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Compostelle

 

Jeudi 9 octobre 2003 - Sahagun - Mansilla de las Mulas - Départ 8h00 - Arrivée 17h00 - 37.7 km / 822.8 km

Marche avec des gazelles..et trois repas pour deux

  J'avais encore perdu Gérard..Au café j'ai fait le tour mais ne l'ai pas vu.Je me suis arrêté pour cirer les souliers de marche;Ne le voyant pas,  j'ai demandé le chemin.Je m'arrêtais sur le chemin. Alors j'ai activé car Gérard était certainement devant. Je le récupérais quelques instants après. 

Les premiers kilomètres désespérément plats n'offraient que peu d'intérêt. 

Apres une heure de marche environ,  nous avons pris le chemin de droite menant à Calzada del Coto puis à Calzadilla de los Hermanillos, l'autre n'étant paraissait-il pas très agréable..car empruntant principalement un parcours essentiellement  goudronné.  La portion jusqu'à Calzadilla de Los Hermanillos n'est pas aussi désagréable que ce dont on nous avait parlé. C'est en fait une ancienne voie romaine. 

Nous nous y sommes arrêtes afin de prendre un petit déjeuner dans un bar. J'ai pris un chocolat et trois madeleines. Nous avons également rencontré une charmante demoiselle de 24 ans, une sage femme partie en Guinée pour 2 ans;Elle  avait énormément marché ...entre autres, le désert du Golan?.Elle marchait très bien.J'allais lui demander ses coordonnées quand elle nous a semés, au train ..Elle s'arrêtait à Religios. Et comme Gérard se traînait et avait de nouveau mal à sa cheville. On ne reverra plus la charmante demoiselle. 

Les cinq derniers kilomètres furent assez pénibles.Enfin vers 17h00 nous  étions à Mansilla de las Mulas,  un bourg modeste du 10ème siècle. Nous nous rendions à la Maison du Pèlerin au centre du bourg où nous faisions  également nos provisions de route. J'effectuais mes mouvements habituels, prenais une douche tiède, presque froide. 

Cette étape somme toute banale nous avait toutefois mis en appétit. 

Nous nous rendions au restaurant et commandions 3 repas pour deux. 

La serveuse attend toujours le troisième convive... 

Le soir, une bande de jeunes fit la fête une grande partie de la nuit. Le vin et les spaghettis semblaient faire bon ménage. Mais le refuge était spacieux et nous avons pu dormir correctement. 

Nous nous interrogions quant à l'étape du lendemain. De toutes façons nous visions d'aller au moins jusqu'à Leon.  

Le Pèlerin 

 

Mercredi 8 Octobre Carrion de Los Condes - Sahagun

Départ 8h15 Arrivée18h15 - 41.3 km / 783.1 km

Cherchons godasses désespérément

J'avais perdu Gérard. Je suis parti. J'ai effectué une première partie de 17km tout droit. J'ai rencontré un grand nombre de pèlerins dont quelques dames ou demoiselles qui marchaient très rapidement. 

Gérard m'a rattrapé. Il avait retrouvé la pêche, il semblait en pleine forme. Nous nous sommes arrêtés à Calzadilla de la Cueza (à l'architecture ocre). 

Je prenais 1 chocolat, 2 bières et 1 gâteau. Je suis reparti seul. J'ai loupé le chemin et j'ai navigué 10km à la boussole. 

Finalement j'ai retrouvé le chemin et je me suis arrêté pour déjeuner vers 14h45. Gérard m'a récupéré. Nous sommes repartis en forme; 

Nous avons traversé Ledigos, Terradillos de los

Templarios, Moratinos, San Nicolas del Camino, Virgen del Puente avant d'arriver à Sahagun.  

Les lieux sont agréables, le terrain est toujours vallonné. Les champs sont pour la plupart pelversés ou en cours. Il y avait de nombreux pigeonniers, circulaires, carrés  ou octogonaux. 

Sahagun est une vielle citée reconstruite dès l'an 904. L'architecture de brique me fait penser à Toulouse ma ville d'adoption.

L'église San Tirso du 12ème siècle (un monument national) est  un pur produit « roman-mudujar » de briques.

Le monastère San Lorenzo bordant le chemin est également remarquable. C'est la raison pour laquelle il est également classé « monument national ». 

Il y a d'autres monuments à visiter..Pourquoi le temps passe-t-il si vite?.Il me faudra revenir.

 

Nous sommes rentrés; J'avais une soif énorme, j'ai bu 2 litres de jus de fruit et de l?eau en abondance. 

Je me suis rendu en pharmacie. Gérard n'avait plus mal nulle part ; il m'a recommandé sa pommade anti-inflammatoire car ma cheville souffrait d'un mal similaire. 

Nous avons essayé, mais en vain de téléphoner au gîte de Castrojeriz où il avait oublié ses souliers de marche. On ne nous répondait qu'Espagnol...

En haut à gauche Fromista puis au milieu Fromista San Martin à droite Virgen del Puente

Juste au dessus le monument national: l'église San Tirso

Le Pèlerin 

Castrojeriz - Carrion de Los Condes

46 km / 741.8 km

Départ 7h50 - Arrivée 19h00

Gérard et ses chaussures de randonnée

Les photos ont en fait été prises 2ans après, lors de mon dernier passage,  ce qui explique la date sur les photos

Mardi 7 octobre 2003,

Nous ne pensions pas faire 46 km ce jour. Peu d'entre nous l'ont fait mis à part 2 jeunes avec qui nous marcherons de concert.

Nous avons attaqué le chemin par une rude montée sur la Meseta. Je me suis découvert car en plus de la suée de la cote, la température était supérieure à 15°.   

Nous avons pris ensuite une longue descente qui nous conduisit à l'Ermita San Nicolas. Nous avons traversé une belle rivière sur le magnifique pont d'Itero qui l'enjambait. Nous quittions la province de Burgos pour celle de Palencia. A partir de là, le paysage devenait plus verdoyant avec ses jolis champs très vallonnés, tout en offrant une grande variété de monuments.  

Nous traversions Itero de la Vega, Boadilla del Camino, une cité du 10ème siècle, son église gothique Santa Maria et atteignions Fromista à 13H30. 

La vieille ville de Fromista située autour de son église San Martin (un chef d'oeuvre d'art roman) était une merveille.

Je me rendais au Centre médical pour me faire ausculter. En effet j'avais toujours les séquelles de ma trachéïte. Je présentais mon imprimé E111 et ne payais pas un centime,  ni au centre médical, ni ensuite à la pharmacie.

Nous sommes repartis en direction de Carrion de Los Condes. 

Nous sommes passés à Poblacion de Campos (l'Ermita de San Miguel méritait parait-il une visite, mais nous n'avions pas le temps), puis à Villovieco et Virgen del Rio.  

En grimpant le col d'Alto San Cristobal, cela tirait un peu dans les jambes. En effet, c'était notre premier 46 km et cela laissait quelques séquelles.  

En haut du col nous pouvions voir Carrion de Los Condes.  

Nous y arrivions enfin. Le refuge jouxtait l?église Santa Maria et son Cloître qui sont à visiter.  

Il y a tant de jolies choses à voir à Carrion de Los Condes que je me promettais d'y revenir.

Après mes mouvements quotidiens et une douche réparatrice, nous nous rendions au restaurant très convenable ou nous dînions fort bien. 

Gérard était assez fatigué. Il a des jours avec et des jours sans ?..  

En plus de cela, il venait de s'apercevoir qu'il avait oublié ses chaussures de randonnée à Castrojeriz. Il marche tellement bien avec ses sandales 

De retour au gîte à 22h45 (le gîte fermait à 23h00) je fus fort étonné de trouver porte close. Je frappais à la porte avec une certaine violence. Quelle ne fut pas ma surprise de voir l'abbé du village fort irrité de mon tapage. Oh la méprise j'avais frappé à la sacristie...les entrées se ressemblaient. Je me confondais en excuses pour rejoindre enfin le gîte.

 

 

Je

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je m'endormais vers 23h45

Le Pèlerin

  

 

 

 

 

 

 

 

 Lundi 6 Octobre 2003 - Burgos - Castrojeriz

Départ  7h30 Arrivée 15h30    28 km / 695.8 km

Gérard et ses sandales

Jacques avait du se rendre à la poste retirer un colis. Les Suisses ainsi qu'Arvis avaient décidé de rester quelques heures de plus pour visiter Burgos. C'est donc avec Gérard que je reprenais le chemin dès 7h30 à la pointe du jour. La sortie de Burgos se fit sans trop de difficulté. Depuis quelques temps, Gérard avait troqué ses chaussures de randonnée pour une paire de sandales avec lesquelles il marchait fort bien d'ailleurs. Il trottait même.  Nous avons marché sans trop nous poser de questions jusqu'à Tardajos où nous avons pris un petit déjeuner copieux après 2h15 de marche et ravitaillement. 

Nous avons traversé Rabé de Las Calzadas avant de filer tout droit vers Hornillos del Camino où nous sommes arrivés sans toutefois nous attarder sur l'architecture de la ville. Nous commencions à avaler les kilomètres au détriment de l'aspect culturel et touristique de ces lieux qui pourtant ne manquaient pas d'attraits. Nous avons doublé un couple de Français alors que je marchais torse nu. La jeune dame m'a complimenté au sujet de mes mollets...Cela fait toujours plaisirs à entendre. Je lui retournais le compliment au sujet de sa coiffure (j'adore les mèches blondes).

Nota: les photos ont été prises en 2005 lorsque j'ai refait le chemin ...toujours à pied

 

 

 Cette Meseta qui n'en finit plus

la Meseta-n\'en-finit plus.jpg

 

 

  Et Hontanas surgit...

Nous attaquions La Meseta ce plateau argileux et calcaire si réputé,  assez pelé, souvent très chaud. Le plateau se montra à nous comme nous nous l'imaginions jusqu'à Hontanas del Camino et son église. . J'y verrai de nombreux troupeaux de brebis. Nous traversions Hontanas ou nous trouverons un refuge mais sans  rien à y manger. Nous trouverons toutefois un marchand ambulant à qui je prenais un jus de pomme et un paquet de madeleines. Mais passé ce village en fait nous longions une vallée fertile et souvent ombragée. Le chemin est fait de contrastes?. 

Nous arrivions enfin à Castrojeriz où nous trouvions un refuge était assez confortable. Il était tenu par un couple hispano-britannique  très sympathique et si je m'entendais bien avec notre hôtesse, j'avais toujours des difficultés avec son époux qui lui ne parlait que le Castillan. Je fis mes mouvements et pris une douche salvatrice. J'?avais toujours quelque peu mal aux bronches. Nous trouvions un supermarché chez qui nous avons fait quelques courses pour le lendemain et nous sommes rendus dans un petit restaurant ou nous avons bien mangé pour 7euros. J?avais fait de la bouteille de vin blanc mon alliée et elle ne me faisait guère de mal ;  pourtant je me sifflais souvent la bouteille de 75cl  seul, et je dormais de mieux en mieux.

  Les Vestiges du Monastère San Anton..le chemin y passe dessous

  

Avnt d\'arriver à Castrojeriz.jpg

 

Ci dessous le centre de Castrojeritz le-centre-de-Castrojeriz.jpg

 Au restaurant j'ai rencontré Rainer, mon collègue de chambrée à Jaca. Il devait rentrer en Allemagne et ne reprendrai le chemin qu'en 2005.

 

Je m'endormais vers 23h00

 

Le Pèlerin

Dessus et dessous, avant d'arriver à Castrojeriz 

Dimanche 5 Octobre 2003 - San Juan de Ortega - Burgos 

Départ 7h45 Arrivée 16h15 (incluant visite du centre et visite de la cathédrale) 28 km / 667.8 km

La Cathédralede Burgos

 

 

 

Le temps s'annonçait finalement assez agréable; le soleil semblait être au rendez-vous.Je passerai d'ailleurs mon temps à me couvrir et me découvrir toute la journée. Nous voici maintenant sur une haute et longue colline. J'y verrai encore des biches, toujours par  trois...

Gérard et moi n'avions aucune provision et donc rien de quoi manger. Il restait à Gérard un bout de pain et quelques amandes que nous nous sommes partagés.   

Le restaurateur chez qui nous avions mangé la veille, nous avait dit que nous trouverions très rapidement 3 bars ouverts. Nous nous sommes mis en route en toute confiance ; mais, les 2 premiers étaient fermés ; que ce soit à Agés ou à Atapuerca. Il est vrai que nous étions dimanche et que la majeure partie des commerces était fermée ce jour là. Il nous a fallu marcher 10 km, aux  abords  de Villalval pour trouver une boulangerie ouverte.  

Nous avons pris un pain chacun et une galette que j'essayais d'avaler sur le champ.  Je crois que j'ai failli m'étouffer tant la galette était sèche. Nous avancions tout de même, la température était quand même fraîche malgré le ciel bleu; et de plus, le vent s'était levé ; je sentais que je prenais froid. La forme de la veille n'était pas au rendez-vous de ce jour. 

A Orbaneja Riopico,  nous avons trouvé un bar. J'ai pris un chocolat, deux gâteaux, puis nous sommes repartis en direction de Burgos. Nous  avons retrouvé Jacques deux km plus loin.   

L'approche de Burgos n'était pas reluisante, beaucoup de déchets et gravats y étaient entreposés.

Nous sommes passés prés de l'Aéroport  avant d'arriver finalement au parc Fuentes Blancas. Nous longerons pendant un long moment le rio Arlanzon,  que nous traverserons pour le suivre à nouveau sur la rive droite, toujours dans ce parc réellement grand.

A Orbaneja Riopico,  nous avons trouvé un bar. J'ai pris un chocolat, deux gâteaux, puis nous sommes repartis en direction de Burgos. Nous  avons retrouvé Jacques deux km plus loin.  

L'approche de Burgos n'était pas reluisante, beaucoup de déchets et gravats y étaient entreposés.

Nous sommes passés prés de l'Aéroport  avant d'arriver finalement au parc Fuentes Blancas. Nous longerons pendant un long moment le rio Arlanzon,  que nous traverserons pour le suivre à nouveau sur la rive droite, toujours dans ce parc réellement grand.  

Nous voici arrivés au centre urbain de Burgos. Nous prenions la direction de la cathédrale. Burgos semblait être une ville très agréable. Il y avait de larges chaussées, de larges trottoirs. Les bâtisses étaient construites en pierres blanchâtres du meilleur goût.

Un km après la sortie du parc, la cathédrale nous apparut, toute grande, majestueuse, toute blanche, ciselée de partout. On dit que c'est une des plus belles cathédrales d'Europe. Cela ne se narre pas, cela se visite...

(les photos montrant l'intérieur datent en fait de l'année 2005 lorsque j'y suis repassé). Nous essayions d'y entrer, mais il y a des heures d'ouverture à respecter et il nous fallait attendre. Nous nous sommes promis d'y revenir un autre jour, une autre année. Nous faisions un tour rapide du centre de Burgos et décidions de filer jusqu'à l'Auberge. 

L'auberge se trouvais deux km plus loin en  aval. Elle était située dans un parc agréable. Elle était constituée de baraquements  en bois prévus pour un hébergement de masse. Les douches et  WC étaient dans un autre bloc. 

Je me couchais et piquait une sieste réparatrice d'une heure trente. J'étais fatigué et me sentais  fiévreux. Je pris encore deux cachets d'aspirine et cela alla un peu mieux 30 mn plus tard.

Jacques, Gérard et moi, nous sommes rendus au centre de Burgos. Nous avons marché plus de 5 km pour nous y rendre et en revenir. Nous avons cherché longuement un restaurant qui nous convenait. Finalement nous en avons trouvé un où nous avons bien mangé pour une somme modique.  

De retour à l'auberge, nous nous sommes couchés vers 22h00. Je me suis réveillé vers 5h00. 

l nous restait environ 500 km à faire pour arriver à Santiago.

Le Pèlerin (à suivre)

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