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Le trésor caché de la Kabylie

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L’Algérie qui s’est engagée dans la bataille de l’eau recèle un véritable trésor en Kabylie surtout que les conflits qui marqueront les prochaines décennies auront un rapport direct avec l’eau. Tous les stratèges le disent.

Un milliard de m3 d’eau par année. Des potentialités hydriques à en revendre dorment à Tizi Ouzou. La wilaya recèle des capacités à même d’alimenter aussi bien les populations locales que toutes les autres wilayas du pays. Plusieurs wilayas du pays sont connectées à ces sources d’or bleu et plusieurs autres peuvent encore s’y approvisionner. Les populations locales à travers les 67 communes pourraient être alimentées quotidiennement et à satiété.
Selon un document émanant de l’APW dont L’Expression détient une copie, les quantités mobilisées ne sont estimées qu’à un volume de 191.930.000 m3/année. Une quantité non négligeable qui, sous d’autres cieux, aurait permis d’alimenter plusieurs dizaines de fois la wilaya de Tizi Ouzou. L’équivalent de 65 hm3 du volume global estimé à 181 hm3 des ressources du barrage de Taksebt sont réservées pour les communes de la wilaya. Pourtant, des villages crient encore leur détresse quant au manque d’eau potable.
Il va sans dire que le problème ne réside guère dans les moyens mis par l’Etat afin d’assurer aux populations ce service vital qui, dans d’autres pays, relève du luxe. Des enveloppes financières faramineuses ont été mobilisées dans cet objectif. Pourtant, dans certains villages éloignés, les citoyens recourent encore à l’âne pour s’alimenter depuis les sources traditionnelles, elles aussi abandonnées. La mobilisation des pouvoirs publics ne s’estompe pas pour autant. Plusieurs projets de barrages sont encore en phase d’étude et de finalisation. A Azeffoun, l’étude du barrage de Sidi Khelifa est terminée. Il ne reste que la réalisation dont les travaux débuteront en 2012. Il sera d’une capacité de 21,40 hm3 selon les prévisions de l’Agence nationale des barrages, et transferts en charge du dossier. Dans la commune de Mekla, l’eau de l’oued Boubhir sera retenue dans le barrage de Bounachi. En étude de faisabilité, l’ouvrage sera doté d’une capacité d’alimentation de 30,50 hm3. Pas moins de 43,60 hm3 sont également prévus pour le futur projet de barrage de Zaouïa.
Le projet est localisé dans la commune de Makouda. Rappelons que cette région, qui ouvre sur le littoral, souffre le martyre en matière d’alimentation en eau potable. A l’exception de quelques villages bien lotis à Attouche, tout le reste des populations de cette commune, Boudjima entre autres, souffrent du manque de ce liquide vital.
Par ailleurs et parallèlement à ce foisonnement de projets structurants en matière d’eau, les services concernés trouvent d’énormes difficultés à concrétiser sur le terrain l’application de leurs promesses. Certains chantiers attendent depuis des décennies. Les obstacles ne résident pas dans l’attribution des enveloppes financières nécessaires mais, bien ailleurs. Pour illustrer ce fait, le barrage de Souk N’tleta est l’exemple type. Prévu en 1984, ce dernier demeure encore au stade embryonnaire. Jusqu’à hier, les citoyens concernés par les opérations d’expropriation sont encore en conflit avec la direction de l’hydraulique et l’Anbt. Bientôt trente ans d’attente et les familles n’ont pas encore trouvé écho auprès des parties en question. Alors que les responsables concernés par le projet, estiment que les opérations d’expropriation sont conformes aux lois en vigueur, les citoyens, eux, considèrent qu’ils sont lésés dans leurs droits aux indemnités. Ces aléas, qui bloquent la réalisation de plusieurs projets, s’avèrent avec le temps, nuisibles pour le développement local voire national. Un litige de ce genre n’arrive pas ordinairement dans d’autres pays à retarder la réalisation d’un tel projet pendant une trentaine d’années. Parallèlement à ces aléas, dont la responsabilité est indéniablement partagée entre les représentants des pouvoirs publics et les populations, d’autres facteurs participent, de leur côté, à la mise en veille de toutes les initiatives de redynamisation de la machine économique locale. Dans plusieurs localités, le réseau d’alimentation en eau potable n’a pas été réalisé à cause des oppositions de citoyens. A ce titre, l’exemple le plus édifiant est donné par la région littorale de Tigzirt qui reste encore sans eau. Son alimentation en eau et en gaz de ville se trouve encore compromise par des oppositions de citoyens dans la commune de Makouda.
Dans d’autres communes ce sont les élus locaux, manquant de volonté, qui ne sont guère mobilisés pour se défaire de ce problème épineux. Procédant à des bricolages incessants sur les vieux réseaux, les pertes en eau qui s’en va dans la nature, sont incalculables. C’est pourquoi donc, certaines voix n’hésitent plus à lancer un appel non seulement aux responsables locaux, mais à toutes les populations afin qu’ils prennent conscience du défi qui les attend. Le siècle qui vient sera celui des guerres de l’eau.
L’Algérie qui est en train de réaliser des barrages à travers tout le territoire national aspire à une autosuffisance en la matière. Cela lui garantira son indépendance en la matière. Mais pour relever ce défi, la responsabilité des pouvoirs publics comme des citoyens est engagée. L’eau, c’est la vie et le défi est celui d’un combat pour la vie ou la mort.

Source L’Expression Kamel Boudjadi

Le Pèlerin

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