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Algérie – pénurie de lait en sachets

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La filière lait en Algérie vit-elle une énième crise ? La question est au centre de toutes les discussions, depuis qu’une certaine tension est ressentie sur le lait en sachet. Chez les professionnels du secteur, on impute cette situation au «déficit» en poudre de lait. L’Office national interprofessionnel du lait (Onil) est de nouveau pointé du doigt.

Les propriétaires des laiteries privées invoquent de nouveau la question de «restriction » en approvisionnement en lait de poudre. Si bien qu’un bon nombre de laiteries de l'ouest, du centre et de l'est du pays auraient épuisé tout leur stock de poudre de lait. Certaines sont même à l'arrêt depuis quelques jours, ce qui a induit vraisemblablement la tension sur le lait en sachet ces jours-ci. Certains opérateurs ne cachent pas leur pessimisme quant au risque de voir le problème s'accentuer à l'avenir si l'approvisionnement ne se fait pas d'une manière régulière. Ces derniers tirent la sonnette d'alarme et estiment que la situation n'a pas changé d'un iota. Un état de fait que le ministère de tutelle rejette. Selon un responsable du département du commerce, «l’Onil dispose de quantités suffisantes de poudre de lait». Ce dernier a rappelé que l’Onil avait décidé en 2008 de réduire de 50 % les quotas accordés à certaines laiteries. Décision qui a ramené certaines laiteries privées à fonctionner au ralenti et d’autres à arrêter la production. L’Onil a importé 145 000 t de poudre de lait en 2008 contre 120 000 t en 2009, soit une baisse de 25 000 t. La facture globale de lait et produits laitiers s’est établie à 862,76 millions de dollars en 2009, contre 1,28 milliard de dollars en 2008, soit une réduction de 32,9%, selon des chiffres officiels. L’instauration d’un système de quotas, souligne-t-on, au profit des producteurs visait essentiellement la réduction des importations massives de la poudre de lait et davantage d’intégration du lait cru dans la production nationale. Au cœur de cette politique, la subvention accordée par l’Etat, évaluée à 12 milliards de dinars en 2009, se répartit à hauteur de 12 DA/litre à l’éleveur, de 5 DA/litre au collecteur, et de 4 DA/litre à l’intégration du lait cru dans la production du lait en sachet subventionné à 25 DA/litre. Les besoins du marché sont estimés à 1,5 milliard de litres. La production de lait cru est passée de 2,23 milliards de litres en 2008 à 2,45 milliards de litres en 2009. De 18% en 2009, soit une production de 400 millions de litres, il est prévu un taux d’intégration du lait cru de 35 % en 2010, soit une production de 550 millions de litres. En 2009, l’Algérie a baissé ses importations de poudre de lait de 40 000 t, soit un gain de près de 100 millions de dollars. Cela dit, la problématique semble aujourd’hui se poser en termes de quantité de lait en poudre. Wait and see.

Source Le Soir d’Algérie Abder Bettache

youcefabder@hotmail.com

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