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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 00:06

 

Marche du siècle – 1992

mohamed-boudiaf.gif

 

Cliquez sur le lien ci-dessous

http://www.youtube.com/watch?v=fq4PTYNGjQ8  

 

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Le Pèlerin  

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 12:07

  Mon manège à Moi

-edith-piaf.jpg

 

Tu me fais tourner la tête
Mon manège à moi, c'est toi
Je suis toujours à la fête
Quand tu me tiens dans tes bras

Je ferais le tour du monde
Ça ne tournerait pas plus que ça
La terre n'est pas assez ronde
Pour m'étourdir autant que toi...

Ah! Ce qu'on est bien tous les deux
Quand on est ensemble nous deux
Quelle vie on a tous les deux
Quand on s'aime comme nous deux

On pourrait changer de planète
Tant que j'ai mon c
œur près du tien
J'entends les flons-flons de la fête
Et la terre n'y est pour rien

Ah oui! Parlons-en de la terre
Pour qui elle se prend la terre?
Ma parole, y a qu'elle sur terre!!
Y a qu'elle pour faire tant de mystères!

Mais pour nous y a pas d'problèmes
Car c'est pour la vie qu'on s'aime
Et si y avait pas de vie, même,
Nous on s'aimerait quand même

Car...
Tu me fais tourner la tête
Mon manège à moi, c'est toi
Je suis toujours à la fête
Quand tu me tiens dans tes bras

Je ferais le tour du monde
Ça ne tournerait pas plus que ça
La terre n'est pas assez ronde...
Mon manège à moi, c'est toi!

Etienne Daho

Chantée par Edith Piaf

Le Pèlerin

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 10:59

 

 

Selon Ali Haroun au Soir d’Algérie

Ali-haroun.jpg

 

 

A 82 ans, Ali Haroun a toujours le verbe haut et la lucidité du propos, la rigueur du raisonnement. Il assume franchement ses prises de position lors des moments graves, comme ce fut le cas au moment de l’arrêt des élections législatives de 1992 et face à la terreur des djihadistes du FIS qui préfigurait déjà le terrorisme de la décennie noire, car alors point de salut pour tous ceux qui n’étaient pas avec eux. Il revendique son choix de combattre l’instauration d’un Etat théocratique tel que l’ont conçu ses promoteurs et à leur tête Ali Benhadj, numéro 2 du parti islamiste. Le rempart, son dernier ouvrage, il le consacre à cette période qui l’a vu au HCE pour la sauvegarde de l’Algérie et lui épargner une afghanisation rampante. C’est un livre-document pour les étudiants, les enseignants et les historiens par la foule de détails et de références qu’il comporte. Ce livre semble dire : «Afin que nul n’oublie.» Du reste, Ali Haroun se pose comme témoin et acteur lucide de chaque période de l’histoire contemporaine de l’Algérie à travers une série d’ouvrages qui prend sa source dans son engagement dans le FLN en 1955 jusqu’à son rôle actif dans le retour de Boudiaf avec son épilogue dramatique. Il en parle dans cet entretien tout comme il s’étendra sur d’autres questions d’actualité. Avec la même passion…
Le Soir d’Algérie : Militant de la cause nationale de la première heure, homme politique actif dans les moments cruciaux de l’Algérie post-indépendance, homme d’action aussi, vous n’avez jamais déserté la scène publique. Votre engagement ne s’est-il jamais démenti ?
Ali Haroun : Je crois que vous vous trompez sur ce point, car je me suis désintéressé de toute activité politique de 1963 à 1991. Pendant la guerre, j’ai été membre du comité fédéral de la Fédération de France. En 1956, j’ai été chargé par Boudiaf de lancer le journal Résistance algérienne qui deviendra par la suite El Moudjahid. J’étais membre du Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA), mais après la crise de 1962 et le congrès de Tripoli, j’ai considéré que nous avions emprunté la mauvaise voie qui nous a d’ailleurs amenés à la confrontation entre frères de combat qui s’est terminée par le cri du peuple «sebaâ s’nine barakat» (sept ans ça suffit !). Dès le mois de juin à Tripoli, nous savions que ça allait dégénérer ainsi. Nous savions qu’avec la position prise par Ben Bella, soutenu par Boumediène, nous allions à la confrontation. Elu malgré moi à l’Assemblée nationale constituante non pas parce que c’est Ben Bella qui nous a octroyé les 6 sièges qui revenaient légalement à la Fédération, mais parce que la Wilaya
IV a accepté de se priver de deux sièges, la Wilaya III 2 sièges et la Wilaya II 2 sièges. Mais Ben Bella a fait sa Constitution au cinéma Majestic (aujourd’hui Atlas) et a demandé à l’Assemblée constituante de voter ce texte. Nous étions 21 à dire non et ne pas voter pour lui.
Compte tenu du système instauré dès juin 1962, nous qui étions dans cette opposition à l’Assemblée allions être ostracisés. C’est pourquoi je ne pouvais rester ou faire de l’opposition quelconque. Etant jeune avocat, j’ai repris mon cabinet en 1963 et ne me suis plus occupé de politique. Quand on me dit vous êtes un homme politique, je dis pas du tout, ce sont les événements de 1991 qui m’ont rappelé.
Cela coïncide avec le retour de Mohamed Boudiaf…
Non avant ! Voilà ce qui s’est passé : avec la grève insurrectionnelle du FIS, le gouvernement Hamrouche est tombé. Sid-Ahmed Ghozali, qui a été chargé par Chadli de constituer un nouveau gouvernement, m’avait connu pendant la guerre quand il était étudiant en France. J’étais alors responsable au sein du comité fédéral chargé de l’information, de la communication, des détentions. Et à ce titre, il me fit appel pour me demander un avis et aussi parce qu’en 1990, on avait organisé la conférence nationale des démocrates. Abdallah Bentobal en était le président et moi secrétaire général. C’est dans ce cadre que je suis allé à Kenitra pour en parler avec Boudiaf avec lequel je n’ai jamais coupé le contact pendant toute la durée de son exil. Il était mon responsable durant la guerre, j’avais donc avec lui des relations particulières. Je rétorque à Ghozali qu’il ne faut plus parler de la main de l’étranger à chaque crise politique
; par contre, le citoyen algérien ne dispose d’aucun droit : de voyager, de voter, de parler ou d’écrire librement depuis 1962, d’où l’idée de créer un ministère des Droits de l’homme. Pour ce faire, une semaine après, il m’appelle.
Ce mois de janvier, nous rappelle le retour au pays du défunt Mohamed Boudiaf et son assassinat 6 mois après, retour auquel vous avez activement participé. Quel est votre sentiment aujourd’hui ?
J’ai fondé en lui beaucoup d’espoir. Il était mon responsable direct pendant la guerre, et durant toute sa détention, nous avons gardé le contact par divers canaux, notamment par le biais des avocats. Au sein de la Fédération de France, j’étais responsable des détentions et des camps d’internement que je supervisais. Ainsi, quand nous nous sommes retrouvés à Tripoli, nous étions du même bord, c'est-à-dire pour le congrès à Alger en présence de tous afin de sortir avec un vrai bureau politique. Durant la crise, à Alger, nous étions avec lui lors de la création du Parti de la révolution socialiste (PRS).Quand il est allé au Maroc, je l’ai vu à plusieurs reprises à Kenitra. C’est un homme politique important et un ami. Avec sa mort, je perds donc un ami et un Monsieur pour qui j’avais le plus grand respect. Je vous avoue que pendant des jours et des jours, je perdais le sommeil me posant la question sans cesse si j’ai bien fait d’aller le voir. Je l’ai convaincu, mais il y a d’autres facteurs qui ont pesé dans sa décision. Je me sens en quelque sorte responsable de sa mort, en ce sens qu’il m’avait reçu pour discuter de l’éventualité de son retour. Aujourd’hui encore, je m’interroge (ndlr : il a les yeux rougis par l’émotion), parfois je me le reproche ! Cet homme a ressuscité l’espoir, c’était notre sentiment. Evidemment si on ne l’avait pas contacté… Bien sûr, on peut refaire l’histoire avec des si. Une fois je suis allé le voir dans sa briqueterie à Kenitra, il devait se laver les mains couvertes d’argile. Il serait mort comment ? Inconnu de l’opinion publique algérienne. C’était un homme dont la réputation avait franchi les frontières. Les hommes politiques de son époque le connaissent. Voilà un homme, à mon sens, qui a pris sa revanche sur l’histoire qui l’a ignoré pendant une trentaine d’années. Sans son retour c’est une page d’histoire de l’Algérie qui disparaissait.
Mais cet espoir a été tué avec son assassinat dont on dit qu’il était prémédité ou produit d’un complot ?
Vingt-deux ans après, une grande partie de l’opinion publique s’interroge sur la thèse de l’acte isolé, mais avec des nuances parce que je ne crois pas que tuer Boudiaf soit né comme ça dans l’esprit de Boumaârafi. Le bras qui l’a tué on le sait, c’est lui. Comment est-il arrivé à cette décision tragique, comment ? Voilà un homme, Boumaârafi, qui est intégriste ; on trouve chez lui les enregistrements de Sayed Qotb, les enregistrements de la propagande islamiste. Comme lui, beaucoup de nos jeunes à cette époque sont devenus brusquement islamistes intégristes. Dire qu’il était seul ? Qui l’a formé ? Qui l’a consciemment ou inconsciemment poussé au crime ?
Vous soutenez toujours la thèse de l’acte isolé ?
Je serais vraiment étonné que le madjless choura du FIS se soit réuni pour dire on va charger un tel pour ça. Ça m’étonnerait qu’une mafia politico-financière dise on va charger ce monsieur de le tuer. Si elle pousse à un acte aussi grave, il faut qu’elle en tire profit en le revendiquant.
Justement, l’on dit que c’est parce qu’il commençait à déranger certains intérêts ?
On peut le dire, c’est une thèse qui peut être défendue… Il faut la prouver.
Nacer Boudiaf, son fils, la rejette, et dans une lettre ouverte qui vous interpelle, il réclame que toute la lumière soit faite sur cet assassinat. Qu’en dites-vous ?
Je respecte la douleur du fils, mais je ne crois pas que parmi les hommes politiques connus de cette époque quelqu’un ait un éclairage sur cet assassinat. Il est évident que personnellement, si je savais quelque chose, je me serais très vite exprimé pour faire éclater la vérité sur sa mort. Vous savez tout au long de l’histoire, il y a eu des régicides comme celui de Ravaillac* qui a assassiné Henri IV. Parler d’un acte isolé, non, mais dire que Boumaârafi a été conditionné dans ce sens, oui.
C’est la conclusion du psychiatre, le professeur Bachir Ridouh (aujourd’hui décédé) qui l’a suivi et qui lui a parlé pendant des mois et des mois. Par contre, ce qu’il faut souhaiter, c’est qu’un jour Boumaârafi ait un remords de conscience et qu’il dise : la vérité, la voici. S’il ne le dit pas, sans doute il n’y en pas, je ne sais pas, je ne peux pas y répondre. Pour moi, je pense qu’il n’y avait pas de complot proprement dit. Mais l’idée est tellement ancrée dans l’opinion publique que l’invraisemblable l’emporte. Je ne peux rien dire de plus.
Pour certains, on aurait pu éviter cette tragédie en laissant se poursuivre les élections, car une fois au pouvoir, les islamistes se seraient par eux-mêmes disqualifiés et discrédités ?

C’est ce qu’on nous a dit, lorsque j’ai été chargé par Boudiaf d’expliquer en Europe ce qui s’est passé, en particulier dans les pays nordiques. On nous a taxés d’anti-démocrates et que le FIS l’ayant emporté démocratiquement, il fallait le laisser prendre le pouvoir. Mais dites-moi, est-ce que la démocratie se résume à glisser mécaniquement un bulletin dans l’urne ? Est-ce que la démocratie m’oblige à laisser quelqu’un qui déclare que la démocratie est kofr prendre le pouvoir
?
Le FIS voulait instaurer un Etat théocratique, antidémocratique. Je n’ai rien contre cette conception, mais à condition que celui qui la professe respecte l’autre. Nous étions devant un parti totalitaire qui n’acceptait pas d’opposition sauf si elle est à l’intérieur de l’Islam comme l’avait affirmé Ali Benhadj, Islam, tel qu’il le comprend lui, sinon les autres sont des mécréants et n’ont pas droit de cité. Donc moi, j’ai tout à fait le droit de m’opposer à l’arrivée au pouvoir de pareils gens.
Vingt-deux ans après, vous arrive-t-il de douter quant à vos prises de position et bien sûr votre rôle d’acteur politique bien en vue durant cette période ?
Je vais vous dire comment cela s’est passé à propos de l’arrêt du processus électoral. Deux jours après le premier tour, il y a eu une réunion avec le chef du gouvernement et tous les ministres. La majorité a dit qu’on ne peut pas continuer cette mascarade, à l’exception de deux ou trois ministres, car elle nous mènera à une situation impossible. Dans une logique claire, deux femmes ministres ont dit qu’on devait s’opposer à la poursuite de ces élections. Belkaïd, alors ministre chargé des relations avec le Parlement, a fait une intervention qui a convaincu la plupart d’entre nous. Je disais à peu près la même chose.
La même chose ?
C’est-à-dire sans utiliser les mêmes mots… On ne savait pas comment. Tout le problème était d’arrêter les élections sans violer la Constitution, accusation qu’on n’a pas manqué de nous faire. Mais je peux vous dire qu’on a respecté la Constitution dans ses moindres dispositions jusqu’à l’arrêt du Conseil constitutionnel
Votre sentiment aujourd’hui ?
Le CNSA, l’UGTA, le RCD, qui étaient pour l’arrêt du processus n’auraient rien pu faire contre le FIS. Ceci dit, mon opinion aujourd’hui est que nous avons évité à l’Algérie une réelle «afghanisation», si le FIS avait pris le pouvoir. En tout cas, l’armée aurait été de l’autre bord. Imaginez un moment si elle s’était divisée, que serait-il arrivé après ? Tout aurait été sens dessus-dessous. Nous sommes passés par des moments difficiles, certes, mais nous avons évité la guerre civile.

Parlons de votre dernier livre Le rempart. En le lisant, on est plongé dans l’horreur, l’époque de sang et de pleurs. Les blessures que l’on veut fermer sont rouvertes ! Pourquoi ce livre ?
Oui, bonne question. Quand j’étais au HCE, j’avais pour habitude de prendre des notes, et c’est comme ça du fait de mon métier d’avocat, à l’inverse de mes collègues qui n’en prenaient pas beaucoup. Par contre, les débats étaient enregistrés et se trouvent à la Présidence. On pourra, au besoin, leur confronter ce que je dis. J’ai considéré que j’étais détenteur de faits et de documents importants sur lesquels nous avions travaillé. Nous avons élaboré des projets pour la conférence nationale du consensus. J’ai donc pensé qu’il fallait qu’on en fasse une synthèse, qu’on écrive sur cette période de l’histoire de l’Algérie de façon honnête sur la base de références précises.
Quand j’avance le chiffre de 70 000 morts, je ne l’invente pas à partir du néant, tandis que d’autres parlent de 100 000 et 200 000. Pourquoi pas plus ou moins ? Semaine après semaine me parvenaient des documents…
Comment concilier la réserve que s’impose tout homme politique et l’exigence d’objectivité de l’observateur averti ?
Par ma formation d’avocat, je sais que lorsque vous défendez quelqu’un en pénal, il ne vous dit jamais la vérité, et c’est en lisant le rapport de police que l’on apprend l’autre face de la vérité. Il faut alors toujours voir les deux aspects d’une thèse. C’est pourquoi, il m’arrivait de ne pas être d’accord au HCE sur certaines questions. Mais c’est la loi de la majorité qui prime.
On pourrait vous opposer une critique de fond, à savoir que votre livre ne reflète que le seul point de vue de Ali Haroun et celui du camp auquel vous appartenez et donc forcément partial...
Tout à fait, je suis d’accord avec vous. Moi, je ne suis pas un historien, mais en tant qu’acteur d’un événement, j’essaye de le rapporter le plus objectivement possible, car on a tendance à privilégier sa propre thèse.
Le rempart* met en lumière, à notre avis, un pan entier du mouvement islamiste en Algérie qui n’a pas bénéficié de toute l’attention qui s’impose, à savoir l’embrigadement des jeunes bien avant la création du fis. Pourquoi, selon vous, a-t-on occulté cette réalité pour focaliser plus sur les groupes terroristes à partir de 1992 ?
Le terrorisme est antérieur à l’arrêt du processus électoral à l’exemple du groupe de Bouyali, l’attaque de la caserne de Guemmar en novembre, alors que les élections devaient se dérouler en décembre, l’attaque du centre de police de Soumaâ, les manifestations violentes à Ouargla où une dame a été brûlée vive. Relisez les journaux de l’époque
!
Oui, mais pourquoi insiste-t-on sur le terrorisme post-arrêt des élections en occultant ce que vous rappelez ?
Je ne sais pas… Ecoutez, quand Boudiaf est arrivé, son premier discours a été : «Je tends la main à tout le monde.» Concernant le Fis, il a dit qu’il a sa place parmi nous à condition qu’il n’utilise pas la violence qu’il avait déjà commencé à pratiquer. Personne n’a empêché les islamistes de travailler paisiblement, Boudiaf encore moins que personne, mais leurs agissements n’étaient pas dans la voie de la paix et de la sérénité. Et pour preuve, au bout d’un certain temps, les extrémistes du Fis ont pris le dessus. Sans aucun doute, si le Fis avait pris le pouvoir les Abassi, Benhadj auraient été éliminés par les Zitouni, Zouabri…
Le rejet de l’option islamiste avec la dissolution du Fis semble à maints égards prémonitoire au regard du rôle néfaste des islamistes qui activent ouvertement à la faveur du «printemps arabe» et du chaos qu’ils provoquent en Egypte, en Libye, en Tunisie et particulièrement en Syrie.
Prémonitoire ? On ne pouvait prévoir ce qu’il se passe aujourd’hui. Par contre, cela illustre parfaitement ce qui se serait produit chez nous s’il n’y avait pas l’interruption du processus électoral. Le HCE est une parenthèse (ndlr : 2 ans), car il n’est pas venu pour prendre le pouvoir et s’imposer dans autant de mandats qu’il aurait voulu. Il est venu d’après le Haut Conseil de sécurité pour remplir un vide et s’est retiré à la fin du mandat de Chadli (ndlr : qui avait démissionné ou a été forcé à le faire). Zeroual a été nommé chef de l’Etat et non président de la République. Par la suite, on a repris le processus électoral. A cet égard, l’élection de Zeroual a été tout à fait correcte.
Au cœur de ces débats sur les réformes politiques : la Constitution. Vous faites un constat sans appel. Je vous cite : «Depuis l’indépendance, nos Constitutions ont subi injures et dévoiements si ce n’est violations et outrages.» Mais il y a par ailleurs aussi de fortes oppositions à une Assemblée constituante à laquelle vous appelez...
C’est-à-dire une deuxième République ? Ce débat est secondaire. On créera un précédent fâcheux, car, croyez-moi, dans 20, 30 ans, il y aura des gens qui voudront en faire une 3e, une 4e et ainsi de suite. La France en est à la 5e République ! Aux Etats-Unis, la Constitution n’a jamais été changée. Ce qu’il faut, c’est revoir la Constitution dans ses faiblesses originelles. Elle a été malmenée récemment…
Cela veut dire quoi «malmenée» ?
Exemple : l’article relatif à la limitation des mandats. Il n’y a pas eu de partis ou de personnes pour dire non ou bien je m’abstiens. La limitation des mandats est une des caractéristiques de la démocratie. S’il y a une permanence dans les mandats, vous portez atteinte à la liberté de choix du peuple. Cette situation nous interpelle jusque dans la façon dont les députés ont été élus. Au lieu de représenter la volonté populaire, ils représentent autre chose…
On s’attendait à une réforme de la Constitution avant la présidentielle comme le voulaient les partisans de Bouteflika, mais finalement, elle est repoussée à une date ultérieure. Quelle analyse faites-vous de ce report ?
Peut-être parce qu’avant les élections il y aurait eu de la surenchère, et pour un texte aussi important, il faut se donner le temps et en débattre.
En Algérie, force est d’observer que l’élection présidentielle se déroule à chaque fois dans un climat de tension, voire d’exception, comme c’est le cas aujourd’hui avec un président malade et amoindri physiquement qui briguerait un 4e mandat malgré tout.
Mais pourquoi cette tension ? Si nous avions la limitation des mandats introduite par Zeroual, il n’y aurait pas eu cette tension, car un an avant la fin d’un mandat, on le savait, et les candidats avaient le temps de se préparer et les électeurs auraient le temps de les connaître. C’est parce qu’on a des textes constitutionnels qui ne sont pas bons que nous nous retrouvons dans une telle situation.
Un 4e mandat pour l’actuel Président ?
…Tout est possible dans ce pays…
Voyez-vous alors une autre alternative ?

En vertu de la nouvelle Constitution, que Bouteflika veuille se représenter, il en a le droit. Mais il peut aussi interroger sa conscience. S’il se présente ainsi que deux ou trois candidats sérieux sans compter les 10 candidats qui ne sont là que pour se mousser en tant que candidats malheureux à la présidence, si nous arrêtons les pratiques à la Naegelen (bourrage des urnes), comme il l’a dit lui-même à Sétif, il me semble qu’au premier tour, personne ne peut passer. Il n’y aura pas un candidat qui l’emportera à 90% au premier tour, autrement, c’est truqué ! Dans un deuxième tour, on aura deux candidats, et c’est au peuple de voter pour la continuité du système s’il le désire ou bien comme il a eu à dire «7 ans, ça suffit !», il dira «52 ans, barakat !» et votera pour quelqu’un d’autre et tournera la page.
Tourner la page, c’est votre souhait ?
Oui, dans l’intérêt de tout le monde. Ce n’est pas une question d’hommes mais de management. Après 52 ans — et je n’ai aucune inimitié pour quiconque — l’Algérie est mal managée, mal dirigée depuis le début.
Donc un problème de renouvellement du personnel politique aux commandes du pays depuis 1962, qui se maintient au pouvoir par tous les moyens, même violents ?
Pas du personnel politique, mais de la manière dont il est désigné. Il doit être l’émanation d’un choix réel.

Si je vous disais «corruption, islamisme instrumentalisé, malaise social profond, recul des libertés, intolérance, violence, drogue et autres maux sociaux», me rétorqueriez-vous «tableau noir injuste ou réalités palpables d’aujourd’hui» ?
On ne peut pas nier ces réalités, sauf que parler de corruption, c’est quoi ? C’est s’accaparer de choses auxquelles vous n’avez pas droit : argent ou autre, parce qu’une force oblige l’autre à vous les remettre. Comment en est-on arrivé là ? Parce qu’en 1962, le pouvoir a été pris par la force et non par le droit. Au risque de me répéter, le premier pouvoir n’a pas été le choix de ceux qui ont fait la guerre ou celui du peuple. En clair, le pouvoir n’a pas été octroyé à Ben Bella par les responsables du Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA) qui s’est dispersé avant le vote. A Tlemcen, Ben Bella a déclaré : «Je suis élu.» J’étais présent, il n’y a pas eu de vote. Il avait l’appui de Boumediène et de 45 000 hommes armés. Il y a donc eu corruption pour la prise du pouvoir, et avec le pouvoir, vous avez donc tout pris, vous pouvez disposer y compris du budget de l’Algérie. La corruption se fait au sommet pour toucher les échelons plus bas. Voilà comment la morale a été dévoyée puisque la corruption banalisée est devenue quelque chose de normal.
C’est ainsi qu’ont été pervertis les rapports au pouvoir de l’Algérien. Dans un système pareil, toute personne qui détient une parcelle de pouvoir a tendance à la monnayer.
Le monde change très vite mettant au jour de nouveaux enjeux. Tour à tour, acteur et éminent observateur politique, quel est le sentiment de Ali Haroun quant aux défis auxquels feront face à brève échéance l’Algérie et les Algériens ?
Au risque de passer pour un naïf, je vous dirai, je suis né optimiste. Durant 29 ans, j’ai été l’objet d’interdiction de sortie du territoire, de mandat d’arrêt sous Ben Bella et on m’a privé de mes papiers. Je reste optimiste pour mon pays et son histoire nous l’enseigne. On parle de Ben M’hidi, on en a eu des dizaines au cours de l’histoire qui nous renvoie à Massinissa, Jugurtha et à tous les héros berbères de l’époque romaine. C’est pourquoi, je garde espoir que dans très peu de temps, comme au temps de la cassure du MTLD (Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques issu du PPA-parti du peuple algérien), des gens ont lancé l’idée du CRUA (Comité révolutionnaire d’unité et d’action), du FLN, etc. Ce n’est pas venu des grands chefs mais de la base. L’Algérie a produit des hommes capables de faire face aux problèmes du moment. Comment voulez-vous qu’on ne s’en sorte pas : nous avons des cadres admirables, une diaspora qui réussit, des ressources naturelles …
Le déclic tarde à se faire...
Après l’indépendance, nous étions persuadés que nous allions être au niveau de la Grèce 10 ans après et à celui de l’Espagne en 20 ans…
On aurait pu faire partie des BRICS***…
Nous aurions pu l’être, si le peuple n’avait pas perdu la foi et s’il avait pu s’exprimer… Le grand mal dont souffre l’Algérie, ce sont ses dirigeants. Quand les Algériens choisiront librement leurs dirigeants, ils retrouveront cette foi, nous sortirons de la stagnation et ferons partie des pays émergents.
* Né Henri de Bourbon, il est assassiné le 14 mai 1610 à Paris. Il fut roi de Navarre puis roi de France, premier souverain français de la branche dite de Bourbon de la dynastie capétienne. Son assassin était-il un solitaire qui le tua dans un accès de folie mystique ou un fanatique poussé au crime par de puissants personnages ? Des rapports permettent d'avancer l'hypothèse que le bras de Ravaillac aurait été armé par une faction puissante.
**Le rempart - La suspension des élections législatives de janvier 1992 face à la terreur djihadiste, 326 page, Casbah Editions.
***BRICS : Brésil-Russie-Inde-Chine- Afrique du Sud.
 

Source Le Soir d’Algérie

Entretien réalisé par Brahim Taouchichet

taouchichetbrahim@ymail.com
Le Pèlerin

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 10:58

Algérie – Les derniers mots de Boudiaf

Mohamed-Boudiaf.jpg

 

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 10:56

 

Au-delà du vêtement, l’héritage et l’histoire

le-sarouel.jpg

 

 

Modernisation - Le sarouel «chelka» est repensé pour les jeunes femmes avec un aspect de jupe serrée et des ouvertures plus longues sur le côté, qui imprimera à la silhouette une pure élégance.  

Le sarouel à la mode algéroise n’a jamais disparu du mode vestimentaire féminin de ces dames de la capitale. Certes, les jeunes femmes ne le portent que pour les grandes occasions ou pour la «tassdira», cérémonie de présentation des tenues de la mariée, toutefois, il demeure incontournable lors de la réalisation du trousseau pour faire partie de la garde-robe de la mariée. Sarouel zenka, destiné aux sorties, dans les années 1900 «pouvait être confectionné avec 12 mètres de tissu, 6 mètres pour chaque jambe et boutonné tout au long de la jambe et retenu à la cheville. Les bottines en cuir étaient les chaussures appropriées pour ce genre vestimentaire», nous signale Dalila qui tient ces détails de sa défunte mère. Advint la modification du sarouel de nos aïeules, trop ample et lourd et pour cause. Les tissus du saroual zenka étaient de texture épaisse parce que destiné à être porté à l’extérieur.
On diminua le métrage au fil des années, pour que naisse le sarouel m’daouer (arrondi dans sa forme) avec ses 6 mètres de tissu et cousu en une seule pièce.
Froncé à souhait par un cordon glissé dans l’ourlet de la ceinture et retenu par des cordons attachés aux genoux. Puis le temps faisant, le sarouel ne fut réalisé qu’avec 3 ou 4 mètres de tissu selon le penchant de celle qui le porte.
Il sera désormais le sarouel des grand’mères.
La tendance moderne a vu s’affirmer sarouel «chelka» avec ses 2 mètres et demi de largeur et deux fentes de chaque côté laissant dépasser les jambes. Celui-ci est repensé pour les jeunes femmes avec un aspect de jupe serrée et des ouvertures plus longues sur le côté, qui imprimera à la silhouette une certaine élégance.
Le sarouel qu’il soit m’douer ou chelka reste l’habit privilégié des futures mariées. D’ailleurs, à Alger et dans les wilayas du centre, notamment à Blida, Koléa, Cherchell, Médéa il est la pièce maîtresse, indispensable dans la collection de l’ensemble des vêtements de la mariée. Les vitrines des boutiques spécialisées dans l’habit cérémonial exposent sur les mannequins en cire ce vêtement, en vogue, dans les deux modèles. Le sarouel des grandes occasions ne peut ressortir qu’avec le caraco. Cette veste en velours richement travaillée de fil doré ou argenté. La coupe, les découpes et la longueur se rapportent au choix ainsi qu’aux préférences de celle qui va le porter.
Fines étoffes pour les grands événements et cotonnades pour la maison. En lamé, satin, en velours ou en crêpe de Chine, le sarouel a encore de beaux jours devant lui.
A noter que jusqu’aux années 70 toutes les paires de chaussures de la mariée devaient être de la même couleur que ses tenues. Coquetterie oblige. Elles étaient faites sur mesure par des artisans bottiers. A cet effet, on prélevait un morceau du tissu du caraco, du sarouel ou de tout autre ensemble vestimentaire, qu’on envoyait à l’atelier de l’artisan bottier lequel façonnait les paires de mules, sabbat, bligha, ou «babouche» assortis aux tenues.

Source Infosoir Leila N.

Le Pèlerin

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 10:55

Selon Francis Perrin expert en Energie 

 

Francis-Perrin.jpg

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte-Quelles seront les grandes tendances du marché énergétique mondial à moyen terme ?  

S’agissant du marché pétrolier, les prix devraient rester assez élevés au niveau de 100 dollars dans la mesure où la demande mondiale va continuer à croître, tirée par les pays émergents et en développement. Il y a aussi le fait qu’il faudra mettre régulièrement de nouveaux gisements en production pour compenser la baisse de production des gisements arrivés à épuisement ou en déclin.
Cela nécessite des prix du pétrole assez élevés, car les nouveaux gisements sont souvent plus chers parce que technologiquement plus complexes à exploiter. Mais il y aura néanmoins beaucoup de concurrence avec l’augmentation de la production des Etats-Unis et du Canada, l’Irak, le Brésil, le Kazakstan.

Sur le plan gazier, on va aussi vers un marché de plus en plus concurrentiel et vers une augmentation de la production mondiale. Il y a le gaz de schiste américain qui va faire des Etats-Unis un exportateur, mais d’autres pays vont essayer de développer leur gaz non conventionnel comme la Chine et l’Australie. Il y aura de nouveaux producteurs/exportateurs par exemple en Afrique comme le Mozambique et peut-être le Cameroun. Il y aura aussi Israël qui devrait devenir exportateur, peut-être Chypre ou encore le Liban. C’est une concurrence qui nécessitera une adaptation et de la réactivité dans les prochaines années.

-A quel point l’Algérie sera-t-elle fragilisée compte tenu de ces éléments ?

L’Algérie subira cette compétition, notamment sur le marché gazier. Il est clair que pour le moment, elle exporte l’essentiel de son gaz vers l’Europe et cela va continuer pendant plusieurs années. Mais le marché européen est de plus en plus concurrentiel parce qu’il y aura notamment une partie du gaz de schiste américain, il y aura également ces nouveaux producteurs, notamment de la Méditerranée orientale pour lesquels le marché européen est proche, l’Asie, mais aussi l’Afrique. Certes, l’Algérie a toujours eu de la concurrence, mais quand celle-ci va s’intensifier elle devra s’adapter pour essayer de maintenir ses positions et ses parts de marché, notamment sur le marché européen qui est capital pour elle. Les années qui viennent ne seront donc pas faciles en termes de concurrence pour l’Algérie.

-Qu’en sera-t-il des recettes d’hydrocarbures ?

On ne peut pas exclure une baisse des recettes d’exportations, mais ce n’est pas une certitude. Ce qui est sûr, c’est que l’Algérie devra se battre. Les recettes sont liées aux volumes et aux prix. Les prix du gaz sont normalement indexés sur les prix du pétrole, qui eux resteront relativement élevés. Cependant, les pays consommateurs feront de plus en plus pression sur les producteurs pour qu’il y ait une certaine déconnexion des prix du gaz par rapport aux prix du pétrole et notamment avec l’arrivée des Etats-Unis comme exportateurs. S’agissant des volumes, l’Algérie devra batailler sur le marché européen pour maintenir ses quantités.

Sur les dernières années, elle est loin d’exporter son potentiel gazier, d’autant qu’il y a une baisse de la demande sur le marché européen en raison de la crise économique. On peut penser que dans les prochaines années, la demande européenne pourrait repartir avec une amélioration de la situation économique en Europe. Mais est-ce que ce sera dans les cinq prochaines années ou un peu plus tard, difficile de le dire. En somme, le risque de baisse des recettes n’est pas une fatalité et cela dépendra des facultés d’adaptation de l’Algérie et de Sonatrach.

-L’exploitation du gaz de schiste est-elle un moyen d’adaptation ?

Ce choix a déjà été fait par les dirigeants algériens au vu de leurs déclarations. L’Algérie doit faire face à la croissance de sa demande interne. Les autorités veulent y répondre à travers un mix énergétique qui permettrait de faire monter en puissance les gaz non conventionnels, les énergies renouvelables, l’énergie solaire et à terme l’énergie nucléaire pour répondre à la  demande interne, tout en restant un important exportateur. Le gaz de schiste n’est pas encore une réalité en termes de production mais en termes de décision politique, les dirigeants algériens estiment qu’ils auront besoin d’explorer et de développer le potentiel national en gaz non conventionnel. La question est de savoir comment s’organiser pour cela. Il faudra des partenariats avec des firmes étrangères et il faudra répondre à la question environnementale importante. Mais ce choix doit permettre d’une part de satisfaire la forte croissance de la demande interne et, d’autre part, de rester un pays exportateur important pour pouvoir financer son économie.

 Source El Watan Safia Berkouk

Le Pèlerin

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 10:52

 

Le Gingembre et ses atouts santé

 

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Le bienfait le mieux documenté du gingembre, c'est sa capacité à diminuer les nausées et les vomissements.
Même si elles ne sont pas parfaites, des études scientifiques semblent indiquer que le gingembre peut aider à combattre ces symptômes en cas de grossesse ou après une opération.
Gingembre : Des utilisations traditionnelles nombreuses et variées, les atouts du gingembre ne s'arrêtent pas là pour les adeptes des médecines douces ou alternatives. Ce rhizome est en effet un ingrédient extrêmement important dans la médecine chinoise, Il est employé pour contrer les refroidissements, la toux et les grippes intestinales. Le gingembre sous forme de cataplasme est traditionnellement utilisé contre les douleurs articulaires.
Le gingembre contient-il des nutriments utiles ?
Le gingembre est très riche en antioxydants (que l'on appelle gingérols, shogaols et zingérones), qui lui confèrent la plupart de ses vertus, y compris les éventuels bénéfices anticancer qui sont en train d'être explorés.
Mais il ne faut pas oublier que les quantités de gingembre que nous consommons chaque jour sont réduites, voire très réduites ; donc mangez-en comme vous voulez la conscience tranquille, mais n'en attendez pas des miracles…
Comment manger du gingembre
Si vous voulez bénéficier des bienfaits du gingembre, n'hésitez pas à en glisser dans vos plats.
Mais si vous cherchez une action plus ciblée contre les nausées de la femme enceinte ou le mal des transports par exemple, pensez à le consommer sous forme de tisane.
Une tisane vous permettra de bénéficier à la fois de ses vertus et de son goût chaud et piquant : râpez un petit morceau de gingembre (d'un centimètre de large environ) dans une tasse d'eau bouillante, attendez quelques minutes et dégustez.
La dose de gingembre dépend de vos préférences, mais veillez tout de même à ne pas dépasser deux grammes de gingembre séché, ou dix grammes de gingembre frais par jour. Au-delà, c'est votre estomac qui risque de flancher.

Et comme pour tous les remèdes naturels, il faut prendre certaines précautions. Si vous vous soignez avec du gingembre, n'oubliez pas de le mentionner à votre médecin lors de votre prochaine visite. Consultez rapidement si les symptômes ne disparaissent pas.

Source Le Soir d’Algérie

Le Pèlerin

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 09:13

 

Humour et Propos d'avocats et-en-plus-c--est-vraii.jpg

Ce qui suit, ce sont des questions réellement posées à des témoins par des procureurs durant des procès et, dans certains cas, il y a la réponse donnée par des témoins futés. 

Ces phrases sont extraites d'un livre appelé "Désordre à la cour" à part la traduction, les phrases ont été prononcées exactement comme écrit. 

************************** 
Q: Quel est le jour de votre anniversaire? 
R: 15 juillet. 
Q: Quelle année? 
R: Chaque année. 
************************** 
Q: Dans quoi étiez-vous au moment de l'impact? 
R: Un sweat-shirt Gucci et des Reeboks. 
************************** 
Q: Cette maladie, affecte-t-elle vraiment votre mémoire? 
R: Oui. 
Q: Et de quelle manière cela affecte-t-il votre mémoire? 
R: J'ai oublié. 
Q: Vous avez oublié. Pouvez-vous nous donner un exemple de ce que vous avez oublié? 
************************** 
Q: Quelle fut la première chose que votre mari vous a dite quand il 
s'est réveillé ce matin-là ? 
R: Il a dit " Où suis-je Cathy? 
Q: Et pourquoi cela vous a-t-il mis en colère? 
R: Mon nom est Susan. 
************************** 
Q: Et à quel endroit a eu lieu l'accident? 
R: Approximativement au kilomètre 499. 
Q: Et où se trouve le kilomètre 499? 
R: Probablement entre les kilomètres 498 et 500. 
************************** 
Q: Le plus jeune fils, celui de 20 ans, quel âge a-t-il? 
************************** 
Q: Étiez-vous présent quand votre photo a été prise? 
************************** 
Q: Était-ce vous ou votre plus jeune frère qui fut tué durant la 
guerre? 
************************** 
Q: Vous a-t-il tué? 
************************* 
Q: A quelle distance étaient les véhicules au moment de la collision? 
************************* 
Q: Vous étiez là jusqu'à ce que vous partiez, est-ce exact ? 
************************** 
Q: Combien de fois vous êtes-vous suicidé ? 
************************** 
Q: Elle avait trois enfants, vrai? 
R: Oui. 
Q: Combien de garçons? 
R: Aucun. 
Q: Il y avait des filles? 
************************** 
Q: Docteur, combien d'autopsies avez-vous effectuées sur des morts? 
R: Toutes mes autopsies ont été effectuées sur des morts. 
************************** 
Q: Toutes vos réponses doivent être orales. A quelle école êtes-vous allé? 
R: Orale. 
************************** 
Q: Vous souvenez-vous à quelle heure vous avez examiné le corps? 
R: L'autopsie a commencé vers 20h30. 
Q: Et Mr. Dennington était mort à cette heure? 
R: Non, il était assis sur la table à se demander pourquoi je 
faisais une autopsie. 
************************** 
Q: Docteur, avant de faire votre autopsie, avez-vous vérifié le pouls? 
R: Non. 
Q: Avez-vous vérifié la pression sanguine ? 
R: Non. 
Q: Avez-vous vérifié s'il respirait ? 
R: Non. 
Q: Alors, il est possible que le patient ait été vivant quand vous avez commencé l'autopsie ? 
R: Non. 
Q: Comment pouvez-vous en être certain, Docteur? 
R: Parce que son cerveau était sur mon bureau dans un bocal. 
Q: Mais le patient ne pouvait-il quand même pas être encore en vie? 
R: Il est possible qu'il ait été encore en vie et en train d'exercer le métier d'avocat quelque part. 
 

Le Pèlerin

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 09:09

  Mohamed Boudiaf : un assassinat maquillé en acte isolé   

 

 

 

Mohamed Boudiaf

 

Le manque de courage n’est qu’un manque de bon sens. (George Meredith)  

 

Il y a vingt deux ans, le 29 juin 1992, l’Algérie avait perdu en Mohamed Boudiaf un homme courageux, nourri de bon sens. Son assassinat a été alors maquillé en "acte isolé". Les instigateurs d’un tel acte, ont montré par leur lâche, odieux et criminel geste, leur manque de courage et de bon sens.

"L’homme n’est rien d’autre que la série de ses actes", disait Hegel. Par la série de ses actes, Mohamed Boudiaf est entré dans l’histoire par la grande porte. Par quelle porte sont entrés en Algérie ceux qui ont concocté son assassinat et ceux qui savent et ne disent rien ?

Parmi les premiers responsables du pays au moment de "l’acte isolé", certains ne sont plus de ce monde et d’autres attendent leur tour pour partir, avec comme repère de l’histoire, qu’ils étaient là où ils ont permis d’abattre un homme derrière le dos, par manque de courage de venir le voir en face. Le faire venir de son paisible exil, puis l’assassiner comme ils l’ont fait, est la manifestation et la preuve les plus tangibles de leur manque de bon sens.

Forts ont été ceux qui l’ont abattu ; mais plus fort est Boudiaf qui va revenir incessamment avec son projet de société : le Rassemblement Patriotique National, avec sa devise : "L’Algérie avant tout". Une devise simple, mais combien porteuse de sérénité, de courage, de bon sens, de sacrifice, de nationalisme, d’intégrité, de vision et de projection vers l’avenir : tous des éléments qui ont fait, font et feront défaut au personnel politique algérien, tant qu’il continue à vivre avec le faux, pour le faux en allant toujours vers le faux.

Le système actuel, a dans la mémoire collective du peuple algérien, la responsabilité de : l’assassinat de Boudiaf, les deux cent mille morts de la tragédie algérienne des années 1990, les centaines de disparus, la gabegie, la corruption, les fausses élections, la fausse économie, la fausse règle de droit. C’est un système devenu par la force des choses esclave de lui-même, et comme disait Sénèque, "être esclave de soi est le plus pénible des esclavages" ; un esclavage duquel ils ne peuvent pas échapper car ils ne pourront jamais échapper à eux-mêmes.

Pour revenir au bon sens, Mohamed Boudiaf, par son sacrifice a choisi de vendre son âme à Dieu et par manque de bon sens, ceux qui ont préparé son assassinat, ont choisi de vendre leurs âmes au Diable, et comme disait Goethe : "C’est une loi des diables et des revenants qu’ils doivent sortir par où ils sont entrés". Ainsi, le Jour du Jugement Dernier, "El Akhira", Boudiaf viendra se prosterner devant Le tout Puissant, et ses assassins finiront en compagnie du diable.

Mais ce qui importe maintenant c’est la vie du peuple algérien, un peuple qui existe mais qui ne vit pas ; et comme disait Victor Hugo : "Le plus grand ennui c’est d’exister sans vivre", et Voltaire le complète en notant que : "Le travail éloigne de nous trois grands maux : l’ennui, le vice et le besoin". Faisons un peu attention autour de nous, et nous remarquerons que l’ennui, le vice et le besoin sont devenus le lot quotidien de l’Algérien, riche ou pauvre, intellectuel ou inculte, religieux ou non.

Ainsi le système a dénaturé l’Algérien. La nature veut que l’homme travaille et que l’oiseau vole. Le système a renversé les valeurs, et c’est l’oiseau qui travaille en Algérie et l’homme vole ; il vole dans les caisses de l’Etat, dans la famille, dans tout ce qui présente l’occasion de voler.

Le système auquel voulait mettre fin Mohamed Boudiaf, est le système qui a inculqué à l’Algérien la mentalité de vouloir boire de l’eau sans jeter le seau dans le puits, de manger de la viande sans élever le cheptel, de manger la noix sans briser la coquille, de manger une omelette sans casser des œufs. Ainsi, l’Algérien a perdu le courage de travailler et le perdre est une perte irréparable ; elle ne sera réparée qu’avec le système qui l’a causée.

Dans cet objectif, et à la demande de milliers d’Algériens, de tout âge, toute condition sociale, je propose à ceux qui partagent les idées de Boudiaf, de reprendre le Rassemblement, de réactualiser sa plateforme et de la proposer à la concurrence politique, loyale, sans haine et sans revanche, dans la perspective de répondre aux attentes de la jeunesse, de l’injustice, de la Hogra et de tous les maux dans lesquels s’est retrouvé le peuple ces dernières années.

Les changements intervenus dans le périmètre de l’Algérie devraient ouvrir les yeux aux Algériens pour comprendre une bonne fois qu’avant ce système rien ne manquait à l’Algérie et avec son départ rien ne manquera à l’Algérie. Bien au contraire, l’Algérie se permettra, avec le départ de ce système, tout ce qui lui a manqué depuis l’indépendance confisquée, c’est-à-dire une bonne école, un hôpital accueillant, une vie correcte, paisible et organisée, une justice respectable; enfin un Etat bon, juste, craint et respecté.

Voilà une partie de ce que je propose à tous les inconnus honnêtes, femmes et hommes, qui veulent donner quelque chose au pays et non pas seulement prendre quelque chose de ce pays. Ne vaut rien celui qui n’est utile à personne.

Source Le Matin Nacer Boudiaf

Le Pèlerin

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 17:22

L’Etrangère

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Il existe près des écluses 
Un bas quartier de bohémiens 
Dont la belle jeunesse s'use 
À démêler le tien du mien 
En bande on s'y rend en voiture, 
Ordinairement au mois d'août, 
Ils disent la bonne aventure 
Pour des piments et du vin doux 

On passe la nuit claire à boire 
On danse en frappant dans ses mains, 
On n'a pas le temps de le croire 
Il fait grand jour et c'est demain. 
On revient d'une seule traite 
Gais, sans un sou, vaguement gris, 
Avec des fleurs plein les charrettes 
Son destin dans la paume écrit. 

J'ai pris la main d'une éphémère 
Qui m'a suivi dans ma maison 
Elle avait des yeux d'outremer 
Elle en montrait la déraison. 
Elle avait la marche légère 
Et de longues jambes de faon, 
J'aimais déjà les étrangères 
Quand j'étais un petit enfant ! 

Celle-ci parla vite vite 
De l'odeur des magnolias, 
Sa robe tomba tout de suite 
Quand ma hâte la délia. 
En ce temps-là, j'étais crédule 
Un mot m'était promission, 
Et je prenais les campanules 
Pour des fleurs de la passion 

À chaque fois tout recommence 
Toute musique me saisit, 
Et la plus banale romance 
M'est éternelle poésie 
Nous avions joué de notre âme 
Un long jour, une courte nuit, 
Puis au matin : "Bonsoir madame" 
L'amour s'achève avec la pluie.

Louis Aragon

Le Pèlerin

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