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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 10:37

Échec en demi-teinte du G20 - La guerre des monnaies continuera

opposition USA Chine

 

«Le dollar est notre monnaie et votre problème.» John Connally s’adressant aux Européens en 1973

Les 11 et 12 novembre a eu lieu la réunion du G20 institué en 2008 suite à la faillite de banques américaines dont la fameuse Lehmann Brothers. Cette nouvelle réunion s’est achevée sur un consensus mou; chacun est d’accord sur le bout des lèvres avec naturellement beaucoup de non-dits. «Entre-temps, écrit Julie de la Brosse, quatre G20 se sont tenus pour changer les règles de l’économie mondiale. Avec un succès mitigé...Pour limiter la spéculation sur les changes ou les matières premières, certains Etats ont aussi relancé l’idée d’une taxe sur les transactions financières. Mais ils se sont heurtés aux mêmes difficultés: celles de parvenir à un consensus global, sans lequel le système mis en place est inefficace. Autre sujet se heurtant aux égos nationaux des géants du G20, la guerre des monnaies qui concentre actuellement toutes les inquiétudes. Aujourd’hui, de nombreux économistes mettent en garde les grandes puissances du G20 contre la renaissance du protectionnisme (746 mesures qui nuisent aux échanges internationaux auraient été prises depuis le premier G20 selon les économistes de Global Trade Alert).»(1)

Les Américains à la peine

Pascal Riché nous explique brièvement les enjeux du sommet de Séoul: depuis quelques jours, on ne parle que de cette «guerre des monnaies» dont le G20 (les vingt pays qui représentent 90% de l’économie mondiale) serait le champ d’opérations. Qu’appelle-t-on la «guerre des monnaies»? Cette guerre-là n’est pas très nouvelle. Les grands pays industrialisés «s’affrontent» à coups de dévaluations compétitives: plus leur monnaie baisse, plus cela dope les exportations et, sur leur marché, plus cela freine les importations de produits étrangers au profit de produits concurrentiels nationaux. Dans cette «guerre», les Européens ne vont pas vraiment vers la victoire: depuis juin, l’euro a grimpé de 13% par rapport au dollar et de 10% par rapport au yuan chinois. Les Américains peinent à relancer leur machine, dont le moteur est la consommation et l’investissement intérieurs (les exportations étant un moteur accessoire). La Réserve fédérale décide donc de déverser des liquidités pour soutenir l’économie. Elle a ainsi décidé de racheter pour 600 milliards de dollars de bons du trésor. S’il y a plus de monnaie, sa valeur baisse, la valeur du dollar baisse donc face aux autres monnaies. Les monnaies asiatiques, à commencer par le yuan, évoluent dans le sillage du dollar: quand il baisse, les autorités monétaires chinoises baissent aussi leur monnaie, pour ne pas subir de conséquences fâcheuses sur leurs exportations. Elles vendent donc du yuan contre des dollars pour maintenir la parité entre les devises des deux pays. L’euro, lui, trinque. Il grimpe contre toutes les autres monnaies. L’euro est géré avec une philosophie allemande: on ne joue pas avec la monnaie. Le seul objectif de la Banque centrale européenne est de maintenir un bas taux d’inflation. Voilà comment l’Europe se transforme en dindon de la farce. Les Américains, eux, suivent une politique qui leur est chère, le «benign neglect» (douce insouciance): ils se satisfont de la baisse du dollar, qui est bonne pour leur économie. La réserve fédérale américaine a pour objectif officiel de poursuivre une politique monétaire aboutissant au plein emploi. La Banque centrale européenne de juguler l’inflation. Il me semble que chacun essaie d’atteindre ses objectifs respectifs. Outre la parité monétaire, la Chine est surtout détentrice massive de dollars. Elle n’a donc aucun intérêt à voir sa valeur baisser, d’autant qu’elle a manifesté une relative bienveillance à l’égard des États-Unis en rachetant tout aussi massivement ses bons du trésor.(2)

Pour Jean Matouk, la guerre des monnaies a de tout temps existé: «Les guerres de monnaies se sont succédé dans l’Histoire soit pour dominer la circulation, soit pour dominer le commerce, et ce dès l’Antiquité. Aux temps modernes, même si cette recherche de la primauté de circulation - livre au XIXe siècle, dollar au XXe - est restée un enjeu, les valeurs des monnaies sont devenues surtout des armes dans une guerre économique pour la croissance et l’emploi. Dès septembre 1931, pour réduire l’impact de la crise déclenchée en 1929, la Grande-Bretagne sort de l’étalon or et dévalue la livre de 40%, engageant une première phase «guerrière» de dévaluations compétitives et obligeant les autres pays à dévaluer à leur tour.

En 1944, à Bretton Woods, on construit le système de l’«étalon de change or». Seul le dollar est lié à l’or et est inattaquable. Les autres monnaies sont liées au dollar et, entre elles, par des taux de change fixes. Mais «sous» ce dollar-roi, les guerres «seigneuriales» entre monnaies européennes se poursuivent. La livre est contrainte d’être dévaluée en 1967, sous la pression de ceux que le Premier ministre britannique appelle alors les «gnomes de Zurich», aujourd’hui appelés traders. Le franc se dévalue très régulièrement par rapport au mark, au florin, et aux monnaies des pays du Nord. Entre 1949 et 1989, il perd 280% de sa valeur par rapport au mark. Ce constat montre, au passage, l’inanité des propositions de sortir de l’euro pour reprendre le cycle inutile des dévaluations compétitives. Ce système de l’étalon dollar favorise hautement les Etats-Unis, permettant à leur banque centrale, la Federal réserve system, une création monétaire totalement libre grâce à laquelle ils peuvent développer leurs entreprises dans le monde entier et consolider leur «impérialisme» économique.(3)

En 1971 puis 1973, parce que maintenir le lien fixe entre dollar et or devient gênant pour les Etats-Unis, Nixon décide, en deux étapes, de supprimer tout lien avec l’or. C’est l’époque où John Connally s’adressant aux Européens: «Le dollar est notre monnaie et votre problème.» On ne saurait mieux définir l’impérialisme monétaire.» Les changes deviennent flottants dans le monde entier, et les Etats-Unis utilisent largement l’arme monétaire: en laissant le dollar se dévaluer - jusqu’à 3,99 francs pour un dollar - fin 1979, les Américains favorisent leurs exportations, en particulier agricoles; en le laissant se réévaluer, à partir de Reagan, jusqu’à 10 francs pour un dollar, ils réduisirent le coût de leurs importations, notamment pétrolières, et facilitent une nouvelle extension de leurs multinationales. Les accords du Plazza de 1985, à Paris, visent, apparemment, de manière consensuelle, à ramener le dollar vers un taux de change plus raisonnable. En fait, les fermiers américains et certains milieux industriels ne supportent plus le dollar à 10 francs. Les Etats-Unis signent alors l’accord. Succès apparent: le dollar baisse rapidement. Tant et si bien qu’on tente, par les Accords du Louvre, en 1987, d’enrayer sa baisse. Peine perdue! Le dollar est alors en guerre contre les monnaies des autres pays développés pour la croissance de l’économie américaine avec moins d’importations et plus d’exportations. Entre 1972 et 1988, il baisse de 350 yens à 150, et de 4 à 1,7 mark, soit une dévaluation de 58% «contre» les deux champions de l’export». (3) «Certains pays d’Europe, dont la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne créent le «serpent» monétaire (1972), puis le Système monétaire européen (1979).Dans cette nouvelle phase, ce ne sont plus les Etats qui décident brusquement de dévaluer ou de réévaluer. Ce sont «les marchés» qui, en vendant massivement la monnaie d’un pays, le mettent en demeure soit de changer sa politique, soit d’accepter la dévalorisation progressive ou, carrément, une sortie du système fixe. Rappelons comment Georges Soros a fait chuter la livre. Finalement, en 1993, sous l’effet d’une spéculation intense, les marges de fluctuations sont élargies à 15%, signant la mort du SME. La guerre des monnaies continue aujourd’hui, et depuis plusieurs années, entre dollar, yen, et deux nouveaux partenaires, l’euro et le yuan chinois. Guerre «froide» entre yuan et dollar, puisque les Chinois maintiennent depuis 1994 un cours fixe entre leur monnaie et le dollar, avec une légère réévaluation en 2008. (..)Pour accepter que le taux de change du yuan favorise moins ses exportations, la Chine doit substituer de la demande intérieure de consommation à des exportations, dans la formation de son PIB. Elle le souhaite, mais une telle transformation prend plusieurs années. Elle va donc procéder à des ajustements de change comme elle vient d’ailleurs de l’annoncer, en acceptant officiellement de lier sa monnaie non plus exclusivement au dollar mais à un «panier» de monnaies. Mais la réévaluation du yuan se fera à son rythme, pas au nôtre.»(3)

Comme l’écrit Alexandrine Bouilhet: «Les tensions entre la Chine et les Etats-Unis ont empêché tout accord contraignant sur les devises. Le dossier des déséquilibres du commerce international restera à traiter par la présidence française du G20. Après douze heures d’âpres négociations, le G20 de Séoul a accouché d’un compromis a minima sur les monnaies, reflet des tensions très fortes entre Américains et Chinois sur le yuan et le dollar. Le G20 appelle à «renforcer la flexibilité des taux de change», afin qu’ils «respectent mieux les fondamentaux économiques». Rien ne forcera donc Pékin à apprécier plus franchement sa monnaie, sous évaluée de 40% face au dollar, d’après certains experts».(4) Les dirigeants des pays du G20 ont renouvelé à Séoul leur engagement à travailler ensemble à la prospérité de la planète. Le vaste déséquilibre entre les pays émergents à forte croissance et les pays développés peinant à sortir de la crise, est pointé comme étant à la source de tous les problèmes. D’autant plus que les seconds s’endettent auprès des premiers. Le G20 va donc mettre en place des «lignes directrices» composées d’une «série d’indicateurs» pour aider à identifier les grands déséquilibres commerciaux qui «nécessitent des actions préventives et correctives». Les pays du G20 ont réitéré l’engagement d’ «aller vers des systèmes de taux de change déterminés par le marché». Ils le feront en «augmentant la flexibilité des taux de change pour refléter les fondamentaux économiques sous-jacents et en s’abstenant de dévaluations compétitives de leurs monnaies. Le président chinois, Hu Jintao s’est engagé à continuer sur la voie d’une réévaluation du yuan. Mais, a-t-il averti, cela ne pourra se faire que dans un «environnement extérieur favorable» et de manière progressive. Les pays membres affirment qu’ils vont «s’opposer au protectionnisme sous toutes ses formes». Les nations du G20 ont renouvelé leur promesse de venir en aide aux pays à faibles revenus par des approches taillées sur mesure pour chaque pays receveur. Le but est de les mettre sur la voie d’une «croissance durable». Ils réaffirment leur engagement à combattre le changement climatique et «n’épargneront aucun effort pour parvenir à un résultat équilibré et couronné de succès à Cancun» qui commence fin novembre.(5)

Voilà comment les grands de ce monde comptent aider les pays en développement et s’occuper du climat. «On attendait [les chefs d’Etat Ndlr] d’eux, écrit Alain Faujas, qu’ils mettent un terme à la «guerre des monnaies» en obligeant les protagonistes à cesser de mettre la pagaille dans l’économie mondiale, la Chine en inondant le monde de ses exportations grâce à un yuan sous-évalué et les Etats-Unis en arrosant de liquidités leur économie pour faire repartir leur consommation au risque de creuser leur déficit et de faire s’effondrer le dollar. Au lieu de fixer des objectifs et des dates pour un retour à l’équilibre, le sommet s’est contenté de charger le FMI d’élaborer, pour le printemps 2011, des indicateurs acceptables par tous et destinés à déterminer à partir de quel niveau d’excédents ou de déficits un pays devient «dangereux» pour les autres. Le FMI sera ensuite chargé de persuader les «déviants» de revenir dans les clous. L’impression de semi-échec, qui demeure, tient au fait que le G20 n’est plus porté par l’urgence comme à Washington, il est entré dans l’après-crise.(6)»

Une réforme indispensable

A sa façon, le site Attac résume les vrais problèmes et les solutions proposées On lit: «La guerre des monnaies fait rage et menace de dégénérer en crise financière et géopolitique. La Chine protège ses gigantesques excédents commerciaux en conservant une monnaie sous-évaluée. Les États-Unis créent 600 milliards de dollars pour faire baisser leur devise. L’Allemagne étouffe la zone euro par sa politique d’exportation agressive basée sur le dumping social. Que propose le G20 pour dissiper les nuages noirs qui s’amoncellent à l’horizon? Le G20 n’engage pas la moindre action contre l’hégémonie de la finance: aucun élément sur la taxe sur les transactions financières, qui aurait un effet direct sur la spéculation, aucun effort pour entraver l’évasion fiscale, aucune proposition pour séparer les activités bancaires de dépôt de celles uniquement dévolues à la spéculation, ce qui serait la meilleure solution aux banques «too big too fail». Mais on retiendra surtout la consternante détermination du G20 d’aller vers «un système monétaire international où les taux de change sont davantage déterminés par le marché». Alors qu’aucune mesure n’a été prise pour limiter la spéculation sur le marché des changes, qui représente 3000 milliards de dollars par jour; alors que cette spéculation provoque d’incessants mouvements de yo-yo entre les devises, sans aucun rapport avec les fondamentaux des économies nationales; (...) la réforme du système monétaire international est plus que jamais indispensable. Il faut dans l’immédiat taxer et réglementer drastiquement la spéculation sur les devises, mais aussi sur les matières premières, les dettes souveraines...À terme, il faut viser le remplacement du dollar par une monnaie commune mondiale.(7)» Cette guerre des monnaies qui ne dit pas son nom aura des répercussions fâcheuses sur les petits pays. Un pays comme l’Algérie suit les Etats-Unis et les errements du dollar pour les bons de Trésor. Il faut bien que l’on nous explique pourquoi l’Algérie n’a pas fait comme l’Inde qui a acheté 200 tonnes d’or au FMI en 2009? Pourquoi garder des dollars qui s’effritent et qui rapportent moins que l’inflation au lieu d’être injectés dans l’investissement productif? Plus largement, qu’avons-nous à faire de ces masses d’argent pour des hydrocarbures bradés alors que le dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), du 4 novembre annonce la fin inexorable du pétrole qui sera de plus en plus cher. Pourquoi extraire des hydrocarbures plus que nous pouvons absorber? Qu’allons-nous laisser à la prochaine génération quand la rente aura disparu et que nous n’aurons pas procédé à temps, aux mutations nécessaires pour sortir de la malédiction du pétrole et ren-trer dans l’économie de la connaissance, seule ceinture de sureté pérenne. Cette question est posée à ceux qui ont le difficile privilège d’amener cette Algérie à bon port.

1.Julie de la Brosse: Deux ans de G20 pour rien?L’Expansion 10/11/2010
2.Pascal Riché: La «guerre des monnaies» expliquée aux nuls Rue89 10/11/2010
3.Jean Matouk: L’imminente «guerre monétaire» sévit depuis l’Antiquité Rue 89 02/11/2010
4.Alexandrine Bouilhet:G20: compromis a minima sur les monnaies Le Figaro 12/11/2010
5.Ce qui a été décidé au G20 L’Expansion.com 12/11/2010
6.Alain Faujas:Un G20 mi-figue mi-raisin Le Monde.fr 12.11.10
7.G20 de Séoul: vive le marché libre!.Attac France 12 novembre 2010
http://www.france.attac.org/spip.php?article11875

Source L’Expression Pr Chems Eddine Chitour

Ecole nationale polytechnique

Le Pèlerin

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 10:29
 Du trafic pour devenir Français

 

 

 

 

 

algerie-etat-civil.jpg

 

Quand l’administration française continue de souffrir de la corruption et du laisser-aller qui règnent au sein de l’administration algérienne.

C’est ce que vient de démontrer le tribunal correctionnel de Meaux, une petite ville située à 40 km de Paris, dans le département de la Seine-et-Marne, en examinant, vendredi dernier, le dossier d’un Algérien qui a falsifié son état civil dans le but d’obtenir la nationalité française. Le quotidien Le Parisien, qui a publié l’information, a estimé, par ailleurs que près d’un millier de personnes, originaires majoritairement de la Kabylie, auraient utilisé la même escroquerie pour devenir des citoyens français.

Ainsi, pour obtenir la nationalité française, les faussaires ne sont pas allés par mille chemins. Ils ont poussé leur malhonnêteté jusqu’à modifier leur généalogie, afin de se faire passer pour des enfants ou des petits-enfants de parents algériens possédant légalement la nationalité française.

Le tout s’est fait, bien entendu, avec la complicité du chef de l’état civil de la commune du faussaire qui valide sans vergogne le fameux document, en contrepartie de quelques milliers de dinars. Or, si le geste paraît banal de l’autre côté de la Méditerranée, en France il crée une multitude de problèmes. A commencer par un sentiment de doute sur tous les dossiers de naturalisation déposés au niveau des préfectures par les Algériens. Selon des associations de défense des étrangers, la course à la nationalité française par de faux certificats et faux extraits de naissance a fini par créer chez les autorités françaises de véritables incertitudes quant à la véracité et la légalité des documents présentés.

Ce qui prolonge la durée consacrée à l’étude des dossiers déposés au niveau et amène l’administration à ne pas donner de suite favorable à de nombreuses demandes, notamment celles émanant d’Algériens. Pour Bruno Leroux, député socialiste de Seine-Saint-Denis, le phénomène des faux documents est plus important qu’on ne le croit. Il a indiqué avoir saisi par deux fois les ministres de la Justice de l’époque, sans pour autant que des enquêtes ne soient ouvertes pour débusquer les faussaires et les tricheurs. 

«J’ai l’impression qu’il y a un phénomène connu sur lequel personne n’a voulu mettre le doigt», a-t-il expliqué au Parisien. Pour rappel, il y a quelques années, le village d’Aït Khellili, en Haute Kabylie, a été le théâtre d’une vaste opération de falsification de papiers d’identité et d’extraits de naissance. Plusieurs faussaires ont été arrêtés par la police depuis 2005 dans ce petit village paisible. Les escrocs auraient aidé près de mille personnes à acquérir la nationalité française. Mais force est de constater que l’escroquerie ne concerne pas uniquement la commune de Aït Khellili. A Tizi Ouzou, à Oran et dans plusieurs régions du pays, il suffit juste de soudoyer le préposé à l’état civil pour obtenir touts types de papiers.

Mais il n’y a pas que ceux qui désirent acquérir la nationalité française qui s’adonnent à ce genre de trafic, d’autres le font juste pour continuer à percevoir les pensions de leurs parents. La technique consiste à envoyer, par courrier, aux caisses françaises d’assurances, de faux certificats de vie, alors que lesdits parents ne sont plus de ce monde.

Il n’y a qu’en Algérie où l’on peut même délivrer un certificat de vie pour un mort et un titre de moudjahid pour une personne née après l’indépendance.

Source El Watan Yacine Farah

Le Pèlerin

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 10:27

Algérie - Le marché de l’Aïd, marché de la piété

mouton-aid.jpg

Un débat prenant nous tourmente depuis de longs jours. Il occupe la société : “égorger” l’agneau ou acheter sa viande ; emprunter ou acheter à crédit ; où trouver le cash en ces temps de disette fiduciaire ; défier le patron et faire “le pont” ou assurer ses arrières en se contentant des deux jours fériés… Il occupe aussi l’État : libérer la voie publique au marché de moutons ou organiser la vente dans des parkings ; fermer les yeux sur les “ponts”, ou mettre en garde contre les longues “passerelles” qui tentent les fonctionnaires.

C’est un État très sensible au bon déroulement des rites religieux que le nôtre, si l’on en juge par la série de mesures prises pour faciliter le sacrifice. Tout a été prévu : les espaces réservés dans les villes au négoce de l’ovin ; la mise en garde des boulangers qui, chaque année, gâchent nos pieuses agapes en fermant leur commerce les jours de l’Aïd ; une mobilisation accrue contre la fuite des moutons aux frontières…

Mais l’on a fait mieux en relançant la promotion du paiement par facilité du mouton. On a tendance à croire que le logement reste seul à profiter du crédit à la consommation ; on s’aperçoit que le culte aussi, même si dans cette offrande généralement autoconsommée, est, depuis longtemps, plus motivé par l’appétit que par la piété. Les médias publics se sont employés à encourager ce sacrifice à crédit la chaîne “une” de la radio nationale a même ouvert le micro à un imam de Boussaâda pour nous encourager à nous endetter pour sacrifier le mouton en déclarant la formule “halal”.

C’est donc épuisés par nos interrogations si peu métaphysiques et nos sacrifices budgétaires que nous parviendrons demain au terme de cette éprouvante semaine d’avant-Aïd. Juste après la prière de ce jour saint, le sang du mouton coulera à flots dans les abattoirs et sur les terrains vagues, mais aussi dans les siphons de baignoires et dans les regards de drainage des eaux de pluie. La télévision viendra interroger les enfants sur le ravissement que leur a inspiré le spectacle du mouton que le père a égorgé. Puis s’allumera partout l’immense barbecue national. Repus, il ne nous restera, pour bon nombre d’entre nous, qu’un dernier problème à résoudre : faut-il sacrifier le jeudi ? Quand on festoie à crédit, la facture mérite quelque attention et une telle question devient cruciale. Il paraît qu’on peut financer aussi son pèlerinage par facilité. Une véritable économie de la piété s’est déployée, avec le concours fervent des institutions. L’un des rares secteurs économiques à connaître une réelle prospérité. Et pas seulement parce que le manuel religieux a supplanté les autres genres littéraires dans nos salons, librairies et bibliothèques ; malgré les couacs répétés, l’essentiel du Touring d’exportation est constitué des produits de hadj et de omra.

Alors que le salut de notre âme demande plus de sacrifices financiers, l’État ne semble pas avoir le souci d’adapter l’organisation du rite aux réalités sociales de ses administrés. Il semble plutôt se préoccuper d’accompagner une ferveur dépensière qui profite d’abord au monde de la spéculation opportuniste de tout genre.

Source Mustapha Hammouche

musthammouche@yahoo.fr

Le Pèlerin

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 10:23

Alstom et Ferrovial créent une usine d’assemblage de tramways en Algérie

Tramway.jpg

 

Attendu de longue date, le contrat de partenariat entre l’entreprise publique Ferrovial et le groupe français Alstom a été signé ce dimanche 14 novembre à Alger. Cet accord, signé en présence du ministre des Transports Amar Tou, concerne la création d’une entreprise mixte algéro-française d’assemblage, d’entretien et de maintenance de tramways à Annaba.

Dotée d'un capital de 2,1 milliards de dinars (23 millions d’euros), cette société sera détenue conjointement par l’Etat algérien et la société Alstom. La répartition du capital de la future entité se fera conformément aux dispositions de la nouvelle loi sur les investissements étrangers : 49% pour Alstom, 41% iront à Ferrovial et 10% à l’Entreprise du métro d’Alger (EMA).

La création de cette société mixte « nous fait passer d'une situation de consommateur de technologies et d'équipements à une participation à des niveaux progressifs en matière de montage et de fabrication », s'est félicité le ministre des Transports. « L'usine de montage sera opérationnelle fin 2013 et verra la première rame sortir de cette usine », a-t-il ajouté.

L'unité d'assemblage sera aménagée sur un site de fabrication déjà existant appartenant à Ferrovial à Annaba. Le montant de l’investissement et le nombre d'emplois qui seront créés n’ont pas été précisés. Les kits seront fabriqués en France sous le label Alstom puis envoyés à Annaba pour assemblage. Les Algériens seront également formés pour assurer la maintenance de ce matériel.

Grâce à ce contrat, Alstom se positionne sur le marché algérien des chemins de fer et des tramways. Il devrait bénéficier d’une part importante des 20 milliards de dollars engagés par l’Etat pour le secteur des transports dans le cadre du programme quinquennal 2010/2014, selon nos sources. Celui-ci concerne notamment le développement du secteur ferroviaire national avec la réalisation de 10.400 kilomètres de rail, la réhabilitation de 3.500 autres km de voies ferrées et l’électrification graduelle de l’ensemble du réseau ferroviaire algérien. Alstom sera également sollicité pour la réalisation de tramways dans dix régions du pays.

Selon le nouveau code des marchés publics, les groupes étrangers qui investissent en Algérie seront favorisés dans l’attribution des contrats publics.

Source TSA

Le Pèlerin

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 10:20

Les Egyptiens ne peuvent outrepasser la justice algérienne, a assuré le ministre.

djezzy-algerie

 

Le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Moussa Benhamadi, a déclaré, hier, en marge de la présentation du rapport complémentaire du projet de loi de finances complémentaire, que la justice algérienne à son mot à dire dans l’affaire Orascom-Telecom Algérie (OTA, filière d’OT Holding). «Les responsables d’OTH ne peuvent outrepasser la justice algérienne en sollicitant l’arbitrage international», a-t-il assuré.

Claire, nette et précise, cette déclaration sonne comme une réplique aux menaces de Naguib Sawiris, le patron égyptien d’OTH, de solliciter les instances internationales dans cette affaire. «Ces déclarations sont destinées à tranquilliser ses propres actionnaires. Elles ne peuvent en aucun cas ébranler notre position», a indiqué le ministre. Ce dernier a réaffirmé, encore une fois, la détermination de l’Algérie à racheter OTA.

«Notre position n’a pas changé et elle ne sera pas modifiée», a-t-il tranché. Les déclarations de M.Benhamadi confirment que le processus de nationalisation se poursuivra selon les modalités et le rythme choisis par le gouvernement algérien.

Le département de M.Benhamadi entend ainsi, faire valoir la souveraineté de la position algérienne dans cette affaire.

M.Benhamadi répondait à une question sur les dernières déclarations de Naguib Sawiris. Ce dernier avait brandi la menace de recourir à l’arbitrage international «sans préavis». Le ministre a éstimé que cette déclaration du patron égyptien était prévisible et «normale de la part d’un responsable d’une firme internationale». Naguib Sawiris avait soutenu que OTH ira en arbitrage international si aucune solution à l’amiable n’est trouvée au dossier Djezzy.

C’est en ces termes qu’il a exprimé sa position sur cette question le 9 novembre, lors d’une conférence publique à Dubaï (Emirats arabes unis). Il confirmait ainsi, les menaces contenues dans sa lettre adressée le 2 novembre dernier au Premier ministre Ahmed Ouyahia. Naguib Sawiris donnait au gouvernement deux choix.

Le premier consistait à payer 7,8 milliards de dollars pour entrer en possession de Djezzy au nom du droit de préemption. Le second est celui d’aller devant un tribunal d’arbitrage international pour définir le prix d’une «expropriation», selon ses propos.M.Sawiris s’est dit prêt à négocier avec le gouvernement algérien, sans préciser sur quels éléments. Il a expliqué que l’arbitrage international constituait un «ultime recours». Cela dit, il a précisé que Djezzy ne sera pas vendu au-dessous de 7,8 milliards de dollars. «Vous pensez que vous allez baisser la valeur et vous emparer de (Djezzy). Cela ne se produira pas», a-t-il dit en conférence. Seulement, le gouvernement algérien ne l’entend pas de cette oreille.

Selon les estimations de M.Benhamadi, le processus de rachat de Djezzy devrait être conclu au premier semestre de l’année 2011. Un délai jugé trop long par les actionnaires d’OTH.

Le bras de fer entre les deux parties devient de plus en plus ardu.

Source L’Expression Mohamed Sadek Loucif

Le Pèlerin

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 10:14

Les biens mal acquis des dictateurs africains feront l’objet d’une enquête judiciaire

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C'est une «porte ouverte» pour les associations anticorruption. La décision historique du 9 novembre de la Cour de cassation en France de juger recevable la plainte de l'ONG Transparency France visant le patrimoine de chefs d'Etat africains est susceptible d'ouvrir la voie à des actions en justice menées par d'autres associations anticorruption. «Cette jurisprudence risque d'entraîner une inflation des plaintes avec constitution de partie civile d'un certain nombre d'associations», met en garde l'avocat du président gabonais Ali Bongo, Me Patrick Maisonneuve, qui craint que celles-ci ne cherchent à «instrumentaliser la procédure pénale».

La justice française avait en effet considéré jusqu'à présent que des associations anticorruption ne pouvaient à elles seules être à l'origine de poursuites judiciaires, n'ayant pas «d'intérêt à agir» et n'ayant pas subi de préjudice direct de délits éventuels. L'opportunité d'engager des poursuites dans ce type de dossier n'était censée revenir qu'au parquet. La décision de la Cour de cassation, qui a estimé que Transparency France avait bien subi «un préjudice direct et personnel», remet en cause cette doctrine et pourrait entraîner de nouvelles procédures. L'association française de lutte contre la corruption, Anticor, dont le président d'honneur est le juge Éric Halphen, est ainsi tentée de relancer des actions en justice. «L'arrêt est tout à fait intéressant et nous ouvre l'horizon pour la recevabilité de nos futures actions», a déclaré l'ancien juge d'instruction. Le parquet de Paris a classé sans suite depuis un an plusieurs plaintes d'Anticor. La décision rendue mardi 9 novembre par la plus haute autorité judiciaire est «conforme à toute l'évolution du droit positif quant à l'action collective des associations et devrait ainsi permettre à l'avenir de surmonter l'inertie du parquet dans certaines affaires politico-financières», a estimé la branche française de Transparency International. L'organisation rappelle d'ailleurs que la Cour de cassation a déjà admis depuis plusieurs années «la recevabilité des constitutions de partie civile d'associations lorsque l'infraction dénoncée porte atteinte aux intérêts collectifs que celles-ci ont statutairement pour mission de défendre». Les associations de déportés, de lutte contre le tabagisme ou plus récemment certains défenseurs de l'environnement en ont ainsi bénéficié.

Faire la lumière sur des détournements massifs

La justice française cherchera finalement à faire toute la lumière sur la manière dont trois chefs d'État africains ont acquis, en territoire hexagonal, des biens de luxe d'une valeur de plusieurs dizaines de millions d'euros. La Cour de cassation, plus haute juridiction du pays, a donc ordonné la désignation d'un juge d'instruction pour enquêter sur l'affaire des «biens mal acquis», renversant une décision contraire rendue fin 2009 par la Cour d'appel de Paris. Le parquet, aux ordres du ministère de la Justice, s'était opposé à la demande de la section française de Transparency International (TI), qui avait porté plainte avec d'autres ONG pour «recel de détournement de fonds publics» contre les dirigeants du Gabon, du Congo-Brazzaville et de la Guinée équatoriale. La Cour de cassation a conclu que les détournements de fonds commis par des chefs d'État constituent un préjudice pour les ONG luttant contre la corruption et qu'elles sont habilitées à ce titre à réclamer l'ouverture d'une information judiciaire. Transparency International y voit une décision «historique» qui va permettre de lutter contre l'impunité quoi qu'en pense le gouvernement en place. «C'est très important, puisqu'on a vu récemment en France que le pouvoir exécutif n'hésite pas à faire ce qu'il peut pour limiter les enquêtes sur des affaires sensibles», note en entrevue Julien Coll, délégué général de la section française de l'organisation. M. Coll pense que la cause sur les biens mal acquis pourrait mener à des révélations potentiellement embarrassantes pour la France. «Il y a un passé chargé entre notre pays et certaines ex-colonies où la corruption est omniprésente», souligne-t-il. L'organisation Survie, qui critique aussi les liens opaques de Paris avec ses anciennes colonies, espère que l'information judiciaire permettra d'évaluer précisément l'ampleur des détournements de fonds et mènera à une remise en cause durable des relations existantes avec des «chefs d'États prédateurs». Bien que la décision crée un précédent important pour les ONG, M. Coll ne prévoit pas une multiplication tous azimuts des causes de même type dans un avenir rapproché. «On ne va pas le faire à la légère», note le porte-parole qui insiste sur l'importance des ressources humaines et matérielles requises pour étoffer des dossiers de détournement de fonds. L'intervention de la Cour de cassation soulève des espoirs considérables en Afrique, où plusieurs médias se réjouissent de la perspective de voir les dirigeants corrompus mis à l'épreuve. «On s'achemine peut-être vers la fin de l'époque où bien des chefs d'État africains, à l'image du roi Crésus, faisaient la pluie et le beau temps, sous le regard envieux et impuissant de leur peuple.»

Les chefs d'État ciblés ? Gabon. Omar Bongo et son fils.

Omar Bongo, qui a toujours entretenu des liens étroits avec la France, a mené le pays sans discontinuer de 1967 jusqu'à sa mort en juin 2009. Il a été remplacé quelques mois plus tard par son fils, Ali Bongo, à l'issue d'un scrutin décrit par l'opposition comme un «coup d'État constitutionnel».Ses détracteurs lui reprochent d'avoir longtemps géré le pays comme s'il s'agissait d'une propriété privée. Une enquête préliminaire menée il y a quelques années dans le cadre de l'affaire des biens mal acquis a déterminé que le président gabonais et ses proches détiennent en France 39 propriétés, 70 comptes de banque et une dizaine de véhicules de luxe

Congo-Brazzaville. Denis Sassou-Nguesso.

Le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou- Nguesso, est arrivé au pouvoir pour la première fois il y a une trentaine d'années. Bien que le pays soit l'un des principaux producteurs de pétrole de l'Afrique subsaharienne, la vaste majorité de la population vit dans la pauvreté. L'enquête préliminaire déjà menée dans le cadre de l'affaire des biens mal acquis a démontré que le chef d'État et ses proches détiennent 18 propriétés, plus d'une centaine de comptes bancaires ainsi qu'une voiture de luxe. Le dirigeant africain a décrit il y a quelques années les plaignants comme des «bourgeois» qui n'ont «peut-être jamais mis les pieds au Congo».

Guinée équatoriale. Teodoro Obiang. Le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang, est arrivé au pouvoir par les armes à la fin des années 70. Il est régulièrement montré du doigt par les organisations de défense des droits de l'homme, qui lui reprochent de réprimer avec brutalité toute opposition et de détourner les richesses pétrolières du pays. L'enquête préliminaire menée en France dans l'affaire des biens mal acquis indique qu'il détient une propriété de luxe ainsi qu'une dizaine de voitures d'une valeur de près de quatre millions de dollars. Son fils Téodorino est dans le collimateur d'ONG américaines qui l'accusent d'avoir acheté avec des fonds détournés une propriété de luxe à Malibu ainsi qu'un jet privé.

Une première juridique d'importance considérable

Cette décision de la Cour de cassation constitue une première juridique considérable, qui va au delà d'ailleurs des «biens mal acquis». Car si les plaintes de ce type sont désormais recevables, cela va permettre de surmonter l'inertie du parquet dans certaines affaires politico-financières sensibles. C'est pour cela que William Bourdon, le célèbre avocat des droits de l'homme, parle de «brèche judiciaire ». Concrètement, dans l'affaire des «biens mal acquis», une information judiciaire va pouvoir être ouverte et un juge d'instruction saisi. Ce juge indépendant va devoir déterminer dans quelles conditions le patrimoine français des présidents gabonais, congolais et guinéen a été acquis. Cette enquête devrait aussi permettre de faire toute la lumière sur le rôle joué par certains intermédiaires qui auraient pu faciliter la réalisation de ces acquisitions. On peut penser notamment aux établissements bancaires déjà identifiés par la première enquête de police réalisée en 2007. Aujourd'hui, le juge d'instruction va devoir vérifier si ces banques ont bien respectées la loi anti-blanchiment. Il n'est pas impossible, et c'est ce qu'espère Transparency France, qu'au final, l'instruction débouche sur la mise en œuvre effective du droit à restitution : les biens seraient rendus aux pays concernés. Le travail du juge d'instruction va être à présent de rechercher comment ces biens ont été acquis, puisque ces trois dirigeants africains exposent qu'ils ont des revenus modestes.

Colère des avocats de la défense

Les présidents du Gabon, de Guinée équatoriale et du Congo-Brazzaville soutiennent que ce patrimoine détenu en France a été acquis le plus légalement du monde et ils mettent au défi l'ONG Transparency France de prouver qu'il s'agit de biens mal acquis. Olivier Pardo, l'avocat de Teodoro Obiang, le président de Guinée équatoriale, est particulièrement remonté, il parle d'instrumentalisation. Cet avocat a d'ailleurs déposé une plainte pour dénonciation calomnieuse. Pour cet avocat, l'action de l'ONG anti-corruption relève surtout du coup médiatique. Olivier Pardo soutient que l'ONG a procédé par amalgame en mélangeant tout, et, ajoute-t-il, cette association, qui n'a de transparent que son nom, «s'érige dans une sorte de néocolonialisme arrogant et insupportable». Vous l'avez compris, la bataille dans les prétoires sera âpre... Pour Olivier Pardo, avocat du président Obiang, «maintenant, il va falloir démontrer preuve à l'appui que ce qu'ils disent est vrai ; leurs intentions ne sont que médiatiques et non judiciaires...»

Un patrimoine considérable

Le patrimoine le plus important c'est celui du clan Bongo. Si l'avocat d'Ali Bongo assure qu'il ne possède rien en France, la police a recensé 39 propriétés luxueuses, 70 comptes bancaires et une dizaine de véhicules de luxe, dont certains payés avec des chèques du Trésor public gabonais. Le patrimoine du président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, est également bien fourni : 24 propriétés selon la police et 112 comptes bancaires. Terminons cet inventaire par le patrimoine du président de la Guinée équatoriale : un seul logement recensé mais par contre de nombreux véhicules de luxe, deux Ferrari, deux Bugatti, deux Maserati, une Rolls-Royce et quelques Mercedes.

Crises diplomatiques en perspective...

Les tensions pourraient rapidement apparaître et pourraient déboucher sur une véritable brouille diplomatique entre Paris et ses trois partenaires africains, à l'image de ce qui s'est produit avec l'Angola lorsque la justice française a poursuivi son ambassadeur Pierre Falcone pour trafic d’armes. Et il ne faut pas perdre de vue non plus que ces trois pays sont des partenaires économiques importants. Ce genre d'affaire pourrait pousser le Gabon, la Guinée équatoriale et le Congo-Brazzaville à tourner le dos à la France. Or, ces trois pays sont parmi les plus gros producteurs de pétrole d'Afrique subsaharien

Source Le soir d’Algérie

Le Pèlerin

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 09:42

Terrorisme: L'Algérie moins «risquée» que les Etats-Unis

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Le risque terroriste est moins important en Algérie qu'aux Etats-Unis, la France ou la Grande-Bretagne. Selon le dernier classement publié par la société britannique Maplecroft, l'Algérie redevient progressivement un pays où le risque terroriste est moindre, sinon considérablement atténué, comparativement à des pays où ce risque reste élevé, particulièrement aux Etats-Unis, en France ou en Grande-Bretagne. En fait, l'Algérie est située dans la catégorie risque «moyen», loin derrière des pays comme la Grèce ou l'Espagne.

Le classement du risque pays effectué par la société spécialisée Maplecroft, se base notamment sur la fréquence et l'importance des attentats terroristes, dont l'Indice du risque terroriste (TRI) qui est établi chaque année sur la base du nombre et de l'intensité des attentats. Le «bon» classement de l'Algérie reflète en fait la maîtrise de la situation sécuritaire par les forces de sécurité, en dépit d'actes terroristes sporadiques dans certaines régions du pays. Mais, l'important, est que l'Algérie n'est plus dans cette liste noire de pays «infréquentables», «dangereux» et «où la circulation des étrangers» est fortement déconseillée par les chancelleries. Maplecroft classe l'Algérie à la 36e position, dans la catégorie risque «moyen», après les Etats-Unis classés 33e. La France est quant à elle classée 44e et le Royaume-Uni 47e. En haut de l'échelle, on retrouve la Somalie, qui est le pays à plus fort «risque terroriste», devant le Pakistan, l'Irak et l'Afghanistan. La Somalie a bondi en un an de la quatrième à la première place de l'indice, ayant subi 556 «actes terroristes» de juin 2009 à juin dernier, qui ont provoqué la mort de 1.437 personnes, a précisé Maplecroft, société spécialisée dans l'étude des risques naturels ou humains. Dans la même catégorie «risque extrême» le Pakistan, l'Irak, l'Afghanistan, et les Territoires palestiniens suivent.

En Europe, c'est la Grèce, qui est le pays européen au risque le plus important. Classée dans la catégorie «risque élevé», elle a bondi de la 57e place à la 24e, avec 180 attentats en un an, dépassant ainsi l'Espagne (27e). Le Canada (67e), l'Allemagne (70e), le Maroc (84), la Suisse (114) et la Belgique (117) sont classés à risque «faible».

La «relative» bonne place de l'Algérie dans ce classement dénote par ailleurs du caractère transnational du phénomène terroriste, ce que l'Algérie avait de tout temps dénoncé. Un phénomène qui est devenu une menace permanente pour la sécurité internationale, quel que soit le pays ou le degré de ses systèmes de sécurité. Pour autant, certains estimeront que ce type de classements est de nature à noircir la situation interne, politique et économique de pays «mal classés», alors que le risque d'une activité terroriste intense est souvent plus présent dans les grandes économies développées que dans les pays du Sud. C'est, selon des observateurs, le revers de la médaille de tout classement de ce type, qui mesure l'insécurité due au terrorisme selon le risque d'attentats.

Source Le Quotidien d’Oran Yazid Alilat

Le Pèlerin

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 09:36

La valse à mille temps…

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Après la visite ratée, par la presse, de la Franco-Algérienne Fadéla Amara, secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville, c’est au tour du député socialiste Manuel Valls, de s’annoncer pour une prochaine visite à Alger programmée pour le 23 novembre au CCF.

C’est à croire que le combat pour le soutien des ambitions françaises à l’échéance 2012 a d’ores et déjà commencé.

Manuel Valls est bien évidemment un spécialiste de la gestion de la ville.

En effet, à la tête d’un département conséquent, député-maire d’Evry (Essonne), il a toujours eu la réputation d’un langage franc, réaliste et direct.

«Les crises des banlieues, les quartiers populaires, dit-il, sont le cœur du pays, son avenir.» Il est connu pour ne pas être de ces hommes politiques français, de gauche ou de droite, qui renient l’existence du racisme, de la ghettoïsation et du communautarisme.

Il est aussi l’un des rares politiques français qui sont en faveur d’une régularisation historique avec l’Algérie. Il estime que les excuses et la repentance des crimes français à l’égard de l’Algérie sont le seul chemin qui abouti à de saines relations algéro-françaises.

Parler de la gestion des grandes villes, comme a l’intention de faire Valls au CCF prochainement, signer un protocole avec un ministre algérien, comme l’ont fait Fadéla Amara ou MAM, ne sont que des voiles qui cachent bien ce qui se trame derrière les murs.

Source Le Jeune indépendant Samir Méhalla

Le Pèlerin

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 00:56

Humour – Il suffit d’y croire

une boite 100 plaisirs

Mademoiselle  Béatrice, l'organiste de l'église, était âgée dans  les 80 ans et n'avait jamais été mariée.   Elle était admirée pour sa douceur et sa  gentillesse envers tous.
Un après-midi, le  pasteur l'appela et lui rendit visite dans sa  petite
chambre toute paisible. Elle l'invita à  s'asseoir alors qu'elle
préparait le  thé.
Comme il était assis face à l'orgue  Hammond, le jeune ministre
remarqua un bol de  verre sur le dessus de l'orgue. Le bol était  rempli d'eau dans lequel flottait un  condom!!  Quand elle revint avec le thé et  des biscuits, ils commencèrent à jaser.
Le  pasteur essayait de résister à la curiosité mais  n'y tenant plus,
il lui dit:``Mlle Béatrice, je  me demande ce que cela veut dire`` en
pointant  le bol.
``Oh Oui!`` dit-elle, n'est-ce pas  merveilleux!!  Je marchais dans le
parc il  y a quelques mois et j'ai trouvé ce petit  paquet  par terre.
Les instructions  disaient de le placer sur l'organ, de le  garder
mouillé et que ça préviendrait ainsi  d'étendre la maladie. Savez-vous que ne n'ai pas  eu la grippe de tout  l'hiver?

Le Pèlerin

 

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 08:29

France - Remaniement: Sarkozy a accepté la démission du gouvernement Fillon

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Nicolas Sarkozy et Francois Fillon à Colombey-Les-Deux Eglises, le 11 novembre 2010

 

…..Et mis fin aux fonctions du Premier ministre...

Le président Nicolas Sarkozy a «accepté (samedi soir) la démission du gouvernement et a ainsi mis fin aux fonctions de François Fillon» ouvrant la porte au remaniement, a annoncé l'Elysée dans un communiqué.

Les dernières infos sur le remaniement par ici

La présidence de la République annonce dans ce communiqué qu'«en application de l'article 8 de la Constitution, François Fillon a présenté au président de la République la démission du gouvernement».

«Le président de la République a accepté cette démission et a ainsi mis fin aux fonctions de François Fillon», ajoute la présidence qui a précisé que la nomination du nouveau Premier ministre n'aurait pas lieu samedi soir.

Première étape du remaniement

La diffusion de ce communiqué est intervenue alors que le chef de l'Etat avait reçu en fin de matinée le Premier ministre avant de le recevoir de nouveau en fin de journée. François Fillon a quitté l'Elysée peu après 19h30 samedi soir.

Cette démission est la première étape du remaniement gouvernemental qui, annoncé depuis cinq mois, était prévu, selon des sources gouvernementales et à l'UMP, pour lundi.

L'hypothèse d'une reconduction de François Fillon à Matignon était donnée samedi, par des sources gouvernementales et à l'UMP, comme quasi certaine.

Un nouveau Premier ministre dès dimanche?

Le chef de l'Etat a décidé d'accélerer le calendrier, alors que depuis Bordeaux, l'ancien Premier ministre Alain Juppé a annoncé implicitement son retour au gouvernement. Il devrait, selon des sources gouvernementales, prendre le portefeuille de ministre de la Défense.

Nicolas Sarkozy pourrait annoncer dès dimanche matin la nomination d'un nouveau locataire à Matignon, qui sera alors chargé de constituer la nouvelle équipe gouvernementale.

Source 20minutes.fr / AFP

Le Pèlerin

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