette victoire, seul chemin possible pour les huitièmes de finale. Mais à l’inverse des algériens, les américains ont tenté le tout pour le tout, ils ont laissé des espaces que les algériens n’ont pas su exploiter (n’est-ce pas Ziani et surtout Saïfi en fin de match ?). Ils y ont cru jusqu’au bout pour enfin être récompensés de leurs efforts. Pour être tout à fait honnête, il faut admettre que les gars de l’oncle Sam ont mieux joué que nous. Ils ont développé un jeu plus chatoyant. Ils ont créé les meilleures occasions du match. Ils ont, tout simplement, eu plus de culot et d’audace au moment où les nôtres ne savaient pas trop s’ils devaient attaquer ou défendre.

Ce n’est pas, en fait, en un tour de main qu’on peut transformer le jeu d’une équipe basé sur une bonne assise défensive en une force de frappe en attaque. Cela se travaille à l’entraînement, pendant la période de préparation durant laquelle les verts ont, sans doute, tout fait sauf corriger leurs tares offensives. Si Saâdane a eu le mérite de doter cette équipe d’une base défensive insoupçonnable, il faut avouer qu’il n’a pas eu la même intelligence pour solutionner le problème de l’attaque. Le staff de Saâdane a échoué dans ce domaine-là, dans le niveau des attaquants retenus pour ce mondial et dans l’utilisation de ceux qui ont été dépêchés en Afrique du sud. La meilleure illustration nous a été donnée hier par Saâdane. Le coach national, alors que l’équipe n’avait plus rien à perde, a préféré faire entrer un milieu de terrain défensif, en l’occurrence Guedioura, et laisser sur le banc Boudebouze au moment où son collègue américain Bradley “bombardait” l’équipe algérienne d’attaquants. N’est-ce pas révélateur de l’état d’esprit de cette sélection algérienne beaucoup plus préoccupée par sauver la face que de tenter de forcer le destin ? À l’arrivée, rien ; les fennecs sortent tristement du mondial sur la pointe des pieds. Malgré le passage à une attaque à deux pointes avec Matmour et Djebbour, le rendement est resté nul. C’est dire que le problème de cette sélection algérienne n’est pas dans la qualité de ses attaquants, et encore qu’à ce plan-là, il y a forcément des choses à dire, mais la faille réside, en fait, dans le système de jeu des algériens incapables de créer des occasions. C’est un problème purement tactique que d’aucuns ont relevé depuis belle lurette et que seul le coach Saâdane a continué à nier contre vents et marées.
Même contre l’Angleterre, en dépit d’une prestation héroïque qui laissait peut-être présager d’un réveil algérien, les camarades de Ziani ont péché par une naïveté offensive. Il est impensable qu’en l’espace de cinq mois, l’équipe ne marque pas le moindre but sans qu’il n’ait eu de soupçons sur les faiblesses tactiques de cette équipe. Avec un seul petit point dans les bagages, arraché de “haute lutte” aux anglais, les verts rentrent au pays sans avoir eu l’opportunité de marquer le moindre but. Même l’humiliante équipe française a fait mieux grâce à ce but d’honneur de Malouda contre l’Afrique du sud. C’est un échec, et il faudra certainement tirer rapidement les enseignements d’une participation laborieuse, pas du tout à la hauteur des espérances. “Qui vit avec la peur de mourir finit par avoir la peur de vivre”, dit l’adage. À force d’avoir peur de perdre, Saâdane a fini par dépouiller l’EN de son jeu...

Source Liberté Samir Lamari

3e et dernière journée du groupe C, USA 1 - Algérie 0 - Les Verts méritaient mieux

L’aventure des Verts s’est arrêtée hier soir au stade Loftus Versfeld de Pretoria après leur courte défaite face aux Américains, sur un but concédé dans les arrêts de jeu de la partie. Une élimination au goût amer, tellement la sélection algérienne a démontré sa capacité à aller plus loin.

Contraint de gagner pour passer au prochain tour, le sélectionneur national Rabah Saâdane a finalement opté pour un choix plus offensif avec le retour de Djebbour dans le onze rentrant en lieu et place de Boudebouz, malgré son bon rendement face à l’Angleterre. Et c’est l’avant-centre des Verts qui dès le début de la rencontre allait remettre une bonne balle à Matmour qui voit sa reprise mourir au dessus des buts de Howard. Les Américains répliquent rapidement suite à une perte de balle de Belhadj, mais le centre de Donovan est intercepté par M’bolhi. 5e minute, longue balle de Bougherra, Djebbour, seul, trouve la transversale. Sur la remise, Gomez est tout près d’ouvrir le score sur un tir vicieux, mais M’bolhi met en corner. La rencontre est lancée sur de bonnes bases et Djebbour, excentré, voit son tir passer à coté (8e). Contrairement aux précédentes rencontres, les coéquipiers de Ziani vont de l’avant et provoquent énormément la défense adverse, mais doivent faire attention aux attaques rapides menées par Donovan et Altidor. Passé le quart d’heure de jeu, les USA prennent la mesure d’une équipe d’Algérie baissant pied et souffrant physiquement. Gomez se verra même refuser un but sur hors-jeu après un premier arrêt époustouflant de M’bolhi (20e). Après dix minutes d’absence, les Verts refont surface et reviennent à la charge mais sans arriver à trouver la faille dans une solide défense américaine. Et c’est sur une nouvelle attaque avortée des Verts que le contre américain a vu un Dempsey esseulé échouer devant M’bolhi qui s’interpose une nouvelle fois devant Donovan et voit Altidor mettre au dessus un ballon qui ne demandait qu’à mourir au fond des filets. Howard se montrera tout aussi présent sur un tir de Matmour, auteur d’un raid solitaire. La liberté offerte à M. Bradley permet aux adversaires des Verts de disposer d’énormément de solutions, et ce devant l’absence de réaction de Saâdane. La dernière action de la première période verra Djebbour rater l’interception de la balle sur un centre impeccable de Belhadj. Une mi-temps qui se termine sur un score vierge mais qui aurait pu voir chacune des deux équipes, éliminées à ce moment, prendre l’avantage.

La rencontre reprend sur un raté de Matmour devant Howard, mais l’attaquant algérien ne peut s’en vouloir après avoir été signalé en position de hors-jeu. On jouait la 55e quand une contre-attaque d’Altidor permet à Dempsey de trouver le poteau gauche de M’bolhi, sur la continuité, le même Dempsey met le ballon au dessus, les Verts ont eu chaud. Physiquement, le duel devenait de plus en plus dur pour les coéquipiers du capitaine Antar Yahia, dont la défense ne fait que subir les assauts américains qui trouvent à chaque fois M’bolhi à la parade à l’image de cette tête à bout portant d’Altidor, quelques instants avant le ratage de Ziani face à Howard (67e). Ce fut le dernier ballon de Karim Ziani, loin de sa forme, qui cédera sa place à Guedioura, Ghezzal ayant pris la place de Djebbour, assez présent aujourd’hui, cinq minutes plus tôt. Deux incorporations avec la ferme intention de faire face au combat de plus en plus physique imposé par les poulains de Bradley. Le dernier quart d’heure verra les Américains jeter toutes leurs forces dans la bataille pour arracher un but synonyme de qualification, l’Angleterre menant à ce moment-là face aux Slovènes (1-0).

Une attitude qui laissera des espaces aux contres algériens qui manquent malheureusement de tranchant à l’image de cette tête de Saïfi dans les arrêts de jeu dans les bras de Howard, au moment où tout le monde croyait au but. Un ratage qui permettra aux Américains de lancer un contre meurtrier permettant à Donovan d’ouvrir le score après un premier arrêt de M’bolhi, offrant la qualification à son équipe et renvoyant l’Algérie vers une réalité des plus amère.

Source Le jeune Indépendant Khaled Alouache

Algérie 0 - Usa 1 - Les Verts reviennent sur terre

Les Verts n’ont pas pu réaliser le rêve de tout un peuple, celui de passer, pour la première fois, au second tour d’une Coupe du Monde.

Ils ont été éliminés au premier tour après avoir concédé deux défaites face respectivement aux Slovènes et aux Américains sur le même score (1-0). Après Gijon en 1982 et la déception de Mexico en 1986, les Verts quittent le Mondial par la petite porte en n’ayant inscrit le moindre but. Pourtant tout avait bien commencé. La première mi-temps s’est achevée sur le score vierge en dépit de plusieurs actions créées de part et d’autre. Si les Verts ont failli marquer dès la 6e minute lorsque la demi-volée de Djebbour dans la surface de réparation est venue s’écraser son la tranversable du gardien américain, les Américains ont vu leurs tentatives annihilées par l’excellent Mboli qui a démontré qu’il méritait la confiance de Rabah Saâdane. Tandis que Matmour, le meilleur algérien sur le terrain, a tout tenté. En vain, en raison des passes ratées de Karim Ziani qui n’a pas pesé sur le jeu, gênant même quelque fois ses coéquipiers.
La seconde mi-temps allait connaître le même scénario. Aux ratages de Ziani, Yebda et Djebbour, répondait l’excellent Mbolhi par ses arrêts spectaculaires d’autant qu’au même moment, l’Angleterre menait (1-0) devant la Slovénie. Un score qui envoyait les deux équipes au second tour. Au fil des minutes, la pression montait aussi bien sur le terrain que dans les gradins. Et ce n’est ni l’incorporation de Ghezzal à la place de Djebbour ou encore moins celle de Guedioura à la place de Ziani qui changeront un iota. Evoluant d’une manière désordonnée et sans coordination, les Verts perdirent trop de balles. Le jeu brouillon permis à Donovan d’inscrire l’unique but de la partie à la 91’ du jeu à la suite d’une contre-attaque menée sur le coté droit par le remplaçant DaMarcus Beasley.
Un but qui élimine systématiquement les Verts et ouvre les portes du prochain tour aux Américains aux dépens des Slovènes. Certes, l’Algérie rumine sa déception d’avoir raté une qualification historique largement à sa portée mais peut se réjouir d’être sortie la tête haute en faisant inspirer le désormais ancien sélectionneur français Raymond Domenech qui avait dit «J’ai vu jouer l’équipe d’Algérie et je dis: Ben voilà, le don, il est là, c’est à une touche, deux touches, s’engager, jouer, défendre, attaquer et rêver le plus longtemps possible.
Une Coupe du Monde, c’est ça, il faut aller au bout du rêve» et d’avoir poussé indirectement à la porte le sélectionneur italien de l’Angleterre Fabio Capello. Cependant, les Verts ne devraient s’en prendre qu’à eux-mêmes.

Source L’Expression Smail Rouha

Groupe C (3e et dernière journée) : USA 1 - Algérie 0 - Avec les honneurs

L’Algérie ne sera pas en huitièmes de finale de ce Mondial. Comme la plupart des équipes africaines qui ont pris part à cette compétition organisée par les Sud-Africains. Les poulains de Saâdane n’avaient pas beaucoup de chances d’y arriver, surtout après leur défaite contre la Slovénie.

De notre envoyé spécial en Afrique du Sud, Mohamed Bouchama
Le sursaut d’orgueil contre les Anglais à Cape Town a procuré un regain d’espoir aux Verts, aussi minime soit-il. La troupe de Saâdane pensait qu’il était possible d’écrire l’histoire à partir du Loftus de Pretoria. Un rêve fauché par les américains. L’Algérie rentre à la maison. «USA, USA, USA», les fans américains voulaient les premiers enflammer ce choc pour un billet aux huitièmes, mais c’est bien l’Algérien Matmour qui, servi par Djebbour, a failli investir les filets de Howard. On jouait les premières quinze secondes du match. Un centre de Donovan sera la réplique des Américains, mais M’Bolhi était là pour cueillir le cuir devant Altidore (1’). Les deux équipes donnaient déjà le ton du match. En effet, les occasions seront légion durant ce premier half pendant lequel le groupe Algérie a présenté plusieurs visages. D’abord, un premier radieux matérialisé par des opportunités de scorer dont la plus dangereuse à la 5’, quand un centre en profondeur de Bougherra trouve Djebbour en pointe. L’amorti de la poitrine de l’attaquant de l’AEK, suivi d’une reprise de volée percute la transversale de Howard. Les USA répliqueront aussitôt par leur lutin Gomez qui se présentera devant M’Bolhi, mais ce dernier repoussera le danger (6’). Djebbour sera de nouveau à la fête quand, décalé à droite des bois de Howard, il manque quand même le cadre (8’). Le match se calme, mais les stratégies sont toujours brouillées. Bob Bradley fait avancer son bloc, tandis que celui de Saâdane recule d’un cran, ce qui n’est pas le meilleur moyen pour contrer le fils Bradley, qui saura donner les ballons qu’il faut aux attaquants. Bradley a «bouffé» le milieu grâce à son abattage immense. Son équipe en profitera pour presser la zone algérienne qui s’écroulera à 20’ quand une double tentative de Gomez repoussée par M’Bolhi est conclue par Dempsey. Le premier assistant de M. De Bleeckere lèvera étrangement le drapeau signalant une position de hors jeu pas évidente du tout. L’Algérie reprend ses esprits. Surtout que M’Bolhi, en état de grâce, continue de multiplier les arrêts plus extraordinaires les uns que autres sur les essais de Dempsey (35’ et 42’) et Altidore (37’). Ce n’est qu’après les trois précédentes chaudes alertes que les Verts de Saâdane remontent le terrain et avancent vers la cage de Howard. Matmour (38’) et Ziani (43’) essayeront de trouver la faille de loin. En vain. Belhadj sollicitera en profondeur Djebbour durant la minute du temps additionnel, mais l’attaquant de pointe des Algériens hésitera à utiliser sa tête qui pouvait faire mouche (45’+1’). La première mi-temps a été un must de ratages des deux côtés. L’Angleterre affrontait déjà la Slovénie au Nelson Mandela Bay Stadium.

M’Bolhi, seul dans le désert !

Le coach américain sent que son équipe a les moyens d’étouffer son adversaire. Il décide d’apporter du sang neuf en incorporant un autre milieu, Feilhaber, à la place de l’attaquant Gomez, pourtant très actif en première mi-temps. Saâdane, qui a compris que Ziani n’avait plus de «jus», persiste à maintenir son meneur de jeu, hors sujet hier. Buddle, un attaquant, est aussi appelé par Bradley pour faire trembler les filets. Dempsey avait, à son premier essai, trouvé le poteau gauche de M’Bolhi (58’) alors que Altidore visait, de la tête, les bras fermes du keeper algérien (67’). Les Algériens, proches de l’asphyxie, n’auront leur première sérieuse occasion de marquer dans ce second half qu’à la 68’. Ziani, qui s’est présenté dans les 18 mètres américains, a tiré mollement à côté. Saâdane se résigne enfin à le sortir pour faire rentrer… Guedioura, un milieu de terrain, après avoir sorti Djebbour, remplacé par Ghezzal quelques minutes plus tôt. Saâdane qui a senti que son groupe n’en pouvait plus physiquement, a joué la prudence. Surtout qu’après Yebda, averti en première mi-temps, Lacen «voit jaune» à 10 minutes du terme de ce choc, musclé vers la fin. Yebda et Lacen, avertis respectivement contre la Slovénie et l’Angleterre, étaient out pour le prochain match des Verts. A Port-Elizabeth, les Anglais menaient toujours 1-0 et ils étaient, grâce à ce résultat, qualifiés aux huitièmes de finale, comme d’ailleurs les Slovènes. Saïfi, servi par Guedioura, avait le but de l’espoir mais sa reprise de la tête est captée par Howard. Sur le contre, Beasley embarque la défense centre sur Altidore, M’Bolhi repousse le cuir sur Donovan qui accompagne le ballon d’un plat du pied au fond des bois algériens. L’Algérie quitte le Mondial comme en 1986, par la petite porte.

M. B.

Fiche Technique

Pretoria, Loftus Versfeld Stadium, temps frais, pelouse praticable, affluence nombreuse, arbitrage de M. Frank De Bleeckere assisté de MM. Peter Hermans et Walter Vromans (Belgique). 4e arbitre Mohamed Salleh Subkhiddin (Malaisie). But : Donovan (90’+2’) USA Exp. : Yahia (90’+ 3’) Algérie. Avts : Yebda (11’), Yahia (75’), Lacen (82’) Algérie, Altidore (62’), Beasley (89’) USA
USA : Howard, Bronstein puis Beasley (80’), Bocanegra, Cherundolo, Demerit, Edu puis Buddle (64’), M. Bradley, Dempsey, Donovan, Gomez puis Feilhaber (46’), Altidore. Entr.: B. Bradley
Algérie : M’Bolhi, Bougherra, Kadir, Belhadj, Halliche, Yahia, Lacen, Yebda, Ziani puis Guedioura (68’), Matmour puis Saïfi (84’), Djebbour puis Ghezzal (65’). Entr. : Saâdane.

Les Verts premiers à l’échauffement

Alors que les Américains ont envoyé en premier leurs gardiens s’échauffer, suivis quelque temps par ceux de l’EN algérienne, ce sont les joueurs de Saâdane qui ont pris place les premiers sur la pelouse pour le traditionnel échauffement d’avant-match.

L’éclairage fonctionnel 1h15 avant le match

L’éclairage du stade Loftus a été mis en service une heure et quart avant le début du match. Les responsables du stade ont préféré prendre leurs devants car le soleil se couche à partir de 17h, soit au démarrage de la seconde mi-temps.

Le blanc a failli

Les Verts ont failli jouer en blanc. Eux qui savaient avant ce match décisif contre les USA qu’ils allaient évoluer en vert. Les Américains, désignés équipe recevante, ayant opté pour le rouge et le bleu ont finalement choisi le maillot blanc et gris clair et des shorts bleus. C’est naturellement que les Algériens sont revenus à leur couleur préférée, le vert, qui leur a tant porté chance.

Chaouchi sans gants

Comme annoncé dans une de nos précédentes éditions, Chaouchi a été relégué au poste de troisième gardien de l’EN. Le numéro 1 étant M’bolhi, c’est Lounès Gaouaoui, qui a entamé la CM en troisième position, qui était hier son suppléant. Il est à signaler que Chaouchi n’a même pas daigné mettre ses gants pour l’échauffement.

Les supporters algériens concentrés à droite de la tribune officielle

Alors que les supporters américains ont pris possession des tribunes sud du stade Loftus, les Algériens, éparpillés un peu partout dans les tribunes, étaient plus concentrés au niveau de la tribune nord, celle jouxtant la tribune officielle.

Saâdane met le costume

Contrairement aux deux premières sorties des Verts, Rabah Saâdane portait hier le costume officiel de la délégation. Saâdane préparait- il une grande soirée ou simplement le retour en Algérie ?

Le Loftus, un véritable opéra

Le stade de Pretoria est un véritable bijou. Sous forme d’un immense théâtre, il se distingue surtout par ses loges destinées aux officiels et aux invités de marque. Un espace qui laisse rêveur.

Peur bleue chez les Yankees

Les supporters américains n’ont été visibles qu’hier matin dans les parages du stade Loftus. A l’opposé des Algériens, qui tentaient de nouer contact avec eux, les Yankees sont restés très à l’écart. Ils semblaient avoir peur d’être au contact des fans des Verts. La peur de l’Arabe porteur des idéologies fanatiques a certainement prévalu chez les Américains qui n’ont retrouvé leur vivacité qu’une fois arrivés au niveau du temple de Pretoria.

Clinton, Blatter et Hayatou côte à côte

La tribune officielle du Loftus était garnie de personnalités de marque, à leur tête l’ancien président des Etats-Unis, Bill Clinton. Celui-ci était assis aux côtés de Sepp Blatter, le président de la Fifa, et d’Issa Hayatou, président de la CAF.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0

commentaires