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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 06:59

Rapport américain 2010 sur les libertés religieuses : L’Algérie, terre de tolérance

liberte du culte

 

Le département d’Etat américain a, dans son dernier rapport annuel sur la pratique des libertés religieuses, considéré que la situation en Algérie s’était améliorée  en 2010 et que «des changements positifs avaient été enregistrés dans le traitement des minorités religieuses».

Le rapport qui a passé en revue tous les pays a été présenté mercredi à la presse par la Secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton. Il note la liberté pour les non-musulmans de pratiquer leur religion dans la mesure où elle est «en harmonie avec l’ordre public, la moralité et le respect des droits et des libertés fondamentales d’autrui», précisant qu’en général, «la société algérienne tolère les étrangers qui pratiquent d’autres religions que l’Islam».

Pour ce qui est des changements positifs constatés, le rapport  souligne le rôle du gouvernement qui accorde une attention accrue aux préoccupations des minorités  dont les groupes chrétiens, et ce dans l’organisation de colloques sur les cultes religieux.

Le document relève la bonne coexistence des groupes religieux

Le département d’Etat américain indique que les ministères algériens des Affaires étrangères et des Affaires religieuses avaient organisé en février dernier à Alger un colloque intitulé «Le culte religieux : un droit garanti par la religion et par la loi», où des représentants des groupes religieux chrétiens et des chefs religieux catholiques et protestants américains et français avaient participé.

Le document qui constate la bonne cœxistence des groupes religieux dans notre pays souligne la fréquentation des offices religieux chrétiens principalement par les membres de la communauté diplomatique et les résidents étrangers venant notamment des pays occidentaux et de l’Afrique subsaharienne.

Autres points importants, les groupes de missionnaires sont autorisés à mener des activités humanitaires à condition qu’ils «ne s’adonnent pas au prosélytisme» alors que la diffusion des services religieux sur les chaînes de radio  et la vente en toute liberté des textes religieux non islamiques tel la Bible et les cassettes vidéo sont assurées. 
De leur côté, les dignitaires chrétiens en Algérie, reconnaît le rapport, ont «de meilleures relations avec le gouvernement », ajoutant que plusieurs dirigeants des églises en Algérie reconnaissent avoir reçu l’aide du ministère algérien des Affaires religieuses pour les procédures de demandes d’enregistrement des groupes religieux non-musulmans en vertu des lois en vigueur.

12 demandes d’accréditation de groupes de différentes confessions enregistrées

A ce titre, la commission algérienne des services religieux non-musulmans, qui est l’entité gouvernementale chargée de réglementer le processus d’inscription de cette catégorie de groupes, a reçu douze (12) demandes d’accréditation de groupes de différentes confessions protestantes.

Enfin, le rapport revient sur la polémique de la conversion en Algérie qui «n’est pas illégale au regard du droit civil» au même titre que l’apostasie qui, elle aussi, «n’est pas une infraction pénale».

Maître Farouk Ksentini : «Les progrès dont parlent les Américains sont une réalité»

Les progrès en matière de respect des pratiques religieuses sont une réalité, selon le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH). Pour Maître Farouk Ksentini, les Américains ont montré à  travers ce nouveau rapport qu’ils ont compris que l’Algérie est «un pays de tolérance» et  dispose d’une «législation claire instituant et respectant toutes les pratiques religieuses». D’ailleurs pour lui, «le peuple algérien lui-même a toujours été tolérant».

La vision américaine, reconnaît encore Me Ksentini, a été lors du  rapport antérieur «obscurcie par des incidents regrettables et maladroits» qui ont eu lieu. Ce n’est que justice que le département d’Etat américain revienne aujourd’hui à une meilleure appréhension de la réalité des libertés religieuses qui peuvent être «non seulement pratiquées sans entrave dans notre pays mais encore prospérer», assure-t-il. Me Ksentini conclut que le rapport américain qui parle de «progrès» ne fait que constater une réalité perceptible de tolérance de tous les jours. Le rapport US intervenait, nonobstant le déroulement du procès des non-jeûneurs qui s’est soldé par une relaxe alors qu’il pouvait être appréhendé comme un exemple de la tendance au non-respect des autres pratiques religieuses en Algérie tel que rapporté par l’opinion publique.

Source Horizons Kaddour D.

Le Pèlerin

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 06:36

Algérie - Civisme et solidarité : Quand Facebook s’en mêle

facebook.jpg

 

Facebook est en train de faire entrer de nouveaux comportements parmi nos jeunes. Ce réseau social où des personnes publient des informations au vu et au su de tous se transforme en une opportunité de rencontre pour ses adeptes.

La preuve, une association qui milite pour la défense de l’environnement, «Nass El-Khir»,  a envoyé récemment via ce réseau un message invitant les facebbookeurs à se rencontrer pour un acte citoyen.

Il s’agit de nettoiement de la plage de la Madrague. Ainsi, 98 jeunes hommes dont l’âge ne dépasse pas la trentaine se sont retrouvés durant toute une journée à débarrasser la plage des détritus de tout genre. Singularité de ce groupe : ses membres ne se connaissaient pas auparavant. Et c’est grâce à facebook qu’ils ont fait connaissance et ont lancé le slogan «Blue day» pour le nettoyage des plages.  Munis de gants et de pelles, ils ont ramassé toutes les ordures qui s’étalaient sur le sable avant de les mettre dans des sachets et les transporter sur le bord de la route pour être collectés par les agents de Netcom.

Le tout dans la bonne humeur. Cette rencontre a été suivie d’une autre appelée «green day» au cours de laquelle ces facebbokeurs ont débarrassé la forêt de Bouchaoui de ces détritus. Autres gestes de bonne volonté : un aller-retour à Laghouat pour nettoyer les espaces verts et la remise à la famille du défunt Djilalli Amarna, l’ancien membre du groupe Raïna Raï, d’un chèque en signe de solidarité. Qui a dit que les jeunes Algériens avaient perdu le sens du civisme et de la solidarité ? Il suffit de leur libérer la voie pour que leur élan juvénile s’exprime dans toute sa splendeur.

Source Horizons Rabéa F

Le Pèlerin

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 11:27

Le blog fait partie toujours du Top des blogs chez Over-blog

nelson-mandela.png

J'ai toujours admiré les adeptes de la Paix

Ci-dessus : Nelson Mandéla

Bonjour mes chers lecteurs

Les lecteurs participent de plus en plus en faisant des commentaires toujours très pertinents

2 000 000 de visiteurs cela fait ces temps ci entre 2500 et 3200 visiteurs chaque jour

Mes lecteurs sont des gens aux propos assez consensuels comme le veut l’esprit du blog, C'est-à-dire

-      Avoir des propos dans l’ensemble assez pertinents…

-      Peu ou pas d’insultes ou de propos véhéments….

-      Du respect pour autrui

Je remercie particulièrement tous ceux qui m’ont fait des commentaires,

Ceux qui m’on proposé des contributions…

Le blog est un lieu d’échange et tous les sujets pertinents sont les bienvenus….

Ce blog axé sur la modernité ne fait pas u pied de nez à l’histoire, car c’est une bonne compréhension de l’histoire qui permet de jeter les ponts sur un avenir prometteur

Un petit bémol toutefois une diminution du nombre d’inscrits à mes articles….

Peut être y a-t-il trop d’articles… ??

Quoi qu’il en soit, cette légère diminution s’est accompagnée dun accroissement significatif du nombre de lecteurs

Allez y chercher y comprendre quelque chose

Je vous remercie pour l’intérêt que vous portez à mes blogs

Cordialement,

Le Pèlerin

 

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 07:10

Algérie- Le sachet de lait à 25 DA, c’est bientôt fini

lait en sachet

 

Les premières perturbations sont apparues au Ramadhan. Depuis, rien ne va plus : les chaînes s’allongent devant les supérettes, certains distributeurs organisent eux-mêmes la vente, et la police est obligée d’intervenir pour canaliser les consommateurs. On se croirait revenu au temps du parti unique et des souks el fellah. Que cache cette crise ? Une transition vers un changement profond, car l’Etat a décidé d’en finir avec l’importation de la poudre de lait pour promouvoir le lait cru. Mais les laiteries privées résistent : pour elles, les conditions ne sont pas encore réunies. Résultat : l’Etat leur livre moins de poudre, et elles ne peuvent plus produire. Pour le consommateur, cela conduira forcément, à terme, à la disparition du sachet à 25 DA. El Watan Week-end vous donne les clés pour comprendre pourquoi c’est nous qui faisons les frais de cette guerre Etat/privé.

Pourquoi une pénurie  maintenant ?

Cette année, l’Algérie a connu sa plus grave pénurie en lait. Plusieurs raisons sont invoquées pour expliquer cette situation. En 2009, le prix de la poudre a connu une baisse significative sur les marchés mondiaux. «Grâce à cette baisse, l’Office national interprofessionnel du lait (Onil) a voulu se faire bien voir de sa tutelle, le ministère de l’Agriculture, et a décidé d’imputer sa bonne performance à sa bonne gestion», analyse un privé du secteur. En conséquence, pour l’année 2010, le ministère de l’Agriculture aurait décidé de diminuer de 10% l’enveloppe financière allouée à l’Onil. Le prix de la poudre étant reparti à la hausse, l’Office n’a plus été capable d’importer la quantité prévue initialement, d’où le recours dernièrement à un nouvel appel d’offres. D’autres griefs sont avancés par les privés, comme les retards dans le dédouanement de la marchandise lorsqu’elle arrive au port. Le nouveau dispositif mis en place par l’Office au niveau de son service de transit, pour sortir la marchandise du port serait aussi, pour certains opérateurs, beaucoup moins performant que par le passé. Toutes ces critiques sont bien sûr démenties par l’Onil, qui accuse certaines laiteries de détourner la poudre pour la fabrication d’autres produits laitiers à forte valeur ajoutée, comme le fromage fondu ou le yaourt. Ce qui n’est pas complètement faux…

Mais à quoi sert l’Onil ?

En 2007, le prix de la poudre de lait s’envole sur les marchés mondiaux pour atteindre 6500 dollars la tonne alors que son prix était de 2300 dollars, quelques jours plus tôt. A cette époque, TradeMilk, filiale des Giplait (groupe public), était chargée d’importer la poudre pour les laiteries publiques, alors que les privés achetaient directement la leur auprès des traders. Cette situation a changé avec la réactivation de l’Onil  par le ministère de l’Agriculture. En 1997, l’Office sort donc de son hibernation et le ministère lui confie l’importation et la répartition de la poudre à toutes les laiteries. C’est l’Onil qui lance les appels d’offres, qui réceptionne et dédouane la marchandise, puis qui l’affecte aux 105 laiteries (88 privés et 15 publiques) au prix de159 DA/kg.  Dernièrement, l’Office a importé 800 tonnes de poudre  entreposées dans un hangar de Oued Smar et déclarées impropres à la consommation. L’Office a décidé de poursuivre en justice les fournisseurs. Le préjudice financier s’élèverait à 240 millions de dinars. Depuis 2007, l’Onil a vu passer trois directeurs généraux.

L’Algérie est-elle dépendante du marché mondial ?

Oui. Cette année l’Algérie va dépasser ses prévisions d’achat pour faire face à la pénurie que connaît le secteur. Elle va importer 130 000 tonnes de poudre alors qu’il était prévu de n’en importer que 121 000 tonnes. L’Algérie achète sa poudre de lait essentiellement sur le marché européen, alors que la poudre américaine est moins chère du fait de la faiblesse du dollar. Mais les frais de transport sont plus élevés. A cela s’ajoute une particularité de la poudre américaine, légèrement brune, alors que la poudre européenne est blanche. Rares sont les pays qui achètent encore de la poudre de lait mais parmi eux, figure la Chine, qui par sa forte demande, pèse sur les cours. Mais l’Algérie aussi… Dès que l’Etat lance un appel d’offres, les cours augmentent en moyenne… de 70 dollars !

Est-ce que la poudre est de bonne qualité ?

Oui, la poudre que l’Onil importe est de bonne qualité. Les odeurs de rance constatées lors de l’ouverture d’un sachet de lait sont dues à la mauvaise conservation de la poudre lors de son arrivée en Algérie, qui lui fait perdre sa fraîcheur.

Pourquoi le lait cru  n’arrive-t-il pas à s’imposer ?

Parce que malgré la volonté affichée par le gouvernement pour développer la filière du lait cru, trop d’écueils restent à surmonter. Tout d’abord, il faut développer les centres de collecte du lait, pour le moment inexistants. Consentir un plus grand effort financier pour inciter les laiteries privées à s’intéresser au lait cru. Autre problème : la constitution et l’entretien d’un cheptel bovin. Pour l’heure, la majorité des éleveurs, estimés à 13 000, ne possèdent qu’une à deux vaches. L’Etat continue d’injecter des sommes considérables dans la filière, 7 milliards de subventions en 2009 et 8,5 milliards en 2010, pour un résultat très en deçà de ses attentes.

La crise fait le buzz

Depuis une semaine, la pénurie de lait fait le buzz sur le web. Les internautes algériens ne manquent pas d’inspiration pour exprimer leur désarroi face à la rareté du sachet de lait. YouTube, Facebook, Twitter : les supports sont différents, mais on ne peut s’y connecter sans remarquer les vidéos parodies, telles que le clip mis en ligne «Le lait mon amour», une vidéo parodie qui regroupe différentes images de sachets de lait, accompagnées d’un medley de chansons d’amour algériennes. Loufoque ? Moins que les statuts et tweets des internautes, drôles et poignants. Exemple : «Echange rein contre sachet de lait. Pénurie», «Avec cette pénurie de lait, on ferait mieux d’acheter des vaches pour l’Aïd» ou bien «Mutation des moutons en chèvres résultat de la pénurie de lait».

Le rush après la prière de l’aube à Béchar

Est-ce le prélude à la suppression graduelle - non encore officiellement annoncée - de la subvention du lait en sachet et la libéralisation de son prix comme n’hésitent pas à l’affirmer certains observateurs ici à Béchar ? Sur les étals des détaillants, plusieurs marques de lait, dont le prix oscille entre 70 et 80 DA, sont proposées aux clients alors que le produit en sachet subventionné à 25 DA a presque disparu du marché depuis plusieurs semaines. Son indisponibilité se prolonge même si elle n’est pas vécue avec la même intensité qu’au mois de Ramadhan dernier.

Mais on peut dire que les signes avant-coureurs d’une longue perturbation dans l’approvisionnement régulier remontent à cette époque. Car c’est le système de distribution du lait subventionné qui reste défaillant et donc inefficace. Il est vrai qu’après le mois de Ramadhan, la commercialisation normale du sachet de lait a repris progressivement, mais la tension sur les marchés locaux n’a pas baissé pour autant. L’Orolait, office public de distribution et de commercialisation du lait et ses dérivés, approvisionné par l’usine de production d’Igli, à 170 km au sud de Béchar, avance le sempiternel argument de l’insuffisance de la poudre de lait pour justifier la tension et les files d’attente sur les marchés.

Cependant, depuis le début du mois de novembre, l’exacerbation de la crise est devenue insupportable pour de nombreux citoyens, sortis de leur silence pour dénoncer le système en place qui véhicule la mauvaise distribution, des incohérences et une pénurie, à leurs yeux, planifiée. Face à la hantise de la crise qui s’aggrave, certains pères de famille, qui se réveillent de bonne heure pour faire la prière de l’aube, n’ont d’autre choix que d’acheter, aux premières lueurs du jour, dix à quinze sachets de lait chez les commerçants qui reçoivent une quantité insuffisante.

Ainsi, lundi dernier, sur le principal marché couvert du centre-ville, le lait en sachet n’était plus disponible chez l’un des principaux commerçants alors que les clients attendaient en file devant le magasin. «Nous recevons une quantité estimée entre 150 et 200 litres/jour de l’Orolait, quantité qui est en deçà de la forte demande exprimée», nous confie sur un ton pressé le propriétaire du magasin. Ce que dément formellement le directeur de l’usine de production d’Igli contacté par téléphone. Selon ce responsable, depuis début novembre, son unité produisait 20 000 litres/jour mais depuis vendredi dernier avec la réception de la poudre de lait constituée de 26% de matières grasses, cette quantité a augmenté pour atteindre les 30 000 litres/jour en mesure de couvrir les besoins de la population de la wilaya évaluée à 240 000 habitants.

Notre interlocuteur s’étonne même de la persistance de la tension et l’impute à «des pratiques de rétention dans un but spéculatif de la part de certains commerçants peu enclins à exercer honnêtement leur profession». Néanmoins, pour les citoyens financièrement aisés, le problème d’acquisition du lait ne se pose pas. Ils achètent les briques de lait demi-écrémé à 70 DA, une façon aussi d’atténuer les effets de la forte demande sur le lait subventionné.

De la poudre au p’tit dej’ à Ouargla

A Ouargla, la crise du lait en sachet perdure depuis… l’indépendance ! Pour vivre heureux, tout le monde s’est rabattu sur le lait reconstitué.La légende raconte que le saint patron de Ouargla, Sidi Belkheir Chatti, avait pour principale prouesse  de ramener du lait quand il était impossible d’en avoir. «Hellab el atrous», littéralement «celui qui trait le bouc» est fêté chaque année, au printemps, mais il ne motive aucune action concrète, pas même celle d’organiser une collecte dite du lait caprin ou camelin qui fait pourtant la réputation des tribus nomades sédentarisées dans la région et dont la principale activité économique reste l’élevage.

Ceci pour l’introduction, car la wilaya de Ouargla vit une crise continue du lait qui au lieu de motiver des investissements dans la filière lait a au contraire imposé à la population un changement radical de ses habitudes alimentaires les plus ancrées : celle de consommer du lait frais. Ouargla ne vit donc pas la crise du lait comme toutes les villes, car ici on ne produit pas, mais on consomme volontiers ce qui nous arrive des usines du Nord et celles de Ghardaïa depuis peu d’années. Les transporteurs de lait viennent notamment des Aurès et du Constantinois et moins régulièrement de l’Algérois. L’approvisionnement de lait en sachet n’est pas quotidien mais plutôt hebdomadaire, qu’il vienne de Ghardaïa qui exporte son surplus de production chaque lundi ou d’autres sources plus éloignées.

Ces dernières posent le problème du non-respect de la chaîne de froid, ce qui altère la qualité du lait et le supprime d’office de la table du petit-déjeuner, puisqu’il ne peut être bouilli. La quantité de lait acheminée vers Ouargla n’est pas estimée par les services du commerce, mais les commerçants s’accordent à dire que le lait en poudre est de loin le plus demandé car  plus disponible. Ceci est d’autant plus vrai que que l’irrégularité de l’approvisionnement, la qualité et le prix du sachet de lait (35 DA le litre) en font un produit hors de prix pour le commun des consommateurs qui s’en détournent - en dehors de la période du Ramadhan et celle de la cueillette des dattes où le lait reprend sa place privilégiée.

Les produits laitiers du Mzab sont quant à eux d’un tout autre ordre et se placent d’emblée hors de la gamme des aliments consommés quotidiennement par les ménages. Ce qui arrive des pâturages du Mzab est essentiellement constitué de produits haut de gamme comme le pur lait de vache, et en moindres quantités, le sachet à base de lait reconstitué mais aussi et surtout des produits du terroir revisités au goût du jour comme le lait de chamelle et de chèvre, le beurre frais et le fromage de chèvre local dit kemaria. En une décennie et par la seule volonté des éleveurs et d’une poignée d’industriels, Ghardaïa est devenue le chef de file de la filière lait dans le sud du pays.

Ceci étant, il est important de souligner que la petite industrie, particulièrement agroalimentaire, dans la wilaya de Ouargla reste à la traîne, puisqu’elle ne compte que quelques minoteries et fabriques de pâtes alimentaires. Pour des raisons  inexpliquées, toutes les initiatives de création de laiteries ou mini laiteries entreprises auprès du Calpiref durant les dix dernières années n’ont jamais abouti. La laiterie lancée il y a trois ans par un pharmacien de Zaouia Abidia, dans la daïra de Touggourt, n’a jamais mis ses produits sur le marché.

Hafid Djellouli. Directeur général de l’Office national interprofessionnel du lait : Cette crispation arrive au moment où l’Office décide de contrôler les laiteries

-Pourquoi y a-t-il pénurie de lait ?

Il n’y a pas de pénurie. Il y a une perturbation dans la distribution.

-Le mot «pénurie» vous fait peur…

Oui. Il renvoie à de trop mauvais souvenirs et fait peur aux gens. D’ailleurs, vous, les journalistes, à force de parler de pénurie, vous êtes en train d’affoler les consommateurs qui sont persuadés qu’il ne va plus y avoir de lait sur le marché.

-Quand exactement ?

Ce matin (nous avons réalisé l’entretien dimanche, ndlr). Nous avons distribué 1000 tonnes de poudre de lait aux laiteries. Je peux vous assurer que tout rentrera dans l’ordre dans les prochains jours.

-Vous n’avez toujours pas répondu à ma question. Quand ?

Au plus tard jeudi dans l’Algérois.

-Mais l’Algérois n’est pas l’Algérie. Dans certaines régions du pays, le sachet coûte par exemple 35 DA à Oran et 38 DA à l’Est !

Dans certaines régions, ce sont les distributeurs, avec la complicité des transformateurs, qui profitent de la perturbation pour céder, plus cher, le sachet de lait aux revendeurs. Pour y remédier au plus vite, nous avons réceptionné 500 tonnes de poudre de lait à Annaba qui seront très vite distribuées.

-Les Algériens ne comprennent pas pourquoi ils doivent faire la queue des heures pour acheter un sachet de lait. Comment expliquez-vous cette perturbation ?

Je ne me l’explique pas. Mais je soupçonne certaines laiteries d’attiser cette perturbation. S’il y avait pénurie, comment expliquez-vous alors qu’il n’y ait pas pénurie de yaourts, eux aussi fabriqués à partir de la poudre de lait ? Cette crispation arrive, par exemple, au moment où l’Office, que je dirige, a décidé de procéder au contrôle des laiteries. Nous leur avons demandé de nous dire où elles plaçaient le lait et certaines ont refusé de nous répondre. Ont-elles des choses à cacher ? Je peux vous révéler qu’une laiterie privée a fabriqué, hier, du lben au lieu du lait. Je ne porte pas de jugement. Chaque laiterie est libre de fabriquer ce qu’elle veut. Mais reconnaissez qu’en cette période difficile, on aurait bien aimé que tout le monde joue le jeu de la transparence.

-Ce sont donc les laiteries privées qui sont responsables de cette situation...

Pas toutes. Nous travaillons à assainir le secteur. Nous devons contribuer à protéger les vrais professionnels du secteur des parasites. Pour cela, mon souci premier est de susciter le débat au sein de l’intersyndicale.

-Mais certaines laiteries vous accusent de ne pas avoir reçu leur quota de poudre depuis le mois de septembre…

C’est faux ! Regardez ces documents : voici les états qui prouvent que tous les jours je distribue de la poudre ! J’ai les preuves de ce que j’avance ! Jamais il n’y a eu rupture de stock. L’Onil affecte, en moyenne, 300 tonnes par jour aux laiteries.

-Vous avez, dernièrement, lancé des appels d’offres pour acheter de la poudre. N’est-ce pas une preuve qu’il y a pénurie ?

Absolument pas ! On a décidé d’acheter plus qu’il n’était prévu pour résorber la perturbation. On devait importer 140 000 tonnes de poudre cette année. Nous en importerons au final entre 160 000 et 170 000 tonnes.

-On vous accuse, aussi, de favoriser les laiteries publiques au détriment des laiteries privées…

Je ne suis pas fou ! Je ne sais pas qui vous a dit ça, mais c’est encore un autre mensonge ! Je travaille avec toutes les laiteries sans exception. L’Onil distribue 50% de la poudre importée vers les 88 laiteries privées et les 50% restant vers les 15 laiteries que possède l’Etat (Giplait). Ce partage a été négocié avec tous les acteurs du secteur. Nous n’avons jamais favorisé les laiteries publiques au détriment du privé.

-L’Etat a décidé de favoriser le développement de la filière du lait cru mais ça coince. Pourquoi ?

Il faut impérativement développer cette filière et permettre au lait cru de prendre une plus grande part de marché. L’Etat multiplie les initiatives pour permettre à la filière de décoller. On va multiplier les centres de collecte et augmenter les primes accordées aux éleveurs. L’objectif est d’arriver à couvrir 75% des besoins en lait.

-Le sachet de lait cru va coûter 35 DA. L’Etat est-il prêt à prendre une telle décision ?

C’est inévitable. Il faudra la prendre.

Abdelouahab Ziania. Président de la Fédération agroalimentaire de la CIPA : L’Onil fonctionne comme un pompier.Il éteint le feu quand ça brûle

-Vous ne semblez pas surpris par cette crise du lait…

Elle était prévisible. Ça fait des mois qu’on tire la sonnette d’alarme pour dire que l’Onil gère la distribution de la poudre de lait de façon catastrophique. C’est bien beau, aujourd’hui, de vouloir incriminer le privé, mais la réalité est tout autre.

-Qu’est-ce que vous reprochez à l’Onil ?

D’être incapable de distribuer équitablement la poudre à travers les régions. Par exemple, la région Centre reçoit deux fois plus de poudre que la région Ouest. Résultat : le lait coûte 35 DA à Oran. L’Onil peut toujours  accuser les transformateurs et les distributeurs d’être derrière la flambée du prix du sachet de lait dans l’Ouest, mais la réalité, c’est que quand il n’y a pas assez de poudre, il n’y a pas assez de lait et par conséquent, le marché est perturbé.

-Les laiteries sont accusées de transférer la poudre destinée à la fabrication du lait vers d’autres produits, et donc d’être responsables de la pénurie…

Il y a peut-être des laiteries qui agissent de la sorte. Mais l’Etat a les moyens de sanctionner celles qui sont en infraction. En tant que confédération responsable, nous appelons l’Etat à sanctionner tous les tricheurs. En revanche, je refuse qu’on jette le discrédit sur l’ensemble des laiteries pour cacher son incompétence. Les laiteries sont prises entre le marteau et l’enclume. Quand une laiterie ne reçoit pas sa part de poudre à temps, elle fonctionne avec la poudre qui lui reste en stock et se voit contrainte de diminuer sa production. Ce sont ces retards qui alimentent la pénurie. Aujourd’hui, les Algériens sont obligés de patienter des heures pour un sachet de lait. Dans certaines régions, il n’y a pas la moindre goutte de lait depuis des semaines. La situation est tellement explosive que certains distributeurs ont décidé de distribuer le lait à 2h du matin, d’autres de le vendre directement aux consommateurs, parce qu’ils ont peur que les camions soient pris d’assaut.

-Pourtant, l’Onil a assuré détenir un stock stratégique...

C’est faux, l’Onil n’a aucun stock stratégique. Il fonctionne comme un pompier. Il éteint le feu quand ça brûle. C’est ce qu’il fait quand il lance des appels d’offres pour acheter de la poudre sur les marchés internationaux. Il faut travailler autrement si on veut éviter une nouvelle catastrophe. Aujourd’hui, personne ne peut dire si la situation va prochainement revenir à la normale. Nous avons fait des propositions à l’Office qui sont restées lettre morte.

-Vous accusez aussi l’Onil de favoriser les laiteries publiques…

Le peu de poudre que l’Onil avait, il l’a distribué aux Giplait. C’est un fait. Les 88 autres laiteries privées se débrouillent comme elles peuvent. Une grosse laiterie, qui représente 80% du marché sur le Centre, n’a reçu que 40 tonnes sur les 500 achetées - car les laiteries paient à l’avance la poudre qu’ils vont transformer. Voilà une autre anomalie que nous impose l’Onil.

-L’Etat veut dynamiser la filière du lait cru. Certains tentent-ils de torpiller l’initiative ?

Nous sommes pour l’arrivée, progressive, du lait cru. Nous avions déjà proposé de n’importer que 110 000 tonnes de poudre au lieu des 140 000 prévus, pour permettre l’entrée du lait cru sur le marché. L’Etat s’est empressé de pratiquer un chantage envers les laiteries en conditionnant l’attribution du quota de poudre à l’achat de lait cru. Mais il n’y a pas assez de centres de collecte. Du coup, on demande aux laiteries d’aller s’approvisionner directement chez l’éleveur. Elles n’ont pas à le faire, ce n’est pas leur boulot. De plus, s’il y a une réelle volonté pour dynamiser la filière du lait cru en Algérie il faut mieux payer l’éleveur, le collecteur et la laiterie. Ensuite, il faut que les Algériens changent leurs habitudes alimentaires en optant pour le lait cru. Pour cela, il faudra des campagnes de sensibilisation pour expliquer les bienfaits du lait cru. Par exemple, la Tunisie ne consomme que du lait cru. Ils sont autosuffisants et ils transforment leur excédent de lait cru en poudre, qu’ils revendent

Source El Watan Houria Alioua, M. Nadjah

Le Pèlerin

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 07:01

Pyrénées - Andorre: la neige est arrivée

la-neige.jpg

Après quelques courts épisodes ces dernières semaines, la neige est tombée dru au cours de la nuit de lundi à mardi sur les reliefs ariégeois; aux environs de 1000 mètres d'altitude la couche avoisinait les 20 centimètres. Hier matin, les poids lourds de plus de 19 tonnes étaient interdits de circulation entre Ax-les-Thermes et l'Andorre, les automobilistes étaient priés d'utiliser les équipements spéciaux. Dans le courant de la matinée, la neige a fondu et on pouvait rouler à allure normale jusqu'à l'Hospitalet .En fin de matinée, il n'y avait pratiquement plus de problèmes pour accéder à l'Andorre. La route, qui avait été nettoyée dans un premier temps par les chasse-neige, ne comportait plus que quelques rares plaques neigeuses. Les automobilistes ont rangé leurs chaînes en attendant la perturbation suivante.

Source La dépêche du Midi

Le Pèlerin

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 06:56

C’est désormais une certitude. L’Algérie est malade de son "impuissance" offensive.

luxembourg-algerie.jpg

 

C’est désormais une certitude. L’Algérie est malade de son "impuissance" offensive. Face à une très modeste sélection du Luxembourg, les hommes du coach Benchikha ont pris les rênes du match dès l'entame  de la rencontre, disputée mercredi soir. Une domination stérile qui n’aura révélé que des lacunes dans le secteur offensif.  

Certes, les Algériens ont multiplié les attaques lancées surtout par le duo Ziani-Boudebouz, remuant mais qui a du mal à se trouver dans plusieurs séquences de jeu. Les dribbles étaient là. Les passes aussi. Quelques belles actions, mais sans aucune suite. Face aux buts adverses, les Verts éprouvent toujours de la peine à concrétiser des actions. 

Et pourtant, les Algériens se sont procuré six nettes occasions de buts,  par Boudebouz (60 et 66), Benyamina (62), Lacen (68), Mesloub (79) et surtout  Meftah (88). Ce dernier, engouffré dans la surface de réparation, après  une lumineuse passe de Zerdab, tire en force et rate le cadre. 

Il est vrai aussi que le gardien luxembourgeois s’est illustré dans ce match en déviant en catastrophe de nombreux ballons. Toutefois, cela ne justifie en rien les ratages bêtes et absurdes de plusieurs actions qui ont été, à la fin, gâchées juste devant la surface de réparation de l’adversaire.  

De leur côté, les Luxembourgeois, repliés dans leur camp, se  sont contentés d'une seule action dangereuse à la 10è minute de jeu, lorsque  Anthar Yahia suppléa son gardien M'Bolhi lobé par le capitaine Mario Mutsh.  Une seule action qui a a failli se solder par un but !  

Au-delà de cette énième panne de buts, les supporters des fennecs ont tous remarqué que  l’Algérie a du mal à hisser son niveau de jeu. Face à des équipes qui défendent bien, nos joueurs n’arrivent quasiment pas à percuter dangereusement. 

Nos attaquants s’illustrent souvent par leurs transparences. Très peu d’appels en profondeurs, de décrochages, ils n’arrivent que rarement à écarter le jeu et à créer des espaces. Benyamina, annoncé comme le sauveur n’a rien pu faire lui aussi. Evoluant tout seul en pointe durant prés d’une heure de jeu, il est carrément passé à côté de son match.

Mais il aura au moins le mérite de prouver que l’Algérie ne sait jamais bien jouer à chaque fois qu'elle évolue avec un seul attaquant en pointe. Ce système de jeu courtisé par Saâdane a été au bout du compte reconduit par Benchikha.  Et pourtant, tout le monde attendait de ce coach une révolution tactique. Finalement, elle n’a pas eu lieu…  

En prévision des prochains rendez-vous organisés pour le compte des éliminatoires de la CAN-2012, notamment le match incontournable face au Maroc le 25 mars prochain  à Alger, les Fennecs n’ont nullement rassuré après le coup de sifflet final de cette rencontre amicale disputée au Luxembourg.  

Source El Watan Abderrahmane Semmar

Le Pèlerin

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 04:39

Le rendez-vous des professionnels

 

agriculture

Ce salon se tiendra du 22 au 25 du mois en cours au Palais des expositions, aux Pins-Maritimes, à Alger. Le Salon international de l’agriculture, auquel prendront part 176 exposants (84 nationaux et 92 étrangers), connaîtra une forte participation des entreprises espagnoles et françaises. En effet, l’Espagne sera représentée par Agragex, un organisme pour le commerce extérieur qui participera avec 27 sociétés. Des professionnels espagnols de la région Murcie seront également présents avec 29 entreprises, pour la mise en relation d’affaires avec leurs homologues algériens et ce, dans plusieurs secteurs, notamment l’irrigation, le machinisme, la plasticulture et le froid.

Une délégation française composée de 8 entreprises activant dans différents secteurs et conduite par UBIFRANCE prendra aussi part à ce rendez-vous. «Ce salon poursuit son développement et conforte son image de marque de premier salon d’affaires des filières agro-végétales, du machinisme et de l'équipement agricole», ont souligné, hier, les organisateurs dans une conférence de presse. Le Salon international de l’agriculture sera, donc, un lieu de rencontres privilégié des professionnels des différentes filières, mais aussi une occasion d’échanges de savoir et de nouvelles technologies. Dans ce cadre, Amine Bensemmane, président de Filaha, innove. Il a annoncé, lors de son intervention, que plusieurs forums interprofessionnels sur le machinisme agricole, l'oléiculture, la protection des plantes et fertilisation, et l'eau et l'agriculture, seront organisés en marge de ce salon. Ainsi, les participants au forum sur le machinisme agricole se pencheront sur le développement et la modernisation des industries de la machine agricole et l'organisation de la filière. «Actuellement, l’Algérie accuse un retard important» dans ce domaine, note M. Bensemmane. Le Forum interprofessionnel de l’oléiculture se penchera sur le développement de cette filière à l'horizon 2014 en termes de qualité, de certification et de labellisation de produits, souligne l’intervenant. Le forum sur l’eau et l’agriculture «Agri-Aqua» portera, quant à lui, sur le développement de l’irrigation. «Le développement de l’irrigation est sans conteste l’une des préoccupations majeures à long terme pour le secteur agricole. Les objectifs de sécurité alimentaire et l’importance sociale de l’agriculture irriguée constituent des éléments fondamentaux de la politique agricole et justifient les programmes nationaux visant à l’extension des superficies irriguées et à l’accroissement des volumes d’eau mobilisables, notamment par la construction de nouveaux barrages», a affirmé le conférencier.

Le Forum de la santé et nutrition végétale (Phytoferti) portera sur les «enjeux politico-économiques» et la sécurisation des approvisionnements. Par ailleurs, il faut rappeler que l’édition 2009 de ce salon a regroupé plus de 170 exposants nationaux et étrangers et quelque 15 000 visiteurs professionnels.

Source Infosoir Brahim Mahdid

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 04:33

Algérie - Commerce : Les importations en chute libre

port alger commerce

Les importations de l'Algérie sont en chute libre depuis le début de l'année. Selon des chiffres de l'Office national des statistiques (ONS), l'indice des prix à l'importation de marchandises de l'Algérie a enregistré une baisse de 3,3% au cours du premier semestre 2010 par rapport à la même période en 2009. Mais, tempère l'ONS, l'évolution de l'indice de valeur unitaire (IVU) à l'importation en glissement annuel n'a pas touché tous les groupes des importations. Les coupes drastiques dans les importations, selon l'ONS, touchent particulièrement la filière agroalimentaire (-28,3%), les «produits bruts» (-20,3%), «alimentation, boissons, tabacs» avec une baisse de 11,9%, et les demi-produits avec -7,6%. 
 Par contre, note l'Office, les importations sont en hausse pour les équipements agricoles (43,7%), un poste qui bénéficie au niveau du projet de loi de finances 2011 d'importantes exemptions fiscales et des achats de l'étranger à hauteur de 2 millions de dinars sans passer par le Crédit Documentaire et la paperasserie bancaire. Par ailleurs, les importations mensuelles du 1er semestre 2010 ont connu des baisses par rapport au 1er semestre 2009, sauf pour les mois de février et d'avril qui ont connu des hausses respectivement de 7% et de 1,8%.
En valeur, les importations de marchandises se sont établies en baisse de 2% au 1er semestre 2010 par rapport à la même période en 2009, totalisant 1437,1 milliards de DA. La plus forte augmentation en valeur a été enregistrée par les groupes «équipements agricoles» avec 79,4%. L'ONS précise que des baisses en valeurs courantes sont enregistrées pour les groupes «alimentation, boissons, tabacs» (-6,5%), les biens de consommation (-6,3%),
‘'équipements industriels» (-2,6%) et «demi produits» (-1,4%).
Ce recul de l'indice des importations poursuit, d'autre part, sa courbe descendante au cours des neuf premiers mois de 2010, avec une hausse des exportations, dopées par les hydrocarbures. Selon un bilan des services des douanes, les exportations ont atteint 41,418 milliards de dollars, contre 30,702 milliards à fin septembre 2009, une hausse qui s'est établie à 34,9%. Les importations, par contre, ont baissé de 2,94% à 29,38 milliards de dollars contre 30,27 milliards de dollars au cours de la même période en 2009.
 La balance commerciale a ainsi enregistré un excédent de 12,039 milliards de dollars durant les neuf premiers mois de 2010, contre 432 millions de dollars durant la même période en 2009. L'embellie du commerce extérieur est due à la hausse de 33,87% du montant des exportations d'hydrocarbures grâce à une meilleure appréciation des prix du brut sur le marché international, et surtout par un recul des importations, particulièrement celles des biens de consommation non alimentaires avec (-9,74%) et des biens alimentaires (-4,21%), selon les chiffres du CNIS pour le mois de septembre. Ainsi, le recul des importations est évident, sur le sillage des dispositions des lois de finances complémentaires de 2009 et 2010.
Les biens alimentaires à fin septembre 2010 ont reculé à 4,41 milliards de dollars, en baisse de 4,21%, les biens d'équipements à 11,56 milliards de dollars (-2,19%), les biens de consommation non alimentaires à 4,26 milliards de dollars (-9,74%) et les biens destinés à la production à 9,14 milliards de dollars (-0,24). Depuis janvier 2010, les cinq principaux clients de l'Algérie étaient les USA (10,27 milliards de dollars), l'Italie (5,13 mds dollars), l'Espagne (4,11 mds dollars), la France (3,44 mds dollars), et enfin les Pays-Bas (2,80 mds dollars). Par ailleurs, la première place pour les pays fournisseurs de l'Algérie est toujours occupée par la France (4,65 mds dollars), suivie de la Chine (3,48 dollars), l'Italie (2,70 mds dollars), l'Espagne (1,90 mds dollars) et enfin, l'Allemagne (1,76 mds dollars).
Les autres pays d'Europe représentent 8,3% des importations totales, l'Amérique Latine (6,1%), l'Amérique du Nord (5,6%), les pays arabes (2,6%), et les pays d'Afrique et du Maghreb (1,2%) pour chaque région, selon l'ONS.    L'évolution globale des volumes importés lors des six premiers mois de 2010 et par rapport à la même période en 2009 est de 1,3%, alors que l'IVU a enregistré un recul de 2,2 % en 2009, soit la première baisse après des hausses successives depuis 2003, relève l'ONS.

Source Le Quotidien d’Oran Yazid Alilat

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 04:27

Tunisie - Le pays où la femme est reine

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L’image ne nous vient pas d’un pays de l’Occident. Loin s’en faut! Il s’agit d’un tout petit pays frère et voisin où la gent féminine incarne le modèle de la femme émancipée...

Elles circulent en toute liberté et sans aucune crainte de se faire agresser, ni même embêter. Voilée ou sans, elles se déplacent sans gêne. De jour comme de nuit, elles se baladent seules ou en groupes dans les rues. Elles s’asseoient même aux terrasses pour siroter à l’aise un café. Le regard d’autrui n’existe même pas chez elles. Cette image ne vient pas de loin ou d’un pays de l’Occident. La Tunisie, ce petit pays incarne le modèle de la femme émancipée.
«Les femmes jouissent d’une grande liberté», lâche Youcef, chauffeur de taxi. Il était 21 heures passées en ce mercredi 27 octobre, l’avenue du 7 Novembre plus connue sous l’appellation de Bourguiba, dégageait une bonne ambiance. Malgré le temps froid et quelques averses, les trottoirs et les cafés ne désemplissaient pas. La fin de la saison estivale n’a pas tout pris dans ses bagages. La vie nocturne continuait son cours sans ce soucier des folies de l’automne. «La ville est mouvementée tout au long de l’année», témoigne notre chauffeur avec un accent purement tunisois.
A Sidi Boussaïd, un bijou du tourisme tunisien, l’ambiance n’est pas différente. Dans ce petit village, peint uniquement en bleu et blanc, la saison estivale se prolonge. Des groupes de touristes venus de différents pays affluaient sur les lieux. La beauté du site, où l’on trouve les plus beaux bijoux de l’artisanat tunisien, constitue un passage incontournable pour les visiteurs. En cette fin de journée du vendredi, les rues de Sidi Boussaïd grouillaient de monde. Les cafés affichaient complet.
Les vendeurs multipliaient leurs offres pour attirer les clients. La tombée de la nuit n’a pas dissuadé les gens de rentrer chez eux. Bien au contraire, les lumières et le coucher du soleil offrent à l’esprit une détente douce, une promenade en silence à même de chasser à tout prix le stress.
Au café Sidi Chabane, qui donne sur un paysage panoramique, l’image témoigne réellement de la diversité de la société. Des jeunes filles, des femmes âgées et des lycéennes, en groupes ou en couples, prenaient du plaisir à fumer la «chicha». Avec ou sans voile, l’habit ne fait pas la différence. Même les femmes voilées fumaient sans aucune gêne leurs cigarettes.
«On ne badine pas avec le statut»
Les droits de la femme sont des acquis sacrés. On ne revient plus là-dessus. Ils sont incrustés dans la Constitution. Nul n’ose les bafouer. «On ne joue pas avec le feu», rehausse Fériel, une journaliste tunisienne avec une forte assurance pour dire que les lois sont strictement appliquées.
Rencontrée lors du 3e Congrès de l’Organisation de la femme arabe, qui s’est déroulé du 28 au 30 octobre dernier à Tunis, cette rédactrice d’une revue féminine était très passionnée par le sujet. «Vous pouvez circuler librement tard dans la nuit et vous ne risquez ni d’être agressée ni embêtée», nous explique-t-elle en précisant toutefois que «les hommes risquent la tôle dans ce cas».
Des amendes et mêmes des peines de prison sont imposées à l’encontre du sexe masculin.
Pour cette rédactrice, les femmes tunisiennes ont les mêmes droits que celles de l’Occident. Protégée par la loi, la femme tunisienne s’est réellement libérée de l’emprise de l’homme. Preuve à l’appui, souligne notre collègue, la polygamie, la répudiation sont interdites. Le débat sur ces sujets n’existe plus. La Tunisie a clos la parenthèse depuis des décennies. Le pays de Ben Ali consacre l’égalité entre la femme et l’homme.
Le Code de statut personnel, le droit de vote, la loi sur le harcèlement sexuel sont autant de garanties qui offrent une couverture épaisse à la femme tunisienne. Son statut lui octroie une place à part dans le monde arabo- musulman. Un constat confirmé lors du 3e Congrès de l’Organisation de la femme arabe, présidé par l’épouse du chef de l’Etat, Mme Leïla Ben Ali.
Dans les débats, le décalage sur les droits de la femme était remarquable. Alors que les dames chez Ben Ali ont accompli un grand pas en avant, ailleurs elles souffrent encore de l’emprise de l’homme et de la mésestime de la société.
Les participantes au congrès étaient unanimes à dire que l’expérience tunisienne est un modèle à suivre.
La Première Dame du pays veut octroyer à ses consœurs une place capitale dans la société. Une ambition affichée en prime à travers le slogan du congrès, à savoir: «La femme, un partenaire incontournable dans le développement durable.» Connue pour la lutte acharnée qu’elle mène dans ce cadre, Mme Ben Ali promet que son pays va oeuvrer à l’amélioration de la condition féminine dans le monde arabe.
«La Tunisie continuera d’être un soutien à l’action arabe commune dans tous les domaines», a rassuré Mme Ben Ali lors de son discours de clôture. «La femme tunisienne a prouvé sa force et sa compétence dans plusieurs domaines, il est temps de lui procurer la place qu’elle mérite», a encore insisté la présidente de l’organisation, avec détermination. Selon les estimations de la Banque mondiale en 2007, 26,6% de la population active tunisienne étaient constitués par des femmes. Elles représentent 59% des étudiantes et 27,6% des parlementaires. Les Tunisiennes veulent s’impliquer en force dans la vie publique. Une ambition, un défi affichés par plusieurs d’entre elles.
Le bonheur des uns fait le malheur des autres
L’adage s’applique bien aux Tunisiens. La force des femmes tunisiennes, soutenues par la loi, dérange de l’autre côté. Les hommes machos ont du mal à digérer cette évolution. «C’est trop pour nous», se plaint Youcef. Pourquoi? lui demande-t-on. «Elles veulent inverser les règles», rétorque-t-il avant de donner libre cours à sa pensée. «Vous savez, les femmes demandent trop, elles veulent travailler et laisser les hommes à la maison pour s’occuper des enfants et du foyer», murmure-t-il avec un sourire ironique.
Le sujet l’accroche au point de nous faire part de ses intentions. «Je ne veux pas épouser une Tunisienne», nous confie Youcef. Ce jeune ne cherche même pas à connaître les filles de son pays. N’ayant pas encore bouclé la trentaine, il s’est fait une idée claire dans sa tête: chercher l’âme soeur ailleurs. «J’ai établi des contacts avec des étrangères», poursuit-il.
Interrogé sur les raisons de ce choix, il observe une pause avant de lancer: «Les femmes ont leur mot à dire et la loi leur donne raison.» Ce chauffeur de taxi finit par lâcher: «C’est la femme qui dirige.» Cette phrase résume en quelque sorte le poids de la femme dans le pays voisin.
Malgré la force de la loi, le sexe masculin a du mal à admettre certaines conditions et comportements.
«C’est bien que la femme soit évoluée et obtienne ses droits mais pas au détriment de l’autre», reconnaît un cadre tunisien croisé à bord du vol Alger-Tunis. Ce jeune homme estime que les femmes ont mal exploité ces acquis. Pour lui, il ne faut pas s’éloigner des règles de la nature et de la religion. «Consacrer l’égalité entre l’homme et la femme est une bonne chose, mais il faut prendre en considération le caractère religieux et aussi respecter les règles de la nature», soutient-il. Cinquante-quatre ans après la promulgation du Code du statut personnel de la femme par l’ancien président, feu Habib Bourguiba et malgré la force de la loi, les hommes refusent cette situation. Ils se sentent un peu victimes de la libération de la femme, et voient une sorte d’atteinte à leur virilité. Ce qui explique le phénomène de la violence à l’égard des femmes.
Stratégie contre la violence à l’égard des femmes
Malgré la force de la loi, l’homme refuse de renier ses habitudes et ce sentiment qu’il est seul maître à bord. Sa tolérance a des limites au point que beaucoup d’entre eux dépassent les lignes rouges. Les cas de violences confirment que le phénomène prend des proportions alarmantes.
Selon des enquêtes organisées par l’Office national de la famille et de la population (Onfp), 55% des femmes battues le sont 2 à 4 fois par an, dont 11,2% portent des blessures graves. Fractures, plaies ayant nécessité des points de suture, avortement, troubles psychiatriques sont autant de cas signalés. Dans 20% des cas, un moyen physique a été utilisé, tel que l’arme blanche, rasoir, bâton, pierre et fouet. Les agresseurs sont le mari, la belle-mère, la belle-soeur ou même le fils.
Dans 71% des cas, la victime n’a pas précisé l’identité de son agresseur». Mais ce phénomène reste toujours un tabou en Tunisie. Une femme sur cinq demande que lui soit délivré un certificat médical initial.
Les statistiques démontrent que 70% des femmes battues sont mariées, 19,3% célibataires et 1,1% divorcées. Et 81,9% des actes de violences sont perpétrés au foyer, 12,5 en lieu public.
M.Brahim Abderrahim, représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a exposé le Rapport mondial sur la violence, pense que la violence familiale en Tunisie ne cesse de s’étendre. Elle est exercée sur les enfants, les personnes âgées et les femmes, qui continuent de subir des agressions de leurs conjoints. Pourtant, bon nombre des médecins tunisiens ne considèrent pas la violence domestique comme étant un problème de santé publique.
Or, il est un fait actuellement: les femmes battues en Tunisie représentent un taux important de dépressions et de suicides. Cet état des lieux est confirmé par des chiffres qui traduisent en effet le malaise de plusieurs couples tunisiens. 44% de ces couples vivent des conflits conjugaux. Et ce sont les femmes qui en paient la facture. Elles sont agressées tant au niveau psychologique que physique.
Cette frustration qui s’accroît au fil du temps ne leur permet pas de rompre le silence.
Tout au contraire, elles amorcent une descente aux enfers qui n’en finit pas. D’ailleurs, lorsqu’elles portent plainte, au meilleur des cas, elles se rétractent aussitôt que les procédures prennent une tournure sérieuse. Sur 6000 plaintes déposées par des femmes battues en 2000, seules 0,3% ont abouti.
Pour le reste, les victimes sont terrorisées par les menaces de représailles. D’où l’engagement de la Première dame du pays à engager de toute urgence une stratégie nationale de lutte contre la violence à l’égard des femmes.
Lors du congrès, elle a appelé les pays arabes à la mise en oeuvre des études statistiques susceptibles de refléter la réalité et l’ampleur du phénomène. Le but est de «briser le mur du silence» en incitant les femmes à dénoncer ce phénomène.

De notre envoyée spéciale à Tunisie

Source L’Expression Nadia Benakli

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 04:18

Algérie - À système fossile, énergie fossile !

pompagepetrole.jpg 

Une rente qui se conjugue en genre et en nombre… restreint. Sur 100 dollars, 98 en sont tirés de la vente des hydrocarbures. C’est à se demander si l’Algérie est un champ de pétrole ou un pays ? Une situation qui fait penser aux Pays-Bas des années 60. Plus précisément, au syndrome de Hollande.

Rihet lebled !
Les mauvaises langues racontent que les énergies fossiles, notamment le pétrole, ce n’est pas éternel. Ils prétendent même qu’au rythme de production actuelle, les réserves ne pourront aller au-delà de 30 ans ! Et encore, il semble que les stocks se videraient plus rapidement si l’on n’avait pas ralenti la cadence de production,  par élan de générosité pour les générations futures. Ainsi, pour toutes celles et ceux qui vont venir au monde dans l’Algérie de 2040, ils pourront admirer au Musée du moudjahid, bien exposé derrière une vitrine, un baril de pétrole. Une sorte de “rihet lebled”, lègue de l’ancienne génération. À dirigeants fossiles, énergie fossile ! 

Faut vivre son temps, ou cent ans ?
En fait, est-ce qu’on a l’habitude de voir des septuagénaires discuter des dernières nouveautés technologiques ? Il ne viendrait quand même pas à l’idée d’une personne de cet âge avancé, dont l’espérance de vie théorique se compte sur le bout des doigts, même des deux mains, de vous tracer une politique énergétique pour l’après-pétrole !? C’est avant tout culturel. Ce n’est pas de sa génération, de son époque. Il appartient à un temps où l’on débattait sur les possibilités industrielles du charbon. C’est très loin tout cela, mine de rien ! C’était l’ère du fossile. Mais chez nous, le fossile s’accroche de toute son énergie. Et de l’énergie, il en a ! Pour 30 ans encore, selon le club des optimistes. Le Club algérien des optimistes, le CAO pour les intimes, ne jure que par les 98% de richesses tirées des hydrocarbures. Qu’attendre du reste.  2%, c’est quoi ? Juste de la menue monnaie.
A contrario, les adeptes du CAP, le Club algérien des pessimistes, le cap serait de tirer toutes ses dividendes des 2%. Jusqu’à renverser complètement la tendance. Ils estiment que dans les 2%, il y a tout à faire. Le solaire, l’éolien, l’agriculture, les services, tels que le tourisme, encore vierge… Enfin, tout ! Le potentiel énergétique algérien est équivalent à 4 fois la consommation mondiale annuelle. 3e mondial, juste après l’Allemagne et l’Espagne.
Pour peu que le personnel politique soit rajeuni…, qu’il appartienne à son époque, qu’il vive son temps, mais pas cent ans, accroché au koursi, tous les espoirs seraient enfin permis ! Décidément, c’est à se demander qui est qui ? Des optimistes pessimistes, des pessimistes op…, on ne se retrouve plus ! C’est ça l’Algérie. L’on vous rabâche à longueur de journée, par médias interposés, que nous avons le pétrole, c'est-à-dire, tout ! Que nous sommes les meilleurs, les plus forts, les plus beaux, les plus riches… et allez demander après cela à un jeune de retrousser ses manches pour travailler la terre, ou ne serait-ce que nettoyer devant sa porte ! À dirigeants fossiles, idées fossiles !  En matière d’idées, Babour Ed’zair est en panne. Il rame. Pendant que l’on s’ingénue partout dans le monde à trouver une issue pour sortir de la crise qui secoue la planète terre, chez nous, on pense à réaliser une mosquée plus grande que celle érigée à Casablanca par le roi Hassan II. Est-ce vraiment le bon exemple à suivre ? D’autant que le Maroc est une grande destination touristique, ce qui a sans doute motivé un tel choix. Ce qui est loin d’être le cas d’une Algérie, désertée par tous, même par les siens, lui préférant un radeau de fortune, au prix de leur vie. Une mosquée, quelle idée géniale ! 

Concepts Énergétivores !
Mais, il y a pire, comme pensées saugrenues. Les villes nouvelles ! Un concept aux antipodes du mot “nouvelle”. Une notion des systèmes socialistes de l’après-guerre mondiale. Encore une fois, il faut vraiment appartenir à un autre âge pour nous sortir en 2010, des idées aussi passéistes que les villes nouvelles. Un concept démesuré, énergétivore, budgétivore et ingérable.
Alors que nous avons été incapables de mener à terme le chantier du métro, l’on devrait savoir garder raison ! Quand on n’est pas capable de gérer au quotidien des petits centres urbains, en matière d’assainissement, de voirie, ramassage des ordures ménagères, parkings, entretien des rues et des routes, etc., l’on devrait éviter de se lancer dans des concepts aussi gigantesques, énergétivores, budgétivores,  qu’inutiles. Les villes nouvelles sont une conception abandonnée dans le monde entier, parce que génératrice de tous les maux sociaux.
Et des expériences malheureuses à travers le monde sont là pour le prouver. Et ce n’est sûrement pas la représentante du gouvernement français, Fadhela Amara, en visite dernièrement chez nous, qui prétendra le contraire ! Parce qu’en France, le concept de “villes nouvelles’’  est une notion dont les psychiatres et autres spécialistes des troubles du comportement, ont porté sur les bancs des accusés, en termes de dégâts occasionnés sur les personnes ayant vécu cloisonnés dans ces ensembles, sans vie, où le béton gris, était leur seul environnement. C’était dans les années 1960. Alors, vouloir reproduire cela dans l’Algérie de 2010, c’est carrément criminel ! Et pour la population et pour l’environnement !
Véritable toile d’araignée !
Sur le plan de l’énergie, actualité oblige, l’on a qu’à voir ce qui se passe dans nos cités, à propos de l’électrification sauvage. Les fils électriques se mêlent et s’entremêlent dans une totale anarchie. Tag âala men tag ! Et ce ne sont que des cités ! Imaginez toute une “ville nouvelle” ! Même la plus habile des araignées ne saurait tisser une telle toile au-dessus de la ville. L’idée des villes nouvelles n’est pas du tout lumineuse ! Du moins, pas pour les villes du centre, à l’image de Boughezoul, Bouinan et Sidi-Abdellah, de magnifiques sites, en voie de dénaturation et de défiguration. Le béton va finir par bouffer entièrement la nature et agresser l’environnement… Et dire que cette mission relève justement du secteur de l’environnement.
Quel infanticide ! Encore une idée fossile de notre système de gouvernance, sans doute, en panne d’énergie renouvelable.

Source Liberté Rabah Larbi
Liberterabahlarbi3c@hotmail.com 

Le Pèlerin

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