Premier retour en Algérie – Juillet 2004
2.1
La veille du départ - Mardi 20 juillet
Le stade de
l'OHD
Nous nous sommes retrouvés, Chantal, Josette, Claudette, Alain, Pierre et moi à Toulouse aux alentours de 18h.
Les termes de bienvenue fusaient régulièrement à notre encontre. Visiblement les gens étaient ravis de voir des Français après une si longue absence et après une trop longue période de terrorisme qui a fait souffrir tout le monde.
Pour moi qui aime le poisson j'étais servi, il était frais et peu onéreux. Nous en avons mangé régulièrement.
Je fis provision de cartes postales afin de les envoyer aux proches le plus tôt possible.
Le soir nous avons donc mangé du poisson ( entre autres des petits rougets comme je les adore) chez Rachid ainsi que des beignets de sardine, des haricots verts, de la viande, des pâtisseries, de la pastèque,ouf).
L'après midi nous nous sommes rendus à Marengo (Hadjout) en espérant retrouver la tombe de notre tante Yvonne.
Nous sommes passés (avant d'arriver à Marengo) devant la cave de notre arrière grand-père qui jouxtait des terres actuellement occupées par la police. Nous avons essayé d’y pénétrer, mais en vain; les responsables étaient absents.
Nous sommes arrivés finalement au cimetière de Marengo. Le cimetière était fermé.
Nous avons escaladé le mur d'enceinte, mais ce fut en pure perte car malgré un quadrillage du cimetière, nous n'avons pu retrouvé la tombe de notre tante.
Il nous faudra revenir avec plus de renseignements à collecter auprès de Jacqueline et Lucette.
Nous sommes allés ensuite visiter le Tombeau de la Chrétienne et ces fausses portes. De là, nous pouvions discerner la ferme de Célestin Thoa. (J’en pris une photo de loin.....on verra bien le résultat)
J'essayais de situer également la ferme de l'oncle Jean Panon, mais sans succès (encore une fois il faudra se renseigner).
Nous avons ensuite effectué un tour dans un centre touristique magnifique privé. C'était un ancien « Club Med » actuellement géré avec difficulté par des Algériens sous le nom de « La Corne d’or ».
Nous avons pris un thé sous une tente bédouine.
Nous nous rendîmes ensuite à la plage « Mer et Soleil »..La température de l'eau était agréable. La plage grouillait de baigneurs. Dommage que la majeure partie du sable de la plage ait disparu pour permettre la construction de nombreuses maisons...!!!.
Entre temps Rachid et Pierre étaient partis sur Alger; une expédition avec ce tafic routier si intense.
Nous sommes partis avec 2 voitures celle de Toufik ( et Zorha) et celle de Djamel en direction de Berar, là ou nous avions choisi de dîner.; mais Rachid et Pierre, pris dans le trafic n'arrivaient jamais. Qui de plus est, Djamel était tombé en panne avec son fourgon. il avait fait une réparation provisoire et nos le trouvions sur le chemin.
Nous récupérions Rachid et Pierre à plus de minuit trente. Nous sommes partis à la recherche d'un restaurant et ce n'est que vers 1h00 du matin que nous en avons trouvé un. Le propriétaire accepta de nous faire dîner. Tous avions tous l'estomac dans les talons, malgré le sommeil qui nous gagnait de plus en plus.
Finalement nous avons rejoint Cherchell pour filer droit au lit...Nous nous sommes couchés vers 2h30 environ.
2.4 23 juillet - Vendredi
Nous nous sommes levés vers 8h45.
En fait j'étais réveillé une heure plus tôt et j'en ai profité pour faire une séance de gymnastique (en silence pour ne réveiller personne).
Nous avons pris notre petit déjeuner copieux comme d'habitude.
Nous nous sommes tous retrouvés chez Rachid car nous avions prévu de nous rendre Au "Veau Marin", face à la montagne du Génie, à quelques kilomètres de Cherchell.
Nos hôtes avaient prévu un Méchoui monstre.
Nous nous sommes rendus donc au "Veau Marin" . L'endroit était fort agréable, le rivage était formé de nombreuses criques; mais le lieu grouillait de monde, bien que ce soit un lieu privé. Je me suis longuement baigné et exploré le fond marin. Je râlais de ne pas avoir pris mon nécessaire de plongée. Même là nous étions toujours les bienvenus .Je rencontrais même des baigneurs au large, avec qui j'ai conversé longuement, de manière très chaleureuse.
A 13h00 nous sommes allés manger à l'ombre des pins ( il faut dire que l'espace avait été réservé et nous n'étions pas arrivés trop tard).
Isma et Houria avaient préparé une salade locale fort délicieuse. Puis nous nous sommes attaqués au méchoui.Il me faudra apprendre à manger avec les mains, car c'est une tradition, là-bas, que de manger avec les mains.Quant à moi je ne m'étais pas défait de mes traditions européennes et j'avais sans arrêt les mains pégueuses.
Nous avons terminé par diverses pâtisseries au sucre et au miel.
Il faisait très chaud et j'étais très bien dans l'eau.j'y retournais donc et restais ainsi une bonne heure supplémentaire dans l'eau.
Nous sommes rentrés heureux d'avoir passé une si belle journée vers 18h00. Nous nous sommes rendus ensuite au bain maure avec Alain. Le Bain Maure est situé juste en face de chez Houria. Nous avons toutefois ménagé notre dos (Alain principalement) car le soleil avait chauffé et notre dos avait quelque peu rougi sous le soleil..
Le soir, nous nous sommes rendus chez Milou, qui nous a offert le thé à la menthe et nous avons discuté jusqu'à fort tard.
Finalement nous nous sommes couchés vers 20h30.
2.5 24 juillet
Samedi
Je me suis réveillé à 6h45 (je marchais encore à l'heure française). Après
une brève toilette, je me suis dirigé vers le Marché. Le marché était très coloré.i attendu l'ouverture de la poste à 8h00. Il y
avait énormément de monde .il semble que les gens venaient chercher leur paye (un 25?).
La poste ouvrait finalement à 8h15. J'achetais
20 timbres de 30 dinars (21+3+3+3) Je n'en finissais plus de coller des timbres sur mes enveloppes. J'étais de retour chez Houria vers 8h45. J'ai pris mon petit déjeuner en vitesse. Après un
complément de toilette, nous avons pris 2 voitures pour filer vers Hussein-Dey en passant par Kouba, Le Ruisseau et enfin rue de Constantine (rue de Tripoli).
Le central
Hôtel que nous croyions avoir réservé était complet .En fait nous n'avions pas confirmé notre réservation..Alors...
Nous étions rue Louis Narbonne; Je me suis
tout de suite rendu à l'immeuble dans lequel nous avions vécu les quelques mois avant l'indépendance. Je suis monté au second, là ou nous vivions, mais les occupants étaient absents. A proximité
de l'immeuble il y a maintenant un commissariat. Je prenais quelques photos de l'immeuble, mais je compris que cela n'était pas apprécié par les occupants du commissariat. Je leur expliquais et
put ainsi terminer ma série de photos.
e parc Louis Narbonne n'existe plus en tant
que tel; c'est maintenant un lycée.
Tout est grouillant de vie et presque tout a
énormément changé.
La nouvelle poste, elle, n'a pas changé,
l'ancienne poste est devenue une église que je n'ai pas eu le temps de visiter (ce sera pour la prochaine fois).L'ancienne église d'Hussein-Dey n'existe plus. Sur le même lieu a été construit la
mosquée principale d'Hussein-Dey, dont j'ai pris plusieurs photos.
Nous avons essayé de trouver Mouloud un
collègue à Pierre ( lors de sa dernière virée il y a 2 ans), mais en vain. Boualem nous a emmené prés de Leveilley ( cité militaire/cartographie).
Là nous avons
trouvé deux jeunes qui se sont proposés de nous conduire sur l'Algérois. Nous avons de suite fraternisé avec eux car ils étaient vraiment sympa.
Si Anis avait
une Fiat très correcte, Kamel avait une vieille guimbarde qui avait du en voir de toutes les couleurs (une Volkswagen / Passat qui ne nous inspirait guère
confiance).
Enfin nous voilà partis dans la Fiat d'Anis. Nous n'avions pas fait 300
mètres que nous étions heurtés par le véhicule de Kamel;en fait le pauvre malheureux avait lui même été heurté par une plus grosse voiture qui le projeta sur notre véhicule. La voiture de Kamel
avait souffert; l'arrière était sérieusement enfoncé; enfin tout s'est réglé sans constat, presque avec gentillesse. Les assurances sont paraît il si longues à
réagir...Je m'arrêtais devant chez moi à l'angle de la
rue Parnet et de la rue Charcot . Beaucoup de choses avaient changé. Le jardin de notre petite villa avait disparu. Une battisse y avait été construite, dans la continuation de notre maison. Le
tout était occupé maintenant par une Pizzeria et 3 grosses enseignes, au nom de la Pizzeria, prônaient sur chacun de nos 3 balcons.
Partout le
moindre espace avait été bâti et là ou cela était possible les maisons avaient été surélevées.
Je pris quelques photos et descendit la rue
Charcot quelque peu.
Je posais des questions . Nous étions partout
les bienvenus.
Un homme âgé m'indiqua la maison des Messili,
des amis de toujours, prés de chez les Perez et les Vuidart.
J'entrais chez eux; en fait je tombais sur la
sur aînée des Messili (et son mari) qui me a fait entrer sans hésiter. Ils nous ont offert rafraîchissements et des pâtisseries.
Nous
discutâmes longuement de façon très chaleureuse, mais nous étions déjà en retard et rendez vous fut pris pour l'après midi 17h30, heure à laquelle
Mohamed Messli, un ami de toujours devait être là.
Notre hôte nous montra tout de même les photos
de ses quatre frères.
L'aîné, récemment décédé, un lieutenant
colonel de l'armée française, marié à une Française, Rabah, Mohamed et Samson.
Nous sommes partis précipitamment et sommes
arrivés à nouveau rue Louis Narbonne, pour prendre un repas à proximité du central hôtel.
Nous avons
pris contact avec Foudil (un ami de Mouloud) qui nous accueillit spontanément, nous a offert à boire et nous aproposé l'hospitalité dans une grande maison située Pointe Pescade, si jamais le
besoin s'en faisait sentir. Nous retenions ses coordonnées à toutes fins utiles.
Nous gardions encore quelque espoir d'avoir 3
chambres à l'hôtel mais à 11h30 il nous fut confirmé que l'hôtel était complet.
Nous essayâmes un autre hôtel au
quartier Lafarge mais lui aussi était complet.
Nous nous sommes dirigés vers le Sofitel
d'Alger mais il nous fut demandé des sommes folles ( entre 220 et 250 euros par chambre la nuit).
Nous avons re-contacté Foudil qui nous a
proposé de nous héberger ..Nous étions sauvés de ce coté là.
Qui de plus est, Foudil nous assurait le couvert ...Que pouvait on espérer mieux ?.
La prochaine destination était le cimetière
d'Hussein-Dey.
Nous sommes passés à Belcourt (il faudra que
j'y revienne) puis devant « le Collège Technique » dont je pris quelque photos avec Anis. En haut trônait l'imposant Monuments des Martyrs. Je me proposais de le visiter la prochaine
fois.
En fait, Il me tardait de me recueillir sur la
tombe de mon père; encore fallait-il la trouver ?
Arrivés au cimetière, le gardien nous a ouvert
et nous a réservé le meilleur accueil.
Mon père était enterré carré O, mais le numéro
était mal identifié.
Nous avons cherché longuement sans succès; de
plus il faisait une chaleur étouffante; aussi décidions de laisser faire le gardien chercher plus longuement et de revenir le lendemain pour affiner cette recherche si
nécessaire.
Anis m'accompagna en voiture à l'école
Trottier, chez Dolorès, cité Brossette, et au Caroubier car j'avais promis à mon cousin de prendre quelque photos de l'immeuble, ce qui fut fait..
17h00,
j'étais chez les Messili comme convenu.
Là nous avons été reçus comme des princes.
Samson (Si Ahmed), le frère cadet était là. Il m'a remémoré nos matchs de foot et m'avait rappelé mon surnom « Déléo tête d'or » il est vrai que je n'étais pas très
mauvais de la tête; c'était là bien ma seule qualité car j'étais trop individuel pour réussir au foot.
Je récupérai l'adresse du site Internet de
L'AEHD et je me promettais d'adhérer à l'Amicale dès mon retour en France. Mohamed est arrivé enfin et ce fut une discussion sans fin ( nous avions
vécu prés de quinze ans dans le même quartier)
Lui avait fait carrière dans la police et
était maintenant à la retraite.
Nous aurions pu discuter des heures voire des
journées entières?
Madame Debbar (sœur Messili)
nous servit le thé, les rafraîchissements et les pâtisseries ?. Nous étions comblés.
Nous avons discuté de tous les voisins,
Vuidart, Cano, Reig, Bourgeois, Catala, Brotons, Dolorès, Ségarra, Pierrel, Delpech, Paya, Zair, Cangémi, Moll et j'en oublie?
C'est au
comble de l'émotion que nous avons pris congé; nous nous sommes promis de nous revoir le plus tôt possible. L'accueil avait été formidable et je me
promettais de revenir.
De retour rue Louis Narbonne, Nous nous sommes rendus chez les Mimouni qui avaient pris possession (avec leur accord) de la maison du Docteur Carnet. Ils en avaient pris bien soin... C'est
là que je me rendais lorsque j'étais malade.
profitais de quelques instants pour filer avec
Anis et visiter La Place d'Hussein-Dey, le Cours Complémentaire Jules Ferry, la Daria, Le Dispensaire, le Stade avec sa piste en tartan, le cinéma « Le
Royal ».
00 nous étions de retour chez Foudil qui nous
fit servir un couscous somptueux.
Les discussions fusaient de toutes part.. Ces
gens sont formidables. Nous étions accueillis comme des frères.
Nous avons ensuite filé Pointe Pescade dans la seconde maison de Foudil. Le
lieu était magnifique:
Une très grande bâtisse récemment construite, des terrasses à chacun des
trois niveaux, une vue directe sur l'ouest de la Pointe Pescade, en parcourant 50 mètres dans la propriété, nous avions une vue plongeante sur le port de la Pointe Pescade et toute la baie
d'Alger.
Ali le frère à Foudil nous présenta sa villa, avec également une vue
dominante sur toute la Baie d'Alger. es discussions animées fusaient de tout cotés, comme si nous nous
connaissions depuis de nombreuses années.
La soirée se termina par une partie de dominos suivie d'une discussion qui
ne s'est achevée vers minuit trente.
La journée avait été harassante mais nous étions
comblés.
Nous avons esquissé un programme pour le lendemain car cette journée
promettait d'être également chargée.
Le Pèlerin
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