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Dimanche 18 mai 2008

Plus de 400 000 bidonvilles recensés en Algérie

 

 

Plus de 400 000 bidonvilles recensés en Algérie avec près de deux millions et demi de personnes qui y habitent. C’est ce qui nous a été annoncé par la responsable de communication du ministère de l’Habitat L. Meriem, en se référant aux dernières statistiques de son département.

Cela étant dit, le taux de croissance anarchique de l’urbanisme est la cause principale de ces chiffres alarmants, mais cette prolifération vertigineuse du phénomène s’explique surtout par l’exode rural massif dans les années 90 provoqué par la vague terroriste qui s’est abattue sur l’Algérie causant une crise démographique néfaste.

Pour ce qui est des villes abritant le plus grand nombre d’habitations précaires, Alger vient en pole position avec plus de 40 000 bidonvilles dont les premiers qui sont apparus quelques années après l’Indépendance, suivie de Skikda 22 000 bidonvilles et de Annaba 15 000 bidonvilles. «Le nouveau programme quinquennal du million de logements participatifs, locatifs et ruraux permettra de réduire leur nombre au courant de l’année 2008, cette prolifération s’explique par la crise du logement qui règne, la demande est plus forte que l’offre, la politique du gouvernement sert justement à satisfaire toutes les demandes dans des délais raisonnables.»

Ainsi, le phénomène est à l’origine de l’apparition de divers fléaux sociaux tels que la toxicomanie, prostitution, la criminalité, les agressions ainsi que des réseaux de la mafia du foncier au sein de ces bidonvilles, menaçant, ainsi, la quiétude et la stabilité des espaces urbains qui se situent aux alentours, ajouté à celà toutes les maladies qui y règnent. Quand au taux d’analphabétisme, il atteint les 50 %.

D’après L.Meriem, une politique de la ville sera mise en place « et qui visera le renforcement de la cohésion sociale et l’élimination des poches de pauvreté au sein des agglomérations, la participation des habitants à la gestion de leurs nouvelles cités à travers une politique urbaine de proximité, la sensibilisation et la mobilisation des acteurs autour de projets ambitieux et collectifs dans le cadre du développement rural et durable.» Ainsi pas moins de 15 villes seront incluses dans cette étude ce qui permettra une réelle approche auprès des citoyens vivant dans ces gourbis où les conditions de vie d’un être humain sont dramatiques.

Source : la Dépêche de Kabylie

Le Pèlerin

par Le Pèlerin publié dans : Algérie communauté : Toulouse Tamanrassett
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Samedi 17 mai 2008

Algérie - La prostitution sévit massivement en Algérie

Drame et misère



On les croise partout : devant les hôtels, les grands boulevards, aux alentours des résidences universitaires et dans toutes les boîtes de nuit. A force de les voir, on finit par retenir leurs emplacements. Elles sont devenues tellement nombreuses qu’elles font partie de notre décor quotidien. Ce sont les prostituées.

La population algérienne vit, en effet, dans la misère économique dans ses manifestations les plus dégradantes. On l’a entraînée, en l’espace de quelques années, vers les abysses de la pauvreté et de l’insuffisance. Le taux de chômage avoisine les 20 % (année 2004). Près de 8 millions (année 2002), soit 7 778 000, sont des célibataires de plus de 20 ans et n’ont aucune perspective de pouvoir fonder un foyer, à cause notamment de la crise du logement et du problème de l’emploi. Environ 600 000 élèves sont exclus, chaque année, du système scolaire ou l’abandonnent par manque de moyens. Tout cela a fini par créer cet environnement propice à la prolifération des maux sociaux avec un accroissement et une brutalité inégalées, comme le divorce, les conflits familiaux, le suicide, la drogue, la mendicité, la prostitution. Nul ne peut nier que la misère économique est le terreau fertile sur lequel se développe la prostitution.

Cette prostitution qui sévit massivement dans toutes nos villes et même nos petits villages - qui ont du mal à la dissimuler - est l’un des résultats de la catastrophe sociale et de la ruine économique qu’impliquent les politiques d’ajustement structurel, les privatisations, le libre-échange à sens unique ; bref, la mondialisation et ses effets sur l’accroissement des inégalités sociales. Désormais, aujourd’hui, ces malheureuses font partie de la mosaïque des gens de la rue. Elles y passent la plus grande partie de leur temps, elles disent qu’elles y travaillent. Les scènes de contact et les palabres entre la fille de joie et son client sont repérables à vue d’œil, même s’ils sont attablés dans un café.

Il ne faut pas plus de quelques minutes pour que le marché soit conclu ou, dans le cas contraire, le présumé client s’en aille poursuivre sa chasse ailleurs. Ces femmes ont un quotidien qui n’a rien de commun avec le nôtre et leur vie a des lois et des codes différents de ceux que nous connaissons. Parmi les sept femmes qui ont bien voulu nous parler, nous vous livrons le témoignage de trois d’entre elles. Fifi (Fatima), à peine vingt ans, campe face à un hôtel. Cheveux taillés courts et teintés blonds, habillée d’un jean moulé à taille basse, tee-shirt blanc très court faisant apparaître son nombril et une bonne partie de son ventre. Hypermaquillée, elle scrute les automobilistes de ses grands yeux noirs. Fifi a bien voulu nous parler de son histoire, après s’être assurée de notre personne et de notre objectif. Son regard à la fois grave et morose donne l’impression que cette jeune femme voudrait vider tout ce qu’elle a sur le cœur. Elle nous confie que son moral est rarement bon. Elle est pessimiste, a du mal à se concentrer et, comme le veut son âge, veut tout et tout de suite. Malgré son énergie, elle a souvent envie de pleurer, est inquiète et nerveuse, se fait des reproches, se sent déprimée et désespérée en pensant à l’avenir.

source:El Watan

Le Pèlerin

par Le Pèlerin publié dans : Algérie communauté : Toulouse Tamanrassett
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Vendredi 16 mai 2008

Coopération Algéro-Française

Deux millions d’euros pour le développement

de la protection civile

 

Une convention spécifique de financement pour la modernisation et le renforcement des capacités opérationnelles de la Protection civile a été signée, hier, par le directeur général de la Protection civile, Mustapha El-Habiri, et son homologue français M. Henri Masse. La cérémonie de signature s'est déroulée au siège de la Direction générale de la Protection civile en présence du ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, M. Yazid Zerhouni, et de la ministre française de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales, Michèle Alliot-Marie. D'un montant de 2,216 millions d'euros, cette convention porte sur le développement des capacités opérationnelles de la Direction générale de la Protection civile, le soutien en matière de formation et d'échanges d'experts, de prévention et d'intervention dans les risques biologiques, et sur l'organisation des secours en cas de catastrophes. Michèle Alliot-Marie a indiqué que la signature de cette convention «va donner une nouvelle impulsion aux relations entre les deux institutions».

Source Horozons

Le Pèlerin

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Vendredi 16 mai 2008

Algérie - Je veux ma part du gâteau (Fiction)


« Ta naïveté m’inquiète, cher ami ! Tu n’as pas encore compris comment fonctionne ce pays ? Pour moi, l’Algérie est une tarte immense dont profite une petite minorité de gens sans scrupules. Ils se sucrent sans vergogne sur le dos de l’Etat. L’intérêt de la nation est le dernier de leurs soucis comme on dit vulgairement chez nous, j’ai décidé de laver mon visage avec de l’urine : moi aussi, je veux avoir ma part du gâteau, quel que soit le prix à payer ! La fin justifiant les moyens, je vais créer un parti politique qui sera mon sésame pour accéder à la cour des grands. C’est l’occasion ou jamais !».

Moussa, vieux retraité de la fonction publique, parlait à son ami, un ancien instituteur converti en Imam, en connaissance de cause. Il suivait depuis longtemps la scène politique et il avait deux atouts majeurs pour réussir : l’ambition et l’opportunisme. Son aplomb hors du commun l’aidait à balayer d’un revers de la main les objections de ceux qui considéraient son entreprise comme une aventure hasardeuse vouée à l’échec.

Dans les années quatre-vingt-dix, le champ politique ayant été brusquement ouvert, une nuée de partis naquit, révélant ainsi un engouement longtemps refoulé des Algériens pour la démocratie. Les autorités de l’époque, suprises et débordées, ne surent pas canaliser cette marée démocratique, ce qui donna lieu à des excès dont tirèrent profit fort habillement des escrocs et des opportunistes. L’Etat distribua généreusement de larges subventions à tous les partis. On acheta des véhicules flambant neuf et des locaux. On dépensa de l’argent à profusion dans les restaurants et les hôtels, avec comme justificatif officiel, la couverture des activités du parti. Bien que la loi le prévoyait expressément, aucun contrôle sérieux ne fut exercé sur les dépenses, à la grande joie des dirigeants des formations politiques qui, parfois, arrivaient difficilement à distinguer leurs propres dépenses de celles du parti.

Moussa, rusé comme un renard, s’entoura de gens en qui il avait une confiance absolue, c’est-à-dire, ses propres fils et des cousins analphabètes et dociles. Il créa un parti qu’il appela le MPG (Mouvement pour le progrès et la bonne Gouvernance). Certains esprits malveillants, prompts au dénigrement, détournèrent la signification du sigle, devenu : «ma part du gâteau». On disait aussi du MPG que c’était un parti tribal, voire familial.

Lui s’en moquait éperdument. Les chiens aboient, la caravane passe. Lorsque l’Etat décida d’organiser des élections législatives, Moussa sut que son heure était enfin arrivée. Il avait une confiance absolue en son étoile. Il mobilisa son staff familial à travers les contrées de la région.

Il parcourut lui-même tous les recoins de la circonscription, n’hésitant pas à user de toute la panoplie des slogans démagogiques qu’il avait appris par coeur lorsqu’il était affilié au parti unique, et qu’il débitait avec une bonne foi admirable. Cette débauche d’énergie n’était pas suffisante pour gagner les élections, car la concurrence était rude, avec des formations politiques huppées, disposant de moyens impressionnants dans les plus petites bourgades du pays. En fait, il n’avait pratiquement aucune chance de glaner le moinde siège à l’Assemblée populaire nationale.

Et pourtant, il obtint trois sièges à l’APN! Ce miracle étonnant au plus haut point les observateurs de la scène politique. Ils ne trouvèrent pas d’explications logiques à cette performance inattendue. Un journaliste perspicace parvint à percer le secret de cette réussite, rendue possible grâce à la complicité involontaire de l’administration : on avait affecté à chaque parti une lettre de l’alphabet arabe : le parti du veinard Moussa fut désigné par une lettre qui ressemblait exactement, à un point prêt, à celle d’un grand parti très en vogue. Les électeurs, majoritairement analphabètes, mettaient dans l’urne le bulletin du MPG, le confondant avec celui du grand parti. Et c’est ainsi que Moussa et deux de ses fils se trouvèrent involontairement, par méprise, et par la grâce d’un signe banal de la langue du Dhad, députés, cadres de la nation, jouissant de privilèges et de prérogatives sans commune mesure avec les compétences limitées dont ils pouvaient bien se prévaloir. Moussa eut naturellement à affronter les critiques acerbes des journalistes qui se gaussaient de son succès immérité et qui lui reprochaient d’avoir pris indûment les voix du grand parti. Nullement démonté, entouré de ses fils, il retourna placidement la question aux journalistes : «ne pensez-vous pas, honorables représentants de la presse, que c’est ce grand parti qui m’a pris des voix dans la circonscription ?». Les citoyens, qui suivent le parcours fabuleux de ce député, furent surpris par le changement subi de son train de vie. Il construisit une immense bâtisse cubique à quatre étages dépourvue de fênêtres, qu’il appelait pompeusement «ma villa». Au rez-de-chaussée, quatre locaux commerciaux furent loués, avant même l’achèvement de la maison.

Evidemment, il fit le pèlerinage à la Mecque. Si El Hadj, comme l’appelaient avec respect ses fils et ses voisins, roulait désormais en Mercedes. On l’avait même vu à la télévision, reçu en grande pompe par le président de la République.

Un groupe de voisins sollicita une audience de Si El Hadj pour lui demander d’interventir auprès de l’APC afin de réparer les fuites d’eaux usées du quartier qui dégageaient une odeur pestilentielle. Il en fut profondément offusqué, il rabroua sévèrement ses voisins : leur démarche à propos d’un problème trivial d’égouts était une insulte à sa dignité et à son double titre de président de parti et de député.

Auréolé de sa victoire aux législatives, Si El Hadj s’enhardit et commença à songer sérieusement à la prochaine campagne présidentielle. Il s’imagina avec délice assis sur le siège confortable de président de la République, entouré de sa famille. Après tout, il avait, pensait-il, autant sinon plus d’atouts, que certains ex-locataires d’El Mouradia, et dont le règne désastreux a été marqué par un fiasco total. «Je dois saisir ma chance au plus vite, car ce peuple débile et immature, anesthésié depuis longtemps, se réveillera peut-être un jour, sa réaction tardive sera alors violente et imprévisible». A son dernier anniverssaire, les enfants du fondateur du MPG lui offrirent une tarte au chocolat. Il tint lui-même à en découper un joli morceau qu’il dégusta voluptueusement, le sourire aux lèvres.

 

Source Le Quotidien d’Oran

Le Pèlerin

 

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Jeudi 15 mai 2008

Le jardin d'essai d'el Hamma renait de ses cendres


 

En raison de plusieurs travaux entamés depuis des mois, le jardin d’essais d’El Hamma est toujours fermé au public. Nous n’en savons pas plus que le lecteur quant à sa réouverture. En attendant, le public s’impatiente de s’y rendre de nouveau, les grands pour se remémorer les ébats de l’enfance et les plus jeunes pour découvrir cette flore tropicale où les couleurs s’harmonisent avec le bleu du ciel.

Fermé au public depuis des années, le jardin fait objet à présent d’un branle-bas de combat. D’importants travaux de confortement et de réhabilitation y sont entamés. Repris depuis 2005 par la wilaya d’Alger, le jardin devient ainsi une EPA (Etablissement public à caractère administratif).

À la faveur de ce nouveau statut et de la nouvelle tutelle, l’établissement est doté d’un budget conséquent de nature à couvrir les dépenses d’entretien et des travaux de réhabilitation. Le chantier lancé devra, de l’avis des initiateurs, permettre de redorer le blason du jardin d’essai.

Il est prévu en premier à l’entrée du jardin, d’aménager une salle d’honneur, qui accueillera les officiels et autres invités de marque. Ainsi, l’hôte à la faveur du chantier en question, visitera la villa rénovée, située à l’entrée du site, qui deviendra désormais une salle d’expositions avec les différentes plantes que recèle le jardin.

Ces expositions seront en principe permanentes. Pour cela, des guides et agents d’accueil seront formés à cet effet et ce, afin d’assurer une meilleure assistance au public.

Après des travaux, l’ancienne crèche longtemps à l’abandon, rouvrira ses portes pour devenir un espace de création pour les enfants venus des différentes écoles, ou alors de diverses associations.

Des activités attrayantes qui retiendront l’attention des élèves sont au programme. L’école d’horticulture complètement squattée par le passé par des intrus, connaîtra un nouveau souffle. Cette école fera office d’un centre de formation pour les jeunes enfants désireux de découvrir le monde des plantes. L’autre nouveauté est liée à l’éclairage. En effet, l’ensemble du réseau a été revu. Les puits hors service du jardin ont été réhabilité et. les canaux d’eau sont refaits. “D’ici la fin du mois de mai, le jardin ne manquera pas d’eau”, nous dira M. Zériat, directeur du jardin d’essais.

C’est une perle d’Alger. Le jardin s’étend sur une superficie de 32 hectares. Il détient une renommée nationale mais aussi internationale. Sa création remonte à 1832 et avait un objectif scientifique et expérimental, d’où l’arrivée de nombreux spécialistes en botanique du monde entier, venus pour découvrir et se documenter sur les plantes du jardin.

Les plantes tropicales ont très vite proliféré sur l’emplacement du jardin et ce, grâce à son sol spongieux, qui retient facilement l’eau, mais aussi grâce au soleil ardent du pays. Le visiteur remarquera ses allées magnifiquement dessinées et bordées d’arbres impressionnants de par leurs gigantesques tailles et qui datent des années 1800. Un long bassin au centre du jardin, abrite des poissons aux multiples couleurs, lesquels rajoutent une splendeur aux plantes aquatiques qui, comme des bijoux, ornent le bassin.

A ce sublime décor, s’ajoutent des odeurs subtiles provenant de toutes ces plantes et fleurs, qui embellissent le jardin et offrent au visiteur d’agréables promenades. De même qu’il existe au jardin un espace zoologique, rassemblant divers animaux,. un parc qui remonte à 1900. Certains animaux sont connus du public et d’autres moins. La direction songe à enrichir le zoo.

Des boutiques de restauration dans un style très moderne, totalement vitrées, sont mises à la disposition du visiteur. Les sanitaires n’ont du reste pas fait l’objet d’un oubli. L’entrée du jardin est prévue à 10 DA enfants et 20 DA adultes. Le prix de ll’entrée au zoo est de 30 DA enfants et 50 DA adultes. Pour les habitués qui viennent régulièrement se relaxer au jardin, la direction réfléchit à un système d’abonnement.

Source Liberté

Le Pèlerin

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  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...
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