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Toulouse

Toulousain ce n’est pas qu’une identité, une culture, ou un patrimoine ce sont aussi toutes ces petites choses ……

 

Tu sais que tu es Toulousain quand :

1) Pour le ptit dej, tu demandes une chocolatine et pas un pain au chocolat

2) Dans les bars, tu demandes un pastis 'o maître' et pas une bouteille

3) Au supermarché tu demandes une poche et pas un sac

4) Chez le boucher, tu demandes du jambon d'York et pas du jambon blanc et des coustellous et pas des travers de porc

5) Tu connais bien toutes les règles du rugb6) Tu sais qu´il n´y a qu’un Stade et un seul : le Stade Toulousain

7) Au moins une fois dans ta vie, tu as mangé à l´Entrecôte

8) Quand tu dis on va chez Tonton, ce n'est pas chez ton oncle

9) De la même manière, la Tantina de Burgos n'est pas en Espagne

10) Même si tu n´as pas particulièrement l´accent, tu essayes de temps en temps de le prendre, surtout quand tu 'montes' à Paris

11) Quand tu dois donner rendez-vous à des amis, tu dis toujours les mêmes

endroits : Castela ou le Mac Do place du Cap, Virgin, la Fnac ou la Place St Pierre, Gaumont ou Wilson

12) Tu penses réellement que Toulouse est le meilleur endroit pour vivre

13) Tu dis 'Je monte à Paris' et 'Je descends à Toulouse'

14) Tu penses que TLT est une grande chaine de télé (surtout grâce à 'Grand

Tourisme' et à son émission de relooking)

15) Les gens aiment à croire que tu manges quotidiennement du cassoulet... 

alors que tu en as mangé deux ou trois dans ta vie

16) Tu ponctues tes phrases par 'Bouduuuuuuu/Bouduuucon' ou alors les variantes

'Baaaducon' ou 'Putain, con' sans même t´en rendre compte

17) Quand tu vois une voiture du 09 32 ou 81 (on peut rajouter 12 ,65 et 11)

c´est un 'péïzoùs' qui sait pas conduire

18) Tu n´a jamais rencontré un seul Bordelais dans ta vie ou rarement, mais de toute façon le Bordelais est con par définition

19) Tu sais que le Pont Neuf est en réalité un des plus vieux ponts de Toulouse

20) Tu dits des mots ou des expressions bizarres parfois tels que :

se biturer la gueule c'est bonnard, 

il l'a mis une bouffe à la tataragne et l'a frappé comme un cabourd, 

le pitchou a la cagagne, 

Il te fait un de ces cagnas, ça me donne la cagne, ou au contraire : Ouh con, qu'il caille 

21) Au loto, y en a toujours un qui roumègue de pas avoir un numéro, et qui crie ``boulègue'' 

 

Le Pèlerin

La Croix occitane
Les Chemins orientaux des Croisés de Toulouse
                                                               La Croix occitane
Mais qui sait d’où elle vient, et ce quelle représente ? Et puis pourquoi fascine-t-lle autant de gens ?

Et oui, il faut le dire, avant que la croisade ne leur retombe sur le nez, les comptes de Toulouse avaient eux aussi porté le fer contre d'autres Infidèles, de l'autre côté de la Médi­terranée.
À force de culpabiliser, les Européens en oublieraient presque les raisons pour lesquelles ils s'étaient transportés par milliers en Terre Sainte. Délivrer le tombeau du Christ, telle était leur mission.
On a du mal à se représenter l'im­portance du divin pour des hommes du XIe siècle.
Le Dieu créateur de toutes choses observe l'humanité et chacune de ses brebis, jugeant des faits et gestes de chacun avant le tribunal de l'Au-delà. On croit au Diable, à la sorcellerie, mais aussi et surtout à la justice divine qui pal­liera la cruauté de l'injustice humaine. Les hérétiques sont des suppôts de Satan, les mécréants sont voués aux flammes de l'Enfer éternel, et justement, les Sarrasins sont des mécréants. Passe encore qu'ils aient conquis tout le Maghreb en passant au fil du cimeterre la plupart des communautés chrétiennes.
Passe aussi que les Arabes aient conquis toute l'Espagne, puisque arrêtés dans leur course aux alentours de Poitiers, ils sont restés sur l'autre versant des Pyrénées.
Entre le VIIIe et le XIe siècle, les plaies ont eu le temps de s'apaiser, et une paix relative a fini par s'instaurer.
 Mais que les musulmans rompent la trêve, en empêchant le pèlerinage chrétien de Jérusalem, là...
A Chacun Sa Croix
C’est au temps de Constantin le Grand, à la fin du IIIe siècle après Jésus-Christ, que les pèlerinages vers les Lieux saints de la chrétienté ont commencé.
Partir pour Jérusalem, c'était un rite de pénitence pour s'assu­rer le salut éternel ; on peut faire, sans se tromper de beaucoup, un parallèle avec le pèlerinage de la Mecque pour les musulmans.
Les chrétiens du XIe siècle voyageaient donc en nombre vers Jérusalem, ville ouverte malgré la domination arabe sur la Palestine depuis 639.
« Il se mit à affluer de tout l'univers vers le Sépulcre du Sauveur à Jérusalem une foule innombrable, telle que personne n'eût pu le prévoir auparavant, commente le moine Raoul Glaber, dans sa chronique datée de 1044. Ce fut d'abord la classe inférieure du peuple, puis des gens de condition moyenne, ensuite de très grands personnages, rois et comtes, marquis et prélats, finalement, ce qui n'était jamais arrivé, ce furent de nombreuses femmes, des nobles avec d'autres plus pauvres qui s'y rendirent. Beaucoup de pèlerins avaient dans l'esprit le désir de mourir avant de rentrer chez eux.»
Et ça, les nouveaux conquérants de Jérusalem, les Turcs Seldjoukides n'en veulent à aucun prix. Ou plutôt si, un prix très cher. Il com­mencent par infliger de très lourdes taxes aux pèle­rins, victimes aussi de nombreuses exactions, parfois réduits en esclavage. Informé des difficultés de plus en plus insurmontables du voyage, le pape français Urbain II prêche la première croisade depuis Clermont, en Auvergne : «... Il faut intervenir! C'est pourquoi je vous prie et je vous exhorte les pauvres comme les riches, de vous hâter vers cette vile engeance et d'apporter une aide oppor­tune aux adorateurs du Christ...». L'enthousiasme fut immense, et toutes les provinces de France répondirent à l'appel. En signe de reconnaissance, chacun fit coudre une croix d'étoffe sur ses vêtements. Suivant Pierre l'Ermite, des dizaines de milliers de gens partirent ainsi sur la route de Jérusalem sans véritable équipement, massacrant au passage d'innocentes communautés juives ainsi que de nombreux chrétiens d'Orient. Les Turcs n'en firent qu'une bouchée. Aucun n'arriva à Jérusalem. Un an plus tard, la seconde vague de la croisade, celle des chevaliers, connut un tout autre succès. Godefroy de Bouillon prend la tête des Français du nord, des Lorrains et des Allemands, Hugues de Vermandois entraîne les Normands et les Français du centre, alors que Raymond IV de Saint-Gilles, comte de Toulouse, mène les Français du Midi. Au total 30 000 hommes qui vont reconquérir la ville au bout de deux ans, et s'implanter durablement dans la région.
Croix de bois
Est-ce au retour de la croisade que Raymond de Saint-Gilles prit la croix de Toulouse comme emblème, là est le mystère. Avec ses douze boules posées en cercle autour d'une croix bien par­ticulière, l'insigne toulousain fait preuve d'une originalité qui pousse à lui chercher des ancêtres. Auteur d'un livre très abondamment documenté sur la question, Raymond Ginouillac n'apporte pas de solu­tion. Son ouvrage rassemble toutes les thèses, ouvre de nouvelles pistes, accumule les surprises.
Quoi, la croix occitane en Chine ? Et bien oui, à Si-Ngan-Fou très précisément, sur une stèle chaldéenne. La Chaldée, Babylone, la Mésopotamie, les chrétiens irakiens ont long­temps poussé leur avantage spirituel dans les contrées lointaines, et on retrouve leurs croix en Mongolie, au Turkestan, en Chine et au Sri-Lanka. Des croix très ressemblantes ornaient les églises orientales dans la zone d'in­fluence de Byzance. Byzance, c'est la Constantinople d'où les croisés franchissent la mer qui les mène à leurs nouvelles pos­sessions orientales.
Pourquoi Raymond IV n'aurait-il pas trouvé plaisant de prendre ce modèle de croix pour emblème ? Parce que l'héraldique, la science des blasons, l'existait pas encore, rétorque Michel Pastoureau, directeur de l'École des Chartes et spécialiste incontesté de ces questions. Les blasons naissent sur les champs de bataille. La féodalité qui se met en place est basée sur des principes chevaleresques de fidélité inaltérables entre le vassal et le seigneur. Le vassal offre ses services à son suzerain, lequel en échange lui assure sa protection et celle de ses autres vassaux. C'est au nom de ce principe de fidélité que le Comte de Toulouse rend hommage au Roi de France tout en conservant une relative indépendance, une indépendance partagée puisque les Comtes de Toulouse ont aussi beaucoup de mal à se faire obéir de leurs vassaux.
Au cours de la première croisade, c'est la pagaille. Problèmes de langues (déjà), problèmes de reconnaissance aussi, puisqu'avec les armures, on ne sait plus qui est qui. Quand le porte-étendard est tombé, comment savoir où on est. D'où l'idée de se reconnaître par couleurs, par motifs (un lion, un aigle, une tour...), facilement identifiables, cousus sur les tuniques ou peints sur les boucliers. Par la suite toutes ces « armoiries » obéiront à des codi­fications très précises. Si on n'est pas certain que Raymond de Saint-Gilles ait choisi cette croix, on connaît en revanche les armes de Godefroy de Bouillon et celle de Bouchard de Montlhèry. Pour Raymond IV, c'est donc envisageable. Cette croix se définit comme une « croix cléchée, vuidée et pommetée d'or », c'est-à-dire en forme de clef ancien­ne évidée, avec de petites boules à chaque extrémité, et le tout jaune ; on dit «d'or», mais c'est un joli nom pour désigner la couleur jaune. D'ailleurs la couleur dorée ne tranche pas avec les autres couleurs. Et l'important, c'est d'être reconnu de loin. Et désormais les comtes de Toulouse se reconnaîtront de loin. Jaune sur fond rouge, la croix se repère de loin. Ce qui conduit parfois à des erreurs funestes, comme cette ville qui, en pleine croisade des Albi­geois, ouvre ses portes à la vue de la croix du Comte. Manque de chance, c'est son demi-frère, et lui est du côté des Croisés.
Comme les comtes de Toulouse sont aussi de la famille de seigneurs de Provence, et que la croix se retrouve aussi dans pas mal de cités proches du Rhône, il est aussi faisable qu'el­le soit arrivée de ce côté-là. Ou bien d'Aragon, puisqu'on la trouve aussi là-bas. Et pourquoi pas pisane ?C'est vrai ça, la croix de Pise, c'est la même, blanche mais pas évi­dée. Et puis si c'était une croix copte ? Une croix nestorienne ?
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                                                    La Croix occitane place du Capitole à Toulouse
 Le livre de Raymond Ginouillac nous renvoie àtoutes les solutions possibles/
Sa conclusion :
Elle a un passé brillant ; elle est reliée à la renaissance de la culture d’Oc. Elle dépasse largement le cadre toulousain. C’est la croix de Vénasque, de Forcalqier, de Languedoc, etc…
Une croix omniprésente
La croix de Languedoc est-elle en passe de tout envahir ? On peut le croire tant ce symbole a pris de l'ampleur dans sa présence quotidienne. Longtemps repré­sentative de la seule province du Languedoc, et à ce titre ringardisée, elle refait surface dans les années soixante-dix, portée a bout de bras par les militants « régionalistes » et « autonomistes occitans ». Qu'à cela ne tienne, puisque personne n'en a le monopole, le can­didat Dominique Baudis s'en empare pour en faire son étendard de campagne. Il en fera plus tard le logo de la Mairie. Puis c'est la Région qui à son tour brandit la croix, elle aussi érigée en logo. Du coup, la région Languedoc-Roussillon est bien obligée de partager sa fameuse croix avec les couleurs de la Catalogne. Enfin, voilà qu'à leur tour, les commerçants, les artisans, les industries même se sentent obligés de la mettre quelque part dans leurs visuels. Jus­qu'aux rues de Toulouse... Car si pendant des siècles la ville a eu un blason à elle, il semble que désormais ce soit celui des Comtes qui prévaut. Explication : autrefois, les armées arbo­rent le blason de leurs seigneurs res­pectifs pour pouvoir
se reconnaître entre elles. Les nobles sont toujours à court d'argent. Il leur vient une idée : les villes peuvent s'affranchir de la tutelle trop pesante des féodaux moyennant impôt. Les villes qui s'embourgeoisent acceptent le marché. Chaque cité affranchie crée son propre blason et son propre sceau, pour bien montrer qu'elle est désormais libre. Ainsi depuis le Moyen âge, Toulouse porte un blason où la croix du comte figure en petit, mais en petit seulement, tenue par un agneau pascal, entre Saint-Sernin et le Château Narbonnais (qui tenait lieu de mairie avant le Capitole). Pendant des centaines d'années, cette marque des libertés communales a forgé inconsciemment l'appartenance toulousaine à la ville. Aussi peut-on trouver surprenant de voir que les nouveaux panneaux de rue de la Ville Rosé soient désormais frappés de la seu­le croix occitane, celle des Comtes...Retour de la féodalité ? À moins que cette croix solitai­re ne soit celle de la Région Midi-Pyrénées, qui sait ? • 
Les armoiries de Toulouse sont surmontées d'un « chef de France ancienne », une bande bleue semée de fleurs de lys jaunes. Ce « chef» était royalement accordé aux « bonnes villes de France », et donnait aux élites
La plus ancienne croix des Comtes à Toulouse est la clef de voûte de la cathédrale. Mais on la voit partout. Sou­vent on lui marche des­sus sans demander pardon, comme au marché Victor Hugo (ci-contre) ou dans un hall d'entrée du Capitole.
Aux USA et en Angleterre Simon de Montfort est un héros.
Imaginez la stupeur des méridionaux visitant la Chambre des Représentants à Washington : là, parmi les 23 bas-reliefs des grands juristes ayant inspiré la démocratie américaine, le profil de Simon de Montfort ! Comment, que fait-il là, ce pourfendeur de Cathares, cet impitoyable chef de guerre ? Et bien figurez-vous que ce n'est pas lui, mais son fils. Le Simon de Montfort qui périt sous les murs de Toulouse était déjà le quatrième de sa lignée à porter ce prénom. Son fils Simon de Montfort V arrive en Angleterre en 1230 et se met sous la suzeraineté du roi Henri III. Pas­ser d'un royaume à un autre était affaire courante. Devenu comte de Leicester et homme de confiance du roi, Simon de Montfort V se marie à la sœur du souverain, ce qui lui donne une très grande impor­tance dans le royaume d'Angleterre. Dépêché en Aquitaine en 1248 pour y rétablir l'ordre britannique, il s'y montre d'une rare brutalité envers les sujets gascons. Dix ans plus tard, il prend la tête d'un com­plot visant à renverser le roi, lequel admet de partager le pouvoir avec quelques-uns de ses barons, dont Simon de Montfort, auquel ce status quo ne suffit pas. Il soulève la population de Londres, rallie nombre de barons et finit par gagner la bataille contre Henri III en 1264. Adulé des Anglais auquel il a promis beau­coup de réformes, il installe un parlement composé de nobles, de membres du clergé et, pour la première fois, de gens du peuple. Il édicté des lois, beau­coup de lois, et il ne se passe pas plus d'un an pour qu'un des ses anciens compagnons le trouve à son tour trop autoritaire. Ses amis le trahissent et rejoignent l'armée du Prince Edouard, fils d'Henri III. Simon de Montfort est battu quelques semaines plus tard. Son corps dépecé sera exposé longtemps à la vue du peuple pour lui rappeler ce qu'il en coûte aux manants de vouloir se révolter contre leur roi. Pour les Anglais, c'est un martyr de la liberté. Parmi les 23 médaillons de grands législateurs de la Chambre des Représentants, on trouve également Hammourabi, Soliman le Magnifique, Colbert, Jefferson, Napoléon... Mais figurent aussi deux autres noms qui fâcheront définitivement les Languedociens : Saint-Louis et le pape Innocent III...
Non, la croix occitane n'est pas cathare.
Pour Bertrand de la Farge, auteur d'un Petit précis de la Croix Occitane, la croix occitane ne peut pas être une croix « cathare ». Pourquoi ? Parce que les Cathares sont des iconoclastes, des briseurs d'images, comme le sont les musulmans et les protestants. Pour eux, toute sym­bolique est contraire à l'esprit chrétien du Dieu vrai. Surtout le crucifix. Adorer un instru­ment de torture, ils n'en veulent pas. On leur attribue également une croix ancrée (photo ci-dessus prise au Musée Paul Dupuy de Toulouse], mais là encore, on ne possède aucune preuve. Dans le Nouveau Testament cathare de la bibliothèque de Lyon, on trouve bien une croix dite pattée, très fréquente également dans l'église catholique. Mais c'est bien peu. Bertrand de La Farce est aussi président d'une association qui veut raviver le souvenir du martyre des Parfaits cathares : la Flamme Cathare (ça ne s'invente pas). L'association a écrit très officiellement au pape Jean-Paul II, en 1998, pour lui demander d'ajouter encore à sa repentance les bûchers dressés à Montségur et ailleurs contre les hérétiques. Le vieux souverain pon­tife n'a pas donné suite a ce Manifeste pour la réconciliation. Peut-être son successeur ? Cela n'est pas impossible, car l'Église l'a déjà fait pour le peuple juîf, lavé de l'accusation de déicide, pour les Protestants dans leur ensemble (quoique les torts aient été partagés), mais aussi pour les Frères Moraves, une église à contre-courant d'Europe centrale qui fut totale­ment éradiquée au XVIP siècle et dont le chef spirituel, Jean Hus, finit également brûlé vif. Les quelques rares survivants, car il y en eut, réussirent à s'implanter aux Etats-Unis, où ils ont pu prospérer. Très organisés, ils essaiment et comptent aujourd'hui environ 12 500 mis­sionnaires de par le monde. Bien moins nombreux sont les croyants cathares, s'il en reste. On sait qu'après la disparition de Déodat Roche, considéré comme le « pape » du catharisme, nombre d'historiens ont entrepris d'extirper le vrai du faux de cette religion dont on sait en définitive assez peu de choses. Jean DUVERNOY, Michel ROQUEBERT mais aussi et surtout Anne Brenon travaillent sans relâche à la compréhension de cette foi très ésotérique. À la faveur d'une journée de printemps, allez donc faire une balade du côté du château de Roquefixade. Non loin de là vit Yves Maris, professeur de philosophie et qui plus est maire du village. Aux cathares, il voue une admiration sans bor­ne. En témoigne son propre site Internet (www.chemins-cathares.eu) mais aussi le site le plus connu traitant de ce sujet (www.cathares.org), dans lesquels le philosophe se laisse aller à son penchant naturel, l'amour du verbe. En témoigne également son dernier livre écrit comme le journal d'une nouvelle initiée à la croyance cathare. Parcours initiatique certes* mais autrement plus intéressant que les facéties de Dan Brown. On comprend tellement mieux le catharisme, que, sans y adhérer, on imagine ce qu'aurait pu être une confrontation d'idées pacifiques entre croyants de l'une et l'autre religion, s'il n'y avait pas eu l'aveuglement et la haine d'un côté, les atermoiements et le fatalisme de l'autre.
Source Magazine Pyrénées
Le Pèlerin

Mœurs. sous les regards exaspères des riverains, les filles de l'est règnent sans gêne sur les trottoirs de Toulouse aux cotes de quelques africaines.
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Si le quartier gare, Belfort-Bayard, reste historiquement attaché à ses filles de joie, désormais les « traditionnelles » se font rares sur les trottoirs du centre ville.
Les accrochages sont aussi fréquents : aspersions au jet d'eau et sceaux d'eau, lancers d'œufs, prises de photos, relevés d'immatriculation, courriers, plaintes et pétitions à répétition.
Vous retrouverez l'infographie 40 prostituées sur les trottoirs de Toulouse en téléchargement sur l'édition de la Dépêche du Midi du jour au format électronique
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La prostitution à Toulouse évolue. Depuis une dizaine d'années, le paysage des coins chauds de la ville a bien changé. Si le quartier gare, Belfort-Bayard, reste historiquement attaché à ses filles de joie, désormais les « traditionnelles » se font rares sur les trottoirs du centre ville. Elles ont quitté la rue pour le charme plus tranquille des salons de massage qui ont gagné du terrain au milieu des années « 80 ». Les prostituées d'hier ont cédé leur place à la déferlante rose des filles de l'Est à fin des années « 90 » : Bulgares, Albanaises, Roumaines… Des filles bien souvent jeunes, jolies, qui travaillent en groupe dès que la nuit est tombée sur Toulouse. Elles tiennent les trottoirs de la ville de manière très clairsemée aux côtés de quelques prostituées d'origine africaine.
L'axe central de la prostitution emprunte les deux rives du Canal du Midi, des Ponts Jumeaux au Port de l'Embouchure. À peine une quarantaine de filles dont quelques travestis et transsexuels se partagent une clientèle toujours présente. Elles étaient, au minimum, deux fois plus nombreuses voilà seulement quatre ans. Il est vrai que les lois Sarkozy, en 2003, ont multiplié les contrôles et fait fuir beaucoup de filles. Celles qui restent rasent les murs, arborent des tenues moins racoleuses, souvent même vêtues de simple jean et blouson… Ces filles de la nuit offrent aussi le visage « d'une prostitution décomplexée ». Les passes se font même dans la rue, en particulier dans des quartiers jusqu'alors résidentiels, légèrement excentrés qui subissent ces scènes d'exhibition sexuelle devant leurs portes ou sous leur fenêtre à la grande colère de leurs habitants (lire ci-dessous).
Surveillées à distance par des organisations qui restent au pays, ces prostituées sont également itinérantes, passant d'une grande ville à l'autre autant pour brouiller les cartes des enquêtes que pour offrir de nouveaux visages aux clients. Sans oublier que certaines préfèrent « s'offrir » à Toulouse à 30 ou 50 € la passe que de souffrir à Velingrad, Lagos ou Craiova… 
D'un trottoir à l'autre
Même arbre, même heure, tous les soirs la brune Olga (appelons-la ainsi) prend ses quartiers sur le boulevard de la Marquette. Son coca et hamburger avalé, elle prend la pause dans sa jupe moulée, en appui sur ses bottines, cigarette aux lèvres, parée pour une nouvelle nuit de trottoir. Comme Olga, quelques dizaines de filles de l'Est, Bulgares, Albanaises et Roumaines, jeunes le plus souvent, sont venues s'échouer dans ce nouveau triangle d'or toulousain de la prostitution. Ces derniers mois, le marché du sexe s'est déplacé, d'une rive à l'autre, désertant les Amidonniers en face pour s'engouffrer dans cet entrelacs de ruelles résidentielles que forme l'impasse de Barcelone, l'impasse Simone Dutemps, la rue Fabre d'Églantine. Revoilà Olga ce jeudi, 22 heures, son sandwich digéré. Elle s'active vaillamment en position trépied, un client en béquille, dans l'ombre complice de ce passage étroit, surnommé par les riverains, « le mur des éjaculations »…
«C'est invivable. Elles ne se cachent même plus ! On vit toutes les nuits avec des scènes de sexe sous nos yeux, en pleine rue, sous nos fenêtres, dans les voitures, sous les porches. Des nuisances sonores en permanence avec des allées et venues de voitures en file indienne, les klaxons, les cris, la musique, les préservatifs usagés, les tubes de lubrifiants que l'on retrouve sur les trottoirs et jusque dans nos boîtes aux lettres ! » Prostitution tapageuse, agressive parfois, exhibitionniste… les riverains n'ont pas assez de mots pour décrire leur exaspération, leurs peurs et leurs hauts le cœur face à cette exploitation sexuelle qui s'étale sur chaque bout de trottoir. Ce coin encore paisible au début des années 200 0 s'est laissé gangrener peu à peu par l'arrivée de ces filles d'Europe de l'Est, souvent très jeunes, tombées dans les filets du proxénétisme. « Au début, il y'en avait deux, ou trois. Et puis là elles sont plus d'une quinzaine certains soirs », poursuit une habitante, témoin de ces « milieux de soirée où de nouveaux arrivages de filles descendent de fourgonnettes blanches pour prendre la relève».
Ces derniers mois, les résidences privées se barricadent, en surélevant grilles et portails, pour limiter les intrusions nocturnes. Les accrochages sont aussi fréquents : aspersions au jet d'eau et sceaux d'eau, lancers d'œufs, prises de photos, relevés d'immatriculation, courriers, plaintes et pétitions à répétition. Certains riverains sont prêts à tous les dérapages. Ils parlent de milice. En retour, ils ont droit à des doigts d'honneur, des rires provocateurs, des coups de sonnettes intempestifs, des menaces et des filles impudiques qui montrent leurs fesses aux voitures… «On se sent vraiment abandonnés. Quand on voit qu'à Saint-Pierre on verbalise un jeune, 130 € d'amende parce qu'il pisse contre un arbre et qu'ici, l'exhibition sexuelle est une réalité criante dans la rue, avec ces filles aussi qui font leurs besoins où elles peuvent », tempête Anne, impasse de Barcelone, « si la police, qui est à moins de 5 minutes, le voulait bien, elle n'aurait qu'à se pencher pour verbaliser… et faire des flagrants délits à la pelle ! » 
Prostitution plus discrète
Elles s'appellent Ambre, Ninon ou Aylin… Vous ne les trouverez jamais sur les trottoirs de Toulouse. D'ailleurs ces Toulousaines ne se prostituent pas, elles « escortent ». « Mes services sont nobles et librement consentis entre adultes et seules mes prestations d'escort-girl sont tarifées », prévient l'une d'elles sur son site. Une manière d'éviter les poursuites même si la loi française n'interdit pas la prostitution mais le proxénétisme.
Le développement d'internet n'a pas échappé à ces dames disponibles moyennant des tarifs substantiels (300 € pour une heure, 1 000 € pour la soirée par exemple) à accompagner les hommes seuls et en manque de compagnie. Escort-girl d'un côté, salon de massage de l'autre. Apparus au milieu des années « 80 », ces lieux de « relaxation et détente » proposent très souvent des relations bien éloignées des pratiques des masseurs-kinésithérapeutes… La police, impuissante face à une femme qui décide seule de « proposer » son corps, veille de près sur ces salons. Parce que souvent, la patronne va chercher auprès de jeunes collaboratrices un peu d'aide. Elle devient alors proxénète et donc passible de poursuites.
Source La Dépêche du Midi 
Le Pèlerin

Toulouse au fil des siècles

 

Toulouse à l’antiquité
Toulouse fait son apparition au IVe siècle avant Jésus Christ (JC).
Peuplée à l’origine par une tribu celte - les Volques Tectosages -, son climat et sa situation géographique privilégiés en font l’alliée de Rome aux IIe et IIIe siècles (Toulouse est alors la 4e cité de l’empire d’Occident), le centre du royaume Wisigoth au Vesiècle ; au VIe siècle, elle est placée sous l’autorité royale de Clovis.
C’est au IXe siècle que Toulouse connaît vraiment ses premières heures de gloire grâce aux Raymonds, comtes héréditaires qui donneront à Toulouse l’une des institutions les plus célèbres : un chapitre d’administrateurs, les Capitouls, au nombre de 12 représentants élus par les corporations dès 1141.
Le Moyen-Age : apparition du catharisme
Au XIe siècle, le catharisme déferle sur le Languedoc
Le catharisme est une hérésie médiévale qui est apparue en Europe vers la fin du XIe siècle. Ce mouvement chrétien et dissident a connu une très forte pénétration dans le sud de la France, en particulier sur les Terres du comte de Toulouse.
D’une approche dualiste du monde, les cathares séparaient le matériel du spirituel, le mal du bien. Ils se dénommaient bons chrétiens ou bonshommes. Une distinction était opérée entre ceux qui avaient reçu le Consolamentum, sorte d’ordination, et les simples croyants. Un grand nombre de notables toulousains embrassèrent ainsi la nouvelle doctrine religieuse.
L’implantation de plus en plus conséquente du catharisme dans le Languedoc commençait fortement à faire de l’ombre aux pouvoirs royal et papal. Le Pape Innocent III ordonna ainsi une croisade en 1209 (ou Croisade des Albigeois), à la suite de l’assassinat de Pierre de Castelnau, son légat.
Les croisés, commandés par Simon de Montfort, saccagèrent Béziers, Carcassonne, et, malgré la protection du comte de Toulouse, Raymond VI, les seigneurs naturels de la région furent vaincus à Muret (1213) et à Toulouse (1218).
L’hérésie cathare sera éliminée à la fin du XIIIe siècle. L’université est créée pendant cette période, dont la mission consiste à former un clergé instruit pouvant rivaliser avec celui de Paris.
Le siècle d’Or
Au XVe siècle s’ouvre le siècle d’or de Toulouse : le pastel est commercialisé dans le monde entier, les riches marchands font construire les fameuses demeures de briques roses.
Avec l’arrivée de l’indigo, la ville voit poindre son déclin au moment où commence une longue période de troubles religieux entre huguenots et catholiques.
Suspectés d’être protestants, les Capitouls sont chassés, l’Eglise domine la ville par ses nombreux établissements religieux (21 couvents, 8 séminaires).
Dès le XIIIe siècle, Toulouse est la première université hors Paris. Capitale intellectuelle de tout premier ordre, Toulouse inaugure la deuxième université de France en 1229. En 1323, 7 riches bourgeois fondent l’académie des Jeux Floraux, la plus ancienne d’Europe.
XVII ème siècle : le canal du Midi
L’idée de joindre les deux mers, l’Océan et la mer Méditerranée, afin d’éviter le détour le long des côtes d’Espagne (3 000 km à parcourir), le détroit de Gibraltar, les tempêtes et les périls d’attaques de Barbaresques, est une idée dans l’air bien avant le règne de Louis XIV.
Qu’il s’agisse de Néron, Charlemagne, François ler, Charles IX ou Henri IV, tous ont émis l’ambition de réaliser cet exploit. Chacun d’eux a demandé d’en faire l’étude et bien des projets ont vu le jour, sans pouvoir assurer la faisabilité de cette jonction.
En 1662, Pierre Paul Riquet, né à Beziers, cherche à amener de l’eau à l’endroit culminant du futur Canal, en un point de partage afin qu’elle s’écoule de part et d’autre, versant méditerranéen et versant atlantique. Sa connaissance de la Montagne Noire et de ses cours d’eau l’amène à imaginer un système d’alimentation basé sur le détournement de l’eau par le captage de plusieurs ruisseaux et rivières.
Commencé en 1667, le Canal du Midi fut achevé et inauguré en 1681. Pierre-Paul Riquet, qui meurt le ler Octobre 1680 à Toulouse, ne verra jamais l’achèvement de son œuvre.
XX ème siècle : naissance de l’aéronautique
Avec la première guerre mondiale, la cité accueille les premières entreprises de l’aéronautique, qui devaient se situer le plus loin possible des frontières avec l’Allemagne : Toulouse avait trouvé l’industrie de son avenir.
Toulouse, pionnière de la découverte du ciel
A la différence d’autres métropoles, Toulouse n’a pas connu la Révolution industrielle du XIXe siècle, ce qui lui a évité les difficultés d’une reconversion. Le premier conflit mondial qui impose de trouver des bases arrière pour fabriquer les avions indispensables à la victoire alliée, avec l’installation de la société Latécoère, puis la création de la société Dewoitine, fixera pour l’histoire les bases d’une aventure pérennisée par l’État aux prises avec la nécessité de rééquilibrer le territoire français.
C’est une aventure jalonnée de hauts faits d’armes, comme ceux de l’Aéropostale et de ses pionniers, de Caravelle dans les années 1960, premier succès sur le marché mondial, sans oublier Concorde.
Ce bijou technologique marquera l’histoire de l’aviation civile. Néanmoins, si la technologie était révolutionnaire, et peut-être pour cette raison, l’accueil du marché sera loin d’être à la hauteur des ambitions. A Toulouse ne seront oubliés ni l’échec commercial, ni les avancées technologiques, ferments du succès d’Airbus Industrie.
Source Bienvenue à Toulouse
Le Pèlerin

Les poèmes et chansons sur Toulouse sont innombrables mais à tout seigneur tout honneur ...ô Toulouse...

 









 
 
 
 
Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin
Parfois au fond de moi se ranime
L'eau verte du canal du Midi
Et la brique rouge des Minimes...

O mon païs
O Toulouse
O Toulouse
Je reprends l'avenue vers l'école
Mon cartable est bourré de coups de poings
Ici, si tu cognes, tu gagnes
Ici, même les mémés aiment la castagne...
Un torrent de cailloux roule dans ton accent
Ta violence bouillonne jusque dans tes violettes
On se traite de con à peine qu'on se traite
Il y a de l'orage dans l'air et pourtant...
L'église Saint Sernin illumine le soir,
D'une fleur de corail que le soleil arrose,
C'est peut-être pour ça, malgré ton rouge et noir,
C'est peut-être pour ça qu'on te dit Ville Rose...
Je revois ton pavé, ô ma cité gasconne,
Ton trottoir éventré sur les tuyaux du gaz,
Est-ce l?Espagne en toi qui pousse un peu sa corne,
Ou serait-ce dans tes tripes une bulle de jazz ?...
Voici le Capitole, j'y arrête mes pas,
Les ténors enrhumés tremblent sous leurs ventouses,
J'entends encore l'écho de la voix de papa,
C'était en ce temps là mon seul chanteur de blues...
Aujourd'hui, tes buildings grimpent haut,
A Blagnac, tes avions sont plus beaux...
Si l'un me ramène sur cette ville,
Pourrai-je encore y revoir ma pincée de tuiles...
O mon pays, ô Toulouse, ô Toulouse...
O mon païs
O Toulouse
O Toulouse
Claude Nougaro
Le Pèlerin
 





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