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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 17:27

La guerre à la contrefaçon de nouveau déclarée

karim-djoudji.jpg

 

Selon le ministère du Commerce, le contrôle  au niveau des marchés et aux frontières sera accru cette année pour venir à bout des multiples infractions liées à la non-conformité des produits et autres préjudices causés à l'économie nationale, notamment la contrefaçon.

L’Algérie, inondée par la contrefaçon et qualifiée de poubelle de la marchandise asiatique, peut s'attendre donc à une nouvelle bataille qui sauvera, peut-être, ses marchés de ce fléau. Du côté du ministère du Commerce en tout cas, de nouvelles mesures et dispositions sont prévues pour cette année. Le contrôle sera renforcé en 2014 au niveau des marchés intérieurs et des frontières à l'ouest du pays, par l'injection de moyens supplémentaires, notamment en cadres techniques, a annoncé lundi le directeur régional du commerce.  Le contrôle sera accru et les services d'enquête seront renforcés en effectifs nouvellement recrutés parmi les cadres techniques pour venir à bout des multiples infractions liées à la non-conformité des produits et autres préjudices causés à l'économie nationale, a indiqué à l'APS Abderrahmane Hezil.

Le bilan des neuf premiers mois de l'année 2013 fait état de 146 cargaisons de plus de 24 000 tonnes de produits ayant fait l'objet de refus d'admission au niveau des ports de la région pour diverses infractions liées à la qualité, représentant une valeur de plus d'un milliard DA, a révélé le même responsable. Les marchandises ont été refoulées au niveau des ports d'Oran,  Ghazaouet, Mostaganem et du port sec d'Oran, a-t-il précisé.  Le directeur régional du commerce a expliqué, dans ce sens, qu'une soixantaine de cadres techniques sont prêts à rejoindre les nouvelles subdivisions de daïra en cours de réalisation : sept à Oran (Oran-ouest, Sidi Chahmi, Hassi Bounif, Gdyel, Oued Tlélat, Boutlélis et Bethioua), deux à Tlemcen et une à Aïn Témouchent.  L'objectif de ces subdivisions est de rapprocher le contrôle de l'activité commerciale pour s'assurer des bonnes pratiques commerciales et de la qualité sanitaire des produits mis sur le marché, a-t-il ajouté. Concernant les activités de contrôle liées aux pratiques commerciales et à la qualité enregistrées durant les 9 premiers mois de l'année 2013, M. Hezil a indiqué que 640 commerces ont fait l'objet de fermeture à l'ouest du pays, ajoutant que le montant des défauts de facturation a atteint les 2 milliards DA.  Selon le responsable, le plan d'action de l'année 2014 prévoit la réalisation de 156 marchés couverts de fruits et de légumes, dans le cadre des programmes du secteur du commerce et des collectivités locales au niveau des wilayas de l'ouest, dont une cinquantaine à Oran.                      

Source L’Expression Yasmine A.

Le Pèlerin

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 17:21

Une question d'hommes!

Sellal succede à Ouyahia

A trois mois du scrutin présidentiel, où sont donc les candidats?

 

Le champ politique algérien demeure dans l'expectative, chacun attendant que l'autre se déclare. Des noms circulent certes, peu probables cependant, sinon peu crédibles, tant que ceux auxquels on prête de telles ambitions nationales ne se soient pas eux-mêmes déclarés.

A la veille d'une échéance dont l'importance n'est pas à souligner, qu'est -ce qu'une élection présidentielle? Un vide sidéral plane sur la scène politique nationale. Et ce sont les médias, analystes et «experts» qui comblent un tant soit peu cette vacuité de l'espace politique algérien. Cependant, l'absence de réactivité des potentiels postulants au scrutin présidentiel d'avril prochain, ne signifie pas que forcément tous les candidats à la candidature soient de «faux jetons». Certains se sont déjà lancés sans filets dans une campagne préélectorale dans l'espoir de se voir agréer et tenter leur chance dans la course au palais d'El Mouradia. Dans ce contexte, des candidats portant la double nationalité se sont fait connaître, chacun promettant de faire table rase pour construire une «nouvelle République». Certes, nous n'aborderons pas cependant, du moins dans ce texte, cette particularité, la double nationalité, qui rend inéligibles les postulants à la magistrature suprême du pays. Notons toutefois que pour être éligible à la présidence de la République, le candidat doit, notamment selon l'article 73 de la Constitution, jouir uniquement de la nationalité algérienne d'origine. Cela étant, il est patent que l'Algérie stagne et n'arrive pas à dépasser les contingences qui l'ont fixée dans une situation d'où elle gagnerait à en sortir alors que des problèmes urgents se posent au pays. Donc, à quelques semaines de la présidentielle, peu de candidats à la candidature - si l'on excepte les postulants «transnationaux» - se sont jusqu'ici déclarés ou fait connaître pour la succession du président sortant. Cela, de fait, délégitime un processus aussi solennel que l'élection du chef de la magistrature suprême du pays. Ces postulants en puissance auraient dû émerger de la manière la plus naturelle s'il existait effectivement un espace politique, animé par des hommes politiques conscients du rôle qu'ils ont à jouer au niveau de l'Etat - et à faire jouer à leur partisans - qui auront su se rallier une vraie classe politique qui met et sait mettre l'intérêt de la Nation avant toute chose. C'est-à-dire des «hommes d'Etat», produits d'un champ politique «normalisé», qui participent à la conduite des destinées d'un peuple et d'un Etat. C'est dans ce contexte que nous avons toujours eu, avant que d'avoir à relever ses tares, à déplorer l'absence de cette espèce décidément très rare en Algérie, l'Homo politicus.

Une espèce rare: l'Homo politicus

C'est-à-dire l'homme politique qui n'est pas dans le champ du pouvoir, mais agit en contre-pouvoir, ne serait-ce que dans la perspective de se donner une visibilité politique. Or, les «politiciens» actuels, n'ont pas su se transcender, dépasser les calculs mesquins pour voir plus loin, plus haut. En termes plus explicites, intervenir en temps réel pour tout ce qui touche à la vie politique, sociale, économique, industrielle, culturelle, environnementale du pays. Le silence de nos soi-disant hommes politiques est inconcevable en relation avec les problèmes sociaux que vivent les Algériens. Où étaient-ils ces derniers jours, quand ils ont observé un étrange mutisme concernant les événements qui ont marqué Ghardaïa et sa région? Comment prétendre faire de la «politique», avoir la patrie au coeur, lorsque l'on s'abstient d'avoir une opinion sur les faits qui marquent les villes, villages et régions de l'Algérie? Condamner ou apporter le soutien, là n'est pas le problème, mais dans le fait de ne point réagir, maintenir un silence inadmissible, puisque observé alors qu'il fallait s'exprimer pour affirmer cette présence politique plutôt que de laisser les forces de sécurité et les autorités publiques seules face à la détérioration de la situation. Ne serait-ce que pour prévenir la fitna! Ce n'est là qu'un exemple du lien qui doit, aurait dû exister entre la politique et des hommes qui ont fait de celle-ci leur métier. Or, voici des hommes qui ont démissionné devant les événements, qui ont préféré regarder ailleurs, quand il leur fallait réagir et agir en hommes politiques conscients de leur rôle dans la société et sa guidance. Ni les députés, ni les partis politiques, ni la société civile - mis à part quelques échos épars ici et là - n'ont jugé «politiquement correct» d'y mettre leur grain de sel. Ainsi, ils ne réalisent pas les retombées que peuvent avoir des événements - souvent dus à des problèmes réels, non pris en charge par les autorités publiques - qui affectent, ou affecteront, gravement les équilibres économiques, sociaux et identitaires de notre pays. Nous en avons l'exemple dans la crise de la Kabylie toujours, de fait, non résolue et qui perdure depuis près de trois décennies. Il y a donc un décalage entre les faits et les réactions des hommes qui se disent «politiques» mais de fait absents du terrain «politique». Et c'est ce terrain qui détermine et qualifie un homme politique. Aussi, gérer le pays et les hommes n'est pas donné, dès lors que l'on fait montre d'une méconnaissance aussi inimaginable des réalités du pays que l'on veut administrer. De plus, comment prétendre gérer un pays en ignorant les aspirations de son peuple? Souvent l'on se focalise sur ce qui est visible et est, incontestablement, porteur - surtout en période électorale - tout en faisant l'impasse sur les vrais problèmes qui paralysent le développement et suscitent la colère, voire les émeutes des citoyens, plus particulièrement de la jeunesse. La harga, le chômage, la montée de la délinquance, la drogue qui inonde nos lycées et nos universités, ont des raisons que les hommes de pouvoir et ladite «opposition» préfèrent ignorer plutôt que de tenter de les comprendre pour leur trouver une (des) solution (s). En se tenant à l'écart et/ou en ignorant les problèmes que vivent les citoyens les laissant seuls face aux autorités publiques - lorsqu'elles ne répriment pas, celles-ci ont tendance à pousser au pourrissement de la situation - les hommes politiques et les partis politiques font faux bond à leur raison d'être.

Entre l'accessoire et l'essentiel

Aussi, qu'est-ce qui est le plus important en cette période préélectorale, la (énième) révision de la Constitution, ou donner des réponses et faire des propositions de solutions aux problèmes auxquels sont confrontée les catégories sociales? C'est pourtant à quoi s'amuse le dirigeant du parti majoritaire du pays, le FLN, Amar Saâdani, qui disait encore, il y a quelques jours, que la Constitution pourrait être «amendée» en une journée. Il s'agit de quoi en fait? Pourquoi réviser à tout bout de champ un texte qui se voulait solennel et constitutif de la société algérienne? Quelle solennité peut être accordée à une Constitution que l'on triture ponctuellement pour les besoins d'une cause? Et d'abord, c'est quoi une Constitution? C'est une loi - pas seulement celle qui détermine le nombre de mandats à la magistrature suprême - qui organise la société dans ses diversités - a fortiori, une société aussi plurielle que la nôtre - et apporte des réponses singulièrement aux questions d'identité. Ce que, d'ailleurs, la présente loi fondamentale ne fait pas suffisamment et de manière claire et aussi convaincante que cela aurait été souhaité. Or, l'identité d'une nation, la façon de vivre ensemble, se décline, doit se décliner, dans tous les programmes politiques publics. Elle s'incarne au plus haut sommet de l'Etat et ne saurait se confondre avec une question de clan ou de tribu En fait, la République - ce que prône la Constitution - doit rassembler et non point dresser les citoyens les uns contre les autres. Dès lors, l'identité algérienne demeure-t-elle floue pour nombre de citoyens qui désormais - se positionnent en tant qu'«Arabes», «Kabyles» «Chaouis» «Targuis», «Mozabites»... Ne sommes-nous pas là, en train d'implanter le germe de la division? Or, le constat est là: «l'algérianité» qui doit, devait, être le ciment de la Nation algérienne, est diluée dans «l'arabité» et une sorte de résurrection du clanisme et du tribalisme, alors que le pays est riche de ses différences qui font sa spécificité. Chacune de ces «spécificités» ne sont pas, ne font pas l'identité algérienne, car il n'y a pas une identité «arabe», kabyle, «chaouie», mozabite» ou «targuie», mais c'est ensemble qu'elles forment l'identité algérienne dont le fond et la quintessence sont arabes, kabyles, chaouis, mozabites et targuis qui fondent et donnent tout son sens à l'identité nationale algérienne. Bien sûr, nous nous devons de comprendre la Constitution dans sa construction historique et dans sa maturité, l'honorer et l'admettre. C'est donc, l'ignorance par les pouvoirs publics de ces «spécificités» propres à l'Algérie - que reflète partiellement l'actuelle loi fondamentale, que sont les ascendances amazighes de la population algérienne - qui ont déclenché une sorte d'incompréhension, sinon le clash, entre le pouvoir politique et plusieurs régions du pays. Aussi, si amendement de la loi fondamentale, il y a, c'est par là qu'il faut commencer! Il ne faut pas, en effet se leurrer quant à la réalité des faits. Aussi, nous aurions été très attentifs aux propositions qu'aurait faites le responsable du FLN pour rectifier ces manques relevées dans la loi fondamentale, aux fins d'affermir l'identité nationale et de rassembler les Algériens.

Un homme politique qui ne prend pas en compte ces faits ou, plus grave, en ignore la réalité, ne peut prétendre à diriger l'Algérie. Il faut donc poser le problème dans sa globalité. Un candidat a déclaré qu'il veut instaurer une «nouvelle» République. Certes! Mais quelle République? Ira-t-il jusqu'à mettre à plat tous les problèmes qui minent le pays depuis l'indépendance et avoir le courage de les énoncer formellement? Qu'en pensent les Algériens? Voilà, en tout état de cause, une question qui mériterait de leur être directement posée. Tant il est vrai que dans un Etat républicain - du moins qui se présente comme tel - c'est au peuple que revient le dernier mot et c'est au peuple qu'il appartient de trancher sur des questions qui engagent directement son devenir. Nous ne sommes certes pas dans une Constitution jeffersonienne, mais l'espoir est-il permis? C'est précisément le cas pour la Constitution du pays, révisée ces dernières années en petit comité et en l'absence du peuple au nom duquel toutes les décisions sont pourtant prises. Cela pour dire que les hommes politiques du pays - existent-ils? - ne jouent pas franc jeu. Or, en politique, il n'y a pas d'impondérables, seul le terrain départage les plus méritants des flagorneurs et des laudateurs. Dans la mesure où le choix lui est permis, le peuple choisit un homme qui incarne la nation, qui porte les intérêts du pays et qui est garant des institutions. En effet, le problème n'est guère simple et, faut-il le souligner, le choix des hommes étant très limité. La preuve? Ils ne s'empressent pas et les «moins-disants» d'entre eux attendent de voir d'où soufflera le vent. Ce qui n'est guère politique. L'Algérie n'a pas besoin d'idéologie, en revanche, il y a pour elle l'exigence et l'urgence de lutte contre les inégalités, qui sont économiques et sociales, par le redressement d'une Ecole nationale en ruine, la reconstruction d'une industrie découragée, la revalorisation d'une agriculture incapable de répondre aux besoins de quarante millions d'Algériens. Aussi, prendre les destinées de l'Algére n'est ni une sinécure ni un pis-aller, mais un défi à relever qui ne peut échoir qu'à des personnes à stature «d'homme d'Etat». Ces hommes existent-ils? Dans l'affirmative, qu'ils se fassent connaître!

Source L’Expression

Le Pèlerin

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 17:17

Le flou est total

Situation-a-Ghardaia.jpg

Les Mozabites de Ghardaïa ne décolèrent pas. Depuis dimanche dernier, les commerçants ont baissé rideau en même temps que les enfants mozabites ont retiré leurs blouses pour ne pas rejoindre les bancs des écoles. Ghardaïa donne l'image d'une ville déserte au milieu du désert.

Aucun commerce mozabite n'est ouvert et aucune des écoles privées ou publiques n'a reçu un enfant de cette communauté. Les Mozabites ont exprimé leur refus de la médiation et par conséquent, une grève générale a paralysé depuis dimanche dernier la vallée. Unanimes, les Mozabites ont répondu au mot d'ordre de grève générale ouverte lancé par leur communauté. «Cette grève générale est la seule façon par laquelle nous voulons exprimer notre opposition à cette sortie de crise négociée puis proposée à notre encontre», lâche un membre de l'Union générale des commerçants. Rien que dans la ville de Ghardaïa, plus d'une quarantaine d'écoles privées fréquentées exclusivement par les enfants issus de la communauté mozabite n'ont reçu aucun écolier. Pour le reste et concernant les écoles publiques, juste les enfants issus de la communauté malékite qui ont rejoint les classes.

Une chose est sûre, la ville de Ghardaïa bascule dans une crise qui ne dit pas son nom. Le malaise est perceptible chez les citoyens des deux communautés et la crainte que cette crise ne perdure s'accentue. «On ne sait pas combien de temps cette grève va durer», s'inquiète-t-on à Ghardaïa. Si on ajoute le climat de terreur qui y règne, les populations sont alors dans le flou total. Pour les membres du Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (Cnapest), cette grève du cartable a touché 18 établissements entre primaires, CEM et lycées au centre-ville de Ghardaïa. Dans toute la ville, la sécurité est nettement renforcée depuis hier. Toute la ville est sous haute surveillance. Policiers, agents anti-émeute, gendarmes... aucun coin n'est laissé sans surveillance. Actuellement, c'est le branle-bas de combat pour que la situation revienne à la normale. Il y a la création au niveau des communes dotées d'un conseil de sages, d'un «espace d'arbitrage et de conciliation» sur la base de la «coexistence harmonieuse et pacifique» ancestrale qui prévalait dans cette wilaya. Jeudi dernier, le Premier ministre a reçu à Alger une délégation de citoyens représentant les communautés ibadite et malékite de Ghardaïa afin de mettre fin aux tensions qu'a connues cette wilaya ces dernières semaines. A l'issue de cette rencontre, plusieurs décisions ont été prises afin de permettre le retour à la normale à Ghardaïa, notamment la création au niveau des communes touchées d'un conseil de sages, un «espace d'arbitrage et de conciliation» sur la base de la «coexistence harmonieuse et pacifique» ancestrale qui prévalait dans cette wilaya.

Cependant, ces décisions n'ont pas fait l'unanimité au sein de la communauté mozabite. Pour autant, les initiatives pour le règlement de cette crise ne se sont pas arrêtées. Avant-hier, Le Haut conseil islamique (HCI) a décidé d'envoyer une délégation composée de certains de ses membres à la wilaya de Ghardaïa en vue de «réconcilier les différentes parties et propager la culture de la paix et de l'entente entre les habitants de cette région connue pour ses uléma et intellectuels». Le HCI a appelé les habitants de Ghardaïa à faire preuve de «sagesse, de retenue et du sens des responsabilités et à faire prévaloir les principes du dialogue et de la fraternité prônés par l'Islam afin d'éviter de tomber dans des situations embarrassantes aux conséquences désastreuses». Le HCI a souligné la nécessité d' «oeuvrer à éteindre le feu de la discorde qui s'est déclenché ces derniers jours dans la wilaya de Ghardaïa, à travers la consolidation de l'unité et de la cohésion de la société».
Par ailleurs, le conseil a condamné «les massacres dont le principal motif est le racisme contre les Musulmans dans certains pays africains et asiatiques, notamment en Centrafrique et en Birmanie». Le HCI a appelé à la préservation des spécificités culturelles Devant de telles situations douloureuses, le Conseil a appelé à «faire prévaloir les valeurs de cohérence, de concorde et de dialogue en tant que solution islamique et civilisée pour sortir de cette crise.»

Source L’Expression

Le Pèlerin

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 08:57

L’honnêteté au Quotidien – théorie et pragmatisme

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Le petit Samuel arrive de l'école en pleurant. Il entre dans l'échoppe de son père, tailleur de son état, lequel en le voyant lui demande:

- Pourquoi pleures-tu mon fils ?

- J'ai eu un zéro en morale... je n'ai pas su expliquer ce qu'était l'honnêteté !

- Le père rentre dans une colère folle: "Comment ! Toi Samuel ! Fils de Simon et Rébecca, tu n'as pas su parler de l'honnêteté ??? "

A ce moment rentre un client dans le magasin qui vient chercher son costume neuf, il paye et fait tomber malencontreusement un billet de 100$...Simon met immédiatement le pied dessus (son fils le voit faire), et le client s'en va. Le père se tourne vers son fils et lui dit:

- Tu vois l'honnêteté mon fils ! C'est cela: Est-ce que je le dis à mon associé ? Ou pas !??

Le Pèlerin

 

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 06:41

Les raisons de son désaccord avec Raouraoua

Vahid Halilhodzic-copie-1

L'histoire du 2ème tour que doivent atteindre les Verts lors du Mondial, comme l'a clairement laissé entendre Mohamed Raouraoua, ne serait pas en réalité la seule raison qui divise les deux hommes.

Actualité oblige, au moment où nous mettons sous presse, il y a désormais de très fortes chances pour que Vahid Halilhodzic ne soit plus le sélectionneur des Verts, si ce n'est déjà acquis dans la tête de Mohamed Raouraoua. Au terme de cette première semaine de l'année 2014, les deux sorties médiatiques décidées coup sur coup, d'abord par Mohamed Raouraoua, puis le lendemain par Vahid Halilhodzic, ont apparemment mis au grand jour, le fossé qui sépare aujourd'hui les deux hommes en question. Malgré le fait d'avoir essayé à tout prix de calmer le jeu, mais dans le même temps, demandé à Halilhodzic, de ne plus faire la moindre déclaration, sans en avoir au préalable averti la FAF, via son actuelle commission en charge de la communication, Raouraoua n'a point été entendu par le technicien bosnien.
Le fait d'avoir été mis en demeure de respecter à l'avenir sa fonction d'employé de la Fédération algérienne de football, aurait-elle été la goutte de trop aux yeux de Vahid Halilhodzic? En faisant fi des dernières directives que lui a très récemment adressées, et fait parvenir de vive voix aussi, l'actuel premier responsable du football algérien, Halilhodzic aurait visiblement provoqué volontairement la rupture avec son employeur. L'histoire du deuxième tour que les Verts doivent atteindre à tout prix, lors du Mondial brésilien, comme l'a d'ailleurs clairement laissé entendre autour de lui Mohamed Raouraoua, ne serait pas en réalité la seule raison essentielle qui divise les deux hommes. Il est vrai que Vahid Halilhodzic a quelque peu fait preuve de manque de tact, et même failli au plan psychologique en déclarant haut et fort, avec parfois des mots très crus que l'EN avait peu de chance de passer le premier tour. Pour rappel, même Mohamed Raouraoua n'avait point fait preuve d'un optimisme béat, lors du dernier tirage au sort, et au terme duquel l'Algérie allait avoir finalement comme adversaires, la Belgique, La Russie, et enfin la Corée du Sud. Mais est-ce le fait d'avoir été vraiment trop cru dans ses propos, comme si les Verts allaient tout simplement en réalité faire de la figuration au Brésil, ou bien le fait d'avoir décidé une fois pour toutes de continuer sa mission jusqu'au Mondial 2014, sans donner une réponse définitive à Mohamed Raouraoua, dès la fin de ce mois?
Le patron de la FAF aurait-il finalement été plus qu'agacé par les derniers propos tenus par Vahid Halilhodzic, et qui contrastent fortement aujourd'hui entre les deux hommes?
Au jour d'aujourd'hui, les deux campent sur leurs positions. Mais d'un autre côté, si jamais Vahid Halilhodzic se voit être licencié maintenant, son actuel employeur, en l'occurrence la FAF, va devoir l'indemniser au prix fort. Mohamed Raouraoua reste le seul maître à bord, et surtout le premier concerné directement par cette nouvelle situation qui ne peut durer éternellement de la sorte, au risque de porter un très sérieux coup au moral, et surtout à la sérénité de l'EN. Il est vrai que les Verts sont en mesure de relever le prochain défi qui les attend dans six mois au Brésil. Avec ou sans Vahid Halilhodzic, l'EN aura pour principale mission de donner le meilleur d'elle-même, et offrir au Brésil un football digne des grands. Mais dans l'immédiat, il apparaît clairement que le technicien bosnien a peut-être trop tiré sur la corde, au point que son départ définitif, ne fait plus du tout l'ombre du moindre doute.
Un problème récurrent d'alter ego oppose aujourd'hui deux hommes que tout réunissait pourtant, il y a très peu.

Source L’Expression

Le Pèlerin

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 06:40

Vahid critiqué pour ses sorties médiatiques

Vahid Halilhodzic

Certains responsables et techniciens fustigent le coach des Verts qui insiste, en outre, pour ne point annoncer qu'il viserait bien la qualification au 2ème tour du Mondial.

Le chassé-croisé entre le président de la Fédération algérienne, Mohamed Raouraoua et le sélectionneur des Verts est arrivé à son point de non retour puisque la polémique s'est soldée par des «attaques» par médias interposés entre les deux responsables à six mois de la phase finale de la Coupe du monde prévue au Brésil. Certains responsables et techniciens fustigent le coach des Verts qui insiste pour ne point annoncer qu'il viserait bien la qualification au deuxième tour de cette Coupe du monde comme prévu par le président de la FAF après le tirage au sort qui a mis la Belgique, la Corée du Sud et la Russie sur le chemin de l'Equipe nationale.
Ainsi, le président de l'Entente de Sétif, Hacene Hammar, estime qu' «il est vrai que ça ne serait pas facile de battre des sélections comme la Belgique ou la Russie, mais le respect de l'Algérie par rapport aux moyens mis à sa disposition le pousserait en principe à être plus optimiste». Et pour être plus direct et au vu des différentes réactions du coach Vahid Halilhodzic, surtout depuis la qualification des Verts au Mondial face au Burkina Faso et au lendemain du tirage au sort, Hammar va jusqu'à déclarer que le comportement de ce sélectionneur est intolérable et si cela ne tenait qu'à moi, je vous assure que je l'aurais limogé illico presto. je n'attendrais même pas le Mondial, il doit impérativement partir, d'autant qu'il a dépassé toutes les limites en s'attaquant au football algérien et en particulier à cette équipe nationale qu'il qualifie de faible par rapport à ses futurs adversaires du Mondial...».
On se souvient d'ailleurs bien de ces déclarations de Chaâbane Merzekane, ancien international, contre Halilhodzic:»L'Equipe nationale n'a pas besoin d'un gendarme, car Vahid a insisté sur la discipline. Pour moi, la sélection algérienne a besoin d'un projet de jeu et d'un système cohérent qui puissent permettre à notre sélection de retrouver son efficacité en attaque. Le problème réside dans l'animation offensive; on n'arrive pas à le résoudre depuis des années, il y a des carences dans ce domaine. Halilhodzic doit trouver des solutions... et ne pas trop se focaliser sur la discipline.
Franchement, son discours ne m'a pas convaincu. Pour dire maintenant s'il va réussir, je ne sais pas», avait fait remarquer Chaâbane. Et pas plus tard que ces derniers jours, le même Merzekane défie Halilhodzic en déclarant qu' «avec l'effectif actuel des Verts, il est prêt à relever le défi de qualifier les Verts au second tour du Mondial brésilien». Cette déclaration de Merzekane est venue après celle de Halilhodzic qui a martelé que «je ne veux pas mentir aux Algériens. Mais que celui qui pourrait venir qualifier la sélection algérienne au deuxième tour vienne prendre ma place». Pour sa part, l'ex-entraîneur des Verts, Noureddine Saâdi, avec son franc-parler, déclare que «Je n'ai rien contre Halilhodzic, et encore moins contre Raouraoua, mais je suis contre un président de fédération qui tente à tout prix de garder un entraîneur qui a probablement la tête ailleurs. Pour moi, l'essentiel en football, c'est l'intérêt d'aujourd'hui, pas de demain». Et à Saâdi de conclure que «durant toute ma carrière, je n'ai pas eu la chance qu'a Halilhodzic avec Raouraoua qui l'a maintenu à son poste, alors qu'il avait fait une Coupe d'Afrique catastrophique.
Il aurait dû d'ailleurs lui rendre la pareille maintenant en acceptant de prolonger. Je crois sincèrement que c'est une polémique inutile pour l'Equipe nationale et pour les deux parties». Sans commentaires. Enfin, quant au dernier sélectionneur qui a qualifié les Verts au Mondial, Rabah Saâdane, il déclare, dépité: «à chaque fois, je répondais de manière digne à ses sorties. Maintenant, je ne veux pas encore descendre mon niveau plus bas. Il faut arrêter ces gamineries.»

Source L’Expression Saïd Mekki

Le Pèlerin

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 06:39

Incompétence, mauvaise gestion, dilapidation des deniers publics, surcoûts, surfacturations, retards de livraison...

corruption 2

Enorme tromperie sur la marchandise : c’est le constat qui prévaut à propos du «chantier du siècle », abjecte dénomination donnée au projet qui n’en finit pas de l’autoroute Est-Ouest. Dénomination dont ont usé et abusé les «gangsters autorisés» qui ont commandité et qui ont eu la charge de cet ouvrage. L’effondrement, il y a quelques jours, de l’un des tunnels de cette autoroute, à hauteur de Constantine, n’est qu’une des conséquences de «la corruption du siècle» qui éclabousse ce chantier depuis plusieurs années. Incompétence, mauvaise gestion, dilapidation des deniers publics, surcoûts, surfacturations, retards de livraison : la liste de toutes les dérives est malheureusement loin d’être close.
Le nouveau ministre des Travaux publics — qui devient le ministre de l’autoroute Est-Ouest, à force de voir les catastrophes se multiplier sur ce projet — a hérité d’un «cadeau empoisonné». Il a osé une explication à propos de cet effondrement du tunnel : c’est un phénomène naturel, tout en annonçant la mise en place d’une commission d’enquête composée d’experts algériens et étrangers qui n’ont rien d’indépendants, puisqu’issus d’entreprises et de bureaux d’études liés au marché de l’autoroute. La très mauvaise gestion continue, et les usagers de l’autoroute ne sont pas près de voir le bout du... tunnel. Ce sont quand même plus de 17 milliards de dollars qui ont été dépensés, et la facture continue de s’alourdir ! Le pouvoir et ses exécutants vont essayer de continuer à colmater les brèches de ce «chantier du siècle», brèches qui vont se multiplier à l’infini tant la corruption a prévalu à toutes les étapes du projet. Le calvaire des usagers n’est pas fini, et l’argent des contribuables continuera à être dilapidé.
Comment tout cela a-t-il été possible ?
La corruption est devenue systémique en Algérie et n’a plus de limites. Un scandale en cache un autre. Comment tout cela a-t-il été possible ? Comment a-t-on pu confier des projets à plusieurs dizaines de milliards de dollars à des hommes incompétents et corruptibles ?
Toutes les fois où une relation de pouvoir, d’offre et de demande s’installe, la possibilité d’un marchandage ouvre la porte à toutes sortes de jeux d’influence, et donc instruit un rapport de force. Dans ces conditions, on peut dire que les sphères dans lesquelles s’exerce ce type de relation sont des sphères où s’exerce un pouvoir, où il y a une institution avec des hiérarchies et un jeu d’influence et où la relation sociale est manipulée dans le but de produire une situation d’avantages artificiels. Curieusement, il en est encore qui croient que la corruption peut aider à graisser les rouages d’une économie lente et sur-régulée. Les faits démentent cette théorie. La corruption a un coût. Il est établi qu’elle favorise les investissements improductifs, accroît le coût des biens et services et conduit à un déclin de la qualité de tout service et de toute production sous contrôle public. Elle engendre de mauvais choix, encourage la compétition au niveau des pratiques de corruption plutôt qu’une saine concurrence en termes de qualité et de coût. Par-dessus tout, elle altère le développement économique et social, ce qui cause des dommages particulièrement importants dans les pays en voie de développement comme l’Algérie.
Elle détourne les richesses nationales au profit de quelques-uns, érode la base des ressources d’un pays et contribue à entretenir ainsi le cercle vicieux de la pauvreté.
En privant les membres les plus vulnérables de la société des fruits du développement par le détournement des priorités sociales de base (sécurité alimentaire, santé, éducation...), elle les empêche de bénéficier de l’amélioration de la qualité de vie qui devrait résulter d’une répartition équitable. Elle gonfle artificiellement le prix des biens et des services pour une qualité moindre, et impose ainsi aux plus pauvres de payer le prix de la corruption alors même qu’ils en sont les moins capables.
Les auteurs du désastre passibles des tribunaux
La corruption érode les principes qui régissent l’Etat de droit, mine la légitimité des gouvernements ainsi que l’efficacité et la crédibilité des institutions publiques, rend la justice inopérante et crée un climat d’insécurité susceptible de porter atteinte à la stabilité politique de certains pays. Il ne faut pas perdre de vue que les décideurs, lorsqu’ils sont considérés comme corrompus, deviennent non seulement incapables de contrôler leurs subalternes, mais finissent par perdre toute autorité morale. Au bout du compte, la corruption peut être considérée comme un facteur d’instabilité qui menace la paix civile. Amar Ghoul, le gestionnaire indélicat de ce «chantier du siècle», a tort de considérer qu’il a échappé aux retombées désastreuses d’une autoroute qui tourne à la catastrophe et qui va dans tous les sens : si pour le moment, il coule des jours heureux au ministère du Transport et jouit d’une immunité-impunité grâce à ses «parrains» du pouvoir, le temps de «rendre des comptes» va arriver plus tôt que prévu, et l’ardoise risque d’être très lourde. Sous d’autres cieux plus démocratiques et plus transparents, il aurait été mis à la porte du gouvernement depuis longtemps et se serait expliqué devant des juges indépendants et compétents. Mais ce n’est que partie remise....

Source Le Soir d’Algérie Dlilali Hadjadj

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:57

 

À Limoux, les premières bulles ont près de 500 ans

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Aux portes de la Haute-Vallée de l’Aude, pas question de fanfaronner, mais juste un sentiment d’avoir accompli un long chemin et d’être arrivé au bout. Un peu comme un pèlerin qui a rallié Saint Jacques de Compostelle. C’est désormais écrit, attesté par un document rédigé en vieux français : c’est à Limoux qu’apparaît pour la première fois dans l’histoire mondiale, un vin effervescent. La blanquette fabriquée par les moines bénédictins de Saint Hilaire donnera des idées à d’autres, moines et bénédictins eux aussi, mais plus au Nord.  

Mais c’est ici, dans un petit village lové entre Limoux et Carcassonne, secoué par l’histoire (de la guerre de 100 ans à l’épopée cathare) que le premier flacon effervescent a vu le jour. Ici et nulle part ailleurs.

Le mythe de Dom Pérignon

Richard Planas, directeur du syndicat du Cru de l’AOC Limoux ne veut plus rentrer dans la polémique qui longtemps a opposé les Champenois aux Limouxins : «nous avons désormais la certitude d’avoir le vin le plus anciennement cité, c’est un fait indiscutable».

Et il préfère se concentrer sur cette invention qui a transformé l’histoire du vin. «L’effervescence, on sait que c’est un phénomène naturel ; le fait de l’homme, c’est la domestication de la bulle. Et ça, c’est une notion, ou un savoir-faire récent».

Il y a les faits et il y a l’histoire. Dom Pérignon était bénédictin… comme les moines de Saint-Hilaire. Est-il venu en terre d’Aude dans sa jeunesse ? A-t-il emporté dans son pays le secret ? Une théorie que les vignerons d’ici diffusaient avec une pointe de malice. Mais qui n’est étayée sur aucun fondement historique.

«La seule trace, avant 1544 c’est la date de 1531 qui fut citée par un scientifique dans les années 30» poursuit Richard Planas. Une date cohérente dans la mesure où on imagine qu’avant 1544, les moines maîtrisaient déjà leur sujet.

À l’Abbaye de Saint-Hilaire, tous les documents écrits, les archives ont brûlé. Ce qui excite le plus les chercheurs désormais, c’est comment la blanquette a pu naître.

Un accident de l'histoire

Comme pour beaucoup d’inventions culinaires, la blanquette, le premier vin effervescent du monde pourrait avoir vu le jour par accident.

«L’hypothèse se tient, confirme Richard Planas, et les premières bulles pourraient être liées à un redémarrage de fermentation. Ce serait un accident dû à un événement climatique. On peut imaginer un coup de froid après la mise en bouteille, puis un coup de chaud qui ait fait repartir la fermentation et qui explique les bulles». Bien sûr, à partir de ce moment-là, l’art de l’homme, sa main, la main des moines, interviennent dans le processus pour maîtriser cette fermentation.

Merci aux Anglais

Le deuxième clin d’œil de l’histoire de la blanquette vient des Anglais : Au XIV et XVe siècles, un des amiraux de la Navy a convaincu des risques de la déforestation (on rasait des forêts entières pour se chauffer) et insiste pour le développement de la houille. Richard Planas conclut : «Cela a permis des verres de plus grande qualité, et donc par ricochet, ça a facilité le commerce de la bulle».

Le reste appartient à l’histoire moderne. Crémant et blanquette de Limoux sont désormais connus dans le monde entier.

Un précieux document

Un document conservé aux archives départementales de Carcassonne atteste que Limoux est à l’origine du plus vieil effervescent du monde. En 1544, le calvaire de Limoux consigne dans un de ses livres de comptes que la Blanquette a été fournie au sieur d’Arques. C’est écrit en ancien français.

«Journées et fournitures faites par moy, Bertrand Pellet (...) Le XXVe d’octobre au sieur d’Arques, pour six justes claret pour son souper et quatre pinctes blanquette et deux vin clairet pour disner et pour quatre flascons de vin claret (...). ». Comprenne qui pourra, mais la blanquette est bien là!

10 millions de bouteilles.

Les bulles dans leur version moderne se divisent en trois catégories, le Crémant, la blanquette et la méthode ancestrale. 10 millions de bouteilles sont produites chaque année. 5 millions pour le Crémant, qui est de plus en plus plébiscité, 4, 5 pour la blanquette et 500 000 pour la blanquette ancestrale. Le tout fait par 50 vignerons ou caves. L’alcool est dangereux pour la santé, consommer avec modération

Source La Dépêche du Midi Sébastien Dubos

Le Pèlerin

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:34

 Pensées d’Automne...

Je vous propose un poème de notre ami et poète d'Hussein-dey Serge Molines...

Ses textes sont toujours fort appréciés par mes lecteurs

Qu'il en soit remercié pour tout le plaisir qu'il nous donne à nous faire partager ses sentiments et ses souvenirs nostaliques de l'Algérie...

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Je vois la nature changer rapidement. Toutes ces couleurs mordorées sont très belles à contempler. Les allées sont encombrées de feuilles mortes et par ci, par là on les voit tourbillonner dans le ciel et tomber avec grâce sur le sol. Elles résistent au vent où à la brise pour rester accroché aux branches mais  finissent par lâcher prise pour venir s’évanouir sur le sol. Je regarde tous ces arbres  qui se  déshabillent sans pudeur sous mes yeux  laissant apparaître leur silhouette noueuse et inquiétante. Je détourne mon regard mais une feuille légère comme une plume vient me caresser la joue et se poser délicatement sur mon épaule...De là-haut, quelqu’un voudrait-il me dire quelque chose ? Peut-être, je ne sais pas.

Je lève les yeux au ciel et je regarde ces branches d’arbres  qui sous l’effet du vent, en gestes désordonnés  semblent me saluer. Elles ont perdu leur superbe et se soumettent  à l’endormissent habituel, attendant la venue de la douce et blanche neige qui leur donnera  momentanément la beauté qu’elles  ont perdue. Toutes ces couleurs chatoyantes, cendrées aux reflets chauds et délicats se détachent sur un ciel gris, triste, mais elles donnent encore à la nature qui s’enfuit un semblant de vie qui s’effiloche au fil des jours.  La végétation se meurt lentement comme se meurent les soirées chaudes d’Eté, lentement, et les feuilles et bois morts qui forment sur le sol un tapis généreux   crissent  sous mes pas  en longues plaintes  qui résonnent dans la forêt. Les chants joyeux et mélodieux des oiseaux ont presque disparu plongeant  la forêt dans  un silence pesant et brutal qui provoque la mélancolie et l’interrogation.

Un brusque coup de vent balaye le sol soulevant brusquement les feuilles qui terminent leur course aux pieds des arbres laissant apparaître quelques lambeaux de terre recouverts d’herbe ou de mousse vertes. Il se dégage de cette terre humide et froide  une odeur âcre de bois morts et de champignons.

Assis sur un tronc d’arbre  probablement abattu par le vent, je réveille les souvenirs  enfouis au fond de ma mémoire pour les faire revivre avec chaleur et bienveillance. Ils  vont me faire voyager encore une fois, avec la plus grande nostalgie vers cette belle terre d’Algérie  si chère à mon cœur. Cœur meurtri  et déchiré par cette séparation odieuse qui est venue anéantir brusquement et définitivement  notre vie, nos espoirs et nos rêves. Abandonnés dans les méandres de la vie, perdus dans une voie sans issue nous avons dû endosser avec fierté et détermination notre costume de  « rapatriés «  pour  errer indéfiniment  à la recherche du chemin qui saura nous conduire vers la paix, le bonheur et la sérénité.

Je regarde le paysage qui m’entoure et ne peux m’empêcher de le  comparer à celui grandiose de mon enfance avec pour toile de fond perpétuelle, le soleil, la mer , le ciel bleu , les hivers si doux, les petites routes caillouteuses bordées de figuiers de barbarie , de roseaux , d’acacias ,les grandes forêts de pins , de chênes lièges, d’eucalyptus,  les grandes plantations d’orangers, de citronniers , d’oliviers et les couchers de soleil étourdissants de beauté . Je pense encore aux Etés torrides, au siroco , ce vent chaud venu du Sahara qui nous apportait un  sable fin qui se faufilait dans le moindre interstice . Je n’oublie pas les terres arides  et désertiques où le manque d’eau se fait sentir mais qui restent quand même d’une beauté incomparable et inoubliable.  Tous ces paysages qui ont marqué mon enfance et mon  adolescence me manquent terriblement .Rien de comparable avec ce que je vois aujourd’hui. Ce vide profond et ce déracinement  qui sévissent  en moi  m’oppressent. Je suis triste car rien ne reviendra comme avant  et j’ouvrirais encore longtemps ce beau livre de souvenirs et laisserai mon âme faire revivre ce passé afin que je ne puisse  jamais l’oublier.  Merci mon dieu de m’avoir permis de vivre  dans un pays aussi merveilleux,  donnant à ma vie le décor le plus somptueux , le plus absolu qui puisse exister. Merci aussi à l’Algérie de m’avoir donné tout ce qu’elle avait de meilleur et d’une valeur inestimable, qui m’a permis de constituer  un capital confortable  de souvenirs éclaboussés de  lumière aujourd’hui définitivement enfouis dans mon âme..   

Il se fait tard, de lourds nuages noirs assombrissent le ciel, je quitte ma place et ce décor où la vie commence  à se figer. Je remonte le col de mon blouson, un frisson me  parcourt, j’ai un peu froid …bonjour l’Automne !...

Auteur Serge Molines Novembre 2010

Le Pèlerin

 

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 00:14

Humour - Trois amis discutent...

Massage-au-chocolat.jpg

 

Un Italien raconte à ses amis :

"Hier soir, j'ai massé ma femme avec de l'huile aromatique, puis on a fait l'amour tellement intensément qu'elle a hurlé pendant cinq minutes ! "

Le Français qui entend ça, répond :

"Oui, pas mal ! Hier soir moi aussi, j'ai massé ma femme avec du beurre aromatique. A près, on a fait l'amour tellement fort qu'elle a hurlé pendant 15 minutes !"

Le belge intervient à son tour:

"Moi, je l'ai massé avec du chocolat. Ensuite on a fait l'amour et elle a hurlé pendant 3 heures !"

Les deux autres, curieux et stupéfaits:

"3 heures !!!!

Comment as-tu fait pour qu'elle hurle pendant trois heures ?"

"J'ai essuyé mes mains sur les rideaux !"

Le Pèlerin

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