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Son lancement est prévu pour fin 2009, début 2010

La voiture électrique fera son grand show sur le marché à partir de la fin de l’année en cours ou au plus tard en 2010.
De nombreux constructeurs automobiles de renommée mondiale ont annoncé, lors des Salons de l’automobile à travers le monde tenus au cours de ces derniers mois, que la voiture électrique qualifiée sera au cœur de leurs priorités. Elle est perçue comme la voiture de notre futur. Certains ont mis déjà en circulation des prototypes réussis, tandis que d’autres travaillent en collaboration pour la conception de leur propre modèle.
C’est ainsi que le constructeur français Renault a dévoilé récemment un prototype électrique de sa petite voiture baptisé Kangoo be bop Z.E 100% électrique, zéro émission de CO2 et de particules, ce véhicule est doté d'un moteur d'une puissance de 44 kw (60 ch) et offre une autonomie de 100 km. Le Kangoo be bop Z.E sera commercialisé à partir de 2011.
Le troisième constructeur automobile japonais Nissan lancera, lui aussi, sa première voiture entièrement électrique aux Etats-Unis et au Japon l’année prochaine puis dans le monde à partir de 2012. Ce constructeur a fait déjà cette expérience en 1995 avec la commercialisation de son modèle, la Prairie EV, vendue à quelques exemplaires. «Nous avons été tous surpris d'apprendre l'année dernière que certaines roulaient encore», a déclaré Hideaki Horie, ingénieur en chef chez Nissan. De son côté, le géant de l'automobile allemand, Volkswagen, compte lancer sa première voiture électrique dès 2013. «Nous allons utiliser notre gamme New Small Family pour proposer dès 2013, notre première voiture électrique.
Pour 2020, nous comptons sur une part du marché mondial de 1 à 1,5% dans la voiture tout électrique», a annoncé son patron. La filiale du constructeur américain Général Motors, Opel, a présenté lors du dernier salon automobile de Genève, sa voiture électrique Opel Ampera. Sa commercialisation est prévue pour la fin de l’année 2011.
Depuis 2008, la compagnie californienne (USA) Tesla Motors vend la Tesla Roadster, une voiture électrique, 350 km d'autonomie, au prix de 100 000 dollars.
La firme américaine a présenté aussi une berline luxueuse, Model S avec une autonomie de charge électrique pouvant atteindre les 480 km, pour un prix de 50 000 dollars. Cette voiture devra sortir fin 2011 ou début 2012.
Le groupe Daimler (Allemagne), propriétaire de la marque Smart, a annoncé également qu’«une version 100% électrique avancée de la Smart serait présentée en 2010». Cependant, le premier des constructeurs automobile à avoir fait de la voiture électrique son cheval de bataille est, sans aucun doute, la société indienne Reva Electric Car Company (RECC).
Elle est «la première société au monde à avoir commercialisé avec succès des voitures électriques». Elle l’a commercialisée en Inde en 2001 et à l’étranger en 2003. Toutefois, de nombreux constructeurs envisagent de faire de la voiture électrique leur credo à l’avenir.
Histoire d’une ambition
Motivation n Les partisans de la voiture électrique voient loin et prédisent déjà une utilisation à grande échelle à l’horizon 2020.
Depuis son apparition en 1835, la voiture électrique a suscité à la fois l’admiration et la curiosité des amateurs. Il y avait plusieurs modèles de par le monde, notamment en Europe et aux Etats-Unis. C’étaient surtout des flottes de taxis pour le transport urbain. Elles étaient munies de batteries au plomb pesant plusieurs centaines de kilogrammes. La voiture dont l’allure était étrange et bizarre, la «Jamais Contente», construite par l'ingénieur belge Camille Jenatzy, «a dépassé pour la première fois les 100 km/h en 1899».
C’était un succès sans précédent à cette époque où le fiacre à cheval était pratiquement le seul moyen de déplacement en ville. Mais le succès d’une telle invention n’a pas duré longtemps puisque le moteur à essence a vite pris le dessus. Selon les spécialistes de l’automobile, l’échec de la voiture électrique était dû principalement à sa faible autonomie énergétique et à des problèmes techniques. Un déficit qui a été comblé par les motorisations essence (et plus tard diesel) qui offrent des performances inouïes en matière d’autonomie, de vitesse et de puissance. A cela s’ajoute la facilité de maintenance qu’offrent ces véhicules.
Les multiples découvertes de l’or noir et son utilisation facile ont avantagé en outre la victoire du moteur à explosion. Une victoire qui dure encore. A part le nombre infime de voitures hybrides circulant, la quasi-totalité du parc automobile mondial roule aux énergies fossiles.
Mais, curieusement, ce sont les mêmes facteurs qui ont fait chuter le moteur électrique au début du XXe siècle qui favorisent aujourd’hui son retour. La hausse des prix du pétrole, principale énergie fossile et l’épuisement certain des gisements ont poussé les constructeurs à tenter de réduire la consommation de carburant tout en gardant les mêmes performances pour leurs véhicules. Le premier choc pétrolier de 1973 fut un nouveau catalyseur pour la relance de l’industrie de la voiture électrique. Ce qui a favorisé plus tard le développement et l’introduction de l’hybride dans plusieurs modèles de voitures. Mais «ce qui est fondamentalement différent par rapport aux expériences passées, ce sont les progrès techniques qui nous permettent aujourd’hui d’avoir des voitures compétitives en prix et qui ont une autonomie très largement suffisante», soutient Thierry Koskas, directeur du programme du véhicule électrique chez Renault.
Il y a aussi le durcissement des législations et l’augmentation de l’impôt frappant les grosses cylindrées et les véhicules roulant au diesel. L’autre motif ayant conduit à ce choix, abandonné pendant près de deux siècles, est lié à la protection de l’environnement. Les voitures sont la cause d'émission d’oxydes d’azote, de monoxyde de carbone et de diverses particules nuisant à l’environnement, surtout dans les villes. Ainsi, les défenseurs de la nature n’ont cessé de mettre en cause la pollution de l’air d’origine automobile. Persuadés de la gravité de la situation, les constructeurs automobiles commencent, sous la pression des militants écologistes et de quelques gouvernements, à céder ouvrant la voie à la voiture «tout électrique».
Faut-il y croire ?
Les contraintes auxquelles a fait face la voiture électrique durant la seconde moitié du XIXe siècle, à savoir sa faible autonomie de batterie, son rechargement, son coût et les difficultés de maintenance, sont toujours posées.
Et c’est à cause de ces entraves que certains constructeurs hésitent à se lancer dans ces nouveaux produits. Mais ont-ils le choix, d’autant plus que la voiture électrique ou «propre» s’impose de façon presque inévitable ? Le professeur Yoshihisa, de l'université de Tokyo, spécialiste de la stratégie des entreprises, analyse : «Pour les constructeurs automobiles, le lancement des voitures électriques n'est pas très difficile du point de vue technologique et il s'impose pour répondre aux besoins actuels. Toutefois, cela signifie l'abandon des technologies qu'ils ont accumulées au cours de la longue histoire du développement des voitures à essence.
Il y a là un dilemme pour eux, mais ils savent bien que cette évolution est inévitable. La question pour eux est de savoir à quel moment il faudra changer de cap.» Ainsi, les constructeurs qui ont lancé déjà des modèles, savent parfaitement à quoi s’attendre. Martin Winterkorn, président de Volkswagen l’a affirmé clairement : «Nous voulons proposer un nombre important de voitures tout électriques, à des prix abordables et avec l'autonomie que nos clients attendent. Les acheteurs potentiels de voitures électriques veulent pouvoir faire le trajet Munich-Hambourg, soit plus de 750 km, acceptent au maximum une ou deux heures de chargement et une option fiable de chargement rapide et, avant tout, ils ne veulent payer au maximum que 2 000 euros de plus qu’aujourd'hui.»
Un pari difficile et les moyens qu’offre la technologie actuellement sont un peu loin de ces exigences et le marché est plus réticent. Selon des pronostics, établis par des cabinets d’études spécialisés, le marché de véhicules 100% électriques ne représentera que 10% du marché automobile à l’horizon 2020.
Mais les constructeurs, ayant tous conclu des contrats avec des producteurs de batteries électriques, étalent déjà leurs performances : le Kangoo be bop Z.E. de Renault offre, par exemple, une autonomie de batterie d'environ 100 km et pourra atteindre à l’avenir 160 km. Le constructeur français propose deux méthodes de rechargement.
«La voiture peut se recharger soit pendant six à huit heures avec une prise domestique, soit sur un mode rapide, en 30 minutes, avec une prise plus puissante, conçue à cet effet pour recharger 80% de la batterie.» Lorin Forin-Croivoisier, chef de projet des moteurs et batteries chez Renault affirme que «les progrès sur les batteries ont été considérables ces dernières années. On a développé avec Nissan des batteries lithium-Ion qui permettent d’accroître considérablement l’autonomie.
On peut atteindre 150 à 200 kilomètres». L’autre hic de la voiture électrique est la recharge de la batterie une fois déchargée. Les constructeurs préconisent les recharges lentes durant la nuit (7 à 8 heures) à la maison avec une simple prise. Il y aura aussi des stations de recharge rapide (30 à 40 minutes).
Le constructeur Renault en partenariat avec Nissan prévoit des stations d’échange de la batterie déchargée avec une autre chargée en l’espace de trois minutes. Le seul problème soulevé pour l’instant concernant les batteries est la standardisation de ces dernières par les constructeurs. Ils y pensent en tout cas !
Les gouvernements s’y mettent
Réduire l’émission de gaz à effet de serre et la dépendance aux énergies fossiles dont les prix ne cessent d’augmenter, est désormais possible avec la voiture électrique.
L’enjeu est de taille. Ainsi, pour inciter les utilisateurs à se procurer ces nouveaux véhicules, les gouvernements de certains pays n’hésitent pas à leur accorder des aides financières. C’est le cas, à titre d’exemple, de la France qui octroie une aide de 5 000 euros à celui qui achète une voiture 100% électrique.
L’Angleterre, la Belgique et de nombreux pays d’Europe envisagent de le faire également. Aux Etats-Unis, le gouvernement offre une aide financière à celui qui accepte d’échanger sa vieille voiture contre une neuve. Cette aide devient conséquente quand il s’agit de l’acquisition d’un véhicule moins polluant ou électrique. Cette intervention de l’Etat vise à la fois la réduction des accidents de la circulation à travers le renouvellement du parc automobile et celle des émissions de CO2. En revanche, les gouvernements de plusieurs pays augmentent les taxes sur les véhicules émettant plus de CO2.
Les habitudes changeront
La commercialisation de la voiture électrique à grande échelle induira de nombreux changements pour les usagers et au niveau du paysage socioéconomique. Les spécialistes prédisent déjà la disparition ou le remplacement inévitable des pompes à essence par des stations de rechargement de batteries électriques.
Ce changement entraînera incontestablement la suppression d’emplois et la création de nouvelles entreprises pour de nouveaux services. Les conducteurs de voitures électriques s’habitueront à une conduite souple et un véhicule sans vrombissement ni bruit, ne nécessitant presque aucun entretien et encore plus propre. Avec la voiture électrique aussi, l’usager n’aura plus le désagrément de se déplacer aux stations-service pour faire le plein de son réservoir puisqu’on peut recharger la batterie d’une simple prise électrique domestique.
D’où viendra l’électricité ? n Les défenseurs de la nature se montrent, en dépit de l’apport positif incontestable de la voiture électrique à l’environnement, méfiants à l’égard de l’origine de l’électricité. Selon eux, si on produit de l’électricité pour les futures voitures électriques à base des énergies fossiles, ce sera tout de même une autre forme d’émission de CO2. Ils estiment que la voiture électrique ne contribuera à la protection de l’environnement que si son électricité provient des énergies renouvelables ou propres.
Source Horizons Par Madjid Talbi
Le Pèlerin

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