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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 11:00

La ligne distinctive DS, révélée en Algérie, connaît déjà un franc succès.

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Le tout dernier évènement automobile de l’année, en l’occurrence le Mondial de Paris, s’est achevé sur une note positive pour la marque aux chevrons. Cette dernière, qui n’a pas lésiné sur les moyens pour affirmer sa présence à ce rendez-vous incontournable des quatre roues, a finalement été unanimement appréciée par le public. A la faveur de la manifestation parisienne, Citroën n’a d’ailleurs pas eu de mal à tripler ses demandes de réservations, preuve de l’attractivité de la marque et de sa gamme, a-t-on alors signalé. Les stars du salon furent la nouvelle CITROËN C4, les CITROËN DS4 et DS3, et la CITROËN C-ZERO. Toutes ont suscité l’intérêt de plus de 1,2 million de visiteurs. Le carnet de commande du constructeur français a donc enregistré trois fois plus de réservations qu’en 2008. Plus de 2700, voici le nombre de réservations réalisées et que communique CITROËN à la faveur de l’évènement parisien. Une preuve que les voitures CITROËN plaisent, ne manque-t-on pas de rappeler.

En pole position, la nouvelle CITROËN C4 avec plus de 25% des demandes, suivent ensuite les CITROËN DS3 et C3. Les dernières créations de la marque représentent à elles seules plus de la moitié des réservations. L’on ajoute que de tels résultats confirment la dynamique de succès de la marque, une dynamique qui va se poursuivre notamment grâce à la nouvelle CITROËN C4, présentée en première mondiale en octobre dernier. La dernière-née de la marque est déjà plébiscitée par le grand public qui peut désormais la retrouver dans son point de vente. La famille CITROËN DS3 qui s’agrandit avec la DS3 Racing, est particulièrement à l’origine de ce vent favorable, poursuit-on. Cette voiture complète la ligne distinctive DS, révélée en Algérie et qui connaît déjà un franc succès. La CITROËN C-ZERO, est l’autre ingrédient qui concourt à ce bonheur actuel; il s’agit là d’une citadine 100% électrique. Ce modèle a été bien accueilli tant par le grand public (plus de 1000 essais réalisés) que par les entreprises (déjà plus de 800 commandes fermes). «Etre présent sur un salon tel que celui de Paris est incontournable pour CITROËN. C’est un lieu unique de rencontres et une occasion pour présenter au plus grand nombre nos nouveautés ainsi que l’ensemble de notre gamme. Le bilan de ces 15 jours est pour moi source d’une grande satisfaction aussi bien sur le nombre de contacts que sur le ressenti des visiteurs», précise Xavier Duchemin, directeur Marketing et Communication CITROËN. La marque CITROËN se veut désormais une marque dynamique et créative. Forte de plus de 90 ans de «Créative Technologie», CITROËN apporte des réponses concrètes aux problématiques environnementales. *Avec en 2010, la commercialisation de deux véhicules Full electric et la généralisation de la technologie micro-hybride e-HDi. CITROËN, c’est près de 10.000 points de contacts avec ses clients, 11.500 collaborateurs, une présence dans près de 80 pays, 1.346.000 véhicules vendus en 2009.

Source L’Expression Salim Benalia

Le Pèlerin

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 10:57

Partenariat Russie-OTAN : Le grand bond

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Entrera, entrera pas. Il s’agit de la position de la Russie à l’égard de l’OTAN, faite jusque-là de méfiance, mais pas figée, comme le confirment aussi bien le sommet tenu hier entre les deux parties que le rapport devenu constant depuis 1997.

Mais tout cela pour dire et faire quoi ? C’est ce rapport que les deux parties esquissent depuis longtemps avec, il est vrai, une certaine distance et aussi des rôles à répartir, la Russie discutant et négociant directement avec les Etats-Unis, notamment en ce qui concerne les armements stratégiques. Partant de ces considérations, le rapprochement en question pourrait supposer un certain nombre de garanties, en quelque sorte savoir qui fait quoi et avec qui, et qui, en dernier ressort, en est au moins l’inspirateur, pour la simple raison qu’il faut bien un leader, là où visiblement, il n’y a pas de numéro deux. Ces réponses-là, la Russie les a obtenues hier. La qualité de partenaire lui est ainsi pleinement reconnue. Son implication dans la mise en place du bouclier antimissile en est la consécration. Et enfin l’OTAN ralentit son extension géographique, avec au moins l’ajournement des adhésions de l’Ukraine et de la Géorgie.

Exactement ce que demandait la Russie.

Les semaines qui ont précédé la rencontre d’hier, tenue en marge du 24e sommet de l’OTAN, ont été, effectivement, marquées par une certaine fébrilité, avant qu’elle ne retombe dès l’annonce de la présence du président russe au sommet avec l’OTAN. Chaque partie, a-t-on constaté, entendait marquer son territoire, sans toutefois exclure des rapports assez denses pour peu, disent les Russes, que les choses soient claires. Ou à l’inverse, comme le disent les Européens, que les Russes comprennent que la guerre froide est vraiment terminée. Mais il faut dire que sur ce terrain, les Américains ont précédé les Européens. Ce qui semble déjà le cas, puisqu’un pas – rien qu’un seul – a été franchi même s’il ne suppose aucune suite.

En effet, et après l’avoir refusé, la Russie a déclaré être prête à discuter du bouclier antimissile de l’OTAN, mais elle doit être partie prenante au projet. «Le plus important pour nous c’est d’abord de définir ce que sont les vrais dangers pour l’Europe. Et deuxièmement, c’est de voir la Russie traitée sur un pied d’égalité comme participant» au projet, a affirmé le ministre russe de la Défense. Pour sa part, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, estimait que l’avenir des relations entre la Russie et l’OTAN dépend de la manière avec laquelle la nouvelle stratégie de l’Alliance s’accordera avec le droit international. Tous les pays euro-atlantiques doivent obtenir des garanties judiciaires similaires en matière de sécurité, a-t-il indiqué.

Le sommet d’hier ne pouvait pas répondre à toutes les questions. Il pouvait tout juste en prendre connaissance, et surtout renforcer le courant d’échange, et la bonne disposition des deux parties à se parler sans la moindre entrave. Ce qui a été fait, en attendant mieux, voire plus. Mais quoi au juste du moment que le bouclier antimissile se fera en partenariat, ce qui laisse supposer qu’il y a accord préalable sur le principe même d’un tel déploiement.

Autant dire que beaucoup de réponses ont été apportées aux questions posées par les Russes. «Nous voulons comprendre qui nous sommes, les uns pour les autres, adversaires, concurrents, partenaires ou alliés ?» demandait son ambassadeur auprès de l’OTAN. Dans ce flot de déclarations, un haut responsable russe a, par ses propos, situé les termes de ce débat en déclarant que «non seulement la Russie n’est pas non plus prête à solliciter son adhésion (à l’OTAN), mais qu’elle a déjà mis en place son propre système commun de sécurité avec ses alliés» dans le cadre de l’Organisation du traité de sécurité collective, OTSC, (Arménie, Biélorussie, Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Russie et Tadjikistan).

Il a fallu aussi vaincre les réticences de certains pays européens. L’on ne manque toutefois pas de se demander si cela est clair, et surtout accepté par tous. Il reste que les deux parties ont fait franchir à leurs relations un grand bond. De quelle manière et sous quelles formes se traduira cette nouvelle relation ?

Source El Watan Mohammed Larbi

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 10:49

Santé - Courir pour maigrir- Les erreurs à éviter

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Contrairement aux idées reçues, faire du sport n’est certainement pas la meilleure manière pour maigrir.

Beaucoup d’Algériens se sont mis à courir ces derniers temps pour retrouver la forme, faire face aux problèmes de santé ou tout simplement pour un passe- temps devenu nécessaire. Mais tous ces Algériens qui se sont mis à courir à travers les rues, dans les champs et même sur les accotements d’une autoroute, le font le plus souvent sans aucune indication médicale, sans conseil  utile pour éviter de néfastes retombées.Vous avez décidé de vous remettre au sport pour perdre du poids ? C’est une bonne idée, même si le sport seul ne suffit pas. Si, comme bien des néo-sportifs vous avez choisi la course à pied, prenez garde à éviter les erreurs. Le jogging, c’est vrai, est aussi bon pour le corps que pour la tête.

Mais certaines idées reçues risquent de vous empêcher d’atteindre le but recherché. Souffrir, transpirer, courir à jeun, autant de fausses bonnes idées qui, en plus d’entraver les bienfaits amaigrissants du sport, risquent de vous en dégoûter pour un bon moment. Petit florilège : «Si je cours vite, si je fais souffrir mon corps, je transpirerai abondamment et donc je maigrirai plus rapidement.» Erreur : selon un médecin du sport à Bruxelles (Belgique), «l’effet amaigrissant du jogging ne survient que si votre effort est de très longue durée et de faible intensité. Ce n’est qu’à partir de 45 minutes et à raison de 3 fois par semaine que vous commencerez à puiser dans vos réserves de graisse.»

De même, le fait de beaucoup transpirer ne signifie pas que vous maigrirez davantage. «Quand vous transpirez, vous perdez de l’eau et des sels minéraux», explique notre spécialiste. «Si vous vous pesez juste après l’effort, vous constaterez bien sûr une perte de poids. Mais, dès le repas suivant, vous reprendrez les quelques centaines de grammes perdus.» «Je cours avec un coupe-vent ou un k-way pour transpirer davantage. Cela m’aide à perdre du poids.» «Encore une fois, avec ce type de vêtements, vous ne perdrez que de l’eau. Pire, leur matière empêchera la sueur de s’évaporer. Votre corps va continuer à transpirer de façon inefficace». Dans ce cas-là, votre température corporelle va augmenter, avec à la clef un risque de déshydratation. Durant la période hivernale, préférez donc les textiles chauds et bien ventilés comme les polaires qui n’empêcheront pas cette évaporation.

«Si je cours le matin à jeun, je puiserai directement dans mes réserves de graisse, ce qui me fera perdre du poids.» «Encore un a priori mal fondé», nous explique le spécialiste belge. «En courant le ventre vide, votre organisme va consommer beaucoup plus de sucre et vous risquerez ainsi une hypoglycémie. Vous entraîner à jeun pour perdre de la masse grasse est parfaitement inutile.» Adaptez donc votre alimentation. C’est le premier secret pour atteindre votre but.

Source El Watan

Le Pèlerin

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 10:41

Manuel Valls : «Trop d’immigrés sont aujourd’hui tenus en marge de la société française»

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En liant la question de l’immigration au problème de la délinquance, le président Sarkozy «veut donner des gages à la frange la plus radicale de ses électeurs», estime le député socialiste, maire d'Evry, Manuel Valls.

La pauvreté reste «le terreau principal de la délinquance que l’on soit athée, chrétien, juif, musulman, français ou étranger», tranche-t-il dans cet entretien, où il s’exprime également sur le couple algéro-français. Valls, un socialiste qui ne parle pas «la langue officielle» de la rue Solférino (siège du PS), animera une conférence mardi au CCF d’Alger.

Vous présidiez une mission d’information parlementaire sur la nationalité, alors que le président Nicolas Sarkozy, lors de son discours de Grenoble, a proposé de «revoir l’automaticité de l’acquisition de la nationalité à 18 ans pour les mineurs étrangers nés en France». Y a-t-il une volonté du gouvernement de remettre en cause le droit du sol et pourquoi ?

Les craintes sont légitimes et le risque est réel. Les députés socialistes ont donc décidé d’entrer dans cette mission pour garantir la transparence de ses travaux et le caractère contradictoire de ses débats. Nous pensons qu’il vaut mieux être à l’intérieur du dispositif pour le contrôler et influer sur son cours. Au besoin, nous serons là pour faire front aux velléités des membres les plus radicaux de la majorité. A cet égard, les premières auditions conduites par la mission ont donné des gages rassurants. Ancien député gaulliste et président du Conseil constitutionnel de 2004 à 2007, Pierre Mazeaud a ainsi rejeté toute atteinte au droit du sol. Interrogé par le rapporteur UMP sur cette opportunité, il a répondu  qu’« il n’y a pas lieu de modifier»  la législation régissant l’accès à la nationalité. Venue d’une figure éminente de la droite, cette parole devrait être entendue.

Toutefois, nous resterons jusqu’au bout les défenseurs vigilants de nos principes fondamentaux. Si d’aventure, les travaux de la mission s’orientaient vers une remise en cause du droit du sol ou du droit à la double nationalité, nous livrerions – moi le premier – une opposition sans concession.

La question de l’immigration se trouve, depuis quelques années, au centre du débat politique français. La droite la «stigmatise», la gauche la considère comme «une chance» pour la France. Quelle est votre appréciation, vous qui êtes maire d’Evry, une commune où vit une forte communauté issue de l’immigration ?

Je pense qu’il faut sortir des postures simplistes et des approches binaires. Depuis des années, j’appelle de mes vœux l’émergence d’un consensus républicain sur ce sujet. Force est pourtant de reconnaître que ce consensus peine à naître ! Les positions prises au plan national sont trop souvent l’expression d’un simple souci d’affichage. Il est grand temps d’aborder la question de l’immigration sans se laisser déborder par les passions et les provocations de tout bord. A cet égard, la récente disparition du ministère liant les questions de l’identité nationale et de l’immigration est un signe encourageant. Oui, je suis convaincu que l’immigration peut être une chance pour la France. Située au carrefour de la Méditerranée et de l’Europe septentrionale, elle a toujours été une zone de mélange des populations. Personne d’ailleurs ne le conteste.

Intellectuel monarchiste, Jacques Bainville écrivait lui-même en 1924 : «Le peuple français est un composé. C’est mieux qu’une race. C’est une nation.» Au cours des siècles, la France a profité de multiples apports étrangers. Les immigrés sont toujours conduits par la volonté et l’énergie de construire une vie meilleure. L’espoir qui les anime peut donc contribuer à la prospérité de ceux qui les accueillent. Mais je suis également persuadé que l’immigration doit être encadrée et accompagnée pour produire ses meilleurs effets. A défaut, les difficultés actuelles de notre modèle d’intégration deviendront insurmontables. Disons le clairement : trop d’immigrés sont aujourd’hui tenus en marge de la société française. Relégués dans des quartiers ghettos, ils sont confrontés à l’exclusion économique et sociale et sont soumis aux tentations du repli communautaire. Nous devons donc à la fois réguler les flux migratoires et multiplier les efforts en faveur de l’intégration.

Depuis 8 ans qu’elle est au pouvoir, la droite n’a pas accordé la priorité qu’elle mérite à cette seconde exigence. Le sort réservé au plan de Fadéla Amara en faveur des banlieues illustre ce désengagement : il n’a jamais été mis en œuvre malgré le volontarisme de la secrétaire d’Etat (…). Si la gauche l’emporte en 2012, elle devra s’investir à fond dans la lutte contre toutes les formes de racisme et de discrimination. C’est l’un des combats que je mène au quotidien dans ma commune ; c’est surtout l’un des principaux défis de la France de demain.

Le gouvernement Sarkozy agite le chiffon rouge de l’immigration dès qu’il s’agit des questions de sécurité. L’immigration serait-elle ainsi intimement liée à l’insécurité ?

Confronté à une baisse inquiétante de popularité, Nicolas Sarkozy cherche aujourd’hui, avant tout, à remobiliser sa base électorale. En liant la question de l’immigration au problème de la délinquance, il veut donner des gages à la frange la plus radicale de ses électeurs. Il souhaite aussi exacerber les tensions pour masquer son échec en matière de sécurité et enfermer la gauche dans un discours compassionnel. Je ne crois pas qu’il mette en cause, de la sorte, les principes de l’Etat de droit. Mais je suis convaincu qu’il dégrade les règles du débat démocratique. Au lieu de viser la mesure et l’efficacité, il privilégie la surenchère et l’affichage ; au lieu de s’appuyer sur la raison et la confiance, il prospère sur l’émotion et les peurs. Cette stratégie «d’hystérisation» rend très difficile une approche objective des liens entre immigration et insécurité. Nul ne peut sérieusement contester que les prisons françaises comptent de très nombreux détenus d’origine immigrée. A la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, le plus grand centre pénitentiaire d’Europe, leur pourcentage dépasse 50%. La situation est sans doute différente en dehors de l’Ile-de-France, mais cet exemple reste éloquent. Tout responsable politique soucieux des réalités doit en tenir compte.

Diverses causes peuvent expliquer cette surreprésentation. Les travaux récents d’Hugues Lagrange, sociologue au CNRS, tendent à montrer l’importance des différences culturelles. Ils font actuellement l’objet d’un débat en France. Sans rien céder aux préjugés racistes, je pense qu’ils méritent notre attention. Il est probable, en effet, que les différences culturelles compliquent le processus de socialisation. Mais ces raisons sont marginales en comparaison des facteurs économiques et sociaux. La pauvreté est le terreau principal de la délinquance – que l’on soit athée, chrétien, juif, musulman, Français ou étranger.

-Vous êtes candidat aux primaires socialistes. Si vous étiez élu président de la République, quelle serait votre conception des relations entre Paris et Alger ?

J’ai noué des liens affectifs avec l’Algérie à plusieurs titres. Engagé auprès de Michel Rocard, j’ai été très tôt sensible aux questions de la décolonisation et aux combats pour l’indépendance. Maire d’Evry aujourd’hui, je compte de nombreux amis et collaborateurs issus de l’immigration algérienne. Méditerranéen pour la vie, je partagerai toujours la fascination de Camus pour la terre et la culture de votre pays. Vingt ans après mes premiers voyages sur les contreforts de l’Atlas, je souhaite partir à la découverte de l’Algérie actuelle. C’est le sens de ma visite. Je suis en effet convaincu que le partenariat franco-algérien est incontournable: il suffit de regarder les liens historiques et humains, certes tourmentés, mais particulièrement forts, qui unissent nos deux pays. Ces liens n’ont pas d’équivalent et je crois qu’ils constituent un atout formidable. Nous devons les mettre au service de nos intérêts partagés, et ils sont nombreux !

Je pense bien sûr au partenariat économique car nos deux pays sont très complémentaires et ont chacun à faire face au défi de l’emploi des jeunes. Je pense aussi aux enjeux de l’après-pétrole que nous devons anticiper dès aujourd’hui : la France possède un important savoir-faire dans des technologies pouvant intéresser l’Algérie, qui elle-même dispose d’un fort potentiel en matière d’énergies renouvelables. Je pense enfin à la circulation des personnes qu’il faudrait fluidifier, dans les deux sens d’ailleurs !

Je souhaite également souligner combien la France et l’Algérie ont un rôle crucial dans le dialogue entre les deux rives de la Méditerranée : elles doivent être un moteur dans la coopération entre le Maghreb et l’Europe du Sud.  Sur des sujets comme ’environnement, l’éducation ou la défense, celle-ci prend notamment la forme du 5+5.

C’est un cadre de travail qui fonctionne, tâchons donc de l’approfondir. Pour moi, le partenariat algéro-français se doit d’être ambitieux : près d’un demi-siècle après l’indépendance, je voudrais une relation qui soit résolument tournée vers l’avenir et vers les défis que nous avons en commun. C’est la responsabilité des nouvelles générations politiques.

Source El Watan

Le Pèlerin

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 10:34

Economie - Reforme du FMI - La cause algérienne entendue

 DSK Bouteflika

 

La récente réforme des quotas adoptée par le FMI constitue sans nul doute une réponse aux demandes d’ouverture, de la part des pays membres, notamment l’Algérie dont les représentants aux assemblées annuelles remettent à chaque fois cette exigence sur le tapis au nom du groupe des pays qu’elle représente au Comité monétaire et financier international.

La récente visite en Algérie du directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss Kahn, a permis aux deux parties de discuter des autres éléments de la réforme globale de la gouvernance du FMI. L’Algérie, qui demeure ouverte aux propositions en cours pour renforcer le rôle du Comité monétaire et financier international, a toujours plaidé pour une présidence sous forme de troïka, avec une durée réduite du mandat du président du Comité, afin d’assurer la continuité. Or, et selon une source algérienne proche du dossier, l’Algérie aurait formulé au patron du FMI une autre proposition qui satisferait tout le monde y compris les pays émergents et cela en dépit des récents progrès en matière d’amélioration de voix et de représentation. Selon cette source, l’Algérie considère que «beaucoup reste à faire pour réaliser le rééquilibrage de la représentation des membres».

La proposition se résume en une «réforme fondamentale des quotas», y compris à travers une formule de calcul des quotes-parts, révisée pour tenir compte des besoins des pays emprunteurs. Cette réforme doit aboutir sur un «transfert significatif des parts de vote» des pays avancés vers les pays en développement, sans que ce transfert se fasse au détriment d’autres pays en développement ou de pays à faibles revenus.

De son côté, le patron du FMI qui a écouté attentivement cette proposition qu’il a jugée «réalisable et ambitieuse», aurait reçu de la part des responsables algériens un soutien sans faille pour sa politique actuelle.

Le conseil d’administration du FMI avait récemment approuvé le projet de réforme des quotes-parts et de la gouvernance du Fonds. Dans le prolongement des réformes engagées en 2008, des changements dans les contributions des 187 Etats membres du FMI au capital et dans la répartition des pouvoirs au sein du conseil d’administration sont attendus pour l’année 2012.

Les pays membres seront appelés à achever ce processus d’ici l’assemblée annuelle du FMI de 2012 qui coïncide avec la fin prévue du mandat de Strauss-Kahn, en octobre de la même année. Ces réformes vont provoquer un transfert de plus de 6 % des quotes-parts au profit des pays émergents et des pays en développement dynamique et de plus de 6 % des pays surreprésentés vers les pays sous-représentés, tout en protégeant les quotes-parts relatives des pays membres les plus pauvres et le nombre de voix qui leur est attribué.

A l’issue de cette réunion, le patron du FMI avait déclaré que l’ensemble des mesures approuvées «est équilibré». Le FMI a vécu avec une surreprésentation des pays européens, héritée du monde de l’après-guerre en 1945.

Source le Jeune indépendant Mahmoud Tadjer

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 10:18

Le groupe compte quatre garçons et deux filles.

La ballet national lors d'une de ses représentations

 

Nouveau rebondissement dans l’affaire des six danseurs du Ballet national algérien (BNA), en fugue au Canada. Ils demandent le statut de réfugiés politiques. C’est ce que des sources proches du dossier ont révélé, vendredi, à Montréal. Ils étaient neuf membres du BNA à avoir refusé de rentrer au pays la semaine dernière.

Finalement, deux d’entre eux ont décidé de rentrer en Algérie et un troisième a suivi leur exemple mardi dernier. Au départ, les 16 membres, que compte la troupe, avaient projeté de fuir ensemble. Au total, dix membres sont rentrés au pays. Pour les six autres, le ministère des Affaires étrangères a avisé les autorités canadiennes de leur disparition dès que leur absence a été constatée, ont confirmé les même sources. Le groupe restant compte quatre garçons et deux filles. Le département de Mourad Medelci est en train d’établir un rapport sur la situation de ces déserteurs, ont affirmé des sources proches du ministère des Affaires étrangères. Ce rapport sera remis aux autorités canadiennes aux fins de procéder à leur rapatriement en Algérie. Cette affaire semble tomber à point nommé pour certains médias internationaux.

C’est le cas du site de la radio française RFI qui s’est attaquée à la position de l’ambassade d’Algérie au Canada sur le sujet. «Même s’ils font partie, selon l’ambassade d’Algérie au Canada, d’un ballet qui occupe une place de choix sur la scène nationale et internationale, les danseurs ont décidé de disparaître dans la nature une fois leurs passeports remis en main le jour du départ», a indiqué ce site.

Certains titres de la presse marocaine s’en sont donné à cœur joie. «Ce sont 9 danseurs, sept garçons et deux filles, du Ballet national algérien. Les jeunes danseurs décident de rester au Canada et de ne pas revenir au pays», lit-on sur le site Emarrakech.com Ce site est allé jusqu’à préciser que les danseurs «préfèrent crever» que de «rentrer dans leur pays». Les autorités algériennes travaillent en étroite collaboration avec leurs homologues canadiens pour retrouver ce groupe, affirment des sources proches du dossier. Les danseurs seront renvoyés, immédiatement, en Algérie, dès que les autorités canadiennes les auront localisés. La troupe a séjourné au Canada pendant une semaine. Son séjour à commencé le 10 novembre dernier. Elle a fait une prestation de haute facture au théâtre Maisonneuve, à Montréal. Laquelle salle peut contenir plus de 1400 spectateurs, ont précisé les mêmes sources. Aussi, elle a ébloui le public par une autre représentation à Ottawa. Cette troupe s’est produite au Canada dans le cadre de la célébration du 56e Anniversaire du déclenchement de la Révolution du 1er Novembre 1954. L’ensemble de la troupe devait regagner Alger mercredi dernier. C’est là où le feuilleton de la fugue a commencé.

Selon des échos parvenus de Montréal, les jeunes danseurs qui sont toujours en terre canadienne sont actuellement hébergés par des proches. Ces derniers ne souhaitent pas faire de déclaration. Pour les officiels algériens présents à Montréal, les danseurs sont munis de visas leur permettant de séjourner pendant six mois au Canada.

En conséquence, ils ont assuré que le retour des concernés n’est que partie remise. Vrai ou faux? Nombre d’analystes ne partagent pas cependant l’optimisme affiché par les représentants diplomatiques algériens au Canada.

La région de Montréal compte entre 60.000 et 70.000 Canadiens d’origine algérienne, selon des estimations. La dernière prestation du BNA est la seconde du genre en Amérique. Sa première représentation remonte à l’année 2004.

A l’époque, le BNA a présenté un spectacle aux Etats-Unis. Cette affaire rend nécessaire l’engagement d’un débat national sur le phénomène de l’émigration illicite. Lequel phénomène a atteint des proportions telles, que les jeunes Algériens préfèrent courir le risque de disparaître au fond des mers que de rester au pays.

Source L’Expression Mohamed Sadek Loucif

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 10:13

Plus de 10 000 enfants maltraités en 2010

quotidien des enfants

 

Le président de la Forem soutient que ce nombre n’est que la partie visible de l’iceberg et que si l’on compte  les nombreux cas non signalés, on atteindra les 50 000 cas par an dont un taux élevé d’agressions sexuelles,  notamment l’inceste. Nouara Djaffar a annoncé l’adoption avec trois autres ministères d’une charte nationale pour la protection des enfants des dangers de l’Internet.

La célébration du 21e anniversaire de l’adoption le 20 novembre 1989 de la Convention internationale des droits des enfants, ratifiée en 1992 par l’Algérie, a été l’occasion pour la Forem de faire le point sur la situation des enfants et l’application des dispositions de cette convention sur le terrain. Pour ce faire, une rencontre a été organisée, hier à Dar El-Imam, par la Forem en présence de la ministre chargée de la Famille, de responsables de la DGSN, du directeur de l’Observatoire des droits de l’enfant, de psychologues et de nombreuses familles accompagnées de leurs enfants. Où en est l’Algérie dans la protection des droits des enfants ? Le professeur Khiati ne s’en réjouit pas trop. Le bilan n’est certes pas des plus catastrophiques mais des lacunes et des insuffisances subsistent, ont souligné les différents intervenants. “Nous ne pouvons pas parler de grande avancée. Il y a eu certes des démarches positives, mais les insuffisances et le manque de coordination sont toujours d’actualité”, note M. Khiati, qui en veut pour preuve les chiffres effarants de la maltraitance.

Les rapports de la DGSN parlent de 10 000 cas signalés cette année dont 2 000 agressions sexuelles. “Mais ce ne sont que les cas déclarés. Si l’on comptabilise les autres cas, nous atteindrons les 50 000 par an. Ce qui est énorme.” Idem pour l’abandon qui touche plus de 3 000 enfants par an et la délinquance juvénile dont sont victimes plus de 15 000 jeunes.  “Notre satisfecit par rapport à l’amélioration des conditions de l’enfance ne doit pas voiler les insuffisances recensées qui font que la situation est aujourd’hui préoccupante et nécessite des solutions et une coordination entre les différents partenaires”, a souligné, de son côté Mihoub Mihoubi, directeur de l’Observatoire national des droits de l’enfant. Intervenant de son côté, Nouara Djaffar, ministre déléguée chargée de la Famille, a reconnu que sur le plan de la législation visant la protection des enfants, l’Algérie n’a rien à se reprocher “mais des insuffisances persistent et nous œuvrons avec nos partenaires pour les combler”.  Et d’ajouter : “Certaines lois qui datent de l’Indépendance doivent être modifiées.” Nouara Djaffar insistera longuement sur le plan national de l’enfance adopté en 2008 et indiquera que depuis la ratification de la Convention internationale des droits des enfants, l’Algérie a présenté au Comité international du suivi de son application deux rapports.

Le troisième le sera à la fin de l’année en cours. La ministre indiquera, dans la foulée, que dans le cadre de la prise en charge des enfants, quatre départements ministériels : la Solidarité, la Famille, l’éducation et la Justice viennent d’adopter une charte nationale en vue de protéger les enfants des dangers de la mauvaise utilisation de l’Internet.

Source Liberté Malika Ben

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 10:07

Algérie - Tipasa : 40 topographes recrutés

ruines romaines tipasa

 

Une quarantaine de topographes, fraîchement diplômés, a été recrutée par la direction des cadastres à Tipasa, et ce dans l’optique de renforcer ses moyens humains dans le cadre notamment des opérations de cadastrage dans la wilaya. En effet, c’est à la faveur d’une convention signée conjointement par ladite direction et celle de la formation et de l’enseignement professionnels que ce projet de recrutement a pu être concrétisé.

«Les quarante topographes recrutés dans le cadre du DAIP (dispositif d’aide à l’insertion professionnelle) par la direction des cadastres ont suivi une formation de techniciens supérieurs à Sidi Ghilès et à Bou-Ismail. Laquelle formation a été introduite dans notre wilaya depuis trois ans», souligne M. Arezki, directeur de l’enseignement et de la formation professionnels à Tipasa. Selon lui, l’introduction de cette branche ainsi que d’autres dans le domaine de la formation professionnelle s’inscrit en droite ligne avec la stratégie du secteur, dont l’objectif est de pourvoir le marché de l’emploi local par une main-d’œuvre qualifiée.

«Au secteur de la formation professionnelle on essaye continuellement de mettre à la disposition du marché de l’emploi une main-d’œuvre qualifiée.

Pour y parvenir, on se base, d’une part, sur la demande effective exprimée, entre autres, pour la réalisation des chantiers, et de l’autre on procède par anticipation, c'est-à-dire, en prenant comme référence l’évolution du marché de l’emploi pour combler les manques éventuels en terme de main-d’œuvre. Ceci dit, chaque année, de nouvelles spécialités sont intégrées, ainsi, dans notre nomenclature», confie le même responsable.

Source Horizons Amirouche Lebbal

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 07:00

 

Victor Hugo et le petit Napoléon 

Voilà un entretien qui date de plus d'un siècle et demi et qui est aujourd'hui, plus que jamais, d'actualité.

A méditer - Entretien avec Victor Hugo


Vous semblez vous tenir très informé de l'actualité politique française. Quel regard portez-vous sur notre nouveau président ?

Victor Hugo :

Depuis des mois, il s'étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas. Des panégyristes, il en a plus que Trajan. Une chose me frappe pourtant, c'est que dans toutes les qualités qu'on lui reconnaît, dans tous les éloges qu'on lui adresse, il n'y a pas un mot qui sorte de ceci : habilité, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clés bien faites. Tout est là' Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.

Derrière cette folle ambition personnelle décelez-vous une vision politique de la France, telle qu'on est en droit de l'attendre d'un élu à la magistrature suprême ?

Victor Hugo :

Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l'assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit, et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve si énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l'aventure et l'aventurier… On ne trouve au fond de l'homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l'argent.

Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre ; il n'est plus question d'être un grand peuple, d'être un puissant peuple, d'être une nation libre, d'être un foyer lumineux ; la France n'y voit plus clair. Voilà un succès.

Que penser de cette fascination pour les hommes d'affaires, ses proches ? Cette volonté de mener le pays comme on mène une grande entreprise ?

Victor Hugo :

Il a pour lui désormais l'argent, l'agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d'un bord à l'autre quand il n'y a à enjamber que la honte…Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités… Ma foi, vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l'argent ; c'est ignoble, mais c'est excellent ; un scrupule en moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte…une foule de dévouements intrépides assiègent l'Elysée et se groupent autour de l'homme… C'est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent toujours en lui le pauvre prince d'industrie.

Et la liberté de la presse dans tout çà ?

Victor Hugo (pouffant de rire):

Et la liberté de la presse ! Qu'en dire ? N'est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l'esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?

Source: l’Internaute

Le Pèlerin

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 06:38

Algérie - Rabah Saâdane, entre larmes de bonheur et de douleur

conference sadaane

Il y a deux ans, Rabah Saâdane, le bien-nommé, était revenu pour la énième fois en équipe nationale comme seul maître à bord.
Il y a tout juste une poignée de semaines que celui-ci est reparti d'où il lui est parvenu ou revenu, la tète basse, de guerre lasse, dans ce ballet incessant de va-et-vient qui semble prendre la mesure des choses de ce qui se passe au sein de notre politique, du plus bas de l'échelle de la sphère de l'état jusqu'à son sommet. Celui qui a su nous procurer cette joie indescriptible réalisée un certain 18 novembre 2009 en terre Soudanaise et beaucoup de bonheur n'est pas cette fois-i reparti avec les honneurs dus à pareil exploit. Le peuple qui a vibré, il y a juste un an à ses mémorables exploits, lui tient aujourd'hui rigueur et surtout rancœur. Il dit qu'il a failli là où il ne fallait pas trébucher. Ce même public qui n'avait pas cessé de l'applaudir, vient de définitivement le vomir. L'homme, hier encore adulé, est à présent vilipendé, conspué et grillé à petit feu dans sa descente aux gémonies de l'enfer d'un football qui ne reconnait plus les héros d'autrefois, tel un vrai renégat ! La vie vient désormais de lui carrément tourner le dos après lui avoir juste un moment plus tôt ouvert toutes les voies possibles de la vraie réussite. Celle de l'éternelle gloire, nous semblait-il à l'époque. Comment ce bien nommé peut-il l'espace d'un temps aussi court se transformer en un vrai mal-aimé de tout un peuple, d'une frontière à une autre, d'une ville à sa voisine, d'un clan donné à son semblable ? Seul le foot, si fou comme jeu, et ses inextricables dessous, peut bien y répondre ! Peut-être même superficiellement. Qui sait
… ? Mais… pourquoi en politique nous n'assistons jamais au même scénario, se disent certains ? En termes plus clairs, pourquoi nos hommes politiques ne quittent-ils jamais eux-aussi la scène pour d'autres nouveaux venus, tout frais et dispos, mêmes très vieillissants et parfois dépassant largement de la retraite légale ? Et pourquoi Saâdane seulement ?!... Le foot est-il cette discipline régie par cette inéluctable règle de la sanction, devenue totalement absente en politique ? Le foot présente-il cet inconvénient de se pratiquer et se jouer à découvert devant tout le monde et sur le seul stade de la vérité ? La politique profite-t-elle de l'éventail de sa marge de manœuvre des jeux de coulisse pour contrebalancer tout cela en invoquant autre chose que le résultat du terrain pour pouvoir se justifier ? Mais pourquoi la politique reproduit-elle toujours ces mêmes scénarii qui soutiennent les mêmes hommes au pouvoir pour garder ou reproduire le même système politique qu'autrefois et jadis ? Pourquoi donc ce qui est valable pour celui-ci ne l'est pas forcément pour celui-là et vis-versa ? Et pourquoi change-t-on plus fréquemment d'entraineur de football que de dirigeants politiques ? Le foot est-il condamné à être ce turn-over, le plus important par rapport à toutes les autres disciplines ? Sinon donne-t-il plus de chance à ses spectateurs de dire leur mot et d'exiger le départ de celui qu'ils jugent comme défaillant ou carrément incompétent? Nos hommes politiques ne sont-ils alors pas concernés par cette règle drastique du résultat, puisqu'ils continuent toujours de nous gouverner depuis déjà de très longues décennies ? Rabah Saâdane en jetant l'éponge ne leur a-t-il pas montré la voie à suivre ? Le suivront-ils dans sa marche ou démarche toute indiquée ? Tout porte à croire qu'ils ne le feront jamais, eux qui ont tout le temps agi dans l'ombre compacte de la confusion pour toujours nous paraitre comme de vrais sauveurs d'une république en réel danger ou encore partie tout droit à la dérive. Tous ces questionnements tendent à faire ou jeter un rais de lumière sur le pourquoi de la chose dans son côté purement différent de l'autre, entre football, d'un côté, et politique, de l'autre. Cette différence-là –il faut bien l'avouer- est énorme. Oui, vraiment énorme ! Force est de constater que les deux disciplines n'obéissent cependant pas aux mêmes principes, règles et aux mêmes résultats susceptibles de permettre l'appréciation de la sanction de l'effort consenti et de la faute commise. A vrai dire, en football tout est clair ou presque. Alors qu'en politique, tout est flou sinon trop confus.
 En matière de football, les organes de contrôle et les voies de recours, très nombreux ceux-là, sont toujours présents, bien souvent sur les lieux-mêmes de sa pratique et stade d'exhibition des acteurs concernés, devenant de la sorte impossibles à être tous « embobinés » et « travaillés » par une aile toute indiquée ou toute désignée. Alors qu'en politique, la combine et la corruption sont les seules maitresses d'un jeu aux parfois très difficiles enjeux. Un jeu, bien souvent absurde où la face visible de l'iceberg est celle qui empêche ce corps flottant sur le niveau de l'eau de l'énigme de pouvoir se retourner et d'accoucher de cette vérité que tout un peuple attend avec l'impatience d'un loup affamé.
Le foot est alors ce jeu qui emballe et régale tout un monde jeune et éduqué fuyant à jamais les misères de son quotidien, fait d'interdits et d'exclusion sous toutes les formes et aspects, qu'il considère après tout comme unique ascenseur social à prendre un jour au gré d'une hypothétique occasion à saisir au vol. Par contre le jeu politique est un jeu fermé, bien verrouillé, se jouant bien souvent à huit clos et ne profitant par-dessus le marché qu'aux mêmes tètes que celles naguère au pouvoir et à ces mêmes tribus d'autrefois, presque comme ce qui se passe au sein d'un royaume où seule la tribu des Seigneurs est admise à fouler la plus haute marche de l'autorité suprême de la nation.
Le foot harangue les foules et les distraits ; la politique, par contre, les révulse et les méprise à souhait. Celui-ci leur permet de participer activement aux nombreuses joutes d'une vie sociétale, au moment même où celle-là les exclue de toute organisation politique ou syndicale de poids et de droit pour longtemps les tenir à l'écart de ses sournois projets futuristes.
Résultat : les Dieux du foot sont toujours présents au sein de l'arène de jeu, l'ouïe tendue aux doléances des spectateurs. A l'inverse, ceux de la politique, totalement absents de la scène où se déroule le vrai combat, préfèrent toujours s'investir dans ce jeu de coulisse qui arrive presque souvent à avoir le dernier mot. De leurs salons feutrés, ils tiennent les vraies reines d'un difficile jeu, hermétiquement fermé à ce public grincheux et enquiquinant.
Voilà pourquoi c'est Rabah Saâdane et
non pas quelqu'un d'autre ! Voilà pourquoi, sur une simple prière faite pieusement au stade de Blida, archicomble ce jour-là jour de prière convenons-nous, faut-il le rappeler !-, ces mêmes spectateurs, au bout de leurs nerfs et du rouleau, ont eu raison de leur entraineur. C'est ainsi que Rabah Saâdane a le plus logiquement du monde été contraint de céder sa place et le terrain de jeu aux hommes politiques pour leur permettre de pouvoir refaire leur jeu. Se préparer à d'autres rencontres imminentes et conquêtes plus importantes.
Rabah Saadane aura donc été tout naturellement gommé sur l'autel de la raison d'état, laquelle n'admet cependant aucune autre raison que celle de conforter l'état dans ses nombreux droits, que Saâdane commençait, par moments, avec ses mauvais résultats par sérieusement les déranger, les mettre en réel danger. Il s'est tout simplement effacé de cette carte sportive dont il aura toute sa vie construit l'archipel de sa vraie stature et bons résultats, quelquefois collectionnés en série.
Le héros est bel et bien parti, la tète basse puisque sorti par la petite porte mais le devoir bien accompli. Place donc aux pions de l'échiquier politique de refaire leur jeu.
L'hirondelle qui entretenait l'espoir du beau temps est aujourd'hui en plein vol en partance pour d'autres cieux et lointains horizons. Il ne nous reste qu'à prier de nouveau pour que le printemps nous revienne de sitôt. Retournons donc au stade pour de nouveau
… prier !
Source Le Quotidien d’Oran Slemnia Bendaoud

Universitaire et auteur.
Le Pèlerin

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