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Jeudi 15 mai 2008

Société - La France va mal

 

Henri Guaino estime que la société française va mal et que l'inflation actuelle, avec des salaires qui n'augmentent pas, crée une situation explosive qui ne tient pas, selon lui, à la politique du gouvernement.

"L'État ne va pas changer seul la donne mondiale", dit le conseil spécial de Nicolas Sarkozy dans une interview diffusée vendredi par France 24.

Néanmoins, Henri Guaino considère que "la société française va mal depuis longtemps" et que "le malaise est profond", raison qui, dit-il, l'a motivé à entrer en politique.

"Il y a une crise morale et non pas seulement une crise de moral. Effectivement, le climat n'est pas bon. Il est encore moins bon aujourd'hui, et cela ne tient pas à la politique du gouvernement, même si le gouvernement va être responsable des réponses qu'il apporte à cette situation", dit-il.

"Aujourd'hui, on a une situation mondiale, internationale, un contexte extrêmement préoccupant. On le voit bien", ajoute Henri Guaino en insistant sur "la crise du capitalisme financier."

Selon lui, on se retrouve avec une situation très paradoxale par rapport à l'inflation des années 70 parce que "les salaires n'augmentent pas ou très peu" et "sont tirés vers le bas par la situation du marché du travail mondial".

"En face, les prix, eux, augmentent. La vie devient de plus en plus chère et les salaires restent en retard sur la hausse des prix. C'est une inflation très particulière et, évidemment, cette situation est explosive, notamment en France parce que, depuis 20 ou 30 ans, les salaires stagnent", explique-t-il.

Prié de dire si la situation ne témoigne pas d'une impuissance du gouvernement et de Nicolas Sarkozy, il répond que "les gouvernements, et le gouvernement français en particulier, vont être jugés sur la capacité à être à la hauteur de l'histoire".

"Face au changement, la réponse est de changer. Ce n'est pas changer pour changer. C'est changer pour essayer de relever les défis du moment. Il n'y a pas d'autres solutions", répète-t-il.

Sources : Reuters.

Le Pèlerin

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Mardi 13 mai 2008

Chine - Craignant des répliques du séisme, des milliers de personnes passent la nuit dehors

Des Chinois campent dehors après le violent séisme qui a frappé le sud-ouest de la Chine, le 12 mai 2008 à Chengdu

 

 Des milliers de personnes passaient la nuit de lundi à mardi dehors dans le sud-ouest de la Chine, redoutant des répliques après le violent séisme qui a fait plus de 8.700 morts dans cette région, selon des témoins et les médias officiels.

"Je viens de passer dans la ville de Nanchong, dans le nord-est de la province du Sichuan, où des centaines, peut-être des milliers de personnes passent la nuit dehors dans la crainte de nouveaux tremblements de terre", a déclaré un journaliste de l'AFP.

Il a indiqué que la plupart de ces personnes parlaient entre elles, regardaient la télévision ou allaient et venaient dans les rues.

"Un espace vert situé au milieu d'un grand rond-point était couvert de gens qui essayaient de dormir", a-t-il expliqué.

Le séisme, d'une magnitude de 7,8 sur l'échelle de Richter, s'est produit près de zones à forte densité de population de la province du Sichuan lundi peu avant 14h30 heure locale (06h30 GMT).

A Chengdu, capitale de la province, l'accès à de nombreux bâtiments a été interdit à la suite du séisme, a déclaré à l'AFP Bertrand Hartemann, un Français qui travaille dans cette ville.

Des milliers d'habitants de cette métropole passaient la nuit de lundi à mardi à l'extérieur de leurs habitations de peur des répliques. "La plupart de la population de Chengdu est dehors, dans les parcs, au stade, sur la grande place et dort dehors", a-t-il déclaré.

Et la télévision centrale chinoise CCTV, citant un journaliste local, a indiqué que 20.000 personnes passaient la nuit dehors dans le comté de Deyang, au nord de Chengdu.

Le gouvernement fournit des tentes, a ajouté la télévision.

Les autorités chinoises ont affecté 200 millions de yuans (29 millions de dollars) aux secours d'urgence, ont rapporté les médias officiels.

Le séisme de lundi est le plus grave qu'ait connu la Chine depuis le tremblement de terre de Tangshan en 1976, qui avait fait 242.000 morts selon le bilan officiel, a indiqué l'agence de presse Xinhua (Chine Nouvelle).

Source AFP

Le Pèlerin

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Lundi 12 mai 2008

 Chine: un puissant séisme dans l'ouest fait des milliers de morts


Un puissant séisme d'une magnitude de 7,8 sur l'échelle de Richter a fait des milliers de victimes lundi dans des régions peuplées de l'ouest de la Chine, selon un bilan qui croît dramatiquement au fil des heures.

Selon Chine Nouvelle et la télévision chinoise, citant un bilan du Centre national des secours à 22h00 (14h00 GMT), 7.651 personnes ont trouvé la mort dans la seule province du Sichuan (sud-ouest).

Le séisme a fait également 10.000 blessés et détruit 80% des immeubles du district Beichuan habité par plus de 160.000 personnes et situé à 160 kilomètres au nord de Chengdu, capitale de la province. du Sichuan.

Beichuan se trouve à environ 90 kilomètres au nord-est de Wenchuan (118.000 habitants), l'épicentre du séisme qui s'est produit peu avant 14h30 (06h30 GMT) à seulement 10 km de profondeur.

L'agence officielle chinoise a d'autre part confirmé que 850 lycéens se trouvaient lundi soir pris au piège des décombres de leur établissement dans la province du Sichuan, tandis que 50 ont été confirmés morts dans ce drame.

Toujours dans cette province, a priori la plus affectée, deux usines chimiques se sont effondrées, ensevelissant des centaines d'employés et conduisant à l'évacuation de 6.000 riverains, a indiqué Chine Nouvelle.

Avant même d'en connaître toute l'ampleur, le Premier ministre Wen Jiabao a qualifié le tremblement de terre de "désastre", lors d'un entretien à la télévision centrale.

Outre le Sichuan, ont aussi été touchées les provinces du Gansu (nord-ouest), du Yunnan et la vaste municipalité de Chongqing (sud-ouest).

Les autorités redoutent que le bilan ne s'aggrave alors que de nombreux témoignages font état de bâtiments effondrés dans toute cette zone.

Selon un employé du Bureau sismologique, des "alignements de maisons" se sont écroulés, faisant craindre de nombreuses victimes, dans la ville de Dujiangyan, près de l'épicentre, où les communications étaient très difficiles.

Des habitants de Chengdu, contactés au téléphone par l'AFP, ont expliqué avoir ressenti une violente secousse, qui a brisé les vitres.

L'aéroport international de cette ville de plus de 10 millions d'habitants a été temporairement fermé. Mais, selon la télévision chinoise CCTV, les transports publics et l'électricité fonctionnaient normalement.

Le président Hu Jintao a ordonné une mobilisation maximale des secours: l'armée a été dépêchée pour "assister le gouvernement local du district de Wenchuan afin d'évaluer la situation et de l'aider dans les opérations de secours", a expliqué Tian Yixiang, un officier de l'Armée populaire de libération (APL), membre du département des situations d'urgence.

Le tremblement de terre a été ressenti à des milliers de kilomètres, comme à Shanghai et Pékin, où, peu après la pause déjeuner, des immeubles de bureaux se sont brutalement vidés de leurs occupants, pris de peur.

"Cela a beaucoup bougé et j'ai senti comme un vertige", a expliqué Lilian Wu, qui travaille dans la plus haute tour de Shanghai, la Jinmao Tower. Et un employé de banque, Shen Jie, a témoigné d'un mouvement de panique dans la tour où il travaille au 19e étage, la Shanghai Bank Tower.

A Pékin, des centaines de cols blancs se sont précipités hors de leurs bureaux, téléphone portable à l'oreille, pour tenter de joindre leurs proches.

 

 

 

 


Source AFP

Le Pèlerin

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Dimanche 11 mai 2008

Comment M. Sarkozy a perdu la confiance de ses électeurs

 

Un an après son élection, Nicolas Sarkozy n'obtient plus la confiance que de 38 % des Français, selon le baromètre mensuel de l'institut CSA. A son arrivée à l'Elysée, il bénéficiait, à son plus haut niveau, d'un socle de confiance de 65 %. Jamais président n'avait disposé d'un tel capital ; jamais chef de l'Etat n'aura connu une telle dégringolade en si peu de temps. Stéphane Rozès, directeur général de CSA, analyse la rupture des Français avec celui qu'ils ont élu.

A quel moment se produit le décrochage dans l'opinion ?

Dans les premiers mois, les Français ne lui tiennent pas rigueur des coups de canif qu'il porte à la symbolique présidentielle : ses amitiés avec les milieux d'affaires et industriels, ses vacances, ses relations avec Cécilia Sarkozy. La chute brusque que nous enregistrons en décembre 2007 provient de la conjonction de deux phénomènes : les attentes sur le pouvoir d'achat et la surexposition de sa vie privée, avec le début de son histoire avec Carla Bruni.

Nicolas Sarkozy avait dit qu'il voulait rompre sur le fond et sur le style avec ses prédécesseurs. Sa rupture sur le fond, les Français - et notamment les catégories populaires - ne la voient pas. La rupture sur le style, ils ne l'acceptent pas. Au contraire, plus il pense devoir "normaliser" le rapport des Français à la globalisation, en les ouvrant à la concurrence, plus il est nécessaire de les rassurer sur l'exercice de la fonction présidentielle.

Dans quelles catégories la chute est-elle la plus marquée ?

Le décrochage concerne principalement les classes populaires, sur le pouvoir d'achat, et les personnes âgées, sur l'exposition de sa vie privée. Alors qu'il perd 17 points, de juillet 2007 à janvier 2008, dans l'ensemble des Français, il baisse de 20 points chez les ouvriers. C'est la catégorie socioprofessionnelle dans laquelle il décroche le plus. Et c'est dans la tranche d'âge des plus de 65 ans qu'il enregistre la plus forte baisse avec une chute de 23 points. Ces signaux, il les avait avant sa conférence de presse début janvier. Et non seulement il ne traite pas ces questions mais il ne fait qu'empirer les choses avec ses deux formules : "Les caisses sont vides" et "avec Carla, c'est du sérieux". Il y avait des inquiétudes, il les amplifie.

Qu'est-ce qui a provoqué ce retournement chez les ouvriers ?

Plus que les catégories populaires, ce sont en effet les ouvriers qui sont les plus déçus. Car la question du pouvoir d'achat n'est pas seulement une question matérielle, c'est aussi une question d'ordre symbolique. Si Nicolas Sarkozy l'a emporté chez les ouvriers, c'est grâce à la redéfinition d'une alliance capital-travail au sein de la nation. Il avait réussi à établir un lien fort sur cette thématique fierté-travail-mérite, avec sa contrepartie pouvoir d'achat. En disant "les caisses sont vides", il esquive la question du pouvoir d'achat, il délite la cohérence de ce qui avait fait la force du sarkozysme dans la classe ouvrière. C'est du même ressort que quand Jospin avait dit "l'Etat ne peut pas tout". C'est vécu par les Français comme un renoncement. Or l'homme politique ne renonce pas. On a besoin d'un homme politique qui, face à l'adversité, porte toujours haut les couleurs du volontarisme.

La chute s'est donc poursuivie ?

Ensuite, on a trois longs mois où Nicolas Sarkozy ne corrige pas les choses. Il ne répond pas aux signaux qu'envoient les sondages qui, de plus, font apparaître une montée de Fillon, comme si les Français voulaient que le président de la République prenne exemple sur son premier ministre. Autre signal : aux municipales, les abstentionnistes se recrutent principalement dans les catégories populaires et chez les personnes âgées, parmi ceux qui avaient voté Sarkozy à la présidentielle.

Dans nos dernières études, alors qu'il remonte un peu chez les ouvriers et les personnes âgées, rassurées par la "normalisation" de ses relations avec Carla et la visite officielle en Angleterre, il baisse fortement dans les classes moyennes. Elles avaient commencé à montrer à partir du sixième mois des signes de fébrilité. Parce qu'elles sont plus attentives à essayer de comprendre la cohérence de ce que fait Sarkozy, elles sont désormais plus inquiètes. Lors de son entretien télévisé, fin avril, tout le monde l'a entendu dire "j'ai fait des erreurs". Mais comme il ne construit pas un autre récit, on se demande au service de quoi il effectue son mea culpa, quelles sont ses priorités.

Comment expliquer qu'il ait mis autant de temps à corriger le tir ?

Le déploiement du sarkozysme a écarté toute alternative un tant soit peu crédible. Le pays, dans ses différentes composantes, redoute que l'échec du sarkozysme ne conduise à une situation comme on n'en a jamais connu dans le passé. Contre lui, il n'y a plus rien, et il le sait. Aux conseilleurs, il semble dire : "Mais vous avez quelqu'un d'autre que moi ?" Le danger de cette situation est qu'on a à la fois le monopole du sarkozysme dans l'imaginaire national, mais celui-ci est profondément délité dans le rapport avec celui qui le porte.

Source : Le Monde.fr

Le Pèlerin

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Vendredi 9 mai 2008

Boom immobilier au Maroc

Du 8 au 11 mai, au Parc des expositions de Paris-Nord Villepinte, le Smap Immo propose aux Français des idées pour s'offrir des logements de rêve sous le soleil marocain.

Le salon de l'immobilier marocain en Europe se déroulera du 8 au 11 mai, au Parc des expositions de Paris-Nord Villepinte. Organisée avec le soutien du ministère marocain de l'Habitat, cette cinquième édition du Smap Immo réunit plus de 130 exposants venus de toutes les régions du Maroc, avec une offre immobilière très large, pour les acquéreurs en quête d'une résidence secondaire comme pour ceux qui souhaitent s'installer sur place (environ 35 000 Français ont déjà fait ce choix), ou encore pour les investisseurs particuliers. Et pour tous les budgets.

Cette année, un espace particulier, le Pavillon d'excellence, est même réservé aux programmes haut de gamme, pour une clientèle dotée d'un fort pouvoir d'achat, prête à débourser de 700 000 à quelque 2 millions d'euros pour retrouver la douceur du climat marocain et des services ad hoc (gardiennage…). Un Salon à l'image du boom immobilier que connaît le Maroc et de la diversité de l'offre locale.

Là-bas, les grues sont partout dans les rues, et malgré le dynamisme de la construction, les prix flambent. «C'est un boom, pas une bulle», insiste Ahmed Taoufiq Hejira, le ministre marocain de l'Habitat, de l'Urbanisme et de l'Aménagement de l'espace.

Envolée des prix
Mais quelques chiffres en disent long. La consommation de ciment est passée de 7,5 millions de tonnes en 2003 à 13 millions fin 2007. Et les prévisions à l'horizon 2012 tablent sur au moins 20 millions de tonnes. Dans un pays où pourtant seuls 20 % de la population se rend dans une banque pour emprunter, les encours du crédit ont plus que doublé. Une frénésie qui n'est pas loin de rappeler l'emballement, il y a quelques années, de l'immobilier en Espagne, toute proche. Un spectre que les autorités s'empressent d'écarter.

«Le Maroc a un déficit de 640 000 logements, auquel il convient de rajouter les logements insalubres à remplacer. Au total, le pays aurait besoin d'un million de nouvelles unités», souligne Ahmed Taoufiq Hejira.

Sans compter la demande nouvelle des ménages qui s'installent et qui sont nombreux dans ce pays où 60 % de la population a moins de trente ans. Cette demande additionnelle est évaluée chaque année de 30 000 à 40 000 logements.

Et l'offre peine à combler ces besoins. «L'an dernier, nous avons construit plus de 120 000 logements. Et c'était la troisième année consécutive que nous dépassions les 100 000 unités», rappelle le ministre. Mais cela ne suffit pas pour l'instant à calmer l'envolée des prix, attisée par la spéculation.

À l'image de ce promoteur de Tanger, à la tête d'un gigantesque ensemble de plus de 1 300 logements, dont de nombreuses villas. La commercialisation n'a toujours pas débuté, alors que les travaux sont sur le point de démarrer. Car son calcul est simple : plus il attend pour vendre et fixer ses prix, plus il vendra cher. Chaque jour qui passe lui rapporte un peu plus ! Et rien ne le presse car il est soutenu par les banques.

Depuis 2004, à Tanger, par exemple, selon les notaires marocains, les prix des terrains ont été multipliés par trois ou quatre, et les logements ont facilement doublé. Les appartements neufs en centre-ville, qui valaient alors autour de 700 € le mètre carré, atteignent aujourd'hui 1 300 ou 1 400 €. Dans les villes les plus recherchées, comme Rabat, Marrakech ou Agadir, le prix moyen avoisine désormais 2 000 € le mètre carré et grimpe même à 2 500 € pour les quartiers les plus huppés. Signe évocateur de cette tension, la pratique des dessous-de-table (le «noir» dans le vocabulaire local) est devenue quasiment incontournable sur le marché. Ils peuvent atteindre jusqu'à 40 % du prix de vente.

Si, malgré cette envolée, les prix marocains semblent toujours attrayants pour les Français, habitués à des tarifs bien plus élevés dans les grandes villes de l'Hexagone, ils sont en revanche de plus en plus difficiles à supporter pour les Marocains eux-mêmes. Les premières victimes sont les ménages les plus modestes. Mais la classe moyenne connaît, elle aussi, aujourd'hui dans ce pays des difficultés croissantes pour se loger.

Source ActuDz.com

 

Le Pèlerin

par Le Pèlerin publié dans : Information communauté : Toulouse Tamanrassett
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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
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  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...
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