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Le Sud Algérien

Tamanrasset à l’heure de l’olivier et de la ruche

rose des sablesOn n'y cueille pas que des rose des sables 

 

12 000 petits oliviers devraient être mis en terre sur une surface expérimentale retenue parmi une surface globale de 444 hectares, à la faveur d’un investissement de 62 millions de DA.

La wilaya de Tamanrasset a bénéficié, dans le cadre du programme de développement intégré de 2012, d’un important programme de développement oléicole et apicole, a-t-on indiqué à la Conservation des forêts. Ces créneaux agricoles sont nouvellement introduits dans la région et devront ouvrir de nouveaux horizons pour son développement intégré, a estimé le conservateur des forêts de Tamanrasset, Abdellatif Zerhouni. Quelque 1 .000 petits oliviers devraient être mis en terre sur une surface expérimentale retenue parmi une surface globale de 444 hectares, à la faveur d’un investissement de 62 millions de DA et avec l’appui technique du bureau national de développement rural (BNEDER), a précisé le même responsable.

M. Zerhouni a évoqué aussi la généralisation progressive de l’expérience oléicole dans la région au regard des conditions naturelles favorables pour la croissance de l’olivier, appelé aussi à servir de brise-vent pour lutter contre l’ensablement.

Les services des forêts de la wilaya entendent, dans le cadre du développement de l’apiculture, procéder à l’attribution d’une cinquantaine de ruches au profit d’une dizaine de fellahs des régions d’Abalessa et Outoul, aux couvert végétal et autres ressources naturelles favorables au développement de ce créneau agricole, a ajouté le conservateur des forêts. Il a aussi fait savoir que les services concernés assureront la vulgarisation de la technique de l’élevage et du soin des abeilles et l’accompagnement des nouveaux apiculteurs, en vue de mener à bien cette nouvelle expérience et attirer davantage de fellahs à cette activité agricole.

Source Le Jour d’Algérie Ali H.

Le Pèlerin

L'Ahaggar, Tin Hinan-Abalessa

C'est déjà fini!

3e-festival-des-arts-de-L-Ahaggar.jpg

 

Même si ce n'est que pour une semaine, le Fiata a éveillé les consciences sur les problèmes de l'Ahagg'«art».

Toutes les belles choses ont une fin. Le 3e Festival des arts de l'Ahaggar, Tin Hinan-Abalessa (Fiata) a officiellement été clôturé dimanche après-midi par le commissaire du festival, Farid Ighil Ahriz.

Les organisateurs n'ont pas voulu faire dans les cérémonies classiques qui n'ont aucun intérêt, ils ont plutôt voulu marquer le coup en mettant en exergue les vraies valeurs de ce festival.

En effet, il a été décidé que la clôture se fasse avec les enfants de Tamanghast, qui représentent le véritable esprit du festival. C'est ainsi que l'épilogue de cette belle semaine a été donné au campement du Fiata, plus précisément dans l'atelier BD animé par Adaoui Mohamed Tahar «Natse» et son ami Kamel Bahloul de Dz-Link, où il a été remis des prix aux meilleurs dessins qui ont été réalisés par les enfants tout au long de la semaine. «On a remis des prix à 30 jeunes qui nous ont ébahi par leurs dessins», affirme fièrement Natse qu'il faut l'avouer, avait réussi de belle choses avec les enfants de son atelier. «Une commission s'est réunie pour designer les trente meilleurs dessins de ce 3e Festival des arts de l'Ahaggar», nous a-t-il expliqué. Natse nous révèle d'ailleurs que les trois premiers du concours sont des jeunes qui ont émergé. «Leur travail est impressionnant, ils sont sortis du lot et je peux vous dire qu'ils sont des bourgeons prêts à éclore, il suffi juste d'en prendre soin...», assure-t-il comme un clin d'oeil lancé aux autorités locales pour encourager ces jeunes talents. Les prix remis sont une série de trois BD et un magazine édité par DZ-Link, une maison d'édition algérienne spécialisée dans la bande dessinée.

Les organisateurs du Fiata on décidé de faire participer leurs invités et les journalistes à cette cérémonie pour remettre des prix. Même la diva mauritanienne Melouma a participé à cette belle et très conviviale cérémonie.

La joie et la fierté qui se lisaient sur les visages des vainqueurs ont le moins que l'on puisse dire, ému l'assistance. Ne serait-ce que pour vivre des moments pareils, le festival doit exister. On ne se rend pas compte de l'impact qu'ont ces activités sur les enfants. La ferveur qu'ont suscitée les ateliers du campement chez les enfants, particulièrement ceux de dessin, bande dessiné et contes, en sont la meilleure preuve. Les bambins de TAM se bousculaient aux portes de ces ateliers pour y participer et trouver enfin des loisirs. Ces ateliers peuvent être des vecteurs de talents. Ça peut aider les jeunes à découvrir les talents qui se cachent en eux surtout qu'ils ont la chance d'être encadrés, par de grands artistes tels que Arezki Aït Larbi et Djhida Houadef, Rafik Zaïdi...Le Fiata pourrait donc découvrir le Picasso de demain, «arts» Voilà, donc la semaine de l'Ahagg «arts» a pris fin hier avec beaucoup d'enseignements et d'espoir pour l'avenir de cette région riche en patrimoine immatériel. L'objectif d'Ighil Ahriz et ses soldats a été atteint vu que pendant plus d'une semaine le patrimoine de l'Ahaggar a fait la une de la presse. Même si ce n'est que pour une semaine, le Fiata a éveillé les consciences sur les problèmes de l'Ahagg «Art». Alors on ne peut souhaiter que longue vie à ce festival et à la 4e édition Inchallah.

Source L’Expression

Le Pèlerin

Elle est tenaillée entre salafisme et précarité économique

femmme algerienne rurale

 

Des préjugés sur la femme sont colportés par la jeunesse arabe suite à une mauvaise interprétation de la religion musulmane.

Demain se tiendra à Alger, le 5e conseil du Haut Comité de la femme arabe (Hcfa) sous la présidence algérienne.

Pour préparer ce événement, il a été tenu la réunion du comité exécutif du Haut Comité de la femme arabe, en présence de Nouara Djaâfar, la ministre déléguée de la Famille. Cette réunion, tenue à huis-clos, a été conduite par la directrice générale de l'instance exécutive, l'Egyptienne, Woudouda Badrane.

La rencontre, qui a vu la participation de tous les pays arabes, a été décidée pour débattre du sujet qui sera traité demain en plénière. Cette année, selon Nouara Djaâfar, l'Algérie a proposé le thème de «l'Entrepreneuriat au féminin».En marge de cette réunion, Nouara Djaâfar déclare à l'Expression que la rencontre des femmes arabes à Alger vise à décliner aux participantes des pays arabes l'expérience algérienne dans le domaine économique et dans lequel les Algériennes commencent à s'imposer et à s'affirmer de plus en plus.

Des experts dans ce domaine seront invités pour expliquer aux participantes les processus de création d'entreprises, notamment les petites et moyennes. Il est attendu par ailleurs, que les résolutions consignées de cette rencontré seront vulgarisées dans les pays respectifs au profit des femmes. «Nous voulons sauvegarder les acquis des femmes du Monde arabe. Car la femme dans nos pays est victime d'une certaine culture. Ce type de problèmes se règle avec le temps. Pour cela, nous programmons une action d'envergure pour sensibiliser la jeunesse sur les problèmes de la femme pour qu'elle soit plus respectée en connaissant mieux les préoccupations», souligne Woudouda. Elle ajoute que cette même jeunesse est influencée par des courants religieux divers, notamment le chiisme. Le salafisme aussi formate la jeunesse arabe qui transpose les mauvaises interprétations de la religion musulmane dans la société et sur la femme en général, qui reste sous son emprise.

Selon les explications qui nous ont été données sur place, il est impératif que la femme arabe, qui connaît des problèmes particuliers, prenne son destin en main et lutte de manière intelligente pour arracher la place qui lui sied.

Cet avis est partagé par la chef de la délégation tunisienne. «La femme tunisienne, comme la femme arabe, doit persévérer dans sa lutte pour améliorer son statut», déclare la responsable de la délégation du pays qui a donné le «la» du printemps arabe.

A rappeler que l'Algérie préside depuis l'année dernière, 2011, le Haut comité de la femme arabe. A la fin de l'année 2012 ou au début de l'année 2013, le Congrès de la femme arabe se tiendra dans la capitale algérienne.

Source L’Expression

Le Pèlerin

Sud algérien - Désertification

Les populations pauvres menacées

Dromadaire

Si la beauté du désert est une source intarissable pour la création poétique, son extension représente une réelle menace pour les êtres vivants. La progression des espaces désertiques pose un des plus grands défis environnementaux de l’heure et menace de manière dangereuse les besoins fondamentaux de l’homme vivant dans les zones arides.

Eau, couverture forestière, fertilité des sols, tout ce qui constitue les bases de la vie est exposé à la disparition à cause de la désertification. Selon un rapport des Nations unies sur la base de l’évaluation des écosystèmes en ce début du millénaire, la désertification est classée en bonne place comme « facteur de changement des écosystèmes potentiellement le plus menaçant pour la survie des plus pauvres ». Pas moins de 2 milliards de personnes vivant dans les pays en développement sont directement menacées par l’avancée du désert. Si la beauté du désert est une source intarissable pour la création poétique, son extension représente une réelle menace pour les êtres vivants. La progression des espaces désertiques pose un des plus grands défis environnementaux de l’heure et menace de manière dangereuse les besoins fondamentaux de l’homme vivant dans les zones arides. Eau, couverture forestière, fertilité des sols, tout ce qui constitue les bases de la vie est exposé à la disparition à cause de la désertification. Selon un rapport des Nations unies sur la base de l’évaluation des écosystèmes en ce début du millénaire, la désertification est classée en bonne place comme « facteur de changement des écosystèmes potentiellement le plus menaçant pour la survie des plus pauvres ». Pas moins de 2 milliards de personnes vivant dans les pays en développement sont directement menacées par l’avancée du désert. Outre ses incidences sur la disparition des espèces vivantes, la désertification agit aussi sur le changement climatique. Selon le même rapport, « les sols des zones arides contiennent plus d’un quart du volume total de carbone organique présent dans le monde et la quasi-totalité de carbone inorganique. A cause de la raréfaction des puits de carbone causée par la désertification et le dépérissement connexe de la végétation, les émissions de carbone sont nettement plus importantes dans ces zones ». Les spécialistes craignent donc une incidence directe sur le réchauffement de la planète. L’interconnexion entre les deux phénomènes écologiques dangereux que sont le changement climatique et la désertification a été prouvée, reste à savoir quand est-ce que le même intérêt sera accordé aux deux phénomènes de manière équitable. Il est regrettable de constater que la désertification est toujours considérée par les pays développés comme un mal touchant uniquement les pays du Sud et en particulier l’Afrique, et par conséquent ne méritant pas des dépenses d’argent considérables. La récente conférence des Nations unies sur la lutte contre la désertification tenue à Madrid, du 3 au 15 septembre, a encore une fois posé le problème du manque d’aide financière allouée à la convention de lutte contre la désertification. Il s’agit du parent pauvre des conventions de Rio et risque de le rester encore malgré le forcing opéré par certains pays d’Europe dont l’Espagne, lors de la dernière conférence des parties. Le nerf de la guerre a encore une fois divisé les pays signataires de la convention qui ne sont pas arrivés à s’entendre sur une augmentation du budget alloué au plan décennal de lutte contre la désertification. Le Nord et le Sud continuent d’être otages de calculs financiers. Les pays du Sud qui ont fait valoir leurs besoins matériels pour pouvoir mettre un frein à la poussée du désert n’ont pas pu convaincre les principaux bailleurs de fonds, que sont les puissances occidentales, à mettre davantage la main au portefeuille pour leur venir en aide. L’Afrique, continent lourdement touché, connaît annuellement une aridité affectant 65% de ses espaces qui engendre une perte sèche du potentiel économique de 9 milliards de dollars.

Source El Watan

Le Pèlerin

 

Une perle dans le désert

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La ville nouvelle de Hassi Messaoud devant être réalisée d’ici à 2016 reflétera l’image d’une oasis urbaine unique dans son genre en Algérie, lorsqu’on se réfère à son plan d’aménagement et d’urbanisme. Selon des estimations officielles, cette ville devrait être construite dans 96 mois pour un coût approximatif de six milliards de dollars, même si le coût réel du projet ne pourra pas être déterminé avant la finalisation de la phase études, selon l’Établissement de la ville nouvelle de Hassi Messaoud (EVNH).

Couvrant une superficie 4 483 hectares sur le territoire de la commune de Hassi Messaoud, la ville nouvelle va remplir toutes les conditions fonctionnelles et d’intégration environnementale appropriée dans une atmosphère communautaire de qualité, selon l’Etablissement de la ville nouvelle de Hassi Messaoud (EVNH).

Le nouveau Hassi Messaoud, situé à équidistance (80 km environ) des villes de Ouargla, Touggourt et Hassi Messaoud, comprendra une grande variété de zones résidentielles attractives puisqu’elle sera dotée de tous les équipements d’un centre urbain de haut niveau, dont les fonctions de base sont les activités énergétiques, universitaires, culturelles, sportives et de loisirs.

Ainsi, le programme urbain de cette oasis pétrolière, qui va coûter près de six milliards de dollars, prévoit la réalisation de deux programmes d’habitats individuels et collectifs et d’un troisième pour les équipements d’accompagnement.

Le programme habitat destiné pour une population de 80 000 habitants comprend la réalisation de 7 929 logements individuels et 10 446 logements collectifs. Quant au programme des équipements, il inclut toutes les infrastructures nécessaires pour accueillir la population de l’ancienne ville, déclarée zone à risques majeurs par les autorités en raison de son implantation sur le périmètre du plus grand champ pétrolier du pays (Hassi Messaoud).

Le plan urbain de la ville nouvelle de Hassi Messaoud prévoit la réalisation d’infrastructures pour les secteurs respectivement de l’éducation nationale (43 infrastructures), l’énergie (12), santé de la population (30), jeunesse et sport (37), culture (27), administrations (27), finances et assurances (5), commerce (253), tourisme (3), culte (6), divers (7) en plus d’une gare routière et d’une décharge publique.

Pour le secteur de l’éducation, l’EVNH, chargé de la concrétisation du projet, prévoit la construction de 10 crèches et jardins d’enfants, 22 écoles primaires, 6 collèges d’enseignement moyen, 3 lycées, un institut technologique et un centre de formation professionnelle. Quant au secteur de l’énergie, il est prévu notamment la réalisation d’un institut algérien du pétrole, d’un centre de recherches et développement de Sonatrach et 10 sièges régionaux pour cette entreprise et ses différentes filiales.

La ville nouvelle comprendra également 2 hôtels, un parc de loisirs et des sièges administratifs qui concernent pour l’essentiel des sièges pour les corps de la sûreté urbaine, la gendarmerie, les douanes ainsi que des bâtiments administratifs destinés à accueillir, notamment, le chef-lieu de Daïra, l’APC, l’OPGI, l’EPLF. Le secteur de la culture n’est pas en reste dans ce programme puisqu’il est prévu, notamment, la construction de 6 maisons de jeunes, 4 centres culturels, 5 salles de cinémas, un amphithéâtre, un théâtre et un musée.

Il est également prévu la réalisation de 31 terrains de jeux et sport en plein air, 2 piscines et 2 salles de sport spécialisées. Concernant le secteur de la santé, il est inscrit dans ce programme la réalisation d’un hôpital de 240 lits, de 4 maternités urbaines, de 3 polycliniques, de 4 centres de santé, de 6 centres médico-sociaux, d’un foyer pour personnes âgées, de 6 cliniques dentaires, 4 pharmacies et un orphelinat.

Le consortium algéro-coréen, Dongmyeong-Samankun Won-Berep, s’empare du projet

Le projet de la ville nouvelle de Hassi Messaoud est entré dans sa phase de réalisation avec le lancement fin janvier des études d’aménagement et d’urbanisme, a-t-on appris, hier, auprès de l’organisme chargé de la gestion du projet.

Le consortium algéro-coréen, « Dongmyeong-Saman-Kun Won-BEREP », dont le marché lui a été attribué par l’Établissement de la ville nouvelle de Hassi Messaoud (EVNH), a entamé fin janvier dernier les travaux liés aux études d’aménagement et d’urbanisme du site devant abriter le futur pôle pétrolier algérien, a indiqué à l’APS le directeur de l’EVNH, Mourad Zeriati.

Ce groupement, qui a proposé un montant de 916,71 millions de dinars pour un délai de huit mois, est composé des firmes sud-coréennes Dongmeyong Engineering, chef de file avec une part de 45%, Saman Corporation (25,5%) et Korea Land & Housing Corporation (7,5%), ainsi que le bureau algérien d’études et de recherche d’ingénierie des projets (BEREP) (25%), précise Mourad Zeriati. Il a été, ainsi, retenu par l’EVNH à la faveur de son offre financière jugée la plus avantageuse sur un total de 11 soumissionnaires qui étaient en lice pour décrocher ce marché.

Les études en question ont, notamment, pour objectifs de générer le plan d’aménagement général de la ville nouvelle qui intègre le périmètre de la ville et de sa zone d’activités logistiques, élaborer les études d’avant-projet détaillées (APD) de la voirie et des réseaux divers (VRD), élaborer le plan de mise en oeuvre du projet et établir un règlement urbain régissant la production du sol urbain et du cadre bâti.

Il s’agit, aussi, d’élaborer l’ensemble des plans et documents techniques à soumettre pour examen et avis à la collectivité territoriale de Hassi Messaoud, au conseil exécutif de la wilaya de Ouargla et à la commission interministérielle créée à cet effet, conformément aux dispositions du décret exécutif du 16 février 2011 fixant les conditions et modalités d’initiation, d’élaboration et d’adoption du plan d’aménagement de la ville nouvelle.

Le package contractuel du marché avait été paraphé, le 11 janvier, par le ministère de l’Énergie et des Mines, en sa qualité de maître d’ouvrage du projet et le consortium algérocoréen, selon l’EVNH.

Par ailleurs, une fois la nouvelle ville réalisée, l’actuelle recouvrera sa vocation d’origine en abritant exclusivement les structures et installations énergétiques et industrielles à l’instar des zones de Skikda et d’Arzew, avait récemment expliqué à l’APS, M. Zeriati, rappelant que le décret présidentiel de 2004 portant création de la ville nouvelle de Hassi Messaoud avait interdit toute extension urbaine ou commerciale.

Hassi Messaoud : Zone à risque majeur

Cependant, le Centre national du uegistre du commerce (CNRC) a annoncé, le 31 janvier dernier, la levée du gel des immatriculations au registre du commerce pour la zone de Hassi Messaoud suite à la publication au Journal officiel N° 68 du décret n°11-441 du 14 décembre 2011 modifiant et complétant le décret exécutif n° 05-127 du 24 avril 2005, déclarant Hassi Messaoud comme zone à risques majeurs.

Ainsi, ce décret donne au wali de Ouargla la prérogative d’accorder des autorisations concernant les activités et les investissements à caractère industriel, commercial, touristique, agricole comme il pourrait permettre l’octroi de permis de construire ou de concessions qui ne soit pas lié directement à l’industrie des hydrocarbures.

Le wali peut, également, sous réserve du respect des distances par rapport aux installations d’hydrocarbures, autoriser la construction d’établissements scolaires et de formation professionnelle, d’établissements de santé, d’infrastructures pour l’administration locale ainsi que de programmes de logements publics. Il peut aussi permettre la réfection et l’extension des réseaux routiers de la localité, des réseaux d’alimentation en eau potable, électricité et gaz ainsi que des réseaux d’assainissement.

Ces autorisations peuvent être accordées après avis d’un comité de suivi, présidé par le wali, qui veille à préserver la sécurité des installations de l’industrie et des gisements d’hydrocarbures à l’intérieur de la zone de Hassi Messaoud. Selon des estimations officielles, cette ville devrait être construite dans 96 mois pour un coût approximatif de six milliards de dollars, même si le coût réel du projet ne pourra être déterminé avant la finalisation de la phase études, selon l’EVNH. La ville nouvelle de Hassi Messaoud comprendra un îlot énergie qui constituera le quartier général des compagnies pétrolières opérant sur les champs pétroliers avoisinants.

Il est, également, prévu des immeubles administratifs, des instituts universitaires, des centres de formation, de recherche et de développement, des lieux et centres de culte, des infrastructures, équipements et établissements du sport et de la jeunesse. La future ville du plus grand champ pétrolier du pays comprendra aussi des zones d’activités destinées à la production de biens et services liés aux activités énergétiques et universitaires, selon les grandes projections de ce projet.

Source Le Financier Fawzi Khemili

Le Pèlerin

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