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Vendredi 16 mai 2008

Deux Zebda en Algérie

Pour la première fois, les deux anciens de Zebda se produisent en Algérie. Retour au pays.

Une équipe de la rédaction de France 3 Toulouse a suivi les deux artistes à Alger. Retour sur leur terre d'origine et premier concert "d'origines contrôlées" : leur nouvelle formation. Mouss et Hakim expliquent qu'ils sont des héritiers du pays de leurs parents et pas seulement des enfants de l'immigration.  

En vidéo : 5 reportages réalisés par Antoine Armand et Nicolas Auer. Ce samedi, le magazine des rédactions de France 3 Sud, diffusé à 12h05, sera consacré à ce voyage de l'autre côté de la méditerranée.

Source : FR3.fr

Le Pèlerin

par Le Pèlerin publié dans : Arts Littérature et Spectacles communauté : Toulouse Tamanrassett
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Jeudi 15 mai 2008

Victor Hugo et le petit Napoléon

Voilà un entretien qui date de plus d'un siècle et demi et qui est aujourd'hui, plus que jamais, d'actualité.

A méditer - Entretien avec Victor Hugo

 


Vous semblez vous tenir très informé de l'actualité politique française. Quel regard portez-vous sur notre nouveau président ?


Victor Hugo :

 

 

Depuis des mois, il s'étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas. Des panégyristes, il en a plus que Trajan. Une chose me frappe pourtant, c'est que dans toutes les qualités qu'on lui reconnaît, dans tous les éloges qu'on lui adresse, il n'y a pas un mot qui sorte de ceci : habilité, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clés bien faites. Tout est là' Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.

Derrière cette folle ambition personnelle décelez-vous une vision politique de la France, telle qu'on est en droit de l'attendre d'un élu à la magistrature suprême ?


Victor Hugo :

 

Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l'assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit, et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve si énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l'aventure et l'aventurier… On ne trouve au fond de l'homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l'argent.

 

Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre ; il n'est plus question d'être un grand peuple, d'être un puissant peuple, d'être une nation libre, d'être un foyer lumineux ; la France n'y voit plus clair. Voilà un succès.

Que penser de cette fascination pour les hommes d'affaires, ses proches ? Cette volonté de mener le pays comme on mène une grande entreprise ?


Victor Hugo :

 

Il a pour lui désormais l'argent, l'agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d'un bord à l'autre quand il n'y a à enjamber que la honte…Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités… Ma foi, vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l'argent ; c'est ignoble, mais c'est excellent ; un scrupule en moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte…une foule de dévouements intrépides assiègent l'Elysée et se groupent autour de l'homme… C'est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent toujours en lui le pauvre prince d'industrie.

Et la liberté de la presse dans tout çà ?


Victor Hugo (pouffant de rire):

 

Et la liberté de la presse ! Qu'en dire ? N'est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l'esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?

 

Source : l’Internaute

 

Le Pèlerin

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Vendredi 9 mai 2008

Décès de Pascal Sevran, chantre de la chanson française.

 

 

Parolier, chanteur, écrivain, producteur et animateur de télévision, Pascal Sevran, décédé vendredi à l'âge de 62 ans à Limoges des suites d'un cancer du poumon, a défendu pendant 25 ans la chanson française d'antan sur le petit écran.

Né le 16 octobre 1945 d'un père chauffeur de taxi et d'une mère couturière, Pascal Sevran, de son vrai nom Jean-Claude Jouhaud, était un autodidacte.

Doté du seul certificat d'études, il rêve de devenir chanteur et fréquente le Petit conservatoire de Mireille. Il y rencontre le philosophe Emmanuel Berl (époux de Mireille) et devient son secrétaire particulier.

Il commence à écrire des chansons (quelque 500) dont "Il venait d'avoir 18 ans" pour Dalida, qui devient l'une de ses grandes amies. C'est dans la loge de la chanteuse qu'il rencontre en 1977 François Mitterrand, pas encore président de la République, avec lequel il entretiendra jusqu'au bout une amitié indéfectible.

En 1984, il anime sur TF1 l'émission qui le rendra célèbre: "La chance aux chansons", diffusée en semaine l'après-midi pendant 17 ans, sur TF1 puis sur France 2. En 2001, l'émission devient dominicale et change de nom ("Chanter la vie").

Passionné de littérature, Pascal Sevran était également auteur. Il avait reçu le Prix Roger Nimier en 1979 pour "Le passé supplémentaire". Après la mort de son compagnon de longue date, en 1998, il a écrit son journal intime, dont certains tomes se sont vendus à près de 100.000 exemplaires.

Fin 2006, il avait provoqué un tollé en tenant des propos controversés sur la sexualité des Noirs, lors d'un entretien avec Var Matin. Des personnalités, y compris de gauche, avaient pris sa défense en assurant que Pascal Sevran ne méritait pas l'étiquette de raciste, mais il avait reçu un sévère avertissement de son employeur, France 2.

Il était officier de la Légion d'honneur.

Son décès a été annoncé par un communiqué. "La famille de Monsieur Pascal Sevran a la profonde douleur d'annoncer son décès, survenu le vendredi 9 mai 2008 à 10 heures à Limoges, des suites d'un cancer du poumon", indique le document.

Un hommage lui sera rendu le mardi 13 mai 2008 à 10 heures 30 en l'Eglise Saint-Louis-en-l'Ile de Paris. Les obsèques seront célébrées dans l'intimité familiale, précise le communiqué.

Pour mieux connaitre sa vie et son œuvre, je vous prie de bien vouloir cliquer sur les liens ci-dessous :


 

http://www.lemonde.fr/carnet/article/2008/05/09/l-animateur-de-television-pascal-sevran-est-mort_1043126_3382.html

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/05/09/01011-20080509FILWWW00429-sevranamoureux-de-la-chansondelanoe.php

http://www.musiqueray.org/actualites/sevran-un-salarie-d_europe-1-modifie-sa-bio-sur-wikipedia/2007001065.html

Source AFP

 Le Pèlerin

 

 

 

par Le Pèlerin publié dans : Arts Littérature et Spectacles
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Lundi 5 mai 2008

Le prix Méditerranée 2008 a été attribué à l’écrivain français Louis Gardel pour son livre La baie d’Alger

 

Le prix Méditerranée 2008 a été attribué à l’écrivain français Louis Gardel pour son livre La baie d’Alger. Considérée parmi les plus belles baies au monde, à côté de celle de Rio de Janeiro, la baie d’Alger a inspiré de nombreux artistes étrangers et locaux. Paris : De notre bureau

 


Dessins et récits, mais aussi compositions musicales ont toujours essayé de percer le mystère du paysage saisissant d’une ville qui donne l’impression de flotter sur l’eau. Et parmi les noms qui ont consacré du temps pour décrire les enchantements d’Alger vue de la mer ou tout simplement d’un balcon d’une maison algéroise, l’écrivain français Louis Gardel. Ce dernier vient de recevoir le prix Méditerranée pour son dernier livre La baie d’Alger publié aux éditions Le Seuil. Le livre décrit les charmes qu’offre Alger aux visiteurs qui arrivent par la mer, ses façades blanchâtres et interminables alignées les unes après les autres, ses immeubles haussmanniens tournés vers la mer, ses plages et criques marquées du sceau de l’insouciance et d’une enfance heureuse dans une Algérie d’autrefois. L’auteur évoque aussi son fatal retour en France à l’approche de l’indépendance et se sert de la machine à remonter le temps pour figer éternellement les souvenirs qui ont marqué son enfance dans la ville blanche. En 1955, par exemple, lorsqu’il était élève au lycée français d’Alger ou alors sur les plages de Surcouf en compagnie de petites minettes, en filant des amours éphémères… Auteur prolixe, né à Alger en 1939, Louis Gardel n’a fait l’impasse sur aucun détail lorsqu’il décrit le climat précédant l’indépendance. Les départs successifs de ses amis, le temps qui passe et qui presse. Louis Gardel a publié huit livres en trente ans dont le célèbre Fort Saganne qui lui a valu le prix du roman de l’Académie française en 1980. La baie d’Alger s’inscrit, quant à lui, dans le prolongement logique de ce qu’il a écrit auparavant sur l’Algérie et la période coloniale. Un autre livre intitulé Le goût d’Alger est également en vente dans les librairies françaises. C’est un assemblage de textes compilés par Mohamed Aïssaoui, journaliste au Figaro. Rédigés par des auteurs de renom comme Karl Marx, Albert Camus, André Gide, Assia Djebar ou Guy de Maupassant, ils évoquent tous la beauté ensorceleuse d’Alger.

Source El Watan

Le Pèlerin

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Dimanche 27 avril 2008

Je veux être aimée, voilà ce que je veux...

Laura était bergère. Pas à la façon de Marie-Antoinette, non, elle était bergère,  propriétaire et patronne d'un immense domaine qu'elle dirigeait à elle  toute seule.

Le foulard sur la tête, chaussée de bottes, en jeans et en pull-over semaine après semaine aussi loin qu'elle s'en souvienne, elle avait été parfaitement heureuse de son sort jusqu'à ce jour de printemps fatidique...

Près de trente agnelets étaient nés! Elle les avait tenus dans ses bras. Elle les avait réchauffés et caressés et mis au pis de leurs mères, et d'une voix devenue monotone par l'effet de la fatigue, elle leur avait dit à chacun: "Tiens, mon petit, tiens, tète, tu vas voir, tu vas devenir grand et fort, allez, sois  genti, fais plaisir à tante Laura..."
Soudain, après les avoir prononcés une bonne douzaine de fois, ces deux derniers mots se mirent à avoir dans sa bouche un goût de plus en plus étrangement douloureux: "Tante  Céline" Un vertige la prit et à genoux dans la paille humide, les poings serrés sur son coeur qui battait à se rompre, elle murmura de ses lèvres tramblantes "29 ans, j'ai 29 ans" et elle ferma les yeux...Les bêtes sentant son trouble la pressèrent de tout  part. Des sanglots la secouèrent et elle se mit à marmonner: "Voilà dix ans que je fais tout, que je suis tout, que je suis seule, que je n'ai rien, que je ne suis rien, rien que  tante Céline pour mes moutons, mes ouvriers, mes  voisins, les gens du village, les paysans du marché, mes neveux et mes nièces.."

Céline s'était alors précipitée dehors et appuyée à l'embrasure de la porte de son étable, le soleil levant en plein visage, les pieds dans la boue, elle avait été saisie d'un mal fulgurant qui lui avait étreint l'âme pour l'en purger enfin de son tréfonds...Et...comme une femme en travail, elle avait crié...:
Être aimée, ce que je  veux, c'est être aimée..."

À peine prononcée, cette phrase se mit à lui marteler le cerveau et égarée par la puissance de son aveu, elle allait ici et là, titubant de stupeur, anéantie par l'intensité de son désir d'être aimée, subjuguée par l'urgence de son besoin d'être aimée.


Puis...Céline ne fut plus jamais la même. En quelques secondes toute la fierté qu'elle avait eu à être une femme de carrière qui avait réussi, tout l'orgueuil qu'elle avait éprouvé à diriger sa vie seule, à être autonome, indépendante, libre et totalement dégagée de tout souci domestique, tout la hauteur dont elle avait enveloppé ses rapports avec les hommes qu'elle rencontrait constamment au cours de ses activités professionnelles, s'évanouirent  comme un mirage du désert. Céline se mit à avoir froid et faim et soif et chaud et  peur, tout en même temps et tout le temps. Une panique sourde s'installa à demeure dans son coeur et un jour d'un autre printemps, excédée par ses moutons, elle était partie à la conquête de l'amour.


Je le sais car, m'ayant vue m'affairer autour de ma maison, elle était venue spontanément vers moi et elle m'avait raconté ce que je viens de vous raconter.

Après avoir ainsi tout dit, elle avait eu l'air  d'une petite fille penaude: "Je ne comprends pas ce qui m'est arrivé. J'étais pourtant heureuse. Tout allait bien. Mon entreprise était prospère. Chacun m'enviait. Pourquoi soudain ce désir de quelque chose de plus qui est venu bouleverser ma vie? Voilà deux échecs, l'un à la suite de l'autre, que j'essuie. La première fois, je suis partie en jeans, et  ça n'a pas marché. Cette fois, je suis partie en robe pour rencontrer cet homme et ça n'a pas marché. Pourtant, à côtoyer des hommes saison après saison comme je le fais depuis longtemps, il me semble que j'aurais dû savoir y faire...

C'est alors qu'à brûle-pourpoint, sentant qu'elle n'en avait plus pour bien longtemps à séjourner dans la région, elle m'avait posé cette question directe, urgente, implorante: "Que dois-je faire pour être aimée?"

Ses yeux s'étaient accrochés aux miens comme pour en extirper un secret et je sentis en elle une détermination farouche à ne pas me laisser aller tant que je ne lui aie pas répondu.

Il y a de cela longtemps, mais je me souviens lui avoir confié très doucement: "Céline, ce n'est pas dans le monde des hommes qu'une femme apprend à être femme. Pour être aimée, il ne s'agit pas tellement de connaître les hommes que de se connaître et de s'accepter en tant que femme..."

Céline est partie. Depuis, chaque fois que je rencontre une femme aux yeux éteints, je pense à elle, et son cri- "
Je veux être aimée" - et son interrogation - "que dois-je faire pour être aimée?" s'impose à nouveau à mon esprit. Alors mon coeur se met à bouillonner de paroles pleines de charme et je me retrouve à répéter ma réponse....

Approfondie, précisée, étoffée avec le temps, je la confie ici à toutes les Célines que déchire le même cri et qu'étire la même interrogation

 

BH

relayé par Le Pèlerin

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  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...
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