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Lundi 10 mars 2008

Le Tourisme sexuel au Maroc mis a nu

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Le tourisme sexuel et la pédophilie au Maroc, plus précisément à Marrakech, continuent de mettre le feu aux poudres. Après le reportage intitulé « Le prix d’un enfant » diffusé le 19 janvier dernier sur la chaîne de télévision espagnole Antena 3, c’est au tour du magazine français d’investigation « Enquête exclusive » de tirer la sonnette d’alarme.

Diffusé sur la chaîne de télévision française M6 avant-hier soir, 19 mars 2006, ce reportage présenté par Bernard de la Villardière, a comporté trois parties : « Internet et tourisme sexuel : les enfants menacés », « Forum 68 : les gendarmes traquent les pédophiles » et « Pédophilie : la filière marocaine. » A l’instar des journalistes espagnols, les journalistes français ont eu aussi fait de l’investigation à l’aide d’une caméra cachée pour mettre à nu la prostitution infantile au Maroc.

Se faisant passer pour de simples touristes, les reporters ont dévoilé une autre facette de la ville ocre tant bourrelée d’éloges. Ils ont montré qu’ils ont été accostés par des rabatteurs, qui insistaient pour leur "livrer" des enfants, filles ou garçons, prêts à se prostituer. L’image d’un proxénète marocain proposant une fillette de 8 ans pour environ 150 euros, a choqué d’aucuns à plus d’un titre. Rien d’étonnant. Le tourisme sexuel au Maroc et précisément à Marrakech et Agadir n’est plus un secret, mais une réalité avérée.

La première partie de l’enquête a révélé que les enfants sont le plus souvent victimes de prédateurs de tout genre qui les exploitent soit pour des photos, films pornographiques sur Internet, prostitution, tourisme sexuel... La diffusion d’images pédopornographiques sur Internet, toujours selon le reportage, augmente depuis 2003, de près de 20 % par an. Dès lors une interrogation fuse : Comment protéger les mineurs de ces agressions et de la diffusion d’images pornographiques ? Cette question devrait être une préoccupation majeure pour les services spécialisés de la police et de la gendarmerie et les associations de protection de l’enfance. Cependant, les journalistes français ont démontré que la cybercriminalité pédophile est très difficile à combattre du fait qu’Internet se joue des frontières, que le haut débit favorise les échanges d’images et que les pédophiles se déplacent dans le monde entier. Ces criminels n’ont aucun profil type : ils sont de tous âges, de toutes classes sociales, de toutes nationalités. Le danger est bel et bien réel et des méthodes de traque doivent être adaptées en permanence. Les parents doivent également être très vigilents pour protéger leurs enfants qui peuvent être contactés ou bombardés brutalement d’images choquantes en surfant sur la toile.

Haro sur la prostitution infantile

Dans « Forum 68 : les gendarmes traquent les pédophiles », une enquête exclusive qui dévoile le travail d’investigation des gendarmes et des policiers spécialisés, de la surveillance des sites sensibles sur Internet, au démantèlement d’un réseau. Comment démasquer les pédophiles ? Comment remonter les filières ? Comment traquer dans le monde entier ces prédateurs qui agressent les enfants ? Tout commence en Pologne en 2001 : le journaliste polonais, Jacek Blaczick, infiltre un réseau criminel pédophile qui soudoie des parents dans un petit village afin qu’ils « vendent » leurs enfants pour réaliser des images pornographiques... L’un des membres les plus dangereux du réseau est français : « Tom ». Pour « Enquête exclusive », Jacek Blaczik et Jean-Claude Fontan vont poursuivre l’investigation, piéger « Tom » en se faisant passer pour des hommes en quête d’enfants. Avec une caméra cachée, ils découvrent que « Tom » veut organiser un trafic d’enfants en Europe. Ce bon père, bon mari s’apprête à enlever une petite fille pour un « client pédophile » lorsque les gendarmes l’arrêtent. Quelques semaines plus tard, c’est l’opération « Forum 68 », un coup de filet spectaculaire, plus de 80 personnes sont interpellées, 153.000 photos et 350 films saisis. 62 personnes seront finalement mises en examen. Parmi elles, 20 mineurs et beaucoup d’individus « sans histoire », inconnus des services de police.

La Thaïlande n’est pas loin

La troisième partie de l’émission montre aisément qu’au rythme où vont les choses au Maroc, ce pays pourrait succéder facilement à la Thaïlande et aux Philippines en matière de tourisme sexuel. En effet, les affaires impliquant des mineurs se sont multipliés ces derniers mois et les autorités ne sont même pas armées pour protéger les enfants, pour dissuader ou punir leurs agresseurs. Pour « Enquête exclusive », Jean-Claude Fontan et Arnaud Levert retracent le parcours de ces criminels, amateurs de jeunes, qui profitent de la misère et de l’ignorance pour abuser des enfants. Avec Karim, journaliste marocain qui a enquêté sur toute l’affaire, ils ont suivi les traces du « Belge ». Ce ressortissant européen photographiait des jeunes filles dans une maison d’Agadir. Interpellé par la police marocaine, le « Belge » est simplement prié de quitter le pays. La police arrête 13 jeunes filles dont plusieurs mineures et les met en prison. Pour « Enquête exclusive », l’une des jeunes victimes d’Agadir témoigne. Son histoire avec les associations locales qui tentent de lutter contre ce phénomène a été reconstituée. En caméra cachée, les journalistes sont pratiquement pris d’assaut par des « fournisseurs d’enfants » dans la ville ocre.

Ce genre de comportement est monnaie courante, explique Najat Anouar, présidente de l’association « Touche pas à mon enfant » aux journalistes français. Et d’ajouter : « Pour l’heure, la police marocaine procède à des arrestations efficaces mais ce n’est pas assez. Pis encore, les procédures contre les étrangers restent très rares, du fait que les autorités craignent de porter préjudice au tourisme en ternissant la réputation du pays. » Là où le bât blesse, c’est que des associations qui ¦uvrent pour sauver les enfants marocains de la dépravation existent, mais elles restent impuissantes toutes seules face à cette situation alarmante. Il est grand temps de sortir la ville ocre et Agadir de la débauche patente qui y sévit en se prémunissant d’outils juridiques à même de combattre ces abus et vices.

Source : Albayane

 

Le Pèlerin



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Mardi 5 février 2008

Open sky: Le nombre de passagers passe de 5 à 10 millions

 

«Les compagnies low cost sont pour le Maroc ce que les autoroutes ont été pour l’Espagne».

 

C’est avec cette phrase que Jawad Ziat, PDG de la low cost Jet4you, a ouvert la conférence-débat organisée jeudi dernier à Casablanca, par l’Association des ingénieurs de l’Ecole nationale supérieure de l’informatique et d’analyse des systèmes. Avec comme thème «Évolution du transport aérien et perspectives de l’open sky».
En effet, avec l’open sky signé avec l’UE, l’aérien a connu un véritable décollage. Cette ouverture du ciel accompagnée de l’avènement des low cost, proposant des prix «choc», a permis de faire passer le nombre de passagers de 5 millions en 2001 à 10 millions en 2007.

Par ailleurs, plusieurs lignes ont connu une croissance exponentielle. Par exemple, la ligne Casablanca-Bruxelles, qui connaissait des taux de croissance de l’ordre de 2 à 3% l’an, a enregistré en 2007 un taux de croissance de 50% par rapport à 2006. Aussi, de nouvelles villes commencent à grignoter des parts du trafic.

La capitale économique qui en accaparait 70% en 2001, a vu sa part chuter à 50% actuellement, au profit de Marrakech, Agadir et Fès. Les nouvelles destinations phares du Royaume. Mais il faut tout de même souligner que le grand effort de promotion du pays (120 millions de DH déboursés par l’Etat) à l’étranger a beaucoup contribué à ce changement. La Vision 2010, le renforcement des infrastructures et le plan Azur ont également joué un grand rôle dans la dynamisation du secteur.

Cette tendance devrait sans doute se développer à l’avenir. Le nombre de touristes dans le monde ne cesse de grimper (en 2007 un record de 900 millions de touristes a été enregistré) et d’autres compagnies low cost verront sûrement le jour. Un projet est d’ores et déjà en cours.
La compagnie émiratie Air Arabia a conclu un accord avec Régional Air Lines pour créer une low cost. Ceci augmentera bien sûr la concurrence sur le marché, pour le grand bonheur des voyageurs, mais intensifiera aussi la pression sur la première compagnie nationale. Cette dernière n’a eu d’autre choix que d’adapter son offre à la concurrence. Sa marge bénéficiaire sur les billets a été largement compressée. «RAM dispose d’un grand potentiel pour affronter la concurrence. Son seul talon d’Achille, c’est le style de gestion publique dont elle a hérité», affirme Ziyat. «Le développement des low cost au Maroc devrait en principe accompagner le propre développement de RAM», ajoute-t-il. Toutefois la compagnie a trouvé son échappatoire.

En 2004, elle a créé sa propre low cost, Atlas Blue. Elle a aussi intensifié la fréquence de ses vols sur l’Afrique. D’un autre côté, elle continue de monopoliser les dessertes internes, sur lesquelles elle pratique des prix très élevés (avec des horaires jugés «impossibles» par certains passagers).

Par rapport à d’autres pays, le marché du transport aérien au Maroc a beaucoup gagné en maturité durant les dernières années. Il est passé de 20 compagnies à 50 en seulement quelques années. Cela dit, la flotte disponible reste modeste. Les compagnies nationales, réunies, ne possèdent que près de 50 appareils.Les low cost

Contrairement aux compagnies aériennes traditionnelles, les low cost sous-traitent la plupart des activités parallèles (maintenance, handeling, catering, gestion des ressources humaines, etc.) au transport aérien. Ceci leur permet de réaliser des économies sur les coûts et d’offrir des prix pratiquement imbattables. Elles simplifient également les procédures, pratiquent la même grille tarifaire sur toutes les destinations, et recourent aux réservations par Internet. Leur stratégie: baisser les recettes sur les sièges de 30 à 40% par rapport aux autres compagnies, puis miser sur les volumes. À l’instar de Jet4you, qui depuis sa création en 2005, a transporté près de 500.000 passagers et réalisé quelque 4.000 vols, avec 4 avions. Sa clientèle cible: les touristes à destination de Fès, Marrakech et Agadir, les MRE et les nationaux qui voyagent en Europe. À côté du B to C, elle opère aussi le B to B, en vendant une partie de ses sièges à des tour opérateurs, en vue de lancer des packages. Actuellement, la low cost travaille sur un nouveau concept qui dopera ses revenus, la réservation d’espaces publicitaires dans ses avions. Elle compte en outre lancer de nouveaux services de réservation de voitures et d’hôtel, «Cars4you» et «Hotels4you».



Source: L'Economiste

 

 

Le Pèlerin

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Vendredi 14 septembre 2007
Maroc: Liaison continentale
 

La croissance du nombre de touristes européens à destination du Maroc a remis à l'ordre du jour un projet de longue date visant à relier le Maroc à l'Espagne, via un tunnel sous-marin traversant le détroit de Gibraltar.

Selon les chiffres publiés par l'Union européenne, le tourisme marocain a affiché de très bons résultats au premier semestre, avec plus de 2,26 millions de visiteurs entre janvier et juin 2007, soit une hausse de 7% par rapport à l'année dernière, à la même époque. Ce qui explique pourquoi le pays est déterminé à aller de l'avant dans le projet de construction du tunnel en vue d'améliorer l'accessibilité de ses sites touristiques.

D'après le ministère du Tourisme marocain, les arrivées de touristes européens représentent à ce jour 83% du total des arrivées en 2007. Les Français sont classés au premier rang avec plus de 873,000 visiteurs enregistrés au premier semestre 2007, soit une progression de 4% par rapport à l'année dernière. Les visiteurs en provenance d'Espagne et de Grande-Bretagne étaient respectivement au nombre de 479,000 et 175,000. Le nombre de touristes anglais a enregistré une progression de 43% suite au développement des compagnies aériennes à bas prix (« low-cost »), à l'instar d'EasyJet et de Ryanair, dont les vols pour Marrakech, Casablanca et Rabat facilitent l'accès au pays. En outre, l'Allemagne, l'Italie et la Belgique constituent des marchés importants avec l'apport d'environ 100,000 visiteurs chacun. Les trois destinations les plus prisées ont aussi enregistré une hausse du nombre de visiteurs ces six derniers mois : 12% pour Marrakech, 9% pour Casablanca et 3% pour la station balnéaire d'Agadir.

En 2001, le pays a entrepris un programme de développement touristique baptisé « Vision 2010 » dont l'objectif est d'atteindre le seuil de 10 millions de visiteurs à l'horizon 2010. Le projet s'est concrétisé par la signature d'un accord-cadre regroupant les principaux acteurs opérant dans l'ensemble des secteurs d'activité. Parmi les objectifs clés figure la création de 160,000 nouveaux lits et de 600,000 emplois dans le secteur.

Compte tenu de l'importance des touristes européens pour le pays, le gouvernement est fermement résolu à améliorer l'accessibilité du territoire en donnant son feu vert au projet du tunnel.

Le tunnel est le fruit d'un partenariat entre deux sociétés publiques, Société générale d'études du détroit (SNED) pour le Maroc et Sociedad nacional Española de estudios para la comunicacion fija a traves del estrecho de Gibraltar (SECEG) pour l'Espagne. La solution adoptée consiste en la réalisation d'une voie ferroviaire à travers le détroit, accessible aux passagers, aux voitures ainsi qu'au fret. D'une longueur prévue de 39km et d'une profondeur de 300m en son point le plus bas, le tunnel reliera la ville de Tarifa à Tanger.

Le projet n'a rien de nouveau. Il fait l'objet d'une réflexion approfondie depuis le début des années 70 mais les différents politiques et financiers ont empêché toute perspective plus concrète. En début d'année, la construction du tunnel a finalement été confiée au bureau d'ingénieurs Suisse, Giovanni Lombardi, qui compte à son actif la réalisation du tunnel sous la Manche et celle du tunnel du Gothard situé dans les Alpes suisses. Il y a quelques mois, des experts externes spécialisés en géologie ont été chargés de réaliser une étude de faisabilité qui devrait être achevée fin 2007. Une démarche qui démontre l'engagement ferme des deux pays à mener à terme ce projet. Le coût du projet est estimé à plus de 13 milliards de dollars et les études techniques préalables évaluent la durée des travaux de construction à environ 20 ans. La SNED et la SECEG prodigueront leurs conseils sur la faisabilité du projet en 2008. Si le projet est approuvé, la SNED et la SECEG comptent faire appel à l'appui financier de l'Union européenne.

Il reste cependant un certain nombre de défis logistiques à relever. Les premières prospections menées il y a 10 ans ont révélé que le sous-sol à proximité de Tarifa n'était pas suffisamment solide pour assurer ce type de structure. Des tests effectués plus récemment ont confirmé ces conclusions et par conséquent, c'est le Cap Malabata qui a été choisi comme point d'entrée au Maroc. Le tunnel poursuivra sa route vers Tarifa par la suite. D'autres points d'interrogation subsistent néanmoins, à savoir si le tunnel entraînerait un flux d'immigration clandestine entre l'Afrique et l'Europe et si le fossé économique entre les deux continents empêcherait une circulation équilibrée des biens et des personnes.

Le Premier ministre Espagnol José Luis Rodriguez Zapatero a fait part de son soutien à ce projet et a déclaré que le tunnel aurait des « retombées très positives » sur les deux continents en matière de croissance, de développement économique et de bien-être social. Les planificateurs, quant à eux, espèrent que le tunnel servira de levier à « l'intégration d'une union économique euro méditerranéenne » et permettra de développer, à l'avenir, un réseau de transports entre Marrakech et l'Europe.

Les données actuelles publiées par l'Union européenne concernant les échanges commerciaux entre le Maroc et les pays membres de l'Union européenne démontrent un partenariat solide, que le tunnel est appelé à renforcer. Les exportations marocaines vers l'UE représentent 73,8% des exportations totales et génèrent $12.7 milliards de dollars (22% du PIB actuel) par an. En retour, 65.1% des importations marocaines proviennent de l'UE, la majeure partie étant constituée de biens d'équipements et de machines destinés à l'industrie automobile marocaine. De surcroît, ce nouveau moyen de transport est susceptible de bénéficier aux agriculteurs marocains dans la mesure où il leur permettra d'envoyer certains produits fragiles, comme les fleurs et les tomates, par voie ferrée au lieu d'avoir recours au transport maritime.


Source Oxford Group
 
Le Pèlerin
 
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Mercredi 12 septembre 2007
Même les émigrés algériens préfèrent la Tunisie
 
Si on peut même plus compter sur nos propres ressortissants !
 
Il n'est pas un seul titre de presse tunisien, cet été, qui n'exhorte à saluer l'arrivée en masse des Algériens dans « «Tounès El khadra», devenue ces dernières années, par la force des «fatalités» touristiques nationales, la destination privilégiée, de nos concitoyens.

Il est vrai que le million de touristes algériens, annoncé en Tunisie cette année, par l'Office du tourisme de ce pays, et dont le flux se confirme déjà, fortement en ce mois de juillet, ne laisse personne indifférent, même si le vrai bilan reste à faire. «Le coup de chaud» de cet été dans le Polygone aura profité, en tout cas, prioritairement à nos voisins, comme le confirme pour nous, le responsable du bureau de l'ONTT à Alger, M. Ziad Benhacine, interrogé sur le sujet, qui rappelle, nonobstant les effets de la canicule sur le «nomadisme» estival des Algériens, la qualité du travail de préparation effectué en amont. C'est le «Work Shop» organisé à l'Hôtel Aurassi, pendant le SITEV (Salon international du tourisme) du mois de mai 2007, au cours duquel, à l'invitation de l'Office tunisien, des professionnels du tourisme, «tours operators», et directeurs d'établissements hôteliers des deux pays, ont affiné les stratégies, qui ont permis de confirmer, affirme-t-il, l'efficacité des agences de voyages algériennes, qui sont pour beaucoup dans la dynamique actuelle du «produit» tunisien, jusqu'à devenir des partenaires incontournables, rendant caduc l'installation d'agences tunisiennes en Algérie. Il faut avouer que dans ce registre, la perspicacité commerciale des Tunisiens à jouer un maximum dans la décision de fermer leur deux seules «enseignes», qui ont tenté, par le passé, de s'implanter, sans succès, dans la capitale algérienne, ces dernières années. Les subtilités du «business», comme prévu ont fait le reste, définissant exactement les rôles de chacun des partenaires, ni mieux ni pire pour les opérateurs algériens, et qui consistent essentiellement, à drainer, canaliser, orienter, et encadrer, vers un marché hautement structuré, le grand «flux migratoire» des vacanciers algériens, pour de bon converti à la «religion» des voyages organisés, des réservations anticipées, et au langage ésotérique du «Voucher» et du «all inclusives» etc... Dans un pays où le secteur du Tourisme emploie le tiers de la population active, les Algériens sont, aujourd'hui, des centaines de milliers à emplir les complexes touristiques et les hôtels de luxe à Hammamet, Sousse, Nabeul, Gammarth, et à être attendus, aussi, par de nombreux logeurs occasionnels tunisiens, réputés pour négocier au prix fort, la location, l'été venu, de leurs appartements, de leurs maisons, et des étages de villas, et de préférence à proximité de la grande bleue. Pour l'anecdote, la «choqua mafroucha», comme disent les Tunisiens, totalement équipée, donc, est proposée, cet été, aux environ de 2.000 dinars tunisiens la semaine, soit 12.000 de nos dinars, quant celle-ci n'est pas trop loin de la mer.

Avec le recul avéré, vers la «destination Tunisie» des grandes processions de touristes européens, toute nationalités confondues, qui ont décidé ces dernières années d'aller voir ailleurs, ce sont les émigrés algériens, se réjouit «Essabah» le journal tunisois arabophone, qui font l'événement. Influençant pour de bon, cet été 2007, ils «squattent» nombreux, rapporte ce journal, «tous les espaces, et sont visibles sur les plages, aux activités de détente et de loisirs, aux terrasses de cafés» etc... En vérité, même si le phénomène est récent, nos émigrés sont de plus en plus nombreux, à choisir les rivages tunisiens, directement, à partir de leur lieu de résidence, en Europe et surtout en France, mettant ainsi leurs pas sur ceux de leurs concitoyens, délaissant, pour certains, étonnamment, l'opportunité consacrée de rentrer au pays. Une chose est sûre, cette vague remarquable de «transhumance» des Algériens vers la Tunisie, et qui s'est propagée tout naturellement, comme une onde de choc, au sein de notre communauté émigrée, installée en Europe, est plus qu'un simple phénomène statistique, dont l'amplitude peut devenir, en plus, franchement exponentielle, prédisent certains professionnels avertis.

Les vacances au pays, se conjugueraient-ils déjà au passé ? Même s'il est trop tôt, sans doute, pour y répondre, le fait est que la «destination Algérie», complètement disqualifiée à l'international sur le segment «balnéaire», se limite aujourd'hui, au tourisme saharien, dont les vastes étendues sont, hélas, inversement proportionnelles, au nombre infinitésimal de visiteurs, attendus chaque année, dans le Hoggar, par exemple. Dans l'histoire, il faut dire que les seuls, à ne pas être totalement dépaysés pour l'instant, ce sont, sans doute, les quelques centaines de «touristes»... qui viennent faire, à rebrousse an, du «lèche mémoire», un peu comme un jeu de pistes où il est toujours difficile de trouver son chemin. En attendant, que l'Algérie s'éveille un jour à l'industrie du tourisme, ils sont nombreux à faire des affaires, en commercialisant toutes les destinations sauf celle du «Polygone étoilé».


Source
. Le Quotidien d'Oran.
 
Le Pèlerin
 
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Mardi 21 août 2007
Le retour des Emigres au pays d’adoption
Tous les vols complets jusqu’à la mi-septembre
 
Les vacances tirent à leur fin. L’heure est au départ pour les émigrés ayant passé leurs vacances en Algérie.
Que ce soit au niveau de l’aéroport Houari-Boumediene ou au port d’Alger, le rush des émigrés, qui sont de plus en plus nombreux à revenir au pays ces dernières années, est bien là.
Depuis quelques jours, en effet, un départ massif des émigrés est visible à l’aéroport d’Alger, particulièrement sur les lignes internationales. Il est 10h30. Une longue file de véhicules se tient à l’entrée de l’aéroport. Les automobilistes accompagnaient leurs familles résidant à l’étranger, particulièrement dans les villes françaises Paris, Marseille, Toulouse et Lyon. A l’entrée du portique sécuritaire, une longue file de voyageurs se forme. Avec leurs chariots, les émigrés se faufilaient pour arriver au hall de l’aéroport. Nabila, la trentaine, avait la peau bronzée.
Comme les autres, cette jeune femme, qui réside à Avignon depuis 17 ans, semblait satisfaite de son séjour et compte revenir l’année prochaine. «Je suis ravie de mes vacances en Algérie. J’ai passé un mois et demi ce qui m’a permis de voir la famille et profiter pleinement des bienfaits du soleil et des plages d’Alger qui sont magnifiques», confie-t-elle. Si certains viennent en Algérie pour profiter de la plage, d’autres ont d’autres choses à faire. C’est le cas de Djamel. La quarantaine entamée, cet homme qui habite Paris depuis 10 ans, vient beaucoup plus en Algérie pour voir la famille. «Je viens souvent à Alger avec ma famille et en été on en profite pour assister aux fêtes de mariage car il y a une ambiance qu’on ne trouve pas en France», dira-t-il, avant d’ajouter qu’il ne vient pas souvent ici pour aller à la mer car «elle est polluée».
Mohamed, son épouse et ses trois enfants, résidant à Marseille, quittent précipitamment le parking de l’aéroport afin de ne pas rater leur vol. Ils nous ont toutefois accordé quelques minutes de leur temps. Cette famille, qui vient tous les ans en Algérie, plus précisément à Blida, était satisfaite de son séjour dans le pays de leurs ancêtres. «Nous nous sommes bien amusés et nous avons même eu la chance d’assister à des fêtes de mariage», dira le père de famille avec un air très enthousiaste. Fatiha, une jeune maman d’une petite fille, vient tous les deux ans chez ses parents habitant Alger centre.
Son départ pour Paris n’était pas facile, surtout pour sa fille âgée de huit ans. «L’essentiel est que j’ai pu assister au mariage de mon frère que je n’ai pas revu depuis trois ans, car il habite le Canada. J’ai aussi profité de mon séjour pour aller au bled voir les autres membres de ma famille», dira-t-elle.
Il faut savoir que pour réserver une place actuellement, il faut attendre jusqu’à la mi-septembre. Tous les vols sont complets. «Le retour des émigrés a fait que tous les vols sont complets. La compagnie a même prévu des vols supplémentaires, mais cela s’avère insuffisant», affirme une employée d’Aigle Azur. Selon elle, cette compagnie fut contrainte de fermer la liste d’attente et ce jusqu’au 13 septembre prochain. Même constat au niveau des agences d’Air Algérie.
«Tous les vols affichent complet et ce jusqu’au 15 septembre». Avec en moyenne quatre vols par jour, pour Air Algérie et Aigle Azur, les places ne sont plus disponibles pour les Algériens qui veulent voyager. Au niveau d’Air France, même s’il reste encore quelques places pour Paris, pour le 25 août, seuls les tarifs de 71 000 dinars sont disponibles. Ceux qui voulaient se rendre en France ont été contraints de changer leur programme ou de reporter carrément leur voyage.
C’est le cas de Saïd, un jeune cadre qui compter partir en France cette semaine, mais faute de places, il s’est vu dans l’obligation de se rabattre sur le transport maritime. Mais il faut savoir que même ici, il n’y a presque plus de places. Au niveau de l’agence Algérie Ferries, de l’entreprise nationale des transports maritimes des voyageurs (ENTMV), qui se trouve à la Grande Poste, aucune place n’est disponible et ce jusqu’au 7 septembre.
Un émigré, la soixantaine, avait l’air triste et semblait très soucieux. Ce dernier, qui avait un billet pour le 4 septembre prochain, voulait rentrer un peu plus tôt à Marseille. «Malheureusement aucune place n’est disponible», dira-t-il.
 
Source Horizons
 
Le Pèlerin
 
 
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  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...
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