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Pyrénées

Une nouvelle ruée vers l'or en Ariège ?

Si j'honore chaque année mon percepteur d'un chèque à moult zéros au titre de l'ISF, ce n'est point dû à mes modestes écrits, et c'est sans rapport avec les émoluments de l'Estive ou les jetons de présence de « Radio-Transparence ». Non, le secret de ma fortune coule tous les jours sous vos yeux et je gage qu'une fois la combine diffusée, chacun va devenir orpailleur en Ariège.
Fi de la crise, dansons sur le krach et plongeons hardiment nos tamis dans notre pactole local puisque nos cours d'eau charrient l'or de toute éternité.
« L'Oriège et les terrains qui l'avoisinent ne sont pas les seuls du comté de Foix dont on retire l'or. On en fait la cueillette dans quelques autres endroits encore : le ruisseau de Pailhès, près du bourg de ce nom ; le ruisseau de la Beouze, près de La Bastide-de-Sérou ; le ruisseau de Pitrou, sous la métairie de Mazères ; le ruisseau de Harize, à Durban même ; le ruisseau d'Ordas, près de Durban, et le ruisseau de Saint-Martin. J'ai fait laver du sable dans tous ces ruisseaux, ils m'ont tous fourni de l'or.
»La plupart des observations faites dans ce mémoire peuvent aussi s'appliquer au Salat, rivière du Couserans. » (extrait page 25)
Inutile donc de « partir pour de longs mois en laissant Margot », comme on le disait en chialant et en chantant « Santiano », ici aussi « on trouve l'or au bord des ruisseaux ». Bon… d'accord, de là à « en ramener plusieurs lingots », y a une marge.
280 pages écrites en vieux français, le prix n'est pas indiqué, mais un mémoire sur l'or en Ariège, c'est évident que ça n'a pas de prix.
A lire très, très vite et puis… tous à vos tamis.
« Premier mémoire sur l'or retiré de l'Ariège », éditions Lacour.
Source Rue89.com
Le Pèlerin

Le Pic d’Aneto toit des Pyrénées undefined

Emergeant du cœur du Massif de la Maladeta ou Monts Maudits, le Pic d’Aneto ou Nethou (3304m) constitue le point culminant des Pyrénées et en fait le sommet mythique et incontournable de la chaîne. L’ambiance y est très haute montagne : grands glaciers bleutés, séparés par des crêtes granitiques fortement découpées, s’évanouissant dans d’admirables bassins lacustres aux eaux d’un bleu intense. Tout en bas, s’égaient de vertes vallées aux forêts profondes et aux prairies fleuries. Le circuit que nous avons tracé explore les grandioses cirques glaciaires du Haut-Luchonnais et gravissant de prestigieux sommets frontières belvédères avant d’atteindre, en guise d’apothéose le…toit des Pyrénées. Un itinéraire très « haute montagne » pour les adeptes de mondes minéral et glaciaire.
Pour en savoir plus je vous propose de cliquer sur les les suivants : 
http://www.la-rando.com/activites/randonnee-410.html
http://lacour.pierre.free.fr/aneto.htm
http://www.e-natura.com/randonnee_pyrenees_pedestre/aneto_sommet_pr.php  
Sources diverses internet 
Le Pèlerin

Histoire du catharisme et de la croisade contre les Albigeois (3/3)
 
Château de Puylaurens

L'expansion des comtes de Foix

Face à la tourmente de la croisade, de l'Inquisition, du conflit avec Toulouse et à la proximité envahissante des hommes du roi, non seulement les comtes de Foix, seuls de toutes les grandes maisons méridionales, survécurent, mais encore c'est là qu'ils commencèrent une fulgurante ascension.

Ils intervinrent d'abord au sud, dans les affaires d'Andorre, enjeu de rivalité entre l'évêque d'Urgel et les vicomtes de Castelbon. En 1203, Roger Bernard de Foix épou­sa Ermessinde qui, en 1226, hérita du Castelbon, faisant de lui un seigneur catalan à part entière ; en 1208, pour prix de sa neutralité dans la crise de succession du comté d'Urgel, Pier­re II d'Aragon donna à Raimond Roger le Donnezan et plusieurs châtellenies cerdanes. Tout au long du siècle, les comtes menèrent en Catalogne une politique faite d'exactions aux dépens de l'évêché d'Urgel, surtout en Andorre, jusqu'à la paix (provisoire) amenée par le paréage de 1278 fondant le statut de l'Andorre pour plusieurs siècles, et de conquête de positions par acquisition de droits sur des châteaux, édification de bastides et alliances matrimoniales.

Avec Roger IV commença l'expansion au nord. En 1252, il obtint pour son fils Roger Bernard la main de Marguerite, héritière de Béarn ; le mariage célébré en 1257 intro­duisit la maison de Foix au cœur des rivalités entre grands seigneurs pyrénéens et la donation du Nébouzan à Roger Bernard par son beau-père entraîna une guerre Foix-Comminges.

Roger Bernard III mena une existence pour le moins batailleuse. Il commença par se heurter sans cesse aux officiers du roi de France et en 1272, il attaqua un seigneur d'Armagnac qui s'était mis sous la sauvegarde royale. Philippe III exaspéré leva son armée et, le comte restant sourd à ses injonctions, il vint lui-même assiéger le château de Foix. Roger Bernard dut se soumettre, il passa plus d'un an dans les prisons de Carcassonne et attendit 5 ans pour retrouver l'intégralité de ses droits. Après quoi, en 1276 puis en 1280, il prit la tête des barons catalans en rébellion contre Pierre III d'Ara­gon ; la seconde fois, ce roi à son tour le jeta en prison. Quand il en sortit trois ans plus tard, il devint en quelque sorte le conseiller du roi de France dans les affaires d'Aragon... et il recommençait ses intrigues avec une intervention armée dans la succession de Pallars quand il mourut, en 1302. Roger Ber­nard avait mené toute sa vie une politique téméraire de défi aux puissants qui lui valut de passer cinq années en prison sans pour autant perdre ni ses biens ni sa puissance ; au contraire, il obtint toujours, non seulement sa grâce mais enco­re des libéralités (titres, terres, privilèges pour son comté ou mariage illustre de son fils avec Jeanne d'Artois) de la part du roi de France et du roi d'Aragon tant chacun craignait de le voir allier à l'autre...

Remis en état en 1204 par la famille de Péreille, le château de Montségur fut en 1232 mis à la disposition de l'Église cathare pour qu’elle y eût « son siège et sa tête ». Là-haut, autour du château, se constitua un véritable village où se regroupèrent de nombreux parfaits qui partaient régulièrement pour de dangereuses tournées de prédication, des chevaliers « faidits » et tout un petit peuple hérétique. A l'issue du long siège de 1243-1244 au cours duquel toutes les communautés voisines aidèrent au ravitaillement, plus de 200 hommes et femmes préférèrent le martyre au reniement de leur foi et périrent sur le gigantesque bûcher allumé le 16 mars 1244.Cl. A. Metge, Conseil général de l Ariège.
Ci-dessous, situé au confluent de l'Ariège et de l'Arget en un site défensif remarquable qui lui donnait la maîtrise de tout le haut pays, le château de Foix est connu depuis 1002.Les comtes l'habitèrent jusqu'en 1290, date de leur départ pour le Béarn, mais leurs successeurs y vinrent régulièrement et l'entretinrent toujours.

C'est sans doute au début du XVe siècle que fut élevée la tour ronde, la plus puissante des trois.

Cl. J.-L. Gasc, X

Centre d'Etudes cathares / René Nelli

Fin

Source Ariège

Le Pèlerin

 

 

Histoire du catharisme et de la croisade contre les Albigeois (2/3)
Château de Quéribus

Raimond VII reprit les armes en 1242. Roger IV de Foix était à ses côtés mais il se rallia au roi quelques mois plus tard, défection qui ne fut pas étrangère à la soumission du comte toulousain à Lorris en janvier 1243. C'en était fini de la lutte des seigneurs méridionaux. Quelques points de résistance subsistaient pourtant, dont le château de Montségur. C'est de là que partit en mai 1242 la troupe qui alla massacrer les inquisiteurs d'Avignonet. Décidée à en finir avec ce foyer rebelle, l'armée royale débuta en mars 1243 un long siège qui ne s'acheva qu'en mars 1244, sur une probable trahison, et se conclut tragiquement pat l'immense bûcher sur lequel périrent plus de 200 hommes et femmes qui ne voulurent pas renier leur foi. La chute de Montségur est devenue un symbole pour l'histoire méridionale, mais en fait le sort du Languedoc était réglé depuis 1242 et même 1229 et quand Raimond VII mourut, en 1249, Alphonse de Poitiers et Jeanne de Toulouse prirent possession du Toulousain, qui passa dans le domaine royal à leur mort à eux, en 1270.
Le Couserans ne connut pas le catharisme et fut très peu touché par la croisade. Le pays de Foix en revanche fut toujours au premier plan. La petite noblesse y fut très largement cathare et les seigneurs catholiques eux-mêmes suivirent le comte dans tous ses combats. La vallée de l'Ariège jusqu'à Foix fut à plusieurs reprises envahie : Pamiers échappa à son comte de 1209 à 1223 et de 1226 à 1229. Pays d'Olmes et de Mirepoix furent, eux, définitivement perdus.
Malgré cela, le comté survécut et devint même le lieu refuge privilégié. Parfaits et faidits étaient accueillis dans les château de Miramont (Rabat), Château-Verdun ou Usson dont les seigneurs leur servaient parfois d'escorte et le haut lieu fut bien sûr le château de Montségur, dès les débuts mais surtout à partir de 1232 quand l'Église cathare y plaça « son siège et sa tête ». De toutes façons, il n'y eut jamais cassure dans la population ; catholiques et hérétiques étaient voisins et parents et cela est même valable pour le clergé local qui, à l'exception de l'abbé de Pamiers, ne prit jamais le parti de l'Église de la croisade contre ses compatriotes.
L'Eglise du XIIIe siècle

C'est de Rome que vinrent les réponses à la crise cathare. La première fut la répression et après la croisade vint l'Inquisition. Le tribunal s'installa à Toulouse en 1234 puis eut une activité itinérante. Il siégea à Foix en 1241, à Montségur après le siège, en 1244, à Pamiers en 1246-1247 et 1251, à Varilhes vers 1272 mais dans l'intervalle des habitants du pays de Foix étaient jugés à Carcassonne, Narbonne ou Toulouse... Les comtes eux-mêmes furent plusieurs fois inquiétés. Malgré ces campagnes, le comté restait au début du XIVe siècle le plus sûr refuge hérétique et c'est là que se déroulèrent les dernières grandes enquêtes. Devant Geoffroy d'Ablis, inquisiteur de Carcassonne, en 1308-1309, puis Jacques Fournier, évêque de Pamiers, de 1318 à 1325, nobles et paysans de haute Ariège. bergers et artisans, prêtres et hommes de loi, juifs et lépreux. de Pamiers, déposèrent longuement, nous livrant un extraordinaire tableau des croyances et des comportements, des gestes du travail et de la vie quotidienne, d'où il ressort une évidente cohabitation des deux croyances dans les mêmes lieux, les mêmes milieux, chez les mêmes gens... La dernière mention d'une poursuite inquisitoriale se situe aux Allemans, en 1335.

Mais il y eut aussi réforme de l'Eglise catholique. De nouveaux ordres religieux, les ordres mendiants (dont les Franciscains et les Dominicains) et rédempteurs, vinrent oppo­ser à l'exemple des parfaits une vie de pauvreté et d'idéal évangélique : à la fin du xme siècle et au début du XIVe tous étaient implantés en terre ariégeoise, à Pamiers, Mirepoix, Saverdun ou Saint-Girons. Puis on modifia les cadres épisco-paux en fractionnant les immenses diocèses de Toulouse et de Narbonne. En 1295, fut créé le diocèse de Pamiers au bénéfice de Bernard Saisset, abbé du lieu, qui allait faire parler de lui en provoquant le grand conflit entre Philippe le Bel et le pape Boniface VIII qui le soutint alors qu'il était accusé de lèse-majesté ; était ainsi confirmé le rôle de Pamiers ville d'Église face an comté de Foix rebelle et hérétique. En 1317-1318, Jean XXII créa 16 autres évëchës dont ceux de Mirepoix, Alet et Rieux qui tous trois eurent dans leurs limites des paroisses aujourd'hui ariégeoises.

A suivre

Source Ariège

Le Pèlerin

Pour les abbayes, le XIIIe siècle fut une période noire. L'insécurité compromettant la gestion domaniale, la confiscation d'une partie du patrimoine à cause de l'hérésie de certains tenanciers, un regain de violences de la part de seigneurs à l'anticléricalisme exacerbé par la croisade créèrent des situations souvent difficiles. L'acharnement à défendre le moindre droit, quitte à empiéter sur ceux des voisins, conduisit alors à de graves crises internes comme à Lézat et à de véritables guerres entre abbayes comme entre Boulbonne et Pamiers.

Histoire du catharisme et de la croisade contre les Albigeois (1/3)
 

Née en Bulgarie, la doctrine cathare se répandit en Occident au XIe siècle. Elle atteignit sa plus grande diffusion, au XIIe siècle, dans le haut Languedoc et dans le pays de Foix où régnait une tolérance d'esprit propre au Midi mais aussi et surtout où le pouvoir religieux était particulièrement faible et où le pouvoir politique n'était pas disposé à s'opposer à l'hérésie. Malgré des condamnations répétées, une « Église » cathare se constitua là. Au début du XIIIe siècle, il existait des communautés cathares à Mirepoix, Lavelanet, Foix, Tarascon, à Saverdun et Durfort, à Dun où s'était retirée la comtesse Phi-lippa, femme de Raimond Roger de Foix qui venait régulièrement la voir.

Devant le peu d'effet des injonctions de l'Église, après la prédication impuissante de saint Dominique et surtout après le meurtre de son légat par un écuyer du comte de Toulouse, le pape Innocent III décréta la croisade contre le Languedoc hérétique. Les barons français répondirent en force à son appel et s'avancèrent sur Béziers et sur Carcassonne qu'ils prirent dans l'été 1209. A l'automne, l'abbé de Pamiers proposa à Simon de Montfort, leur chef désigné, de le substituer dans le paréage de sa ville au comte de Foix, son ennemi séculaire. Montfort accepta, prit Mirepoix, entra dans Pamiers puis dans Saverdun. En quelques jours, Raimond Roger avait été dépossédé de toutes les villes du nord de sa terre. Il se soumit mais pas pour longtemps... De 1210 à 1219, son fils Roger Bernard et lui furent de fait l'âme de la résistance languedocienne. Toujours auprès de Raimond VI de Toulouse et du futur Raimond VII, ils furent de tous les combats et de toutes les reconquêtes. Cela valut à leurs domaines plusieurs invasions, en 1210, 1211, 1212, 1213... Foix fut plusieurs fois attaquée, les faubourgs ravagés mais le château jamais atteint ; Saverdun fut reprise en 1211 mais en 1216, le comte dut abandonner le château de Mont grenier, au sud de Foix. Plus grave, il perdit l'ensemble de la terre de Mirepoix et le pays d'Olmes conquis de 1209 à 1212 par Guy de Lévis.

La mort de Montfort en 1218 entraîna une véritable reconquête et, en 1223, Roger Bernard de Foix avait retrouvé Pamiers, Mirepoix et le pays d'Olmes. C'est le roi Louis VIII lui-même qui prit en 1226 la tête d'une seconde expédition. Raimond VII retrouvait à ses côtés le comte de Foix et les seigneurs languedociens dépossédés de leurs terres, les « fai-dits », mais devant le harcèlement des troupes royales et la lassitude du pays, il finit par se soumettre en 1229. Par le traité de Meaux, il acceptait le mariage de sa fille unique avec Alphonse de Poitiers, frère du jeune Louis IX, et donc l'annexion à terme de son comté. Roger Bernard de Foix l'imita quelques semaines plus tard en l'église de Saint-Jean-de-Verges et dut accepter la perte définitive de la terre de Mirepoix et du pays d'Olmes désormais intégrés au Langue­doc royal.

La doctrine cathare

Le dogme cathare reconnaissait deux principes : celui du Bien (Dieu éternel) et celui du Mal dont procédait le monde matériel et transitoire. Les âmes étaient des parties de l'être céleste et certaines, attirées par le principe de la matière étaient « tombées » dans le monde sensible où elles avaient été dotées par le principe du Mal d'une enveloppe charnelle, le corps. A la mort de ce corps et en attendant de retrouver leur esprit resté au ciel, elles devaient passer dans d'autres corps d'hommes ou d'animaux. La réunion de l'esprit et de l'âme s'opérait grâce au baptême par imposition des mains. A la fin des temps, toutes les âmes retourneraient à Dieu et tout ce qui est matériel au néant.

N'étaient « cathares » que ceux qui avaient reçu ce baptême, « le consolament » : cela pouvait ne se faire qu'à l'article de la mort mais ceux qui l'avaient reçu bien portants devenaient «parfaits » et devaient alors respecter les contraintes de chasteté (pour ne pas créer de nouveaux corps), d'abstinence de viande (tout animal à sang chaud pouvant abriter une âme en migration), de prohibition du serment, du mensonge, de l'homicide, de la guerre et de la participation à l'exercice de la justice.

Les autres adeptes, simples « croyants » devaient pratiquer le « melhorament » (sorte d'« adoration ») devant les parfaits, partager avec eux le pain bénit et s'efforcer de suivre au mieux la morale cathare mais il n'y avait pas vraiment pour eux de péché grave puisque le mal était encore en eux qui n'étaient pas « Bons chrétiens ».
A suivre

Source Ariège

Le Pèlerin

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