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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 07:10

Strauss-Kahn: «Les Etats-Unis ont voulu aller trop vite»

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Le directeur-général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a jugé hier que les Etats-Unis étaient allés «trop vite» en venant avec des propositions toutes faites au G20, dont les pays attendent un travail plus collectif. Le président Barack Obama a été mis en minorité jeudi et vendredi lors du sommet des pays riches et émergents à Séoul, de nombreux Etats membres, dont la Chine et l’Allemagne, refusant de s’engager à réduire leurs colossaux excédents courants, comme l’aurait souhaité l’administration américaine. «Les Etats-Unis ont essayé de pousser trop vite, à mon avis, à un moment où le socle de coopération n’est plus aussi ferme qu’il l’a été pendant la crise» financière de 2008-2009, a déclaré M.Strauss-Kahn, en marge du sommet du Forum économique Asie-Pacifique (Apec) ouvert à Yokohama (région de Tokyo). «Il y a eu une réaction, pas tellement d’ailleurs contre le fond de ce que disaient les Etats-Unis mais (pour leur indiquer) que maintenant ça va être plus compliqué» d’avancer à marche forcée, a souligné le directeur-général du FMI. Selon lui, il faudra que «deux, trois, quatre G20 se passent (pour) recréer ce sentiment qu’il y a un travail collectif» entre les pays représentant plus de 90% du PIB mondial. A Séoul, l’administration américaine s’est souvent retrouvée sur la défensive, de nombreux pays, notamment asiatiques, leur reprochant vertement de faire tourner la planche à billets pour relancer leur économie, au risque de nuire à la stabilité financière de la planète. «Les Américains vont continuer à faire des propositions. De toutes façons, c’est utile car il faut que le débat ait lieu», a nuancé M.Strauss-Kahn. «Simplement, il ne faut pas qu’on s’attende à ce que les débats aboutissent en une seule fois rapidement». Interrogé sur les accusations réciproques que se lancent les Etats-Unis et la Chine, il a renvoyé les deux premières économies mondiales dos à dos en déclarant: «Chacun pense que les autres doivent faire plus d’efforts que soi-même». «Les Chinois font des efforts en déplaçant le centre moteur de leur croissance vers un modèle qui est moins centré sur l’export et plus centré sur la demande interne, cela ne va pas se faire en cinq minutes mais il faut qu’ils le fassent le plus vite possible», a précisé le directeur-général du FMI. «D’un autre côté, il faut que les pays développés fassent des efforts aussi pour modifier leurs propres déficits. Chacun a son travail à faire chez soi». Malgré les tensions apparues à Séoul, M.Strauss-Kahn s’est félicité que les dirigeants du G20 aient compris «qu’il n’y a pas de sortie individuelle, qu’il faut travailler ensemble». «Il y avait un risque, après Toronto, que tout ça parte en capilotade, et que la nécessité même du G20 finisse par s’évanouir. Ce n’est pas le cas, mais il ne faut pas s’attendre à ce que tout le monde joue le jeu d’équipe comme ça», a-t-il conclu.

Source L’Expression R.I.

Le Pèlerin

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 07:09

La Prévention à la wilaya de Tipasa

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Lutte contre les inondations : un stage au profit des pompiers à Tipasa

Dans le cadre de la lutte contre les risques d’inondations, la direction générale de la protection civile, organisera à Tipasa, à partir du 20 de ce mois jusqu’au 2 décembre, un stage de formation au profit de ses éléments relevant de 12 wilayas du pays. Le stage qui se déroulera à l’unité principale de la protection civile, portera essentiellement sur les interventions lors des inondations. «Ce stage de troisième niveau qui vient compléter les deux précédents sera encadré par une équipe française spécialisée. La protection civile a choisi deux sites qui répondent parfaitement à l’objectif de ce stage. Il s’agit des plages de Chenoua et de la Corne d’Or» a indiqué le capitaine Chaâb El Ain, Chef d’unité principale de Tipasa. Aussi et toujours dans le volet formation, la direction de la protection civile de Tipasa va entamer, à partir du 15 novembre prochain une série de mini stages à l’adresse des lycéens de la wilaya. «Il s’agit de leur faire apprendre les méthodes et gestes de secours, de sauvetage ainsi que les premiers soins. Durant 10 jours, nous prendrons en charge la formation d’une série de promotions à raison de 15 chacune.

Algérie - Tipaza - Risques d’asphyxie au monoxyde de carbone : La direction de la SDA mène campagne

«Les campagnes de sensibilisation des citoyens ont porté leurs fruits, et ont permis une baisse sensible des cas d’accidents.

Les risques d’asphyxie à la suite de l’inhalation du gaz de monoxyde de carbone et les explosions engendrés par les fuites augmentent particulièrement en hiver.

En effet, en pareille période, on recense à travers le territoire national beaucoup d’accidents pour prévenir, et partant réduire, au maximum ces risques, la direction de distribution de l’électricité et du gaz de la wilaya de Tipasa, relevant de la SDA Alger, compte dans les prochains jours lancer des campagnes de sensibilisation sur les risques en question dans les différentes localités de Tipasa.

Cette opération de proximité ciblera les établissements scolaires, les hôpitaux, les centres de formation et de l’enseignement professionnels ainsi que l’institut maritime de Cherchell. Selon, Isahli Fella, la chargée de communication au niveau de ladite direction de la wilaya, le programme tracé pour la  campagne de cette année est plus important par rapport à celles menées précédemment

Cette fois-ci, confie-t-elle, la direction de la SDA de Tipasa, compte entreprendre une opération d’envergure puisqu’elle touchera le maximum de localités relevant de la région. «Les campagnes menées dans le passé pour sensibiliser les citoyens contre les risques du monoxyde de carbone et les accidents d’explosion ont porté leurs fruits sur le terrain, dans la mesure où on a enregistré une baisse sensible des cas d’accidents de ce genre. A cet effet donc,  la direction de Tipasa a décidé de redoubler ses efforts en matière de sensibilisation, notamment en ciblant la majorité des habitants de la wilaya» promet Isahli Fella.

Et d’ajouter : «les équipes choisies pour conduire les campagnes de sensibilisations se rendront dans les prochains jours à travers les établissements scolaires (primaire, moyen et secondaire), les structures relevant du secteur de la santé, les CFPA et pour la première fois à l’institut maritime de Cherchell qui vient de donner son accord».

Les équipes de la SDA qui sillonneront  donc la wilaya sont constituées d’ingénieurs en gaz, en sécurité et en électricité ainsi que de la chargée de la communication. «Outre la sensibilisation aux risques éventuels qui peuvent survenir  des installations des systèmes de chauffage, nos techniciens évoqueront aussi les dangers inhérents aux installations  électriques» fait remarquer la même interlocutrice.

En plus des structures publiques, la direction de la distribution de gaz et de l’électricité de Tipasa compte également cibler, cette année, la société civile par le biais du mouvement associatif local. «Conscients des éventuels dangers que représentent ces risques,  Plusieurs associations ont souscrit à notre initiative» conclut-elle.

Source Horizons Amirouche Lebbal.

Le Pèlerin

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 07:04

Algérie - Quel change ?

change euro dinar

 

Deux raisons principales semblent nourrir cette tendance : d’un côté, l’absence d’un réseau d’agences de change comme en Tunisie ou au Maroc, de l’autre, le pourcentage imposé en dinar pour tout retrait de devises. Ce qui encourage la méfiance vis-à-vis des banques et pousse vers le marché parallèle, que laissent faire les autorités du pays.

Les émigrés algériens ont transféré, en 2010, plus de 2 milliards de dollars.

Le chiffre est assez surprenant pour deux raisons essentielles intimement liées. Cela révèle une mutation dans le comportement de l’émigré algérien et dans son rapport à l’argent qu’il gagne.

Pour les premières générations d’émigrants poussés par la pauvreté, l’équation était différente.

Il s’agissait de se sacrifier pour sa famille laissée au pays. L’émigré s’acquitte de l’ardoise annuelle de sa famille une fois rentré au pays pour ses vacances. Le transfert se fait en dehors de tout circuit bancaire. Ce rapport n’évoluera pas totalement avec l’apparition des réseaux de transfert ou, timidement, l’émigré assimilant ses devises au prix de son sacrifice.

Au lieu d’une injection dans le réseau bancaire pour le besoin de transfert, on opte sans hésitation pour le circuit informel avec une nuée de cambistes à travers toutes les régions du pays.

Des boutiques, spécialisées dans le change parallèle, sont apparues pour combler le retard des institutions censées être mises en place dans ce but.

Souvent le change est effectué par téléphone et l’échange d’argent s’opère sans qu’il quitte le pays d’origine. L’équivalent en dinar est versé dans un compte en devises d’un cambiste algérien. Et quand bien même un émigré déclare une somme à son arrivée, il se trouve toujours une somme qui va être échangée dans l’informel. Et c’est cette dernière ainsi que les pensions, de manière générale, qui transite par le circuit bancaire, donc comptabilisées dans le chiffre de la Banque mondiale.

Deux raisons principales semblent nourrir cette tendance : d’un côté l’absence d’un réseau d’agences de change comme en Tunisie ou au Maroc, de l’autre, le pourcentage imposé en dinar pour tout retrait de devises. Ce qui encourage la méfiance vis-à-vis des banques et pousse vers le marché parallèle, que laissent faire les autorités du pays.

C’est en définitive le système financier algérien qui favorise ce genre de comportement, quoique l’argent soit introduit par les investissements dans le circuit normal.

Source Liberté Djilali Benyoub

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 07:00

Tramways en Algérie - La signature du contrat de partenariat Ferrovial-Alstom concrétisée

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Dans le cadre de son programme de soutien à la relance économique, l’Algérie prévoit des projets de grande envergure dans tous les secteurs. A ce propos, le secteur des transports bénéficie d’une évolution sans précédent.

Dans ce sens, il est à noter que le secteur algérien de la production, de l’entretien et de la maintenance des équipements ferroviaires devrait reprendre des couleurs très prochainement.

En effet, attendu depuis quelques années, le contrat de partenariat entre l’entreprise publique Ferrovial et l’Entreprise du métro d’Alger (EMA), d’une part, et Alstom transports (France) et Alstom Algérie, d’autre part, devrait être signé, aujourd’hui, c’est du moins ce qu’a appris l’APS d’une source près du ministère des Transports.

Ce contrat va ainsi formaliser la création d’une société mixte algérofrançaise pour l’assemblage et la maintenance des tramways en Algérie.

Par ailleurs, selon ce qui a été annoncé il y a quelque temps, la société chargée de la fabrications de wagons et de matériels ferroviaires sera implantée dans la wilaya de Annaba. Aussi, la répartition du capital de la future entité se fera conformément aux dispositions de la loi algérienne : 49% à Alstom, 51% iront à Ferrovial et à l’Entreprise du Métro d’Alger (EMA).

Concernant le montant de l’investissement, celui-ci n’a pas été dévoilé pour le moment. En outre, présent en Algérie depuis de nombreuses années, Alstom soutient ce développement des infrastructures pour la production d’énergie et le transport ferroviaire. Ainsi, grâce à ce contrat, Alstom devrait bénéficier d’une part importante des 20 milliards de dollars engagés par l’Etat pour le secteur des transports dans le cadre du programme quinquennal 2010/2014.

Celui-ci concerne notamment le développement du secteur ferroviaire national avec comme projet : achever les 10 500 kilomètres de rail qui sont en cours de réalisation, la réhabilitation de 3 500 autres de voies ferrées et l’électrification graduelle de l’ensemble du réseau ferroviaire.

Dans le même sillage, le groupe Alstom, en charge depuis 2006 de la réalisation du projet du tramway d’Alger, est également sollicité pour la réalisation de tramways dans dix régions du pays.

S’agissant du même contexte, en terme de capacité de production, il est à indiquer que ce projet, une fois concrétisé, la priorité sera accordée aux besoins de l’Algérie, qui a de grands projets de tramways à Alger, Constantine, et Oran en attendant d’autres projets similaires dans chaque grande ville. Concernant la stratégie de cette unité de montage, une exportation vers l’étranger peut être envisagée du moment que le tramway fabriqué en Algérie répondra aux normes internationales.

Source Le Maghreb Nassim I.

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 00:41

Rashida Manjoo l’a déclaré hier avant son départ d’Algérie - Violences contre les femmes : “Des progrès restent à faire”

femmme algerienne rurale

 

La rapporteuse spéciale des Nations unies sur la violence contre les femmes, Rashida Manjoo, n’a pas pu rencontrer les femmes travailleuses à Hassi-Messaoud, qui ont été frappées en avril-mai derniers. Alors que sa visite a été annoncée à grande pompe par les pouvoirs publics et relayée par les médias, l’invitée de l’Algérie n’a trouvé aucune des victimes sur les lieux et a dû se contenter des “représentants de la société civile”. “Je ne veux pas me déclarer maintenant (sur les victimes de Hassi-Messaoud, ndlr), mais c’est une question de justice”, a-t-elle commenté, lors d’une conférence de presse, organisée hier, au siège de l’agence officielle APS. Mme Manjoo a toutefois promis de poursuivre son “enquête” sur ces femmes violentées, afin de se faire une idée “objective” des évènements produits. La rapporteuse de l’ONU a également remarqué “l’absence de salle” pour rencontrer les membres de la société civile. Dans ce cadre, elle a indiqué avoir visité des associations disposant d’un siège, “sinon on va à l’hôtel”. En visite de travail en Algérie du 1er au 10 novembre 2010, Rashida Manjoo a tenu, hier, à apporter des clarifications sur sa mission dans notre pays. Elle a ainsi fait savoir qu’elle n’est “ni fonctionnaire de l’ONU ni payée par une ONG ou un gouvernement quel qu’il soit”. Quant à sa mission en Algérie, Mme Manjoo a précisé qu’elle a été “invitée en tant qu’expert indépendant, ce qui sous-tend ma légitimité et ma crédibilité”. Elle a néanmoins ajouté que “cette invitation reflète l’engagement de l’Algérie à respecter ses obligations internationales”. Sur le registre des facteurs ayant généré des “blessures”, elle a fait référence à la guerre de Libération nationale et à “la décennie noire qui s’est distinguée par l’instrumentalisation de la religion”. “Le passé est extrêmement douloureux et tout récent”, a soutenu la conférencière, en plaidant pour “un vivre ensemble”.  Trois ans après la mission de la précédente rapporteuse, Mme Manjoo a recommandé une “démarche multidimensionnelle” pour briser le silence sur les violences faites aux femmes et faire disparaître “l’invisibilité” de ce phénomène. Une démarche qui s’appuie, entres autres, sur “le dialogue social”, “le partenariat” entre l’État et la société civile, “plus d’études et de statistiques” des 2 parties et “l’adoption d’une législation (adéquate) pour combattre la violence”. Elle a “salué” la création d’un centre national d’études, d’information et de documentation sur la famille, la femme et l’enfance, ainsi que la transformation du ministère délégué chargé de la Famille et de la Condition féminine en un ministère. Elle a également soutenu les politiques adoptées pour la protection et la lutte contre les violences faites aux femmes, de même que la mise en place de programmes de lutte contre la discrimination à l’égard des femmes. “En dépit de ces avancées, des progrès restent à faire”, a cependant déclaré la représentante de l’ONU, en rappelant que la volonté affichée par l’État algérien “exige des mécanismes institutionnels” et devrait même aller dans le sens de l’application de la Convention internationale sur l’élimination des formes de discrimination contre les femmes (Cedaw), qui “exige que l’égalité soit formelle et réelle”. “Je reconnais que l’Algérie s’est distinguée dans la promotion du genre”, a concédé Rashida Manjoo, proposant de renforcer “la prise en compte de toutes les manifestations de violences à l’encontre des femmes et des jeunes filles”.

Source Liberté Hafida Ameyar

Le Pèlerin

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 08:09

Algérie - Le mouton de l’Aïd El -Adha hors de prix

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A quelques jours de la fête de l’Aïd-El -Adha, la folie des prix du mouton ne semble pas connaître d’accalmie. Après les sacrifices consentis à l’occasion du ramadan, de l’Aïd-el-Fitr et de la rentrée scolaire, voici venue l’autre fête, tout aussi inévitable, dont le coût financier risque d’être à la portée des seules familles aisées. Le moins cher des moutons ne coûte pas moins de 28 000.

Cette année, où l’élevage est pourtant en abondance, les prix n’ont pas attendu les derniers jours de l’Aïd pour prendre leur envoler, entraînant dans leur sillage le prix de la viande au détail, qui, elle aussi, a atteint des pics inégalés depuis plusieurs mois déjà. Une virée effectuée hier au plus ancien marché à bestiaux de la capitale, à Bab Ezzouar, renseigne sur cette température des prix qui ne sont pas à la portée des petites et moyennes bourses. La bête du sacrifice est cédée à pas moins de 28 000 DA. A 45 000 DA celle dont la taille est un tant soit peu convenable pour l’Aïd. Les cargaisons de bestiaux venues de différentes régions des Hauts Plateaux, comme Djelfa, Msila et Laghouat, qui ont été déversées en grande quantité dans la capitale et en particulier au niveau de ce marché notoirement connu des Algérois, n’auront finalement pas suffi à infléchir les prix. Les maquignons, comme à l’accoutumée, avancent toujours leurs arguments pour faire endosser la responsabilité à d’autres intervenants dans la chaîne de commercialisation du cheptel, comme par exemple «la cherté des aliments de bétail».

La vente des moutons de l’Aïd au niveau de ce marché se fait cependant de deux manières. La première consiste à fixer au préalable les prix de chaque tête de mouton, mais en laissant entendre que celui-ci peut être revu à la baisse, «32 000 DA le mouton, et vous pouvez choisir celui que vous voulez «, nous lance un jeune vendeur. Un autre de rétorquer : «Approchez, par ici les moutons sont à 28 000 et à 35 000 DA la tête.»

La seconde manière consiste à laisser libre cours aux acheteurs qui font monter les prix pour atteindre des pics inégalés, allant jusqu’à 45 000 DA. Les plus experts des acheteurs tâtent la toison des moutons pour avoir un aperçu sur leur corpulence, d’autres s’affairent à vérifier la dentition pour déterminer l’âge des ovins.

Un père de famille accompagné de ses deux fils s’est justifié : «Je suis là juste pour regarder les prix, mais je ne pense que je vais acheter un mouton cette année.» Un véritable dilemme se pose aux chefs de familles à l’approche de cette fête. Acheter le mouton, quitte à s’endetter, même au détriment des enfants, lesquels attendent cet événement avec joie et une grande impatience.

«Je n’arrive pas à fermer l’œil, depuis un certain moment. Moi, c’est durant l’été, avant même la fin du mois de ramadan que j’ai commencé à me faire du souci pour l’Aïd-el-Kebir. J’étais sûr que je ne parviendrai pas à assurer un mouton à ma famille. Mon salaire est la seule rentrée financière de ma petite famille. Mes enfants sont trop petits pour m’aider dans les charges. Et puis, il y a leur école. J’ai déjà souffert et fait mille emprunts pour passer dignement la dernière fête de l’Aïd-el-Fitr et faire face à la rentrée scolaire. Je n’ai pas encore remboursé ces dettes qu’il faut que j’en fasse encore», se plaint un autre père de famille, fonctionnaire et papa de quatre enfants.

Par ailleurs, le marché à bestiaux du centre commercial de Bab Ezzouar, appartenant à la société UNO dont le patron est Omar Rebrab, qui a commencé il y a quelques jours à vendre des moutons à l’occasion de la fête religieuse à des prix raisonnables qui ne dépassent pas 24 900 DA, a été fermé hier pour défaut d’autorisation administrative.

Un responsable portant un badge de la société Numidis rencontré sur les lieux nous a indiqué que «la vente des moutons est momentanément suspendue». Et d’ajouter : «On attend toujours l’autorisation de la part des autorités pour qu’on puisse reprendre la vente.»

Source Le Jeune Indépendant Mohammed Zerrouki

Le Pèlerin

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 08:05

Economie - Lafarge lance un plan de désinvestissement

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Le géant mondial du ciment, s’est déclaré, vendredi, « résolu à réduire sa dette grâce, notamment, à une poursuite des désinvestissements, mais a exclu pour cela d’augmenter le capital du premier cimentier mondial ».

Cette opération de renflouage semble avoir déjà commencé, puisque le groupe cimentier vend des participations minoritaires de Lafarge Malaysian Cement en Malaisie.

D’autres pays où Lafarge s’y est installé pourraient connaître le même sort. En Algérie, la baisse de l’activité enregistrée durant le troisième trimestre 2010 et estimée à 5,4 % par rapport à 2009, sème le doute sur les engagements pris il y a quelques semaines par les responsables de Lafarge lors de l’AG des actionnaires de la société des ciments de la Mitidja (SCMI Meftah) à qui ils promettent, et à défaut de pouvoir transférer ses dividendes suite à une interdiction par l’Algérie, information qu’il n’a toutefois pas confirmé, mais usant d’un langage sibyllin pour exprimer l’intention de son groupe « d’investir à long terme en Algérie en réinvestissant ses dividendes localement dans un plan de développement ambitieux qui permettra de diversifier l’offre sur le marché algérien ».

Cela confirme surtout la position du géant mondial du ciment qui s’est déclaré, vendredi, lors d’une téléconférence, être « résolu à réduire sa dette grâce, notamment, à la poursuite des désinvestissements, tout en excluant une ouverture de capital « . Un désinvestissement qui signifiera la cessation de toute dépense, achat ou autre opération d’investissement ainsi que la vente de participations mettant le premier cimentier mondial en porte-à-faux.

Ce double discours, l’un destiné à une consommation locale et politique et l’autre, plus pragmatique, se devant de plaider la cause de Lafarge face à ses créanciers, des experts banquiers, auxquels le groupe compte recourir, cache bien un malaise. Il faut dire que l’acquisition, en 2008, d’Orascom Cement, par Lafarge n’a pas été sans répercussion sur la trésorerie du géant mondial du ciment.

Ce rachat judicieux mais inopportun, selon les experts, a négativement influé sur la dette de Lafarge estimée à plus de 14,7 milliards d’euros et qu’a aggravé l’imprévisible crise financière et économique mondiale.

La dette financière du cimentier français, supérieure aux fonds propres, est devenue l’épicentre des préoccupations des marchés. Soucieux de son image de marque auprès des banques avec lesquelles le groupe doit revoir ses relations, ce dernier annonce ne pas procéder à une augmentation de son capital.

Ce qui le conduira fatalement à renégocier avec les banques en évitant d’ouvrir son capital comme il le souhaite. Selon Bruno Lafont, président-directeur général et administrateur du groupe français Lafarge, qui a accordé, vendredi, une interview à Reuters s’est déclaré résolu à réduire sa dette grâce, notamment, à une poursuite des désinvestissements, mais a exclu pour cela d’augmenter le capital du premier cimentier mondial.

Le recours aux banques est donc retenu afin de tenter de réduire sa dette qui s’élève à 14,7 milliards d’euros au 30 septembre, contre 15,2 milliards au 30 juin et 14,6 milliards un an plus tôt. Le niveau de la dette du groupe a quasiment doublé entre fin 2007 et fin 2008 avec l’acquisition de l’égyptien Orascom.

Une situation que les experts et analystes avaient estimé nécessitant « une possible augmentation de capital », comme celle de 1,5 milliard d’euros lancée début 2009 pour faire face à la crise.

Une hypothèse vite récusée par Bruno Lafont qui affirme que « notre intention n’est pas d’augmenter le capital pour réduire la dette », précisant être « engagés à améliorer notre structure financière et nous sommes toujours en train d’appliquer une discipline financière stricte et vigoureuse ». Le P-DG du groupe ajoute n’avoir « absolument pas l’intention de faire une augmentation de capital pour cela » et considère que son endettement est trop élevé et qu’il devra agir pour le réduire.

Il rappellera aussi que son groupe « comptait porter à 28% son ratio cash flow/dette, un objectif pour lequel il n’a pas fixé de calendrier. Il reste à faire progresser ce ratio de manière significative et nous attendons des progrès significatifs en 2011. Ce ratio se montait fin septembre, à 15,3%, contre 32% avant l’acquisition d’Orascom. Autre soucis généré par cette « fusion ».

Source Le Maghreb Azzedine Belferag

Le Pèlerin

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 07:51

L’Algérie face à l’invasion de faux dinars

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De France… en Chine, en passant par l’Italie et la Syrie, le dinar algérien est devenu malgré lui une «devise» très convoitée. Acheminés dans des containers par des importateurs qui utilisent divers procédés de dissimulation, les faux-billets menacent aujourd’hui l’économie algérienne.

Enquête sur un business nommé dinar.

Il prend en main la pile de billets et en tire l’un d’eux du milieu. Il observe les marques de sécurité, tâte le billet pour vérifier la texture du papier, sa finesse et son poids, regarde le filigrane à la lumière, les numéros de série, touche du pouce le fil de sécurité intégré dans la tranche du billet et détaille la signature du gouverneur ainsi que celle du directeur du Trésor. C’est un boulgroun, un bou3achra, un billet de 1000 DA, objet aujourd’hui de toutes les suspicions. Depuis quelques semaines, la psychose s’est installée, dans un pays où l’économie parallèle représente 40% de l’économie nationale, là où les gouvernants ont de la peine à imposer les transactions par chèque. Certains marchés où transitent de grosses quantités d’argent liquide sont bloqués, à l’image de celui du mouton à l’approche de l’Aïd (voir page 6). Catastrophe nationale. La cause ? Les faux billets de 1000 dinars qui inondent le pays de la chkara depuis quelque temps. Si les faux billets existent depuis longtemps et les méthodes de contrefaçon sont nombreuses, les derniers billets sont quasi-parfaits, indétectables aux UV des compteuses de billets de dernière génération. Et pour cause, ce sont de faux billets imprimés sur du vrai papier destiné à la Banque d’Algérie.

Braquage à la marseillaise

30 novembre 2006, quartiers nord de Marseille. Sur l’autoroute A7, qui longe Arnaveaux, à l’aube, un camion est braqué selon une minutieuse préparation. Les 20 tonnes de marchandise sont volées et les mystérieux malfaiteurs disparaissent dans la nature. Les services français et algériens se mettent immédiatement en alerte, car ce n’est pas n’importe quelle marchandise. En provenance d’Allemagne, le camion transportait 44 rouleaux de papier fiduciaire pour imprimer des billets de banque à destination d’Alger et la Banque centrale. Chaque rouleau pèse 500 kg, fait 7 km de long et peut imprimer 500 000 billets de 1000 dinars algériens. Ce papier est dit de haute sécurité parce qu’il contient déjà les trois marques de sécurité papier, le filigrane, la trame et le fil argenté incorporé. Après une longue enquête européenne et la collaboration d’Interpol, de la Police judiciaire marseillaise, l’Office central de répression du faux monnayage et la Garda des Finança italienne, une partie des rouleaux est retrouvée en janvier 2009 dans un atelier clandestin à Naples, en Italie, où 345 000 billets de 1000 faux dinars sont saisis, fabriqués à l’aide de plaques offset et d’un rouleau du fameux papier. Dans la foulée, une autre partie de la filière est démantelée, une imprimerie clandestine dans le 3e arrondissement de Lyon, en France, en possession de trois rouleaux issus du braquage de Marseille. Fin 2009, la police française assure que le réseau est démantelé et l’affaire des rouleaux classée. Sauf que tous les rouleaux, à l’origine au nombre de 44, n’ont pas totalement été retrouvés. Où sont-ils ?

La quête des rouleaux sacres

Décompte fait, après les arrestations et pertes, il manquerait une vingtaine de rouleaux, soit de quoi fabriquer encore des millions de billets de 1000 DA. Mais tout n’est pas aussi simple. Le papier en poche, il faut encore une très bonne imprimerie et de bons experts pour apposer les autres marques de sécurité directement sur le papier et un informaticien sérieux pour marquer des numéros de série crédibles. Si les premiers rouleaux, volés en 2006, ont certainement mis du temps à être utilisés – les imprimeries ont été démantelées en 2009 –, personne ne sait vraiment combien de billets en sont sortis. En tout état de cause, depuis les arrestations de l’année dernière, les rouleaux, trop sensibles, étaient en dormance, en attendant d’être vendus ou utilisés par des spécialistes. Sauf que depuis quelques mois, n’importe quel malfrat à Marseille propose des faux billets de 1000 DA, quasi-parfaits, pour 4 fois moins que leur valeur, 4 millions de faux dinars pour 1 million de vrais dinars, à charge pour l’acheteur de les convoyer en Algérie ou ailleurs. Les rouleaux sacrés ont donc recommencé à être utilisés et les autorités algériennes viennent de saisir leurs homologues français pour arrêter l’hémorragie des faux billets ayant été retrouvés à Annaba, Alger, dans le Sud et même en Tunisie. Les filières s’organisent et les billets circulent dans des containers venus d’Europe, de Chine ou même d’Egypte. D’autres sources affirment que ce sont les fameux rouleaux volés qui sont vendus, ils ont voyagé et ont été utilisés dans des imprimeries implantées dans d’autres pays où la police est moins vigilante. Pour contrer ce phénomène, l’Algérie a commandé de nouvelles compteuses de billets pour détecter la fausse monnaie qui afflue déjà dans les caisses des banques nationales. En attendant de retrouver les rouleaux, s’ils n’ont pas déjà été utilisés.

La Chine, coupable idéale

Depuis l’apparition de ces faux billets, certaines sources ont accusé la Chine d’être derrière la production et l’acheminement des faux 1000 dinars, pays réputé dans l’entendement commun pour toutes ses malfaçons et contrefaçons. Ce qui est loin d’être sûr, la Chine fabrique des pièces, «de la quincaillerie», comme l’explique un spécialiste, de la monnaie algérienne mais en pièces de 100 dinars, acheminées par des importateurs algériens dans des containers d’autres marchandises. A l’achat, en Chine, la pièce de 100 dinars en coûte 11, pas de quoi faire vraiment fortune, mais c’est un plus. Ce qui est sûr par contre, c’est que de par la qualité des faux billets de 1000 dinars actuellement en circulation, ça ne peut être que les rouleaux sacrés de Marseille qui ont refait surface et sont utilisés. «La faute à la Banque centrale algérienne», explique encore ce spécialiste : «Dès le braquage de Marseille, il y a quatre ans, elle aurait dû changer les billets.» Aujourd’hui, quatre ans plus tard, elle se plaint. Pour des raisons encore obscures, la Banque centrale n’a pas jugé utile de changer les billets, se contentant d’y ajouter quelques marques de sécurité, à l’impression.

Y en a-t-il assez ? Le billet de 1000 dinars algériens comporte une dizaine de marques de sécurité, entre celles, originelles du papier allemand, et celles liées à l’impression, qui se fait à Alger. A titre de comparaison, l’euro compte une soixantaine de marques de sécurité et la livre sterling ou le dollar plus d’une centaine. La sécurité n’a pas de prix. Petite note amusante ? Les nouveaux (vrais) billets de 1000 dinars sont signés de Laksaci, gouverneur de la Banque d’Algérie. Mais il y a des billets de 1000 (vrais) encore en circulation, signés de Keramane, l’ancien gouverneur. Il est en fuite, en Europe, condamné par contumace à vingt ans de prison dans l’affaire Khalifa, mais ses billets circulent toujours, au même prix. Attention donc à la paranoïa, un billet de 1000 dinars, même signé d’un condamné, est quand même un vrai

billet.

Une marchandise nommée dinar

Des dinars importés de Chine ! Une information reléguée, au départ, à un simple fait divers, «mais l’affaire est sérieuse, non seulement la monnaie nationale est menacée, mais il y va de la sécurité nationale», avertit un officier de la brigade économique de la gendarmerie. En 2006, ce sont de fausses pièces de 100 DA, fabriquées en Chine qui ont été écoulées dans le marché, découvertes suite à la saisie, au port d’Alger par les douaniers, d’un container remplis de cartons de fausses pièces. Le faussaire n’est autre qu’un commerçant d’El Eulma. Depuis, d’autres opérations d’acheminement de faux billets ont été signalées par les services douaniers, à partir notamment de la France et de l’Italie. Depuis juillet dernier, les banques sont en alerte maximale. Elle a été donnée de Annaba quand un caissier, en clôturant ses comptes, découvre quelque 36 millions de centimes en coupures de 1000 DA versés au Trésor public. Il y a environ trois semaines, les services de sécurité ont démantelé, dans la wilaya de Annaba, un vaste réseau de faux-monnayeurs, qui s’étend jusqu’à Biskra, avec à leur tête un importateur très connu dans la région. Les faux billets trouvés chez les membres du réseau, selon leurs déclarations, proviennent de Chine. «Ces faux billets sont indétectables même avec les machines à ultraviolet», assure une source à la Banque d’Algérie. Pour l’instant, le montant qui aurait été coulé dans les marchés de la région Est, notamment dans les marchés de Tadjnent, Ferdjioua ou El Eulma, n’a pas été révélé.

La piste des importateurs

Les services de sécurité ont multiplié les investigations dans le milieu des affaires algérois, où, selon des informations, certains importateurs seraient impliqués. «Nous sommes, grâce à la collaboration de certains importateurs, arrivés à assembler les éléments du puzzle de ce vaste trafic, mais nous sommes au stade de l’instruction et, ce, en collaboration avec plusieurs services algériens et étrangers.» Plusieurs importateurs, connus pour leur proximité des cercles décisionnels et installés pour la plupart à Dubaï, évoquent l’implication «d’autres importateurs, notamment des députés-hommes d’affaires, aidés par des trabendistes spécialisés dans l’importation de téléphones portables de Chine». Une connexion que l’un des enquêteurs confirme : «Oui, nous avons pu identifier des personnes influentes, mais nous ne pouvons rien faire, ça se passe en haut lieu.» Certaines sources citent une Chinoise connue dans les milieux d’affaires algérois, installée, elle aussi, à Dubaï, qui aurait proposé à plusieurs importateurs le business de la fausse monnaie. Ces derniers auraient marché dans la combine.

Trafic à Dubaï

«Des barons de l’importation souffrent actuellement suite à la campagne anticorruption prônée par l’Etat, leur business est depuis des mois asphyxié, ils n’ont plus de liquidités pour assurer leurs affaires, la solution pour eux est l’introduction de faux billets, en contrôler le trafic et continuer le transfert illicite d’argent avec ces faux dinars à défaut de vraie liquidité», analyse une source sécuritaire. Un importateur ira jusqu’à révéler les prix proposés et le procédé d’acheminement : «Le faux billet de 1000 DA nous est proposé pour 1 euro, selon la commande, le fournisseur assure une qualité indétectable du billet de banque ainsi que sa livraison jusqu’en Algérie en utilisant divers  procédés de dissimulation.» Les Chinois ne seraient pas les seuls impliqués, à en croire ces importateurs. «Depuis quelque temps, un Syrien propose la fourniture de faux billets à des trabendistes algériens dans les hôtels qu’ils fréquentent à Dubaï», assure une source. Le trafic, malgré ses proportions actuelles, a encore de beaux jours devant lui. Selon une source militaire, il s’agit du stade «expérimental» du business, avant «l’écoulement dans un proche avenir d’une quantité importante de fausses monnaies dans le marché algérien». L’Algérie fait l’objet, présentement, d’une attention particulière de certains réseaux, car elle reste parmi les rares économies au monde caractérisée par une surliquidité dans ses marchés et qui n’adopte pas dans ses transactions des méthodes électroniques. «L’Algérie est la cible idoine», avertit l’officier de la Gendarmerie nationale.

L’avis des experts : l’effondrement du dinar n’est pas à écarter

«Un milliard de dinars en fausses «vraies» coupures dans les banques, plus de 20 milliard de dinars circulent sur le marché : le dinar est en danger !»  s’alarme une source à la Banque d’Algérie. L’explosion du phénomène des faux billets, selon plusieurs sources, menace l’ensemble de l’économie nationale. Si dans tous les pays du monde, il existe des faux-monnayeurs, la proportion du danger par rapport à la masse monétaire en circulation reste relativement faible du fait de l’extension des transactions électroniques (cartes bancaires, etc.). Chez nous, le trafic de la fausse monnaie, avec ses ramifications internationales, «commence à prendre des proportions dangereuses, menaçant la sécurité nationale», indique Abderrahmane Mebtoul, expert international en économie. La possibilité de la prolifération des faux billets est d’autant plus facilitée dans une économie où le cash  prédomine. «Le citoyen doit garder chez lui du liquide et la majorité des segments de l’économie fonctionne sur des principes en dehors du droit tel que défini par l’Etat», explique Mebtoul . Et de poursuivre : «En Algérie, l’extension de la fausse monnaie trouve un terrain propice du fait que, souvent, bon nombre de segments du secteur d’Etat exigent du liquide et 75% des importations en 2009 se sont faites en cash. Surtout que  la sphère informelle, produit de la  bureaucratie et des dysfonctionnements des appareils de l’Etat, contrôle 40% de la masse monétaire en circulation.»

Valeurs refuges

En plus, avertit Mebtoul, cette situation crée une véritable psychose chez les Algériens lambda avec des répercussions plus importantes : «Les ménages vont revenir à des valeurs refuges, comme l’or ou certaines valeurs immobilières.» Ce qui peut conduire, selon le même expert, à l’effondrement de l’économie. Parce que «on dévalorise ainsi toute création durable de la richesse dont la monnaie est le support, tout en alimentant une inflation incontrôlée, donc une détérioration du pouvoir d’achat des ménages». Comme effet d’entraînement dû à cette situation : la spéculation. «La base de fonctionnement de toute économie reste la confiance.

La généralisation de faux billets, selon la loi de Gresham - la mauvaise monnaie chassant la bonne - risque  de conduire le pays au chaos», alerte Abderrahmane Mebtoul. A terme, poursuit l’expert de la Banque d’Algérie : «On sera dans l’obligation de procéder immédiatement au retrait des billets de banque de la circulation avec comme éventualité leur remplacement par de nouveaux billets.» Cela entraînerait une cessation dans l’alimentation en liquidités des guichets postaux et des banques. Ce qui pourrait expliquer la crise de liquidités que connaît le pays depuis plus d’un mois. «La Banque d’Algérie a procédé depuis quelque temps à la vérification des liquidités provenant des banques et de la poste, il s’agit en effet d’une masse très importante. La Banque d’Algérie ne peut pas prendre le risque d’injecter, notamment à la veille de l’Aïd où la demande est forte, des sommes importantes si elle n’arrive pas à authentifier ses billets avant leur livraison», révèle notre source à la Banque d’Algérie. Face au péril, la Banque d’Algérie observe un étrange silence.

Alors que le scénario de l’Etat du Bahreïn n’est pas à écarter. Cette monarchie pétrolière a connu en 1997 la plus grosse affaire de contrefaçon monétaire du XXe siècle, dirigée par des chefs d’Etat africains, managée par des faux- monnayeurs argentins, puis relayés par un réseau marocain. En catastrophe, le Bahreïn a décidé de démonétiser sa coupure de 20 dinars et une autre d’une valeur de 55 dollars, évitant ainsi l’effondrement de son économie. «Dans le cas où la situation persiste, la Banque d’Algérie devrait opter pour la démonétisation des billets objets de contrefaçon, et par conséquent, c’est l’économie de l’Algérie qui sera paralysée durant des mois, car il ne s’agit pas d’une mince opération ordinaire», explique notre source, ajoutant : «L’effondrement du dinar, déjà faible, n’est pas à écarter aussi.»

Source El Watan chawki amari et Zouheir Aït Mouhoub

Le Pèlerin

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 07:51

Maroc : La puissance électrique sera triplée d'ici 2020 pour répondre à la demande croissante

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Mme Benkhadra a fait cette annonce dans une allocution prononcée devant SM le Roi Mohammed VI, lors de la cérémonie de signature, mardi à Ouarzazate, des conventions parachevant le cadre institutionnel de réalisation du projet intégré d'énergie électrique solaire.

La ministre a souligné que la nouvelle stratégie énergétique, qui s'inscrit dans la vision globale et intégrée du Souverain du développement durable, prévoit de construire un bouquet énergétique diversifié et équilibré où les énergies renouvelables occupent une place de choix pour, à la fois, satisfaire cette demande croissante, préserver l'environnement et réduire la dépendance énergétique de l'extérieur.

Cette stratégie intervient pour répondre au développement économique et social que connait le Royaume avec la réalisation de grands chantiers déjà lancés ou programmés dans différents secteurs, notamment dans l'agriculture, l'industrie, les infrastructures, l'habitat et le tourisme, a-t-elle poursuivi.

Elle a relevé que "cet essor sans précédant entraine la croissance des besoins en divers formes d'énergie à un rythme soutenu de 5 pc annuel en moyenne et de 7,5 pc par an, pour l'électricité, entrainant ainsi un doublement de notre consommation électrique d'ici 2020 et un quadruplement d'ici 2030".

Elle a rappelé, à cet égard, les étapes franchies dans la mise en œuvre des grands projets d'énergie renouvelable initiés dans le cadre de la stratégie énergétique du Royaume et qui fait du développement de ces énergies et de l'efficacité énergétique une priorité nationale.

La réalisation d'ici 2020 des deux programmes solaire et éolien de 2000 MW chacun traduit l'expression concrète de la priorité majeure que SM le Roi accorde au développement des énergies renouvelables comme le moyen optimal permettant au Maroc de répondre aux défis de la sécurité d'approvisionnement, de la préservation de l'environnement et du développement durable, a-t-elle dit.

Mme Benkhadra a souligné que ces projets ne sont pas limitatifs, car les programmes de production d'électricité à partir de sources renouvelables sont largement ouverts à l'initiative privée nationale et internationale, comme le stipule la nouvelle loi 13-09 relative aux énergies renouvelables promulguée en février 2010.

Ainsi, depuis le lancement de ce nouveau projet en novembre 2009 par SM le Roi, de nombreuses actions ont été réalisées notamment celles relatives à la mise en place d'un cadre législatif et institutionnel approprié.

Mme Benkhadra a souligné que la protection des ressources est une donnée essentielle pour le développement harmonieux de la région.

Celle-ci est d'ailleurs illustrée par les actions entreprises pour optimiser l'utilisation des ressources hydriques nécessaires pour le développement économique et social de la région.

Il est à préciser que les conventions signées aujourd'hui, sous la présidence effective de Sa Majesté Le Roi, que Dieu L'assiste, fixent le cadre d'intervention dans les différentes phases du Plan solaire, autant par l'Etat que par MASEN et l'ONE, en sa qualité de partenaire stratégique dans la fourniture, le transport et l'export de l'énergie électrique, qui sera produite par les centrales solaires.

Cette cérémonie fait suite à la séance de travail présidée par SM le Roi au Cabinet royal, le 9 octobre 2010, et au cours de laquelle le Souverain a donné Ses Hautes instructions aux parties concernées pour s'en tenir strictement au calendrier de réalisation du plan solaire marocain et de ne ménager aucun effort pour que ce défi que s'est lancé le Maroc, comme pour tous les grands projets qui sont menés, se matérialise au bénéfice de son développement et du bien-être de sa population.

Source MAP

Le Pèlerin

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 07:47

L’Eldorado du bassin sud-ouest

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Cela laisse, d’ailleurs, pantois et sceptiques les géants de la recherche gazière. Shell, Total et bien d’autres opérateurs, dépités par le peu de découvertes ne désemparent pas pour autant car confiants que cela pourrait être l’Eldorado du gaz et eux qui sont dotés d’une longue expérience dans le domaine de la prospection du gaz.

Le pétrolier espagnol Repsol serait sur le point de recevoir l’approbation de l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures pour le plan de développement du champ gazier de Reggane nord.

Bien que les réserves en sous sol ne seraient toujours pas confirmées, Alnaft donnera, croit-on savoir, incessamment le feu vert permettant de développer les champs de gaz de Reggane, Touat, Timimoun et Hassi- Mouina.

En attendant son entrée en phase de réalisation, Repsol en recevant l’accord de l’agence Alnaft après plusieurs mois d’attente pour développer ce champ de gaz se trouvant dans le bassin de Reggane, est susceptible de produire quelque 630.000 m3/jour.

Pour rappel, Repsol a une participation à hauteur de 33,75%, aux côtés de la Sonatrach (25%), des Allemands de RWE (22,5 %) et de l’Italien Edison (18,75%).

La genèse des découvertes opérées par ce partenaire espagnol remonte à l’année 2006. Repsol découvrira, à Reggane, d’abord deux puits avec un rendement initial de 736.000 m3/jour. Quelques mois plus tard, une troisième poche de gaz est mise à jour avec un débit de 763.000 m3/jour à 3.983 mètres et de 483.000 m3/jour à 2.360 mètres.

L’année 2009-2010 fut une année fructueuse pour tout le monde, puisqu’elle permit la découverte de pas moins de 16 puits de gaz, dont 9 par sonatrach en effort propre et 7 autres en associations. Les autres partenaires, à l’instar de la British Gas pour Hassi Ba Hammou et Gaz de France et Total qui ont obtenu le feu vert d’Alnaft pour développer les gisements de Hassi Mouina et Statoil, présenteront leur plan de développement en 2011.

A titre de rappel, GDF et Total ont signé des contrats portant sur une production annuelle de 6,1 milliards de mètres cubes. Il s’agit en fait de 4,5 milliards de mètres cubes/an pour Touat et 1,6 milliard de mètres cubes /an pour Timimoun. L’accord conclu avec Total relatif à l’Ahnet porte sur un engagement de production minimale de 4,5 milliards de mètres cubes/an.

Destinée à l’exportation, l’exploitation des champs gaziers du sudouest algérien représentant plusieurs milliards de m3 de gaz naturel permettra à l’Algérie d’alimenter le marché européen et venir pallier les carences ressenties sur les anciens champs vieillissant de Hassi R’mel, Alrar, Stah et Hamra.

Les différents partenaires opérant sur ces sites n’ont pas tous confirmé le potentiel des gisements. Si les premières quantités évacuées par le pipe devraient se situer à quelque 10 milliards de mètres cubes/an, le sous-sol du sud-ouest algérien n’est toujours pas quantifié.

Les présomptions retenues par certaines compagnies étrangères opérant en Algérie estiment que le bassin de Reggane regorge de l’équivalent de quelque 145 millions de barils de pétrole. Officiellement les réserves de gaz de l’Algérie sont estimées à prés de 4.500 milliards de m3. Les prévisions ne sont toujours pas établies bien que la construction du gazoduc GR5 augure de grands potentiels.

Ce dernier pipe-line qui s’étire sur 760 km d’une capacité prévisionnelle de 12 milliards de mètres cubes/an de gaz, reliant Reggane à Hassi R’mel et attendu pour fin 2013 représente l’un des méga projets de Sonatrach pour le quinquennat 2010-2014.

Source Le Maghreb

Le Pèlerin

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