Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset

Les Gorges de Galamus – Un écrin pour la « rivière des aigles »

Etroit sillon tailléxpar le courscimpétueux du torrent decl’Aglyb- La « rivière des aigles » - Les gorges de Galamus forment un trait d’union entre l’Aude et les Pyrénées Orientales. Situées à moins de 40 km au Nord – Ouest de Perpignan, entre les modelés des Corbières et les premiers reliefs pyrénéens, les gorges de Galamus dressent leurs escarpements jusqu’à 500 mètres au dessus du fond de la vallée.
Spectacle grandiose que celui de la lutte entre l'eau et les roches... Ici, entre les bourgades de Cubières-sur-Cinoble et Saint-Paul-de-Fenouillet, grondent les flots de l'Agly, comme furieux de se trouver circonscrits par de si hautes falaises.   Non   loin  des  citadelles  cathares,  ces  murailles rocheuses d'un blanc immaculé sont les gardiens sévères et inflexibles d'un pays riche d'histoire...

Une faille vertigineuse
Cruelle cicatrice de l'écorce terrestre, les gorges de Galamus dessinent une entaille de quelques centaines de mètres de profondeur, courant sur 4 km. Au nord, le relief - mariage tranquille d'argiles et de grès tendres - est d'une simplicité pastorale ; au sud, on retrouve un relief vallonné, façonné par les marnes. Entre ces deux décors paisibles, la furie des eaux se déchaîne contre le paysage tourmenté, rude et piqué d'aspérités qu'offrent les puissantes falaises de calcaire et de dolomie. Les parois vertigineuses sont trouées de grottes, telles des tâches brunâtres venant interrompre la monotonie de la blancheur immaculée de la roche. Enfin, la base des falaises s'habille d'un talus fai­blement incliné et constitué d'éboulis, où seule une maigre végétation parvient à prendre prise : arbousiers, genêts, gené­vriers et quelques cyclamens des Baléares.

La furie des eaux
Site naturel, aujourd'hui classé et protégé, les gorges de Galamus impressionnent toujours le visiteur par leur violence : tout ici est grondements et bouillonnements, sans ne jamais connaître aucun répit.' Jusqu'à l'éperon calcaire des Corbières, le cours de l'Agly étonne par sa puissance. En contrebas du canyon escarpé, les eaux vives du torrent s'accumulent dans un premier temps au fond de «marmites de géants» que l'érosion a creusées dans le calcaire de la roche. Parvenues à la fin des gorges, leur écoulement, gonflé par un apport d'eaux souterraines, paraît plus fluide mais tout aussi frénétique.
L'ouverture de La Voie
Jadis confiné à un isolement qui lui seyait bien, le site est, depuis la fin du xix" siècle, bordé par une route sinueuse, accrochée au sommet de la falaise, sur la rive gauche de l'Agly. Celle-ci, qui domine de près de 300 m les eaux vertes du torrent, permet de surprendre le vol de l'aigle royal, qui niche dans les gorges.
L’Ermitage Saint - Antoine de Galamus

Situé à mi-chemin entre Saint-Paul et Cubières, l'ermitage Saint-Antoine nous est connu depuis le vu siècle, à l'époque où les premiers religieux, dis­ciples de l'Égyptien Antoine le Grand, l'initiateur de l'érémitisme qui vécut ici au ine siècle de notre ère, s'installèrent dans l'une des grottes accrochée au rocher (cette grotte, vite convertie en chapelle, accueille aujourd'hui un bas­sin). Par la suite, des bâtiments furent érigés au beau milieu des pierres, et la vie monastique y fut très active jus­qu'aux années 50.




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Source L’Internaute
Le Pèlerin

Ven 13 jan 2012 2 commentaires

Votre article sur les gorges de Galamus est très agréable à lire et il est toujours interessant de parler de ses endroits méconnus mais qui sont si exceptionnels. En vous remerciant encore une fois, cordialement, stephane.

stephane - le 26/01/2010 à 16h07

Bonsoir Stéphane...
Je crois vous avoir déjà répondu sur ce sujet Oui les Gorges de Galamus.méritent vraiment l’attention du randonneur. Elles relient Corbières et Fenouillèdes et le passage au cœur des gorges permet de découvrir l'ermitage Saint-Antoine. On y accède par un sentier qui descend puis remonte le long des rochers, la vue y est d'ailleurs admirable.
Le beau département de l'Aude nous donne envie de le visiter. Le paysage y est réellement extraordinaire, que l'on se trouve dans les montagnes, dans la plaine ou au bord de la mer, et la richesse culturelle de la région a largement de quoi vous permettre de combler vos longues journées de vacances…en été…
Cordialement,
Le Pèlerin

 

Le Pèlerin
belle balade
mirabelle - le 26/01/2010 à 21h14

Bonsoir Mirabelle, vous avez un nom évocateur..!!!
Savez vous que la légende donne à la mirabelle un nom de princesse. La belle, prénommée Mira, habitait un château dans le pays de Nied.
Généreuse et belle, elle offrit l'hospitalité à une fée déguisée en vieille dame qui, pour la remercier, transforma les branches des arbres stériles entourant le château en rameaux abondant ployant sous les fruits dorés. La fée en l'honneur de la princesse donna aux fruits le nom de mirabelle.
Légende ou pas, l'étymologie latine du nom de mirabelle signifie bien « belle à voir » !
Mais pour l'heure les mirabelles seraient plutôt belles à croquer.
Je ne doute pas que vous ayez fait des envieux
Bonne soirée,
Cordialement

Le Pèlerin

Le Pèlerin