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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 09:20

Sud algérien - Béchar - Pour que revive Abadla

Abadla.jpg

 

La situation s’est détériorée au niveau de ce périmètre, suite à sa dégradation avancée pour cause d’accumulation de plusieurs contraintes d’ordre naturel et technique, freinant le développement de cette zone agricole de la wilaya.

Parmi ces contraintes, la détérioration des réseaux d’irrigation, l’ensablement, l'envahissement d’importantes parcelles de terres mise en valeur, et ce par les mauvaises herbes, et l’envasement du barrage de retenue destiné à l’irrigation d'une capacité d'un million de mètres cubes, précisent des responsables de l’office des périmètres irrigués.

Les efforts déployés pour la mise en valeur des 5 400 ha sur les 16 000 ha de terres agricoles que compte la plaine d’Abadla sont aussi sérieusement compromis par la remontée du sel, rendant les sols impraticables pour toutes activités agricoles, soulignent les responsables de l'office. Une étude pour la réhabilitation globale de ce périmètre est envisagée par le ministère de tutelle, et ce dans le but d’une prise en charge de cette zone agricole, a indiqué le directeur local des services agricoles. Pour ce responsable, une équipe de responsables centraux a effectué dernièrement une visite de travail à travers cette plaine, dans la perspective de mettre au point les moyens et voies à mettre en œuvre pour l’amélioration de sa situation. Plusieurs opérations tendant à ralentir la dégradation de ce périmètre ont été réalisées par les services de l’office des périmètres irrigués.

Il s’agit notamment du curage et du désherbage des différents types de canaux d’irrigation à ciel ouvert et souterrains et qui totalisent un linéaire de 241 km, la réparation des dégâts causés par les inondations enregistrées durant l’année 2008 aux différentes structures du périmètres, en plus d’autres actions menées pour la protection du sol et l’ouverture de nouvelles pistes agricoles sur 5 km. Cependant, ces actions restent insuffisantes sans un programme de réhabilitation et de valorisation de ce périmètre, ou activent plus de 2000 agriculteurs, estiment les mêmes responsables.

Au niveau de la commune de Abadla, on signale qu’à cause des problèmes que connaît ce périmètre il a été procédé dès le mois de mars dernier à la création de six périmètre de mise en valeur sur une superficie de 16 720 ha attribués à 1 900 jeunes de la commune à vocation agricole. Une autre parcelle de 800 ha est également en voie d’attribution au niveau de plusieurs autres zones situées sur le territoire de la commune, selon un responsable de la localité.

La mise en place de ces nouveaux périmètres est confortée par la présence du barrage de Djorf Ettorba, d’une capacité de 365 millions de m3, a-t-il ajouté.

Source Infosoir R. L. / APS

Le Pèlerin

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 09:16

Economie- Demande mondiale de pétrole - Des prévisions en hausse pour l’OPEP et l’AIE

pompagepetrole.jpg 

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ont révisé à la hausse leurs estimations de la demande de pétrole dans le monde, dans leurs rapports mensuels rendus publics jeudi et vendredi.

Dans son rapport du mois de novembre publié jeudi, l’OPEP estime que la demande de pétrole pour l’année 2010 sera en hausse de 1,6 % par rapport à 2009, soit 1,3 million de barils par jour (mbj). Cette hausse est expliquée par une consommation plus importante dans les pays développés au troisième trimestre due à une reprise de l’économie plus forte que prévue. Selon l’OPEP, «la consommation de l’Organisation de coopération et de   développement économiques (OCDE) a dépassé les attentes en raison d’une activité plus forte que prévu de l’économie, soutenue par divers plans de relance». Ainsi, la demande va atteindre 85,8 mbj en 2010, soit une hausse de 190 000 barils/jour par rapport à l’estimation du mois d’octobre.

Pour 2011, l’OPEP voit une meilleure demande de pétrole que prévu auparavant : «Les prévisions pour la croissance de la demande mondiale de pétrole en 2011 ont  été révisées à la hausse d’environ 120 000 barils/jour et s’établirait maintenant à 1,2 mbj.» Le même rapport de l’OPEP estime aussi que «l’amélioration des perspectives pour la demande des pays de  l’OCDE est un facteur-clé de cet ajustement». Pour 2011, la demande serait de 86,9 mbj, soit une hausse de 120 000 barils/jour par rapport à l’estimation faite au mois d’octobre.

Concernant le pétrole de l’Organisation, le rapport estime l’appel à la production à près de 29 mbj : «La demande de brut de l’OPEP en 2010 est estimée à 28,8 mbj, à la suite d’un ajustement à la hausse des 300 000 b/j depuis le rapport précédent. Cela représente une baisse de 0,2 mbj par rapport à l’année passée.» «En  2011, la demande de brut de l’OPEP devrait atteindre en moyenne 29,2 mbj, soit environ 0,4 mbj de plus que l’année précédente suite à un ajustement à la hausse de 0,4 mbj à partir de l’évaluation précédente», selon le rapport.

Les experts de l’OPEP estiment la production totale de ses pays membres de à 29,304 mbj durant le mois d’octobre.

La production des pays concernés par les quotas est évaluée à 26,890 mbj, soit un dépassement de 2,05 mbj par rapport au plafond officiel de 24,84 mbj. Dans son rapport mensuel publié le lendemain (hier vendredi, l’AIE a revu, elle aussi, à la hausse ses estimations de la demande mondiale de pétrole pour les années 2010 et 2011. En 2010, la demande mondiale de pétrole devrait être de 87,3 mbj, soit une hausse de 2,3 mbj par rapport à l’année 2009. Cette estimation est en hausse de 200 000 barils/jour par rapport à l’estimation faite au mois d’octobre par l’Agence. L’AIE a  fait le même constat que l’OPEP puisqu’elle considère que cette hausse est due à des chiffres plus élevés que prévu dans les pays industrialisés membres de l’OCDE durant le troisième trimestre de l’année. Pour 2011, la demande mondiale devrait croître de 1,2 mbj, soit 1,4%, pour atteindre 88,5 mbj.

Hier, malgré la hausse du dollar, les prix du pétrole restaient au dessus des 85 dollars. A Londres, le Brent était à 87,45 dollars le baril vers 15h30 GMT, alors qu’à New York, le WTI était à 86,45 dollars.

Source El Watan

Le Pèlerin

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 08:48

Algérie - Tipasa: C'est déjà l'Aïd

 

Le temps hivernal de ce mois de novembre alterne des journées de vent et de pluie.

ruines romaines tipasa

Les dernières journées qui préludent à la fête de l'Aïd el Adha de cette année, restent cependant annonciatrices de vertigineuses flambées des prix du mouton, des vêtements et autres viandes blanches. Les marchés hebdomadaires de Cherchell, Hadjout, Tipaza et Koléa furent, ces derniers temps, malmenés par les averses torrentielles et intempestives, obligeant très souvent les marchands ambulants à lever leurs étals et laisser sur leur faim ménagères et pères de famille.

Mais au-delà de cette triste réalité, c'est l'inaccessible mouton de l'Aïd, qui se laisse désirer, par ses prix qui fluctuent du simple au double avec des minima de 18.000 DA et maxima de 35.000 DA et plus. Nous avons assisté, lors de nos récentes visites aux marchés à bestiaux de Hadjout, Koléa, Gouraya et Damous, à une frénésie des prix entretenue par les maquignons d'Aïn Defla, Chlef, Djelfa, Tiaret et Mostaganem qu'on retrouve dans ces principaux souks. Ce sont ces éleveurs venus des régions de «El Guebla» qui fixent les prix du mouton», nous déclare un vieil habitué de ces marchés à bestiaux dans la périphérie de celui de Bourkika. Mais le mouton s'impose comme une obligation tant au niveau religieux que familial. Que pensent les hommes de la foi? « chaque année, à l'époque du grand pèlerinage de La Mecque, les musulmans immolent des moutons ou béliers» en souvenir du sacrifice effectué par le prophète Ibrahim El Khalil», nous affirme le muphti de la mosquée El Rahman» en nous expliquant les préceptes requis par ce rituel.

A ce titre, il nous précisera que le sacrifice du mouton est obligatoire pour ceux ayant les moyens et devant, pour cela, respecter un «rituel» obligatoire et strict».

S'agissant de l'Aïd El Adha, le muphti de la mosquée El Rahman ajouta: l'Aïd El Adha, appelé aussi Aïd El Kébir symbolise dans l'Islam, le rattachement à Ibrahim El Khalil et au monothéisme pur. Cette fête revêt donc une haute valeur religieuse et morale. Les sacrifices exigés lors de l'Aid El Adha sont des sacrifices d'animaux dont la consommation est licite en Islam. Ce sont des ovins, caprins, bovins et camelins. Cependant dans la pratique, on égorge surtout des moutons, selon une obligation traditionnelle. Ces moutons ne doivent être, ni borgnes, ni malades, ni boiteux, ni maigres sans aucune graisse. Eviter le choix d'une bête ayant une tare».

A titre de sécurité sanitaire, il est légion qu'avant le sacrifice pour les fêtes de l'Aïd, les pouvoirs publics lancent des campagnes de sensibilisation en préconisant plusieurs recommandations en vue de se prémunir du danger du kyste hydatique: cette maladie parasitaire dont le cycle se déroule, entre le mouton et le chien, peut toucher accidentellement l'homme et entraîner des complications souvent mortelles».

A Cherchell, ce sont les organisations caritatives et le Croissant Rouge algérien qui préparent la distribution des vivres et des vêtements aux familles nécessiteuses, car en cette journée de fête, ce sont les bambins et les enfants en bas âge, qui seront bien habillés et parés de leurs rutilants bijoux en toc, pour aller glaner des dinars, dans leurs sacs de l'Aïd, en offrant des bises aux parents et aux proches.

Mais cette journée de l'Aïd sera surtout marquée par les méchouis où se rassasient ces familles. Les brochettes marqueront et symboliseront ces regroupements familiaux. Les viscères, foie et cœur, seront également les plus prisés.

Les mères de famille s'attacheront d'abord à faire respecter le rituel d'offrandes, en découpant des quartiers d'une partie du mouton destinés à être offerts aux pauvres et démunis. D'autres familles plus démunies achèteront certainement des quartiers de viande, au détail. D'autres procèderont à une répartition charitable de la viande, parmi les déshérités. Mais cet Aid sera surtout agrémenté par les envoûtantes et mélodieuses chansons de Abdelkrim Dali «Mabourk Aidkoum».

Source Le Quotidien d’Oran Houari Larbi

Le Pèlerin

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 08:41

Algérie - Beaucoup de discours mais rien de concret

Y a-t-il une réelle volonté d’exporter ?

algerie-import-export.jpg

 

Nos exportations hors hydrocarbures restent insignifiantes, malgré les efforts consentis par les institutions créées à cet effet. Elles ne représentent que 2% du total des exportations.

Si les discours n’ont pas manqué de mettre en avant la nécessité d’une stratégie efficace pour relancer ce domaine et ce, depuis les années 90, dans les faits rien ne laisse espérer un changement dans un futur proche. Et c’est ce qui ressort de la table ronde organisée hier, dimanche, par le Forum d’El Moudjahid, sur le thème de la «stratégie nationale en matière d’exportations hors hydrocarbures». «C’est avec une espèce d’amertume que je parle des exportations hors hydrocarbures. Ce sont toujours les mêmes discours qui reviennent mais les décisions n’arrivent pas à voir le jour» a, en effet, déclaré le président de l'Association nationale des exportateurs algériens (Anexal), Zoheir Benslim. Ce dernier s’est, d’ailleurs, posé la question sur l’existence de la volonté d’exporter. «Veut-on réellement exporter ?», a-t-il lancé à l’adresse de l’assistance avant de répondre, sans détour, par la négative. «Non», a-t-il dit avant de souligner : «Jamais durant ces dernières années on ne s’est penché réellement sur cette question.» Le président de l’Anexal pense que la tendance actuelle favorise plus l’importation que l’exportation, fustigeant l’ex-ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement Abdelhamid Temmar, «qui a parlé de stratégie industrielle qui insufflera toute une dynamique économique et qui n’a rien fait de concret». M. Benslim a regretté que «la mise en place du Conseil national des exportations, prévue par la loi de 2004, ne soit pas encore concrétisée à ce jour». «Quand on n’a pas d’objectif, on ne risque pas d’avoir quelque chose», a-t-il ironisé avant de souligner que l’Etat doit faire de l’exportation un objectif prioritaire pour que notre économie sorte de sa dépendance vis-à-vis des hydrocarbures. «L’Etat doit faire de ce domaine un objectif prioritaire et doit mettre en place une politique nationale claire et à long terme, visant la diversification et la promotion des exportations hors hydrocarbures», a-t-il plaidé. M. Benslim donne l’exemple de la Tunisie dans ce domaine, où les promoteurs de projets bénéficient de 10 ans d’exonération fiscale, de 25% de soutien à l’investissement à fonds perdus. «C’est cela l’encouragement», a-t-il dit. Pour sa part, le président du Conseil national consultatif pour la promotion des PME, Zaïm Bensaci, a souligné le manque criant de sous-traitance. Il a mis en exergue la faiblesse des négociateurs algériens qui, selon-lui, ne savent pas faire fructifier les dollars dépensés en biens et équipements importés. Il a cité l’exemple des avions achetés pour renforcer la flotte d’Air Algérie pour 400 millions USD, avec des contrats qui n’incluent aucune mesure d’accompagnement, comme l’implantation en Algérie d’une filiale qui fabrique la pièce détachée.

Source Infosoir Mohamed Mahdjane

Le Pèlerin

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 08:14

Les essences résineuses constituent l’un des créneaux encore méconnus auprès des investisseurs algériens.

essences-resineuses.jpg

Les jeunes artisans de l’entreprise Essences d’Algérie,  présents au Salon national du bois et dérivés qui s’est achevé le 9 novembre à Tipasa, n’ont pas mâché leurs mots pour dénoncer toutes les difficultés qui entravent le développement de leur petite unité de fabrication artisanale des eaux et des huiles à base de plantes, telles que le romarin, la menthe, l’eucalyptus, la lavande, pour ne citer que ces espèces.

La forêt demeure un gisement inépuisable de matières premières des essences résineuses, quand ces forêts algériennes ne sont pas continuellement l’objet d’agressions (abattages d’arbres, incendies, occupations illégales). Cette petite entreprise artisanale algérienne a réussi à pénétrer timidement le marché nord-américain et européen,  mais elle est livrée à elle-même.

L’artisan ne cache pas son inquiétude sur l’avenir de son métier, il  s’est permis de commercialiser ses «précieux liquides» dans un seul local à Alger. Essences d’Algérie a failli disparaître dans le tourbillon bureaucratique.

«C’est l’amour que l’on porte à notre travail qui a fait que notre petite fabrique demeure en activité. Les administrations ne nous facilitent pas la tâche dans nos démarches. Sachez que la collecte des feuilles des différentes espèces d’arbres et de plants exigent beaucoup de temps et des négociations», a déclaré Rebahi Rabah. «Heureusement qu’une manifestation pareille nous rapproche du public pour nous faire connaître et expliquer aux familles et aux sociétés pharmaceutiques toutes les propriétés de chacun de nos produits naturels», a ajouté le second artisan. Les essences résineuses constituent l’un des créneaux encore méconnus auprès des investisseurs algériens. Pourtant, les produits sont toujours demandés sur le marché national.

Source El Watan Hamri Med Amine

Le Pèlerin

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 07:59

Carpaccio d’oranges et figues rôties au miel proposée par : Henriette Cubilier

cuisine-pied-noir.jpg

 

5 étoiles, note basée sur 35 avis

Ce dessert très frais est un régal accompagné de Cookies au chocolat

Ingrédients :

200g d’oranges coupées en fines tranches

6 figues fraîches ou sèches (‘rôties)

3 c à s de miel

2 c à s de vinaigre balsamique

Pour la sauce :

1 c à s de rhum (ou un autre parfum)

2 c à s de crème fraîche (épaisse)

Le jus d’une orange

15g de sucre vanillé

Préparation :

Préparation des oranges..

1/.Peler à vif les oranges. Enlever le maximum de parties blanches. Les couper en tranches et les disposer en éventail sur 2 assiettes de service

2/Préparation des figues :

3/Mettre les figues dans une cocotte en fonte, côté peau. Ajouter le miel et le vinaigre balsamique. Couvrir. Laisser mijoter 10 mn en arrosant régulièrement les figues, avec le jus.

Préparation de la sauce :

Dans un bol , presser le jus d’une orange. Ajouter le sucre vanillé, le rhum (ou un autre parfum) et la crème fraîche. Mélanger délicatement. Garder cette sauce au frais

Mettre au centre de chaque assiette les figues rôties

Accompagné de la sauce que chaque convive versera sur son carpaccio à l’orange

Pour accéder directement à la recette sur le site source, cliquez ici

Le Pèlerin

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 05:26

Microsoft Security Essential poussé dans Windows Update

window-7.jpg

Après avoir élargi Security Essential aux TPE/PME (de 10 postes maximum), Microsoft a décider de placer son antivirus parmi les mises à jour facultatives de Windows, via son service de mise à niveau à distance Windows Update. Elle n'est proposée de manière assez discrète uniquement aux PC ne possédant pas déjà un antivirus. En outre, le poste doit aussi être équipé du module anti-piratage WGA, le Windows Genuine Advantage, détectant les OS Microsoft contrefaits

Source JDN

Le Pèlerin

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 00:29

Humour – Ivres mais pas fous

DESSIN_Maz.jpg

La scène se déroule sur le parking Lamartine à Macon.

Un gars sort du bar en titubant. Un véritable désastre !!

Il lui faut 5 bonnes minutes pour retrouver sa voiture, 5 autres pour trouver la clé, non sans être tombé 2 ou 3 fois par terre.

Au bout du parking, des Gendarmes regardent la scène, médusés.

Il faut encore un bon moment pour que le gars réussisse à faire démarrer le moteur, qui s'éteint tout de suite après.

Pendant ce temps, ses amis sortent du bar, cognent à sa vitre et lui souhaitent bonne nuit.

Ça ne va pas bien pour lui, mais il chante quand même, affalé à sa portière, la fenêtre ouverte !...

Finalement, au bout d'une bonne demi-heure, il réussit à relancer le moteur, et il commence à rouler.

Immédiatement, les Gendarmes allument leur gyrophare, le bloquent avec leur fourgon, et le mettent immédiatement en état d'arrestation.

Ils lui demandent alors de souffler dans le ballon, et là, surprise :

zéro ! rien de rien... Pas une goutte d'alcool ! RIEN !!!

Alors ils sortent leurs tout nouveaux test de détection de stupéfiant, et la re-surprise...

> Rien mais alors RIEN DU TOUT  !  !  !

- « Mais pourquoi ça vous semblait si difficile de trouver vos clés, de monter dans la voiture et de démarrer  alors ?? lui demandent les préposés de la Maréchaussée

- « Ah ça... et bien ......

Ce soir, c'était mon tour de faire semblant, le temps que tout les autres puissent rentrer chez eux tranquillement !... »

Le Pèlerin

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 00:16

Economie - Selon les prévisions de l’Agence internationale de l’Energie : L’âge d’or du gaz s’annonce

gaz arzew

L’agence internationale de l’Energie (AIE) prévoit une stagnation du brut  et une  croissance de la production de gaz d’origine non conventionnelle, ce qui marquerait dans les 25 ans à venir  un «âge d’or» pour cette énergie, en la  rendant « bon marché et abondante. » Pour cette dernière, la  production de pétrole brut qui a atteint 70 millions de barils par jour (Mbj) en 2006, ne remontera plus jamais  à ce niveau. Elle devrait évoluer à 68 à 69 mbj dans les 25 ans à  venir. L’explication tient à ce que les champs existants déclinent «  de manière importante », leur  production devrait ainsi  chuter de 69 mbj aujourd’hui à moins de 20 mbj en 2035. L’AIE appelle, à ce titre, à  réaliser des investissements importants dans le  développement et la recherche de pétrole, et ce  pour pouvoir rester aux  niveaux de production actuels.

C’est  l’Opep qui devrait en être le premier bénéficiaire puisque son niveau dans la production mondiale de pétrole  atteindrait  52%, contre 41% aujourd’hui. Un niveau qui « n’a été atteint qu’une fois dans l’histoire, juste avant le premier choc pétrolier », disent les spécialistes. Comment compenser cette baisse de l’offre ? Les responsables de  l’AIE pensent au développement des énergies alternatives et au fort  développement du gaz naturel liquéfié et du pétrole non conventionnel qui porteront la production  mondiale à l’équivalent de 96 mbj en 2035.Ce sera une période faste pour le gaz  et cette nouvelle énergie a, de plus, de grands atouts : le gaz naturel « sera meilleur marché » et reste une ressource abondante. De plus «les gazoducs sont aisés à construire, et le gaz est comparativement plus favorable à l’environnement que  le charbon » poursuit-on.

Pour ce qui est des gaz non conventionnels qui demandent  de nouvelles techniques, leur production sera possible aussi bien aux  Etats-Unis que dans d’autres pays. D’ici 2035, « environ un tiers de la production devrait venir de sources non conventionnelles. » Quant aux  énergies renouvelables qui prendront, à coup sûr, de plus en plus d’importance dans les pays consommateurs incités à opérer des programmes de diversification, au nom des  contraintes environnementales et de sécurité énergétique, la concurrence du gaz diminuera de leur acuité d’autant plus qu’elles exigent  beaucoup de subventions.

Celles ci  pourraient  doubler  pour atteindre les 100 milliards dès 2015, contre 57 milliards de dollars actuellement.  On explique que si le gaz, qui est leur principal concurrent pour la production  d’électricité, devient bon marché et abondant partout, « la vie des énergies  renouvelables deviendra plus difficile ». Idem pour le nucléaire, dont « la croissance ne sera pas révolutionnaire » dans les pays industrialisés mais  essentiellement dans les pays  émergents.  Cela dit, les pays industrialisés pensent à la compensation du déclin des énergies fossiles par les  économies d’énergie annoncées ces dernières années, pour «  rééquilibrer la scène pétrolière mondiale et faire de la place aux besoins énergétiques des nouveaux pays industrialisés ».

Mais la question des prix reste posée, d’autant plus que le monde aura toujours besoin d’énergie. Le brut dévoré par la Chine, en hausse, représentera la moitié des besoins supplémentaires requis. Conséquence le prix du baril  sera à plus de 100  dollars en 2025 et à 113 dollars en 2035. En un mot, il n’y aura pas de baril à moins de 100 dollars, les années à venir,  le tout est de connaître  le cours du dollar, entre-temps, car le vrai du prix du baril est à  rapprocher avec la santé du dollar dont les mouvements erratiques rongent autour de 40 % de la valeur, selon des estimations.

Il faut rappeler que juste après la publication de ce rapport de l’AIE, le marché  s’est déporté à la baisse, après une série de hausses, mais cette dépréciation est due au raffermissement du dollar qui sert  souvent de valeur de refuge et qui pousse les spéculateurs, en cas de baisse, à s’orienter vers les produits pétroliers.

Source Horizons K. Daghefli.

Le Pèlerin

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 00:16

Algérie - Les confessions de l'ex-chef du gouvernement, Sid Ahmed Ghozali

sid-ahmed-ghozali.jpg

 

«Les plus mauvais lecteurs sont ceux qui procèdent comme les soldats pillards; ils s'emparent, ça et là, de ce qu'ils peuvent utiliser, souillent et confondent le reste, et couvrent le tout de leurs outrages.» ( Nietzsche).

Qui ne connaît Sid Ahmed GHOZALI? Rien ni personne n'ignore, en effet, ce             vieux routier de la politique algérienne. Inutile donc de le présenter tant que son nom, ses actions passées, son «look», son style vestimentaire que signale et accentue en particulier son inévitable nœud papillon qui l'agrémente et lui donne des allures aristocratiques par contraste avec la plupart de ses homologues au maintien guindé, sont des images familières et récurrentes pour tout un chacun. Pourquoi revenir donc sur cet homme politique déjà connu. Mais d'abord, qu'est-ce qui motive, ici, le besoin d'en parler? C'est que Sid Ahmed Ghozali nous y incite, malgré lui, et nous oblige à écrire ou à parler de lui, de ce qu'il fait, de ce qu'il envisage de faire et sur la manière dont il envisage la conduite des affaires politiques de l'Etat dont il était, confesse-t-il, l'un des «harkis» (supplétif) sans le savoir ni le vouloir

Ghozali et son traitement des questions «chaudes» et passionnées

Monsieur Ghozali sait, à sa manière, susciter des petits débats politiques, comme le démontre la double petite tempête médiatique qu'il vient de soulever en accordant un entretien au Quotidien d'Oran, évoquant deux questions extrêmement «chaudes», entachées de véhémentes passions: les harkis du système politique algérien et la question iranienne. Par le choix de mots qui font image, et qui frappent l'esprit par leur caractère audacieux (ou provocateur?), M. Ghozali en arrive à faire naître des réactions d'incompréhension et d’étonnement chez les uns, des indignations chez d'autres, et, enfin, des «saluts» d'approbation et d'admiration chez certains. Comment cela est-il possible? La raison en est que chacun des lecteurs accuse réception de son message selon sa «sensibilité» idéologique propre, de son niveau intellectuel, et de sa compréhension plus ou moins claire de la complexité du monde politique. Mais ces réactions contrastées sont également liées à l'ambiguïté et à la préciosité même du discours de M. Ghozali, discours à géométrie variable et qui comporte dans son essence même un mélange de vérités incontestables, sur un plan, et des prises de positions partisanes, sur un autre. C'est ce qui désarçonne justement le lecteur. En soulevant les questions extrêmement sensibles, comme celle des harkis et de l'Iran, deux questions situées à des niveaux diamétralement opposés, M. Ghozali en est arrivé à provoquer donc un véritable charivari dans la tête aussi bien de ceux qui l'aiment» que dans celle de ceux qui lui en veulent pour des motifs avoués ou non.»

Les harkis du «système»

Rappelons pour mémoire que Sid Ahmed Ghozali a occupé très jeune de hautes charges au sein de l'Etat algérien indépendant et figure parmi les premiers jeunes loups de la technocratie algérienne : PDG de la Sonatarch à l'âge de 29 ans, de 1966 à 1979, puis plusieurs fois ministre sous le régime de Bendjedid, occupant successivement les postes de ministre de l'Energie, des Finances, des Affaires étrangères avant d'être propulsé chef du Gouvernement (1991-1992). Il sera par la suite ambassadeur d'Algérie auprès de la Communauté européenne de Bruxelles, puis ambassadeur à Paris. En tant que technocrate, diplomate et homme politique, son curriculum vitae est donc bien rempli et ne souffre d'aucune lacune, hormis une période de «traversée de désert» qui ne sera que de courte durée. Vu sa participation et sa contribution à la gestion des Affaires de l'Etat, peut-on dire que M. Ghozali n'a jamais fait partie du «système»? L'intéressé lui-même répond par la négative aux questions du Quotidien d'Oran lorsqu'il dit: « Je n'ai jamais fait partie du système () Il faut parler de système dans le système et identifier celui et ceux qui prennent la décision. Moi et d'autres, nous n'avons jamais pris la décision.

 Quelque part, je le dis aujourd'hui, nous avons été «les harkis du système». Nous l'avons servi. De bonne foi, car nous nous croyions commis de l'Etat, d'un Etat. On n'a pas compris que nous n'étions que ses instruments.»

Le «système» et l'Etat fiction

Faut-il le croire ou le démentir quand il oppose «Etat» à «système»? Sur ce point précis, Ghozali ne semble pas avoir tort s'il entend par cette dichotomie la distinction entre l'Etat de droit, saisi dans ses dimensions constitutionnelle et juridique, et l'Etat en tant qu'organe physique investi par un système de réseaux et de clans qui le phagocytent et l'asservissent à leurs fins. Mais cette distinction entre l'Etat-organe et l'Etat de droit, n'est pas une nouveauté et M. Ghozali n'a fait que la redécouvrir après coup. Les politicologues et les théoriciens du constitutionnalisme le savaient depuis belle lurette: Un Etat de droit est l'antipode de tous les «systèmes» opaques (réseaux, clans, maffia, franc-maçonnerie) dont les règles de fonctionnement échappent à la clarté du jour. S'ils peuvent être tolérés, et même associés dans certains cas à l'action de l'Etat, tous ces «systèmes» sont cantonnés dans des limites à ne pas franchir. Ils ne constituent pas des centres de décision, et n'empiètent pas sur les prérogatives de l'Etat de droit, par définition régalien. Comment dès lors qualifier notre Etat? Un Etat-organe physique composé de segments de groupes et de forces «occultes» et coiffé d'un centre de direction et de décision qui imprime ses marques et ses orientations essentielles à la vie de la Nation. On a, semble-t-il, affaire ici non à un Etat de droit, mais à un Etat- fiction, en trompe-l'œil.

Les hommes de la périphérie du centre du «système»

Le noyau dur de ce «système» de décision serait donc les Services, dont l'action échapperait au contrôle de cet Etat composite, puisque formé d'une suite de «petits systèmes» aux ramifications tentaculaires. Le centre du pouvoir réel relèverait des Services, tandis que les politiques ne seraient rien que sa partie périphérique, et dont la fonction aurait été quasi marginale. Autrement dit, ceux qui menaient et qui mèneraient encore la danse et faisaient de la politique ce n'étaient pas ceux que l'on croyait, les civils, mais bel et bien les militaires dont les Services étaient (et ils le seraient encore) le cerveau et le système nerveux central du pouvoir d'Etat. A lire et à entendre Sid Ahmed Ghozali, tous les ministres et les hommes politiques qui se sont succédé à la tête des gouvernements successifs, y compris lui-même, n'étaient rien de moins que des «harkis», autrement dit des auxiliaires d'un système dont ils n'ont découvert la présence envahissante que très tardivement, après qu'ils aient été remerciés pour les services rendus. Il avait cru, lui et ses homologues, qu'ils étaient au service d'un Etat alors qu'ils ne faisaient, au fond, que remplir sans le savoir la fonction de simples exécutants dociles, mais «de bonne foi» au service d'un «système» occulte, mais omniprésent et omniscient. C'est ce qui le conduit à déclarer que « L'armée politique, ce sont les «Services». Et ce n'est pas uniquement les «Services», mais toutes leurs ramifications () Ce n'est pas propre à l'Algérie que les « Services» essayent d'avoir plus et d'abuser () Sauf que la différence est que dans d'autres pays, il existe des institutions qui ont des pouvoirs. Chez nous, il n'existe que les «Services» et, en face, des institutions virtuelles.»

Cela est d'autant plus vrai que tout le monde le savait depuis si longtemps, y compris les petites gens du peuple, qui se savent gouvernées depuis l'indépendance par un régime militaire drapé sous l'uniforme civil. Mais cette «révélation» venant d'un homme politique qui avait occupé des responsabilités de premier plan au sein de ce régime «déguisé» en civil, est d'autant plus déroutante qu'elle s'est produite très tardivement, à un moment où il a cessé d'être le «harki» du système. N'aurait-il pas fallu le faire tôt, au moment où il était encore en «service», ce qui aurait pu provoquer certainement un débat productif et dessiller encore plus les yeux de tous, sur le caractère véritable de notre régime policier ou militariste? Le faire maintenant, alors qu'on est «hors service» et après que le parcours de la carrière politique ait pris quasiment fin, n'a aucun sens et ne produit aucun effet salutaire sur l'amère et tragique réalité des choses présentes.

Les déboires qui naissent des occasions manquées

Que M. Ghozali reconnaisse explicitement, qu'il se soit trompé en se croyant être au service d'un Etat, et non d'un «système» informel, aux ramifications étendues, n'explique pas les raisons de sa prise de conscience lente et très tardive de la nature du système. Comment un homme politique qui a été longtemps au service du système a-t-il pu rester jusqu'au bout maintenu dans l'ignorance de ce qui se tramait dans les coulisses du pouvoir?

A défaut d'avoir pu prendre, lui et ses homologues, les grandes décisions qui engageaient le destin du pays, ils devaient pour le moins savoir d'où leur venaient les «ordres» qu'ils devaient exécuter, et cette circonstance seule devait suffire à leur faire sentir qu'ils n'étaient de facto et de jure rien de moins, les auxiliaires dociles, malléables et serviables à merci d'un Etat noyauté par les Services.

Il y a quelque temps, déjà, Belaid Abdesselam, «le père» de la défunte «industrie industrialisante», avait, lui aussi, stigmatisé les intrusions des Services dans les affaires politiques et civiles de la Nation en exprimant le vœu de les voir se retirer complètement de la scène politique en laissant les coudées franches aux civils pour conduire les affaires de l'Etat. Là encore, et à l'instar de M. Ghozali, Abdesselam ne s'est ravisé de la pesante tutelle des Services sur l'Etat, qu'une fois évincé du pouvoir, oubliant qu'il ne devait, lui et quantité d'autres responsables politiques du temps de Boumediene, de Chadli et même de Liamine Zéroual, leur foudroyante ascension au sommet de l'Etat, que grâce aux Services que maintenant ils vilipendent comme par dépit!

Je ne doute pas cependant, de la bonne foi de M. Ghozali lorsqu'il affirme qu'il croyait servir l'Etat. Versé assez jeune dans les structures du jeune Etat indépendant dont il s'était imprégné du discours «révolutionnaire», socialiste et volontariste, traits de culture idéologique qui ont achevé de modeler sa représentation de la politique, M. Ghozali avait été, comme tous les responsables de sa génération, fortement ancré dans la conviction qu'il était un des hauts cadres de la nation investi d'une mission quasi sacrée: mettre son savoir-faire au service de la construction de l'Etat et du «décollage économique» du pays. Néanmoins, cette conviction ne le dédouane pas pour autant de ses péchés politiques «véniels».

Conviction, certes sincère, mais qui ne devait pas, cependant, quand il était au service du «système» le dispenser de réfléchir, en homme politique et citoyen, sur la nature et le rôle de l'Etat- nation. Pourtant, il n'en avait rien été.

Il s'est contenté comme tous ses pairs de se faire mécaniquement les serviteurs d'un «Etat-système» sans se poser le moins du monde la question de savoir si le principe de légitimité sur lequel celui-ci prétendait se fonder, en l'occurrence le principe de légitimité révolutionnaire, était ou non conforme à l'Etat de droit qui, seul, pouvait et peut trouver son incarnation véritable dans l'équilibre des trois pouvoirs : judiciaire, législatif et exécutif.

Dire avec un certain regret ou amertume qu'on était les «harkis» du système sans le vouloir ni le savoir, après avoir effectué un interminable cursus en son sein, c'est essayer en vain, non seulement de se disculper, mais de s'évertuer également à se dégager de toute responsabilité politique passée en transférant l'échec patent de la construction de l'Etat de droit sur les seuls Services secrets ou presque.

En effet, tous nos hommes politiques «déchus», congédiés plus ou moins poliment ou «réformés», telles de vieilles machines usées jusqu'à la corde, finissent tous par tourner à l'aigre et ne trouvent rien de mieux pour se consoler de leurs propres échecs, et occasions manquées que de rabâcher «des histoires» dont la véracité ne résiste guère à l'épreuve des faits historiques.Et l'une des occasions que ces hommes ont manquée, c'est de n'avoir pas essayé ou voulu réformer l'Etat ou le système de l'intérieur. Ils auraient pu le faire s'ils avaient la volonté, l'audace et l'imagination féconde. Ils se complaisaient bien dans leurs statuts, fonctions ainsi que dans les missions qui leur étaient confiées par les «Services du système» dont ils auraient été «les harkis» patentés, mais sans le savoir et ils le faisaient pourtant et exactement à la manière des harkis de la colonisation qui se seraient engagés, eux aussi, sans savoir qu'ils allaient asservir ou tuer leurs frères de «race» et de religion pour contenter ou plaire aux bourreaux du peuple algérien!

Quand l'armée et ses services sont mis sur la sellette

Contrairement à ce que je lis, et entends ici et là, l'armée et ses Services spéciaux, n'ont jamais été ni les seuls responsables de la faillite politique et de l'affaiblissement de l'Etat, ni les détenteurs sans partage du pouvoir. Le croire et le faire accréditer revient à lui imputer de manière infondée tous les échecs politiques et la gestion imbécile de l'économie nationale depuis l'indépendance par des équipes gouvernementales qui, bien qu'elles fussent en partie cooptées par l'armée, n'en avaient pas moins de grandes marges de liberté d'agir dans le sens de la transformation positive des structures mentales et politiques du pays. Or, cette liberté d'action qui leur avait été laissée ou «octroyée», n'a pas été exploitée à bon escient, et l'on s'était contenté de la gestion purement technique, bureaucratique et administrative au détriment de la réflexion politique devant porter sur ce que devrait être la philosophie de l'Etat, philosophie laissée à la discrétion des seuls militaires et d'un parti FLN complètement sclérosé.

En se défaussant de la politique comme art de gouvernement, de l'esprit critique, de l'autonomie de la pensée et, en se laissant gagnés par l'euphorie de la carrière et du prestige, les membres successifs de ces équipes gouvernementales ont contraint l'armée et ses services à faire, tout à la fois, le politique et le sécuritaire à leur place. On pourrait arguer que l'armée a toujours été «une dictature», que ses Services sont terrifiants, qu'ils inspirent une peur Panique, ce qui expliquerait la démission ou la défaite de la pensée des hommes politiques, cause essentielle des crises endémiques de l'Etat.

C'est une explication trop facile que seuls les paresseux ou les «excités» idéologiques peuvent défendre et faire leur.

Certes l'armée a ses défauts, et même parfois ses excès, mais qui se ressentent tous de l'environnement politique et social du pays, de son histoire, de ses mœurs et de ses traditions de lutte, toutes marquées ou presque au coin de l'irrationnel et des véhémentes passions idéologiques.

Mais ces «défauts» auraient pu être corrigés si nous avions eu une classe politique éclairée, compétente et porteuse de vrais projets de société. Car l'armée dont les membres constitutifs sont des Algériens comme tous les autres, nourris aux mêmes sources culturelles, n'est pas un corps étranger qui serait imperméable à l'écoute et aux propositions de changement et de refonte de l'ordre politique.

Or, cette armée ne pouvait pas et ne peut pas faire grand-chose lorsque les hommes politiques qu'elle a en face d'elle se montrent frileux, lâches et pusillanimes.       C'est parce que ces hommes des gouvernements civils s'avèrent timorés et incapables d'élaboration politique et doctrinale et n'ayant de l'Etat qu'une vision purement instrumentale, que l'armée s'est contrainte de manière plus ou moins discrète à faire de la politique à leur place.

Une «classe politique» à réinventer

A supposer même qu'ils fussent cooptés ou triés sur le volet par les Services, grâce au fameux «rapport d'habilitation», rien en effet, ne pouvait empêcher ces politiques d'acquérir l'autonomie de la pensée et de l'action salvatrice. Nous pensons que l'armée n'aurait pas vu d'un mauvais œil cette autonomie si elle était conforme aux réquisits de l'Etat, et si elle pouvait persuader l'armée des bienfaits qui pourraient en résulter pour le pays.

L'armée ni n'est un «monstre» ni n'est un bloc inorganique insensible aux conseils et aux idées contradictoires. Au contraire, par sa raison d'être même, elle ne saurait être autrement que réceptive à tous les échos de la société politique. Mais cette «classe politique» qui reste à réinventer s'était révélée et se révèle encore pas tout à fait à la hauteur de ses missions pour inspirer confiance et crédibilité totale à une armée en manque d'hommes civils capables de l'éclairer et de la décharger de certains de ses fardeaux multiples

Ce n'est point mon intention de faire ici de la flagornerie que de dire la vérité en brisant bien des tabous! Je m'inscris en porte-à- faux contre ceux qui prétendent que tout ce qui va mal en Algérie, depuis l'indépendance du pays, était lié à l'armée, qui serait la grande tireuse de ficelles de tous les clans, les coteries et les chapelles associés à la gestion politique du pays C'est oublier que l'armée n'aurait pu jamais survivre et se maintenir durant près d'un demi-siècle à la tête du pays si elle ne bénéficiait pas d'appuis aussi bien actifs que passifs d'une foule d'acteurs politique, économique et sociale. Ces appuis lui provenaient du fait que toutes les oppositions, depuis l'extrême- gauche en passant par les communistes vieux style, les néo-démocrates de tous acabits, jusqu'aux arabo- islamistes de différentes étiquettes, n'ont pu présenter une alternative crédible au pouvoir de l'armée qui, en dépit de certains de ses bévues et dérives attestées, demeure l'unique force structurée et cohérente de la société. Et c'est là que je souscris entièrement au propos de Belaïd Abdesselam lorsqu'il déclare que: « dans le contexte où nous sommes, la seule structure plus ou moins solide dans le pays, c'est l'armée. Elle est ce qu'elle est. Vous pouvez dire tout ce que vous voulez sur son compte, c'est la seule structure qui tienne et qui fait face aux tempêtes. Si vous voyez la société civile, la société politique, elles sont déliquescentes. Cela dit, il faut qu'un jour ou l'autre l'armée passe la main. Mais entre les mains de qui cela va-t-il tomber? Vous me demandez de répondre à une question à laquelle je n'ai pas de réponse. Je ne peux qu'émettre un vœu: c'est que cette classe politique engendrera un jour des hommes capables de prendre en main le destin de l'Algérie. »(2) Rien de plus sensé, rien de plus juste en effet que cette analyse-là. Mais le vœu exprimé par ce vieux routier de la politique de voir un jour l'armée passer «la main» à une classe politique douée de compétences et pétrie du sens de l'Etat ne sera pas exaucé de si tôt, tant nos hommes du gouvernement se reproduisent à l'identique : opportunistes, politiquement incultes et soumis; tares qui leur sont caractéristiques, et que rien ne masque à l'œil de l'observateur tant soit peu averti: ni leurs discours pompeux ni leur ignorance arrogante, ni leurs costumes d'apparats, ni leur pose affectéeL'un des drames de l'Algérie, c'est qu'elle renferme plus de prétendants intéressés, avides de pouvoir ( la fameuse «chaise» ou koursi à prendre et à conserver) que de candidats effectivement mus par la volonté de consolider l'Etat de droit et de l'élever au rang de la «Noblesse».

Une conception pauvre et carriériste de l'Etat

Les hommes de nos gouvernements successifs n'ont jamais constitué une «classe politique» au sens noble de ce mot, c'est-à-dire une classe cultivée, imprégnée de hautes valeurs politique, éthique et morale, mais seulement un ensemble d'individus composites, dépourvus de culture politique et philosophique et pour qui l'Etat n'est pas un idéal ou un objectif en soi et pour soi, mais seulement le moyen par lequel on réalise «une carrière». Le système de désignation et de cooptation des «élites politiques», tel qu'il s'est institué et perduré dans notre pays, est l'une causes essentielles de la déliquescence de l'Etat, dont les signes avant-coureurs se manifestent à travers mille indices. Il est trop facile donc d'endosser tous les maux dont souffre le pays depuis près de trois décennies à l'armée, alors que les politiques-en supposant qu'ils fussent tous placés par elle à la tête des différents compartiments de l'Etat-, n'ont pas su exploiter les opportunités qui leur ont été offertes pour aider à la refonte de l'Etat. Si l'armée et ses Services auxquels beaucoup prêtent souvent à tort une forme monstrueuse et une attitude intransigeante, avaient eu face à eux des hommes politiques même cooptés, mais intelligents, perspicaces, audacieux et honnêtes, ils auraient pu assouplir leur position et se laisser convaincre de la nécessité de la réforme de l'Etat et du besoin de goûter eux-mêmes aux charmes de la démocratie. Or, l'armée n'avait eu jusqu'ici et n'a en face d'elle encore qu'une classe politique informe, composée d'individus opportunistes, intéressés, timorés et ternes, qui ne peuvent guère l'aider à faire ni sa propre refonte interne ni celle de la société politique et civile. Ainsi nos ministres actuels et nos députés, sans compter les membres de l'opposition, nous offrent-ils déjà au quotidien le triste spectacle d'actes et de discours où l'éloge du Prince et la glorification des prétendues réalisations sociales et économiques l'emportent sur la vérité, la relativité des choses, le sens de la nuance, de la mesure et de la responsabilité.

Quand la faiblesse de l'esprit se conjugue au sentiment de la dette comme fardeau

Lorsque les hommes politiques se sentent, à tort ou à raison, redevables de leurs postes à l'armée, et qu'ils ont une grande dette à s'acquitter envers elle, dès lors même que celle-ci ne leur réclame rien en retour, ils ne peuvent absolument pas réfléchir en hommes libres, ni prendre la moindre initiative qui puisse être qualifiée d'audacieuse. Ces hommes sont, indépendamment de l'armée et de ses éventuelles interférences, complètement hétéronomes, et l'hétéronomie de la volonté s'oppose par définition à l'autonomie de l'esprit. Dès lors, on ne peut pas encore reprocher à l'armée d'en être responsable, puisque cette mentalité de la soumission, de la peur immotivée, de l'inhibition intellectuelle et de l'apathie se trouve au cœur même du dispositif psychique et psychologique de cette «classe politique» -si tant qu'elle n'ait jamais existé- L'opportunisme et la quête assoiffée du pouvoir qu'elle affiche au grand jour sont la conséquence directe de cette démission politique, et de cette défaite de la pensée.

La faillite de notre industrie industrialisante, par exemple, n'était pas le fait de l'armée et de ses Services, mais bien le fait de l'équipe de technocrates cornaquée naguère par Belaïd Abdesselam, et les équipes gouvernementales qui lui ont succédé depuis plus de deux décennies en arrière, se sont montrées à peine plus brillantes, à peine plus efficaces en termes de gestion saine des affaires de l'Etat. En dépit de son caractère autoritaire et «jacobin» et de la redoutable réputation de ses services secrets, qui donnent par ailleurs des frissons de peur rétrospective, «l'armée politique» dont parle M. Ghozali avait eu certes, et depuis toujours cet œil de l'Argus qui lui permettait et lui permet encore de balayer d'un seul regard le moindre des activités de la vie sociale et politique, mais elle n'a jamais cependant, empêché ces hommes politiques d'être eux-mêmes, d'avoir leurs marques propres, en devenant relativement autonomes et indépendants par rapport aux Services dont les interférences dans les affaires civiles et politiques sont inévitables, et comme le dit M. Ghozali lui-même : «Ce n'est pas propre à l'Algérie que les « Services» essayent d'avoir plus et d'abuser» de leurs pouvoirs.

C'est reconnaître donc que dans les pays, même les plus démocratiques du monde, les Services ne sont pas seulement omniprésents et omnipotents, mais ils s'immiscent aussi dans toutes les affaires de la société civile et politique. Mais il est vrai qu' à la différence de notre pays, c'est que ces Services ont, en face d'eux, non seulement des institutions solidement établies sur des vieux socles institutionnels qui limitent leurs pouvoirs envahissants, mais aussi et surtout ils ont affaire à une classe politique dont les membres sont habités d'un esprit critique, libre et autonome, et qui savent par leur intelligence politique et par leur sens profond de l'Etat qui imprègne leur imaginaire, à se faire entendre par les Services qui reconnaissent et acceptent eux-mêmes, à leur tour, le fait de n'être que l'instrument d'une politique, des politiques. Or, en Algérie, c'est l'inverse qui se produit. Ce sont les Services qui assument presque seuls les deux insupportables besognes : la politique et l'espionnage. Ils le font presque à leur corps défendant, faute d'une classe politique éclairée, audacieuse, critique et imaginative. C'est ce défaut qui pousse l'armée à être tout à la fois au four et au moulin.

Source Le Quotidien d’Oran Ahmed Rouadjia

Le Pèlerin

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