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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 06:10

Santé - Pourquoi le cancer recule

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L'Institut Curie, dédié à la recherche contre le cancer et le traitement du cancer, à Paris, le 10 octobre

 

La baisse de mortalité par cancer s'accélère depuis 20 ans, tout en restant la première cause de mortalité chez l'homme et la deuxième chez la femme. 71 % des décès par cancer visent les plus de 65 ans. C'est ce que révèle une étude de l'Institut national du cancer publiée hier.

ertes, la bataille contre le cancer est loin d'être gagnée, mais chaque jour confirme l'espoir de mieux combattre ce fléau qui tue chaque année 148 000 personnes. Le dernier rapport de l'Institut national du cancer « Dynamique d'évolution des taux de mortalité des principaux cancers en France », confirme un net recul de la maladie ces vingt dernières années, à une exception près, cependant : le cancer du poumon en hausse chez la femme jusqu'alors relativement épargnée par le phénomène tabagique.

Par ses résultats, l'Institut national du cancer permet largement d'espérer. L'amélioration de la prise en charge des malades, l'évolution des traitements, la dynamique des politiques publiques à travers notamment les deux plans Cancer, ont fait reculer la mortalité. Entre 1987 et 2007, le taux masculin de cancer a diminué de 22 %, passant de 208,7 à 162,6 décès pour 100 000 hommes, avec aussi une nette accélération de la baisse sur les dix dernières années. Quant au taux de cancer chez la femme, il a baissé de 14 %, passant de 92,8 à 79,9 décès pour 100 000 femmes. C'est justement la poussée des cancers du poumon qui vient relativiser la tendance. Jusqu'alors, les femmes avaient un taux de mortalité par cancer inférieur de moitié à celui des hommes car elles étaient justement moins exposées aux facteurs de risque comme l'alcool et le tabac. Alors, quels sont les types de maladie qui semblent le mieux combattus ? Il s'agit de deux localisations masculines justement liées au tabac et à l'alcool : le cancer de l'ensemble « lèvre, bouche, pharynx » et le cancer de l'œsophage dont les taux de mortalité ont carrément fléchi de moitié en vingt ans. Les baisses ont été remarquables également au cours de cette décennie pour ce qui concerne le cancer de la prostate et le cancer du côlon-rectum. Les cancers du sein chez la femme et le cancer du poumon chez l'homme marquent aussi légèrement le pas.

Mais à l'inverse de ces situations favorables, c'est bien l'évolution du cancer du poumon chez la femme qui reste la plus impressionnante. Près de 110 %. Un chiffre effrayant qui a d'ores et déjà alerté les pouvoirs publics.

Les femmes à leur tour victimes

Henri Roché, oncologue médical à l'Institut Claudius Régaud.

Pourquoi le cancer du poumon augmente-t-il autant chez la femme ?

On aurait pu prendre les mêmes statistiques il y a dix ans aux États-Unis où les habitudes de consommation du tabac chez les femmes ont été plus précoces. Mais les conséquences sont rigoureusement identiques en terme de maladie. Outre-Atlantique, on comptabilise maintenant autant de femmes qui décèdent d'un cancer du poumon que d'un cancer du sein. Ce dernier a pourtant été longtemps la première cause de mortalité chez les femmes.

Ce phénomène tabagique concerne des femmes de plus en plus jeunes ?

C'est le cas aux États-Unis, c'est aussi le cas en France, alors qu'on assiste chez les hommes à un phénomène inverse puisque la consommation de tabac semble reculer avec l'âge. Pour les personnes de sexe masculin, il y a incontestablement un mieux. Mais maintenant, les courbes du cancer chez les femmes ressemblent à ce qu'on voyait chez les hommes voilà 20 ou 30 ans. Nous ne sommes pas au bout de nos peines. Seul un changement d'habitude permettra d'espérer une inversion de la courbe dans quinze ou vingt ans.

Depuis quand les femmes fument-elles plus ?

Une consommation accrue s'est observée après 1968, lorsque l'autonomie de la femme, le monde du travail… s'est manifestée malheureusement aussi par la mauvaise habitude de fumer.

C e phénomène concerne-t-il le Grand Sud et Midi-Pyrénées en particulier ?

L'ensemble de l'Hexagone est concerné, avec cette particularité tout de même que l'espérance de vie en Midi-Pyrénées est une des plus fortes de France. On vit ici plus vieux qu'ailleurs et on y observe moins de cancers. Cette espérance de vie est peut-être liée à la qualité de notre environnement et à la présence d'un tissu médical plus dense. Cependant, à l'intérieur même de cette maladie, la proportion de tel ou tel cancer reste identique avec ce qu'on peut noter dans le reste de l'Hexagone.

Le chiffre : 146 800

cancers en 2010. Les projections permettent d'estimer le nombre de décès par cancer cette année à environ 146 800, dont 84 800 chez l'homme et 62 000 chez la femme.

Tabac : quelle stratégie pour lutter contre le fléau ?

Sur cent gros fumeurs, vingt risquent de développer un cancer du poumon. Les « 20 paquets année » (un paquet par jour pendant 20 ans ou deux paquets par jour pendant 10 ans) sont responsables de 85 % des cancers bronchiques et de 60 à 87 % des cancers des voies aéro-digestives supérieurs (langue larynx, pharynx…). C'est ce que rappelle dans son dernier ouvrage Henri Joyeux, chirurgien cancérologue.

Comment conjurer les terribles conséquences du tabac ? Henri Joyeux commence par édicter des règles simples opposables à tous dans la vie et au quotidien : ne pas dépasser deux cigarettes par jour, refuser le tabagisme passif en voiture, au travail ; choisir si possible de vivre hors des zones et villes polluées, s'astreindre à une gymnastique respiratoire matin et soir, tousser pour expectorer, éviter les excès médicamenteux…

Les hausses successives du prix du tabac ont-elles une incidence sur la consommation ? « Certes, ça joue un peu mais on n'empêche pas quelqu'un qui a envie. Le prix, ce n'est pas une contrainte, c'est une obligation. Il y a des moyens détournés de s'en procurer quand on connaît le trafic avec l'Espagne et l'Andorre », rappelait, hier encore, l'oncologue Henri Roché.

« Guérir enfin du cancer » (1) paru aux éditions du Rocher.

Source La Dépêche du Midi

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 06:33

Sahara occidental - Les forces marocaines prennent d’assaut un camp de réfugiés sahraouis

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Le camp érigé depuis près d’un mois par les Sahraouis aux abords d’Al Ayoune pour protester “pacifiquement contre la discrimination persistante et la détérioration aiguë des conditions socioéconomiques de la population sahraouie au Sahara occidental” a fait l’objet, hier matin, d’une attaque menée par les forces d’occupation marocaines, faisant 2 morts et 70 blessés. 

Les militaires marocains ont eu recours à la force, hier matin, pour démanteler un campement de tentes dressées au lieu-dit Gdem-Izik, à l’est d’Al-Ayoune, au Sahara occidental, où plus de 25 000 Sahraouis s’étaient installés pour protester contre l’occupation de leur pays et la détérioration de leurs conditions sociales. Ainsi, les forces de sécurité marocaines, épaulées par les militaires et les gendarmes, ont pénétré en force, à l’aube, le camp et l’ont mis à sac en utilisant des bombes lacrymogènes balancées par des hélicoptères et des jets d’eau de citernes à l’heure où les Sahraouis dormaient encore. Selon un défenseur sahraoui des droits humains, Ahmed Moussaoui, présent sur place, et cité par l’agence sahraouie SPS, “plusieurs personnes ont été blessées parmi la population du camp dont des femmes, des enfants et des personnes âgées, surpris dans leur sommeil et asphyxiés par les gaz lacrymogènes par les forces marocaines, armées de matraques”. “C’est un génocide contre nous, ils ne font pas la distinction entre une femme et un enfant”, dit-il. Sitôt informés de la situation, les habitants de la ville occupée d’Al-Ayoune sont sortis dans les rues des principaux quartiers de la ville assiégée pour soutenir leurs compatriotes. À signaler que la route reliant Al-Ayoune au campement avait été bloquée dès dimanche par les autorités marocaines et le réseau de téléphonie mobile GSM coupé. Pour rappel, ce camp avait été érigé le 9 octobre dernier par près de 12 000 habitants d’Al-Ayoune et de sa région, dont le nombre a atteint récemment 26 000, dont des enfants, des femmes et des personnes âgées, pour protester pacifiquement contre l’occupation marocaine, malgré les barrages de la gendarmerie marocaine dressés pour empêcher les habitants de la ville de rejoindre le campement. Le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Salek, a déclaré que les forces marocaines ont attaqué par “voies terrestre et aérienne à l’aide d’hélicoptères” ce camp de 28 000 personnes avec “des canons à eau, des gaz lacrymogènes et des balles réelles”, a-t-il ajouté, poursuivant qu’elles ont “réprimé d’une manière féroce et sans discernement les populations civiles sans défense qui s’y trouvent”. Il a souligné que les habitants du camp, qui ont opposé une résistance et fait face aux forces marocaines, sont déterminés à refuser l’intervention par la force. Le chef de la diplomatie sahraouie a affirmé que le Maroc vient de commettre une “aberration” après le discours du roi Mohammed VI dans lequel il a fait montre d’“une agressivité et d’une obstination sans égal”. Il a exprimé la condamnation par son pays de “la sauvagerie et la barbarie commises par les forces marocaines contre les citoyens sahraouis sans défense”, faisant endosser au Maroc “la responsabilité et les conséquences de ce qui arrivera à la population d’Al-Ayoune et du camp”. Mohamed Salem Ould Salek a appelé la communauté internationale et les Nations unies, notamment le Conseil de sécurité, à “intervenir pour empêcher le Maroc de commettre le massacre”. Dans le but de cacher cette répression, le Maroc “a expulsé des parlementaires européens, ainsi que des parlementaires espagnols et français et plusieurs journalistes, de la ville de Casablanca et de l’aéroport d’Al-Ayoune”, a indiqué le ministre sahraoui. N’ayant pas réussi à adouber les Sahraouis protestataires du camp de Gdem-Izik, par l’opération de distribution de lots de terrain à certaines catégories, comme les veuves, les divorcées et les personnes âgées, les autorités d’occupation ont alors opté pour l’usage de la force. Si une source officielle marocaine a fait état de la mort de 2 personnes et près de 70 blessées suite à l’assaut donné lundi matin par les forces de l’ordre marocaines, le ministre des Affaires étrangères sahraoui, Mohamed Salem Ould Salek, a affirmé à l’AFP par téléphone, que cet assaut contre le campement de Gdim-Izik avait fait “des centaines de blessés. Je ne peux pas vous dire encore le chiffre exact, notamment s’il y a eu des morts, mais les hôpitaux sont pleins”. 

Source Liberté Merzak Tigrine

Le Pèlerin

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 06:25

L’e-marketing pour promouvoir le tourisme algérien

e tourisme algerien

M. Ghouti, conseiller au ministère du Tourisme, a révélé hier au cours des premières journées de marketing touristique qu’une convention-cadre serait signée prochainement entre son ministère et celui de la Poste et des TIC pour accompagner les opérateurs économiques, hôteliers, agences de voyages pour intégrer les outils de marketing touristique virtuel.

Cette décision tombe bien avec les attentes de la promotion du secteur qui ont été passées hier au peigne fin par J.F. Schmidt, universitaire et experts français en marketing, qui a recommandé que «pour l’Algérie, l’e-marketing peut se mettre en rapport avec la logique de développement de son tourisme». Il souligne «l’efficacité de l’internet qui est l’outil le plus simple et riche en possibilités pour un plan d’action touristique global».

En passant en revue les données sur le marketing virtuel et la demande touristique en France, l’expert a montré que «60 % des Français préparent leurs voyages via l’internet». C’est dire que le nouveau marketing promotionnel par les supports virtuels a toute sa place pour «offrir des palettes de produits touristiques nouveaux».

Pour le cas algérien, il considère que «la destination peut être valorisée mais également les régions qui véhiculent un imaginaire pour le touriste qui désire s’y rendre». L’exemple du Maroc, de Cuba, de l’Australie illustre bien que les nouvelles donnes de l’e-tourisme contribuent à l’afflux des touristes dans ces régions.

Dans ce cadre, il estime que «l’accueil et l’hospitalité algérienne ont quelque chose d’extraordinaire, et la destination peut être conçue sous la forme d’émotion, de rêve ou de valeurs culturelles». Après avoir réitéré les potentialités touristiques de l’Algérie, le spécialiste a indiqué que la promotion de la destination d’un pays peut être une marque en citant le cas de la Thaïlande qui a magistralement imposé son label touristique.

Pour sa part, Jacques Bille, expert de l’OMT, s’est focalisé dans son intervention sur «un tourisme responsable respectueux de l’environnement et qui a de l’impact sur les populations locales». Selon lui, «l’éthique peut s’avérer un outil de marketing pour un tourisme qui doit éviter certains aspects négatifs tels la pollution et dégradations des ressources et conflits avec les populations locales».

Le spécialiste a mis d’ailleurs en exergue plusieurs spots publicitaires dont le message est de valoriser le tourisme écologique via les supports numériques. C’est à cet effet que Michel Bizac, manager en communication et marketing, a évoqué « l’expérience récente de la publication d’un guide d’Alger dans une deuxième édition où 50.000 exemplaires ont été distribués». M.Bizac qui milite pour faire valoir la promotion touristique en Algérie, estime qu’»il est temps que la destination soit mieux valorisée et mieux connue à travers le monde». Il a annoncé qu’un autre guide pour la Kabylie et le Sud algérien étaient en cours de préparation. Un autre annuaire économique sur l’Algérie a été édité en même temps.

Source Le jeune Indépendant F. Abdelghani

Le Pèlerin

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 06:25

Une oasis située à égale distance entre Batna et Biskra, qu’on appelle la Porte du Sud, mais elle est aussi la Perle du Nord.

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El-Kantara est un site national classé, dont les atouts touristiques ne se comptent pas, mais il n’est plus possible de chanter le passé, aussi glorieux soit-il, car le présent ne prédit rien de bon.

Une oasis située à égale distance entre Batna et Biskra, qu’on appelle la Porte du Sud, mais elle est aussi la Perle du Nord.

Une petite ville de 12 000 habitants qui se trouve sur l’un des axes les plus connus du pays à savoir, la RN3. Centre municipal dès 1946 et commune à partir de 1957, mais la cité est beaucoup plus ancienne que cela.

Des études ont démontré que les habitants d’El-Kantara sont d’origine berbère car de nombreuses appellations qui s’y trouvent le confirment telle “Oued Aghroum” qui veut dire l’oued et la galette en chaoui. Elle en a séduit plus d’un par son contraste, où le pin côtoie le palmier, qui relève du défi écologique.

Le célèbre André Gide, prix Nobel de littérature 1947, a aussi été émerveillé par cette magnifique oasis. En 1897, il écrivit : “À El-Kantara où je m’attarderai deux jours, le printemps naissait sous les parmes, les abricotiers étaient fleurs bourdonnant d’abeilles…” 

Mais qu’en est-il aujourd’hui, que reste-t-il de cette porte entre le Nord et le Sud ; de ce capital de séduction, du potentiel touristique ?

Au cours d’une rencontre inopinée avec le président de l’Assemblé populaire communale, Bendaïkha Madani, et en présence d’un bon nombre de ses proches collaborateurs, qui dans l’ensemble portent un jugement assez critique, sur leur ville et son développement, c’est le chef de l’APC, protocole exige, qui ouvre le débat et nous dit à ce sujet : “El-Kantara est certes calme, mais peut-être trop calme. En plus de la RN3, il y a aussi la voie ferrée qui traverse notre ville, mais ça n’a pas apporté la dynamique souhaitée, pour une si petite ville.

Oui, il y a un potentiel touristique naturel et El-Kantara est mondialement connue, mais l’infrastructure fait défaut et constitue un frein réel. L’un de nos soucis majeurs, ce sont les pannes électriques fréquentes et répétées. Il est inacceptable qu’un seul transformateur existe pour alimenter une cité qui dépasse les 10 000 habitants.

Après plusieurs plaintes au niveau de Sonelgaz, ce n’est que dernièrement que les travaux ont démarré pour l’installation d’un nouveau transformateur”. Le phénomène du retour à la terre, constaté à travers le grand Aurès, n’épargne pas fort heureusement la ville d’El-Kantara. La verdure ne cesse de grignoter sur la roche, mais là aussi il y a un souci majeur, la pollution. L’unique cours d’eau qui traverse la ville et qui était jadis propre et limpide, a pris des couleurs étranges et inquiétantes.

Les stations de lavage et graissage, en sont pour quelque chose, mais il faut remonter jusqu'à Aïn Touta pour mesurer les vrais dégâts. Présent lors de notre rencontre, le subdivisionnaire de la direction de l’hydraulique apporte quelques éclaircissement :  “Une lagune d’un débit de 45 litres/seconde va être mise en service, et pour ne plus rester dépendant de l’eau de l’oued, un forage est déjà en service. Il irrigue une bonne partie de la palmeraie côté ouest, mais il faut reconnaître que c’est insuffisant. Deux forages destinés à l’irrigation,  d’une capacité de 25 litres/seconde, se trouvent au nord de la ville, mais là aussi, les forages ne sont pas encore mis en service, en dépit de la fin des travaux. Leur mise en service redynamisera à coup sûr le secteur agricole.” Par ailleurs, le secteur porteur et prometteur à savoir le tourisme, n’est pas au mieux de sa forme. El-Kantara ne possède pas un seul hôtel digne de ce nom, et celui qui hébergeait, jadis, les célébrités, va être restauré ou reconstruit. Les présents n’arrivent pas à se mettre d’accord sur l’appellation.

Présent à la rencontre, M. Houfani, vice-président de l’Office du tourisme coupera, finalement, la poire en deux :  “Peu importe l’appellation, l’essentiel c’est de pouvoir recevoir et comme jadis des touristes.

C’est l’avenir qui compte et dans ce sens nous avons un projet sous le générique Radato (Ressource associatif développement tourisme oasis) en partenariat avec l’Union européenne.

Ce projet existe depuis 1999, il consiste en la création d’un réseau de tourisme, qui regroupe plus de 15 associations. Cela ne tient qu’à nous, nous devons le redynamiser et le prendre en charge.”    À l’ancienne ville (village rouge) qui est normalement protégé, le béton pointe le nez. D’anciennes constructions tout en beauté cèdent la place à des bâtisses en parpaing sans âme et sans couleurs.

El-Kantara est un site national classé, dont les atouts touristiques ne se comptent pas, mais il n’est plus possible de chanter le passé aussi glorieux soit-il, car le présent ne prédit rien de bon, et le tourisme n’est certainement pas une affaire de bureau et de  paperasse.

Source Liberté Rachid Hamatou

Le Pèlerin

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 06:13

Dalil Boubakeur ciblé

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Cinq hommes, soupçonnés d’appartenir aux filières jihadistes de retour de la zone pakistano-afghane et de projeter l’assassinat du recteur de la Mosquée de Paris, ont été arrêtés lundi et mardi. Dalil Boubakeur bénéficie d’une protection rapprochée.

Les services de renseignement sont formels : la menace viendrait du Pakistan, près de la frontière afghane. Les présumés tueurs, tous d’origine algérienne, auraient pour objectif l’assassinat du recteur de la Mosquée de Paris. Deux d’entre eux ont été interpellés lundi soir à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle à leur descente d’un avion en provenance d’Egypte, et les trois autres mardi matin en banlieue parisienne.Il s’agit de «cinq interpellations majeures», selon le directeur du renseignement intérieur (DCRI) Bernard Squarcini. Des «interpellations majeures dans le cadre des menaces des jihadistes de retour de la zone pakistano-afghane et d’une menace d’assassinat du recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur», révèle-t-il.

Les cinq jeunes hommes arrêtés sont «des gens intéressants dans le cadre de la menace globale (contre la France) récemment évoquée», a déclaré à l’AFP une source proche du dossier. Ils sont soupçonnés de faire partie des réseaux de candidats au jihad formés dans les zones tribales de l’ouest du Pakistan, à la frontière afghane, où combattent des talibans alliés à Al-Qaîda.

Ces interpellations ont été réalisées dans le cadre d’une commission rogatoire d’un juge antiterroriste. Certains suspects avaient menacé le recteur Boubakeur, lequel fait l’objet depuis cet été d’une protection rapprochée, selon une source proche de l’enquête.

Dalil Boubakeur a salué ces interpellations sur la radio RTL : «Merci à notre système d’être à la hauteur du monde dangereux dans lequel nous vivons actuellement qui peut protéger la liberté de pensée, la liberté d’expression et la liberté de vivre ensemble». «Malheureusement, des hommes de paix aujourd’hui sont trop souvent menacés par ceux que ça n’arrange pas». Depuis la fin de l’été, le gouvernement répète qu’il existe une «menace terroriste réelle» visant la France. Les autorités françaises évoquent depuis deux mois une montée de la menace d’attentat terroriste sur le sol français.

Plusieurs indices laissent cependant penser que la possibilité d’un acte terroriste, que les services de la lutte antiterroriste n’ont jamais exclu pour la France, a pu augmenter. Le vote de l’interdiction totale du voile intégral a notamment fondé un message de menaces d’Oussama Ben Laden diffusé fin octobre et qui était, fait sans précédent, dédié spécifiquement et uniquement à la France. Des jihadistes qui entreprennent de rentrer des zones tribales pakistano-afghanes sont la «principale inquiétude» des autorités d’Etats européens. Elles craignent que ces combattants aguerris ne soient en mesure de fédérer et d’organiser des groupes, pour l’heure informels et atomisés.

Samedi, un Français d’une trentaine d’années, soupçonné de s’être rendu en 2009 dans la zone pakistano-afghane et d’en être revenu au début de cette année, a été mis en examen et incarcéré pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste». A Naples, le 2 octobre dernier, un autre jeune Français, Ryad Hannouni, avait été arrêté, lui aussi alors qu’il venait de rentrer de cette zone tribale.

Source El Watan Rémi Yacine

Le Pèlerin

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 06:00

Algérie - Tipasa : Les fournisseurs de lait en sachets ont désertés

lait en sachet

Le lait en sachet, pourtant produit de large consommation, a pour ainsi dire quitté les bacs des épiciers de la wilaya de Tipasa. Cette pénurie qui va crescendo de jour en jour n’a pas laissé indifférents les citoyens. « Ces derniers jours, le lait en sachet est quasiment introuvable à Bérard (Ain Tagourait). C’est tout le monde qui s’est rabattu, pénurie oblige, sur le lait en poudre, malgré sa cherté», confie Mourad, un père de famille. Pour lui, la rareté de cette denrée indispensable, notamment pour les enfants, s’accentue de plus en plus. « Avant ces deux dernières semaines, quelques épiciers de la ville se procuraient, d’une manière irrégulière et en petite quantité bien sûr, du lait en sachet. Vu la demande, le stock s’est vite épuisé, d’autant plus que les clients achetaient chacun au minimum huit sachets à la fois. C’est vous dire l’impact de la pénurie sur le comportement du consommateur». Même topo à Koléa : « il faut dire que depuis 10 jours maintenant, mes enfants ne prennent plus de lait en sachet. A défaut, mon mari achète du lait de vache à 45 dinars le litre, ce qui est avouons-le cher » observe une dame de Koléa. Même le chef-lieu de wilaya, Tipasa, n’a pas été épargné par le manque. Dans la ville, une rumeur, souvent confirmée par les épiciers, dit que prochainement il y aurait une augmentation du prix du lait  en sachet, et ce à cause de la cherté de la poudre dans les places boursières mondiales. « Il n’y a plus de lait en sachet à Tipasa. Aucun fournisseur ne nous le livre depuis presque 10 jours. Je crains fort que son prix va augmenter dans les jours à venir», appréhende un épicier de la ville. Et d’ajouter « la crise de lait en sachet a dopé indirectement les ventes du lait en poudre et en brique. D’ailleurs mon ancien stock a été vite épuisé et depuis je me suis approvisionné à deux reprises. En un mot les ventes dans ce créneau ont doublé à cause de la pénurie du lait en sachet». A Hadjout, une autre agglomération importante de la wilaya, les citoyens ne savent plus  à quel épicier s’adresser pour se procurer le lait en sachet. Là aussi, il y a pénurie. « D’après les rumeurs, l’épicier du quartier de la chaumière, l’un des derniers qui vendait du lait en sachet, n’est plus approvisionné depuis une semaine. On raconte qu’il ramenait le lait depuis Ain Defla, car la Laiterie privée de Blida a cessé sa production» confie Hamid. Son oncle qui gère une crémerie dans un autre quartier de la ville, n’a reçu depuis maintenant 15 jours aucune goutte de lait assisté par l’Etat. En revanche, il avoue que le lait de vache tient la cote ces jours-ci en dépit de son prix fixé à 50 dinars. Au demeurant, si des acteurs de la filière lait imputent la tension que connaît le marché à la cherté de la poudre du lait dans les bourses mondiales, d’autres en revanche soulignent que la pénurie peut être jugulée à condition de développer un créneau d’industrie de transformation dont la matière première serait le lait de vache au lieu de celui en poudre. En effet et sur ce registre, force est de reconnaître, du moins à moyen terme, que cette option, évoquée par le ministre de l’agriculture, est fortement envisageable, notamment dans le sillage de développement de la filière lait qui bénéficie, et ce à plusieurs niveau, d’une batterie de mesures incitatives conçues par les pouvoirs publics.

Source Horizons Amirouche Lebbal.

Le Pèlerin

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 05:53

Algérie - Cadres, artistes, écrivains et... chômeurs - Ils sont partis, ils sont tous là-bas

greve enseignants

Ces dernières années, des dizaines de milliers de diplômés auraient quitté l’Algérie pour des horizons plus prometteurs. Autrefois anecdotique, l’exode des compétences constitue aujourd’hui un véritable fléau.

Les avis sont partagés sur la croissance démographique galopante que connaissent les pays émergents comme l’Algérie. Les uns, négativistes, considèrent que c’est un sérieux obstacle à un développement durable, compte tenu des nombreuses contraintes en matière d’éducation, de santé, de soins, de culture, d’emploi et d’investissement... Et les autres, positivistes au contraire, voient, là, un bienfait pour une société en devenir, dans la mesure où les enfants d’aujourd’hui sont les bâtisseurs de demain. Ils représentent donc la garantie d’un avenir assuré.

Nos décideurs, par paresse ou par ignorance, semblent faire partie des premiers, les négativistes.

En effet, les exclus du système scolaire se comptent par dizaines de milliers chaque année. Des diplômés universitaires ne sont pas reconnus. Notre système de santé est électif et, par-dessus tout, la crise de l’emploi et le chômage ont fini par démoraliser les plus optimistes.

Des jeunes désœuvrés et déçus par un système qui ne leur laisse que l’exil comme unique alternative de changement, parfois de survie, tentent tous les jours l’aventure de la harga. Plus de la moitié meurent en mer dans des conditions désastreuses ; d’autres, s’ils en réchappent, ne donnent plus signe de vie. Sur un autre plan, des cadres de renommée internationale n’hésitent pas à franchir le pas pour louer à l’étranger leur matière grise, à défaut de reconnaissance dans leur pays. Combien sont les écrivains, artistes, journalistes qui n’ont réussi à s’affirmer dans leur domaine de compétences que sous d’autres cieux ? Allons-nous assister sans réagir à cette double hémorragie dans notre pays, qui d’ailleurs ne profite qu’aux autres ?

Allons-nous continuer à compter chaque semaine le nombre de harragas noyés au large de nos côtes et celui de plus en plus croissant des cadres qui bouclent leurs valises pour un aller... sans retour ?

L’enjeu majeur dans notre pays aujourd’hui, probablement son plus grand défi depuis l’indépendance, c’est d’arriver à retenir ses enfants et faire en sorte que chacun ait une chance, sa chance, de réussir dans la vie. Ce n’est pas simple, certes d’encourager une autre culture du respect et du travail, de gommer par petites touches les tentacules de la bureaucratie et surtout – et c’est le plus important – d’instaurer une plus grande justice. Etre constamment à l’écoute n’est pas une tâche facile. Des moyens doivent être mobilisés pour arriver à offrir à la jeunesse un avenir plus radieux et des possibilités de s’épanouir.

La compétence finalement c’est cela : savoir écouter et savoir proposer.

Partir pour... réussir

De nombreux jeunes Algériens choisissent souvent de s’exiler, à contrecœur d’ailleurs, pour avoir une chance de réussir.

Des personnalités artistiques sont nombreuses à avoir réussi en France et ailleurs. Khaled en est l’exemple le plus frappant. Cependant, sans le soutien dont il a bénéficié tout au long de sa carrière en France, le King n’aurait jamais pu percer sur la scène internationale. Il aurait été un simple chanteur de raï en Algérie comme tant d’autres.

Il aurait pratiqué son art dans les fêtes d’anniversaire, les cérémonies de mariage ou de fiançailles... Il se serait produit dans les cabarets et les boîtes de nuit, jusqu’à l’aube, au milieu des fêtards et de la fumée de cigarette.

Considéré comme une star en Europe, il est souvent convié à participer à des méga concerts aux quatre coins de la planète. C’était la même chose pour Cheb Mami, avant qu’il ne soit condamné à la prison. Sa carrière a été prise en charge de manière rationnelle et surtout professionnelle.

Boîte de communication, relations avec la presse, interviews, publicité, tenue de scène... tout a été pensé et corrigé par des managers dont c’est le métier. L’un et l’autre ont dépassé le stade du bricolage et le cadre des bouts de ficelle, c’est-à-dire celui du cheikh payé à la fin du cérémonial par des dons distribués par les invités sur un plateau de cuivre et au milieu des youyous.

Même la diva de la chanson raï, cheikha Rimiti, aujourd’hui disparue, connaîtra gloire et célébrité en France et en Belgique. Un signe qui ne trompe pas : citoyenne d’honneur de la commune de Bruxelles. Mais il ne faut pas croire qu’il suffit de traverser la Méditerranée pour que le succès arrive aussitôt. De nombreux jeunes chanteurs en ont fait l'amère expérience. Ils ont cru en leurs chances. Hélas dans ces pays on ne croit qu’au charisme et au talent.

Les pauvres malheureux, à défaut de notoriété et de cachets astronomiques, se sont contentés de petits boulots pour vivre et même survivre.

Quant à ceux qui ont préféré rester dans leur pays et tenter malgré tout l’aventure sur place, ils n’ont eu droit le plus souvent qu’à l’oubli quand ce n’était pas au mépris. Sid-Ali, l’inimitable «Fernandel» qui a enflammé la salle Pierre-Bordes (aujourd’hui Ibn Khaldoun) pendant des années à Alger, est mort dans l’anonymat le plus total.

Malade et obligé de payer ses soins en France, il a disparu sans un quelconque hommage, même pas à titre posthume. L’artiste Ahmed Wahby, qui souffrait atrocement, a dû attendre l’intervention personnelle de l’ancien président Chadli pour être transféré dans un hôpital parisien pour une opération délicate. Enfin, le fils du chantre de la chanson chaâbie, El-Anka Junior, s’est éteint à Alger dans l’indifférence totale.

La notoriété, ils l’ont eue ailleurs

Les écrivains, tout particulièrement ceux d’expression française, se sont pratiquement tous expatriés avant de connaître leur heure de gloire.

Mohammed Dib a été le premier à s’installer en France où il écrira son œuvre majeure. Compte tenu de la diversité de ses romans et surtout de son exceptionnel talent, le pouvoir algérien a tout fait pour qu’il décroche le prix Nobel, sans succès.

Kateb Yacine, le plus typique des auteurs contemporains, a préféré l’air du pays et sa bohème... Il n’en demeure pas moins que son oeuvre après être passée par les imprimeries, les critiques et leurs promotions, a été largement apprécié par le public français d’abord.

Le défunt Président algérien Houari Boumediene avait pris ses distances avec l’homme, dont il se méfiait : il l’avait «banni» d’Alger, en le nommant directeur du théâtre de Sidi Bel Abbes. Mitterrand, en revanche, le recevra à l’Elysée et lui décernera un Prix spécial de littérature. Rachid Mimouni, un autre grand écrivain algérien, se fera connaître et apprécier, grâce à de grandes maisons d’édition françaises. Il sera découvert par le public français, bien avant celui du Maghreb. C’est par le canal de ces mêmes maisons que Yasmina Khadra trouvera enfin la notoriété qu’il n’a jamais pu avoir dans son pays. L’Algérie en est d’ailleurs, aujourd’hui réduite à importer ses ouvrages.

Les cas de Mouloud Feraoun et de Mammeri sont différents.

Leur immense talent d’écrivain et de conteur dans un contexte de guerre d’Algérie féroce, prenant les contours d’un conflit international, leur a permis d’être mis en avant en France et à l’étranger même si les deux hommes n’ont jamais vécu en France.

Enfin, Assia Djebbar, aujourd’hui membre à part entière de l’Académie française, n’aurait jamais atteint les cimes de la reconnaissance si elle avait fait du porte-à-porte dans les maisons d’édition du pays qui ne sont qu’un tiroir-caisse pour des productions à compte d’auteur.

Leur retour est-il possible ?

Si le nombre de chanteurs, de comédiens et d’écrivains qui ont émigré ne dépasse pas les 200 personnes au maximum, celui des spécialistes dans toutes les filières de la vie active frise les 20 000 à l’étranger.

Plusieurs milliers de cadres algériens ont été contraints à quitter le pays durant les dix dernières années, dont un grand nombre sont employés en Europe. Parmi eux de nombreux médecins, enseignants, informaticiens…

Des dizaines de commandants de bord pilotent des avions de plusieurs compagnies et sur toutes les lignes du monde. Des Algériens qui s’expatrient pour des pays plus avenants, ce n’est pas un fait nouveau. Et les questions que l'on se pose à chaque fois que l’on aborde ce chapitre sont récurrentes et ne trouvent aucune réponse ou plutôt aucune solution concrète.

Il ne s’agit pas aujourd’hui de savoir pourquoi ces cadres ont «fui» le pays. Les raisons sont parfaitement connues et répertoriées. Il s’agit plutôt de savoir comment et sur quels leviers devrait-on appuyer pour les faire revenir de façon à participer à une dynamique de développement. Et dans le cas où ces cadres accepteraient de revenir dans leur pays, pourraient-ils réintégrer les fonctions qu’ils avaient avant leur départ ? Ou mieux au niveau de compétences qu’ils ont acquis à l’étranger ? Dans ce but, des forums sont organisés chaque année à Alger. Ces rencontres sont l’occasion de recenser cette diaspora, de l’écouter, d’échanger des cartes de visite et puis de se dire enfin, avant de se quitter, que ce n’est qu’un au revoir. Puis, plus rien ! Baisser de rideau.

Et pour cause, il n’y a jamais eu de véritable volonté politique de régler ce problème.

Les esprits étriqués et généralement en mal de visibilité croient dur comme fer qu’il suffit d’octroyer de luxueux logements à ces cadres, de leur offrir des postes de responsabilité bien en vue et de gonfler leur salaire pour créer aussitôt un appel d’air qui les «refoulerait» vers leur pays natal. L’Etat a certes les moyens matériels et financiers pour leur offrir ce must, mais c’est peine perdue. Ce que ces hommes et femmes expatriés recherchent n’a pas de prix, ne s’achète pas, ne se loue pas, ne s’exporte pas, ne s’improvise pas et ne se monnaie pas... Ils recherchent un cadre de travail serein, où chacun est apprécié à sa juste valeur, où la réussite est méritée... Un cadre débarrassé du piston, de la hogra, du népotisme.

Bref, un cadre où les repères de la promotion sont parfaitement en harmonie avec les sacrifices consentis et pas rendus élastiques par des effets de conjoncture politique. Un cadre épuré des scories de la bureaucratie et ouvert à l’initiative. Mais c’est là une autre histoire !

Même les journalistes s’en vont

De nombreux journalistes algériens, ayant longtemps occupé des postes de travail qui ne sont pas à la hauteur de leurs compétences, ont préféré, eux aussi, tenter leur chance ailleurs. La plupart ont réussi. Hafid Derradji fait actuellement un tabac sur la chaîne El Jazira, ainsi que la présentatrice Khadidja. Leila, une autre présentatrice algérienne, fait, elle aussi, les beaux jours de la chaîne MadiISat. Djemaï Abdelkader, un ancien journaliste à El Moudjahid, qui vit aujourd’hui à Paris, a signé son 12e roman avec à la clé la Médaille de chevalier des arts. Un autre confrère, Skif Mohamed, de l’APS, installé à Hambourg, a reçu l’année dernière un prix de 10 000 euros pour son recueil de poèmes.

Source Infosoir Imaad Zoheir

Le Pèlerin

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 05:49

Rendez-vous au mois d’avril 2011 à Alger

cirque Amar

Après une absence qui a duré deux années, le cirque Amar il Florilegio a posé son chapiteau pour la troisième fois en Algérie pour une tournée de 2010 à 2011. Celle-ci touchera pas moins de 23 villes.

«Dans les petites villes, nous camperons pendant 15 jours, 3 semaines pour les grandes villes et 1 mois pour Alger», a indiqué hier Mme Isabelle Gillier, directrice adjointe de la Eurl cirque Amar, lors d’un point de presse à Alger.

Amar Il Florilégio s’est déjà produit à Skikda, El-Tarf, Souk Ahras, Batna et Oum El-Bouaghi. Pour Alger, l’endroit où se dressera le chapiteau n’est pas encore choisi. «On hésite entre le Caroubier et le parking du parc zoologique et des loisirs de Ben Aknoun». Le prix du billet varie selon les places choisies : 1000 dinars pour les loges qui comptent 90 places ; 800 dinars et 600 dinars pour les autres places sur les gradins. Quant aux enfants, leur place est gratuite s’il ne dépasse pas 1 mètre de taille. «Au moment d’acheter le ticket, une toise est placée juste à côté de la caisse pour la vérification», a expliqué Mme Gillier. Ces tarifs sont justifiés par  les frais «énormes pour l’entretien des animaux, l’achat du matériel et le payement des salaires des 70 employés», souligne la directrice adjointe qui précise, que seuls trois sponsors parrainent le cirque.

Concernant le spectacle lui-même, Mme Gillier a annoncé que de nouveaux numéros sur le thème de l’eau sont préparés pour le public algérien. A titre d’exemple les otaries font leur apparition pour la première fois dans un show de quelques minutes. Par ailleurs, le nouveau chapiteau sera doté d’un nouveau système hydraulique pour le spectacle sur l’eau qui nécessite 100.000 litres d’eau. Le numéro du funambule, par exemple, sera revisité avec en plus un combat de sabre sur le fil. «Les Algériens sont un bon public féru de spectacle de cirque, chaleureux et enthousiasme pour toutes les nouveautés présentées par la famille Togni», estime Mme Gillier. La responsable a, par ailleurs, tenu à rendre hommage à l’équipe vétérinaire de Batna qui a sauvé une lionne d’une mise bas difficile. Son bébé était coincé dans le ventre de sa mère qui allait mourir n’eut été l’intervention des vétérinaires dépêchés sur les lieux. Malgré le manque d’expérience dans le domaine des félins, ils ont accompli un travail professionnel sans recourir à la césarienne.

Source Horizons Rabéa F.

Le Pèlerin

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 05:40

Algérie - Corruption / Depuis janvier 2010 - 65 douaniers traduits en justice

douane-algerie.jpg 

Les mesures prises, ces derniers mois, par la direction générale des douanes afin de lutter contre la corruption ont abouti à la traduction devant la justice de nombreux douaniers.

Depuis le début de l’année en cours, il y a eu 65 dépôts de plainte pour «l’infraction propre de corruption et assimilés», contre 10 seulement en 2009, a révélé ce matin, sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale, Abdelmadjid Mahrache, inspecteur général des douanes. Selon lui, les contrôles ont été renforcés à tous les niveaux avec l’installation de caméras de surveillance au niveau des ports et aéroports du pays et l’identification des postes susceptibles d’être des «niches de corruption», entre autres. «Nous faisons tout pour que les décisions prises ne soient pas individuelles. A titre d’exemple, certaines marchandises et containers au port d’Alger qui dépassent le délai de dépôt légal de deux mois ne sont pas traités actuellement par un seul fonctionnaire. On a mis en place un comité composés de 3 fonctionnaires : un inspecteur liquidateur, un inspecteur relevant de l’inspection générale des douanes et un inspecteur relevant de la lutte contre la fraude», a-t-il ajouté. S’agissant de la lutte contre le transfert illégal de capitaux,

M. Mahrache a indiqué que le travail des commissions du renseignement et du contrôle a posteriori nouvellement créées commence à porter ses fruits. Cela «a abouti à la découverte d’un certain nombre d’infractions au change qui font actuellement l’objet d’enquêtes», «une dizaine environ», a-t-il souligné.

Et de préciser qu’il y a deux types d’infractions au change : celles issues des transferts bancaires et celles commises par les voyageurs au niveau des frontières. Au cours du premier semestre 2010, 81,8 millions de dinars en billets de banque, 7,8 millions d’euros et 335 233 dollars US ont été ainsi saisis, selon M. Mahrache, qui a fait remarquer que les saisies ont été effectuées au niveau des ports et des aéroports du pays, mais aussi et surtout au niveau de la frontière Est. Dans le même ordre d’idées, l’invité de la Chaîne III a fait part de l’installation de nombreux postes de surveillance le long des frontières, 85 en tout, dont 2 ont été réceptionnés récemment. «Nous avons une cartographie des zones de fraude et nous renforçons les postes, où il y a beaucoup d’affaires constatées», a-t-il poursuivi.

Source Infosoir K.L.

Le Pèlerin

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 05:22

Est-ce le début d’une nouvelle ère automobile en Algérie ?Toyota-electrique-

 

Quelle sera la réaction des clients algériens face à un produit foncièrement et résolument écologique ? Comment vont réagir les pouvoirs publics face une énergie qui semble dessiner les contours et l’avenir proche de l’automobile dans le monde ? Autant de questions que les responsables de Toyota Algérie ont eu à se poser avant de prendre la décision d’importer, à titre d’essai, le premier véhicule à énergie hybride (essence-électrique) en Algérie.

Un événement historique que souligne d’emblée Noureddine Hassaim, directeur général de Toyota Algérie : «Dès lors que Toyota est leader de l’énergie électrique dans le monde depuis plus de dix ans, nous avons tenu à être également précurseur dans le marché algérien et donner l’exemple aux autres concessionnaires. » Et de nous révéler l’arrivée prochaine «de deux Camry Hybride qui seront mis en exploitation à titre expérimental et présentés à nos clients et partenaires. L’objet étant de tester l’évolution de ce type de véhicule dans notre pays et la réaction de son moteur thermique par rapport à la qualité de notre carburant et aussi susciter auprès de nos décideurs l’intérêt pour cette énergie renouvelable et écologique ». Une initiative qui intervient au lendemain du dernier Mondial de Paris qui a mis l’accent d’une manière particulière sur le développement de l’énergie électrique dans l’industrie automobile et les incitations financières et économiques que devront mettre en place les Etats au profit des constructeurs. Et l’Algérie, dont le destin est scellé à la précarité de ses réserves pétrolières, est plus que jamais interpellée sur la nécessité d’encourager le recours aux énergies renouvelables. Pour M. Hassaim, «on accuse un grand retard dans ce domaine. Certes, le véhicule électrique est encore à l’état de balbutiement à travers le monde mais sa généralisation est en train de prendre une allure rapide. Et nous devons, pour notre part, nous préparer dès maintenant à cette éventualité. Chez Toyota Algérie, c’est l’occasion d’évaluer les aptitudes de nos services techniques et de marketing à prendre en charge cette technologie de demain. On est toutefois conscient que le transfert de ce savoir-faire prendra du temps mais on doit commencer». Et au directeur général de la filiale du groupe Jameel d’enchaîner : «Nous voulons contribuer à développer chez le client algérien la culture du véhicule écologique.» Il est à noter que la technologie hybride présente à l’évidence pour l’Algérie un avantage certain, sachant que les batteries du moteur électrique sont automatiquement rechargées par l’énergie du moteur thermique et ne nécessitent donc pas d’infrastructures spécifiques comme c’est le cas pour le véhicule 100% électrique. On apprend aussi que d’autres exemplaires de Camry Hybride arriveront par la suite et seront exclusivement affectés à l’encadrement de l’entreprise et à la vulgarisation auprès de la clientèle.

Source Le Soir d’Algérie B. Bellil

Le Pèlerin

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