Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 11:27

«Les Algériens ont gagné 13 ans de longévité par rapport à 1980»

quotidiens algeriens

 

«En l’espace de 20 ans (1990/2010), l’Algérie a réalisé des résultats prodigieux dans le développement humain», selon le rapport mondial du PNUD présenté, hier, lors dune rencontre organisée par le CNES, par M.Mamadou Mbaye, représentant du PNUD à Alger, en présence de l’un de ses rédacteurs du bureau sur le développement humain, M. José Pineda Salazar.

Le pays a progressé en effet dans ce domaine qui constitue, dit-il, la vraie richesse d’un pays, avec un taux de 41,7 %, soit presque du simple au double, en termes d’accès aux soins, à l’éducation et au revenu. Sur un total de 135 pays, l’Algérie occupe  la 9e place, grâce, dira, le représentant du PNUD, à la nouvelle orientation de la politique publique mise en œuvre.

L’indice de développement humain  (HDI) version 2010 a démontré que l’Algérie a connu une augmentation sensible en termes de qualité de vie, de santé, d’éducation et de revenus, de l’ordre de 53 % entre 1980 et 2010. Selon le rapport du PNUD, l’Algérie qui n’a rien à envier aux pays développés, dans le développement humain, a connu une progression fulgurante dans  l’espérance de vie. «Les Algériennes et les Algériens ont gagné 13 ans de longévité par rapport à 1980», a-t-il ajouté. Le taux de mortalité infantile a aussi reculé grâce à l’amélioration et la généralisation de la qualité des soins prodigués à la population dans sa globalité et diversité (urbaine et rurale). Le secteur de l’éducation a connu également  une hausse en termes notamment de qualité et de gratuité de l’enseignement ainsi que de la démocratisation de l’accès à l’école.

M. Abdelhamid Temmar et Djamel Ould-Abbès, ne sont pas satisfaits pour autant, eu egard à leurs propos soulevés lors des débats. Le gouvernement algérien a fait plus d’efforts et  selon eux, dans le développement humain et la croissance économique. M. Temmar  s’étonne même comment le PNUD a fait pour obtenir de tels chiffres, qui ne reflètent pas, dit-il, la totalité des réalisations algériennes dans le domaine de la santé, de l’éducation et des revenus.

Le gouvernement algérien s’est investi et a investi des sommes colossales dans le développement humain, qui n’a pas d’égal, dit-il, dans la rive sud de la Méditerranée. Il ne comprend pas que le PNUD ne s’alimente pas à la source pour relever des statistiques fiables et vérifiables. M. Ould-Abbès est également monté au créneau pour donner d’autres chiffres sur le développement dans le secteur de la santé.

Lui aussi a mis l’accent sur la généralisation des soins dans les hôpitaux et l’accès aux médicaments pour la catégorie de la population démunie. Ce à quoi M. Mohamed Seghir Babès est intervenu pour remettre les pendules à l’heure, en annonçant une prochaine rencontre avec le PNUD à Alger avec l’invitation, dit-il, de son secrétaire général. «Nous allons ouvrir la boite noire du PNUD à cette occasion», a-t-il ajouté à la fin de la cérémonie organisée par l’institution qu’il présidé, le Conseil économique et social (CNES).

Source Horizons Meziane Atmani.

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 11:20

Algérie - Mouvement associatif à Tipasa - Des universitaires «écolos» se mobilisent

universitaires-ecolo.jpg

 

Un groupe de jeunes volontaires, amoureux de la nature, se sont regroupés autour d’une association pour la préservation de l’environnement.

C’est un mouvement timide, mais significatif d’un trio de jeunes universitaires, originaires de l’ex-Césarée, qui avait décidé au départ d’agir en faveur de la protection de leur plage (Tizirine, ndlr), en créant avec leurs moyens dérisoires une association. Mare nostrum, qui signifie «notre mer», tel est le nom de cette association.

Celle-ci s’est engagée déjà dans la promotion et la sensibilisation des jeunes filles et garçons pour la préservation de l’environnement au sens pluriel du terme.

A présent, l’association, agréée par la wilaya de Tipasa depuis le mois de septembre 2010, compte 20 membres et une centaine d’adhérents. Tous ces jeunes qui avaient rallié Mare nostrum partagent les mêmes idées en matière de sauvegarde de l’environnement naturel. Nettoyage des plages, randonnées culturelles en compagnie d’un guide et excursions éducatives sont les premiers pas déjà entamés par «ces jeunes Verts» depuis la mise en application de leur programme.

Fethi Chennaoui, 32 ans, est le leader de cette association. Il affiche sa satisfaction quant au travail réalisé par ses pairs, sans tambour ni trompette.

Le plan d’action de cette association est très riche. Ambitieux et téméraire, ce mouvement de jeunes «éboueurs des plages» a pourtant besoin d’un soutien matériel et d’un lieu pour regrouper en permanence les membres de leur association. La protection de l’environnement, notamment du littoral, est une tâche perpétuelle.

Les universitaires de Mare nostrum de l’ex-Césarée, qui ne sont pas bavards, passent leur temps à proximité de la mer, leur espace d’évasion, de rêve, pour atténuer les agressions contre le littoral, en attendant l’arrivée des grands moyens d’une part et d’autre part, la présence et la mobilisation sans complaisance des élus communaux et leurs «satellites locaux», afin de protéger les paysages paradisiaques de cette partie de la côte de la wilaya de Tipasa.

Source El Watan Hamri Med Amine

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 11:19

Algérie - Marketing touristique - La destination Algérie a besoin de visibilité

 

Il est nécessaire de reconfigurer les supports documentaires et virtuels pour les adapter aux exigences du marché.

porte du sud

 La porte du Sud

L’Algérie a un déficit d’image, sur le plan touristique, à combler. C’est l’une des déductions faites lors des premières Journées internationales du marketing touristique, organisées par RH Communication. Il faut plus de visibilité pour que la destination Algérie puisse prétendre à devenir émergente.

Kechroud Mohamed Bachir, secrétaire général du ministère du Tourisme et de l’Artisanat, se voulait pertinent en déclarant : «Les potentialités à elles seules ne suffisent pas, car pour espérer s’imposer, il y a lieu de faire aussi bien, sinon mieux que de nombreux concurrents, tous animés de la volonté de bien faire et d’accaparer l’attention des touristes.»

Ahmed Bouchedjira, directeur général de l’Office national du tourisme (ONT), a souligné que le plan marketing de la destination Algérie vise «un nouveau positionnement et à identifier les marchés les plus porteurs». Il s’agit d’opérer les adaptations qui collent aux nouvelles tendances de la consommation et de la demande internationale, de tenir compte de l’existence de la forte demande de la clientèle nationale et de concilier durablement les demandes nationale et internationale.

Trois types de clientèles ont été distingués : traditionnelle à fidéliser, potentielle (euroméditerranéenne et golfique) et lointaine (Canada, Asie, marchés en pleine expansion). Chaoui Mustapha, assistant du président du directoire chargé de la promotion et du marketing de Gestour, a déclaré : «Le groupe Gestour s’est attelé à desserrer les contraintes et placer les entreprises du portefeuille sur des logiques de développement. Notre souci est que les programmes retenus arrivent à dégager des effets, des synergies susceptibles d’amener nos structures progressivement vers la performance et la crédibilité professionnelles.» En réalité, Gestour a une mission délicate : valorisation de l’image du pays et promotion de la destination Algérie auprès des milieux professionnels, de la presse spécialisée, voire des milieux d’affaires encore fortement marqués par certains préjugés ou par l’amplification démesurée de faits se rapportant à l’aspect sécuritaire.

Parmi les actions menées pour améliorer la situation figure la reconfiguration des supports documentaires et virtuels pour les adapter aux exigences des marchés. «Les sites web ont fait l’objet d’une attention particulière pour permettre une actualisation et un redimensionnement régulier», a-t-il ajouté.

Parmi les projets profitables qu’il a cités, on note l’opération de mise à niveau de 9 hôtels du Sud avec un financement à taux bonifié de 2 milliards de dinars (prêt Trésor), le programme de réhabilitation totale de l’hôtel El Aurassi (450 chambres) dont les travaux sont en cours pour un montant de 6,6 milliards de dinars. L’hôtel les Zianides a bénéficié d’un programme particulier dans le cadre de «Tlemcen, capitale islamique 2011» pour 640 millions de dinars.

Source El Watan Kamel Benelkadi

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 11:18

La joie hier après l’énoncé du verdict...

tribunal-akbou-non-jeuneurs.jpg La joie hier après l’énoncé du verdict à la sortie du tribunal d’Akbou

 

Poursuivis pour atteinte à l’un des préceptes de l’Islam, les 8 jeunes prévenus, arrêtés le 31 août dernier dans la localité d’Ighzer Amokrane, 60 km à l’ouest de Béjaïa, ont bénéficié d’une relaxe pure et simple au terme d’un procès qui s’est tenu hier au tribunal correctionnel d’Akbou.

C’est en vertu de l’article 144 bis 2 du code pénal qu’ils ont été poursuivis mais, selon leurs avocats, la cour, ayant constaté le défaut d’infraction et l’absence d’éléments légaux, a estimé qu’elle ne pouvait condamner des citoyens pour non-observation du jeûne, car cela relève de la conviction intime.

C ’est vers 9h que s’est ouvert le procès avec une forte présence de militants de partis politiques, d’adhérents de la Ligue algérienne de la défense des droits de l’homme (Laddh) et de citoyens venus apporter leur soutien aux prévenus. La foule compacte était massée aussi bien dans la salle des audiences qu’en dehors des grilles du tribunal. Une fois les formalités de vérification d’identité des prévenus expédiées, le juge s’est attaché à reconstituer les circonstances exactes de leur arrestation par la police. Le magistrat s’est également évertué à savoir si des appels publics, par le biais d’affiches ou de panneaux, ont été lancés aux citoyens pour venir se restaurer.

L’audition des prévenus a prouvé que non. Il s’agissait plutôt de cas personnels de citoyens qui utilisaient un bâtiment de locaux commerciaux neufs comme abri pour siroter un café ou griller une cigarette. Les policiers, ayant opéré une descente dans ces lieux, ont embarqué tous ceux qui s’y trouvaient avant de les auditionner au commissariat de la ville. Cela a fait dire à l’un des avocats que «cette dérive policière ne devait nullement entraîner une dérive judiciaire». Dans quel cas peut-on exactement parler de dénigrement ou d’atteinte à l’un des préceptes de l’Islam ? Telle est la question que se sont posée les nombreux avocats qui se sont relayés à la barre pour défendre des prévenus sagement alignés devant le juge.

L’instruction menée par le président du tribunal a, d’ailleurs, démontré que la plupart de ces jeunes gens ont été arrêtés dans des circonstances qui ne prouvaient absolument pas la non-observation du jeûne dans un endroit public et encore moins l’atteinte à l’un des préceptes de l’Islam.

Les plaidoiries des avocats se sont axées principalement sur l’interprétation controversée du fameux article 144 bis 2 et sur la défense des libertés individuelles, étant donné que l’observation ou la non-observation du jeûne relève plutôt de la sphère personnelle et de la conviction intime. «Le Ramadhan est une affaire entre Dieu et ses créatures. L’Etat n’a pas à s’immiscer là-dedans», dira l’un des avocats.

D’autres ont plaidé que ce genre de procès, qui relève plutôt de l’inquisition, ne fait que ternir l’image de l’Algérie et de l’Islam, donnant ainsi du grain à moudre à tous ceux qui veulent coller au pays et à sa principale religion une réputation d’intolérance.

Au terme de plaidoiries qui auront duré un peu plus de deux heures, la cour a annoncé son retrait pour délibérer. A son retour, le juge a prononcé la relaxe de tous les prévenus au milieu des applaudissements nourris de la salle. Une grande démonstration de joie a eu lieu à l’intérieur même du tribunal de la part des présents, notamment des militants du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK), présents en force. Pour Saïd Salhi, de la Laddh, l’un des artisans de la mobilisation autour des prévenus : «C’est un procès historique qui fera date. L’arbitraire a reculé devant la mobilisation populaire.»

Ainsi, après le procès des non-jeûneurs de Aïn El Hammam, c’est la deuxième fois, en quelques semaines, que la justice refuse d’appliquer à la lettre le fameux article 144 bis 2 dont l’interprétation se caractérise par une grande opacité et une certaine élasticité. Fruit de la mobilisation populaire et médiatique ou clairvoyance des magistrats, le refus de suivre le parquet dans l’application d’un article controversé et liberticide ne peut que conforter les libertés individuelles et la liberté de culte.

Source El Watan Djamel Alilat

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 11:10

Société - Les meilleures excuses pour ne pas faire l'amour...

"J'ai mal à la tête" est relégué au troisième rang des excuses pour ne pas faire l'amour, derrière "Je suis trop fatigué" et "Je ne suis pas d'humeur". Une étude effectuée sur 4 000 adultes britanniques montre qu'une personne sur cinq invente régulièrement une excuse pour éviter une relation sexuelle.

"Je dois me lever tôt demain matin" ou "Je suis préoccupé par le boulot" viennent compléter le top 5. Sept personnes sur dix s'estiment trop épuisées pour apprécier le sexe et six sur dix pensent que la crise financière actuelle influe négativement sur leur vie sexuelle. Un porte-parole du site OnePoll.com en charge de l'étude, affirme : "Concernant les prétextes, la fatigue a devancé le mal de tête. Ce n'est guère surprenant puisque les gens travaillent beaucoup et les soucis comme le chômage ou les remboursements de prêts affectent nos performances". Plus inquiétant, un homme sur trois avoue avoir cherché un prétexte car il n'avait plus envie de sa conjointe alors que cela se retrouve seulement chez une femme sur cinq.

Source RMC.fr

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 00:24

La blonde et le mari infidèle

interdit

 

Une blonde rentre chez elle après avoir fait du shopping et elle entend des bruits bizarres venant de la chambre à coucher. Elle se précipite à l'étage et trouve son mari tout nu, allongé sur le...Une blonde rentre chez elle après avoir fait du shopping et elle entend des bruits bizarres venant de la chambre à coucher. Elle se précipite à l'étage et trouve son mari tout nu, allongé sur le lit, en sueur et tout essouflé.

- Mais qu'est-ce qui se passe ? dit-elle.

- Je suis en pleine crise cardiaque répond le mari.

La blonde se précipite au rez de chaussée pour appeler les S.A.M.U.

Au moment de faire le numéro, son fils de 4 ans entre dans la maison et l'interpelle : "Maman, Maman, Tante Shirley se cache dans ton armoire et elle est toute nue !"

La blonde raccroche brutalement et monte de nouveau et en vitesse dans la chambre, elle ouvre la porte de l'armoire violemment et, comme prévu, elle y trouve sa sœur, complètement nue et recroquevillée par terre.

- Espèce de garce ! dit-elle, Mon mari est en train d'avoir une crise cardiaque et toi tu joues à cache-cache avec les enfants !

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 07:46

Algérie - Ne pas jeûner vaut un procès

inquisition algerie

 

La société civile algérienne se mobilise. Aujourd'hui, le tribunal correctionnel d'Akbou doit examiner le cas de dix personnes arrêtées dans un restaurant de la localité d'Ouzelaguen, le 31 août, pour avoir rompu le ramadan et atteint « aux préceptes de l'islam ».

«Dérives talibanesques»

Un procès qui bafoue « la liberté de conscience et de culte », selon le Centre de documentation des droits de l'homme (LADDH) de Bejaïa, qui a organisé samedi, un colloque sur le sujet et prévoit un sit-in de protestation aujourd'hui devant le tribunal.

Ce n'est pas le premier procès engagé dans le pays à l'encontre de personnes n'observant pas le jeûne du ramadan. Le 21octobre dernier, un jeune Algérien a été condamné à deux ans de prison ferme par un tribunal d'Oum El Bouaghi. Une condamnation qui a vivement fait réagir, notamment le collectif algérien SOS Libertés, qui a dénoncé les « dérives talibanesques récurrentes » de la police transformée en police religieuse ».

Source 20minutes.fr Armelle Le Goff

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 07:25

Algérie - Clôture hier des débats à l’APN - Le RCD redit ses “vérités” à Ouyahia

Nordine Ait Hamouda

 

Pas moins de cinq députés du parti de Saïd Sadi ont pris la parole en plénière pour dire au Premier ministre, sans mâcher leurs mots, ce qu’ils pensent de lui et de sa politique.

La polémique entre le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) et le Rassemblement national démocratique (RND) a volé, hier, à l’Assemblée nationale, la vedette à la loi de finances 2011. Au dernier jour des débats sur cette loi, les députés du RCD ont pris la parole pour répondre aux attaques du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, qui les avait particulièrement ciblés la semaine dernière à l’occasion de la déclaration générale du gouvernement. En tout, cinq députés RCD sont intervenus pour répondre à Ouyahia.

Le député RCD de Tizi Ouzou, Nordine AÏt Hamouda, dont l’intervention était très attendue, a été particulièrement virulent à l’égard du Premier ministre. “J’aurais aimé que le Premier ministre soit aujourd’hui parmi nous”. En réponse à Ouyahia qui avait affirmé que les députés du RCD sont “inconnus à 40 km de leur territoire”, Aït Hamouda lance d’emblée : “Je le défie de venir marcher avec moi mais sans garde rapprochée et sans sa voiture blindée de Bouaâdnane (le village natal du Premier ministre, ndlr) jusqu’à Tlemcen, en visitant toutes les régions du pays. C’est au milieu des Algériens qu’on verra comment le peuple nous reconnaîtra”. Aït Hamouda fera observer, cependant, ironiquement une concession : “Je ne dis pas qu’il n’est pas connu en Algérie, au contraire le Premier ministre est connu même au-delà des frontières… mais comment ?” Et de répondre lui-même : “Premièrement, il est connu par l’emprisonnement des cadres de l’État pour régler des comptes politiques ; deuxièmement, par les ponctions des salaires des fonctionnaires que vous avez volés jusqu’à ce jour ; troisièmement, il est connu comme celui qui a été ministre de la Justice en 2001, lors des évènements sanglants en Kabylie qui ont fait 126 morts et jusque-là aucun des meurtriers n’a été jugé. Quatrièmement enfin, il est connu aussi par la promotion de quelques militants exclus du RCD pour vol et que vous avez rehaussés. Par exemple, quel est le budget que vous avez accordé au directeur de la wilaya de Tizi Ouzou qui est en même temps le directeur de la Maison de la culture de ladite wilaya ? Cette personne n’est même pas diplômée. Vous savez très bien que le cumul des fonctions est interdit par la loi et qu’on ne peut pas être ordonnateur et gestionnaire en même temps.” “Le Premier ministre est aussi connu”, aux yeux de Aït Hamouda, pour avoir “instrumentalisé à des fins politiques l’affaire de l’assassinat de Matoub Lounès”. “Sinon comment expliquer que les assassins présumés, en prison depuis 10 ans, ne soient toujours pas jugés ? Qui a peur de les juger ?”, s’interroge le député de Tizi Ouzou. Intervenant de son côté, Arezki Aïder, député du même parti, rappelle que “lors de la réponse du Premier ministre, il nous a informé que la wilaya de Tizi Ouzou a bénéficié d’une grande cagnotte. Des camarades ont signalé à juste titre que la cagnotte est assez importante mais que celle-ci n’est pas destinée au développement de la wilaya mais à la corruption et à la structuration de la délinquance, de la débauche et la répression”.

La députée Lila Hadj Arab rajoute une couche en assénant que “quand on a été maître d’œuvre des fraudes électorales, on ne peut être qu’architecte de la corruption”, dénonçant les contre-vérités du gouvernement quant à l’amélioration de la situation sécuritaire en Kabylie. “Vous dites qu’il n’y a plus de terrorisme en Kabylie, comment pouvez-vous expliquer alors les kidnappings qui ciblent en permanence la Kabylie ?”, interroge-t-elle, avant d’ajouter qu’un autre terrorisme, celui de l’administration, sévit aussi dans cette région. Pour sa part, le député Tahar Besbas dénoncera la situation précaire dans laquelle vivent les médecins. “Vous parlez de la rareté des médecins spécialistes, mais avec votre politique nous allons souffrir d’une hémorragie dans le secteur paramédical à l’horizon 2020”. Déplorant la situation délétère des cancéreux en Algérie, Tahar Besbas estimera que “le gouvernement lui-même reconnaît avoir délaissé 14 000 cancéreux sans prise en charge”. “Cet aveu est encore plus grave quand on sait que les responsables bénéficient de soins à l’étranger avec l’argent de la Sécurité sociale”, dit-il, tout en précisant que “les responsables font même des tests de grossesse aux frais de l’État”. Vice-président à l’Assemblée nationale et proche du Premier ministre, Chihab Seddik, député RND d’Alger, n’a pas manqué de répliquer aux députés du RCD. Selon lui, “les critiques des députés du RCD sont sans fondement”. “Il est aisé de critiquer mais l’art est difficile”, dit-il, ajoutant qu’“à Tizi Ouzou, le RCD a la majorité des communes et 7 députés, mais ils se plaignent que le développement ne soit pas là”. De même, souligne-t-il, qu’ils “ont participé à un gouvernement d’alliance mais ils n’ont pas apporté le plus dont ils se réclament”.

Source Liberté Nadia Mellal

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 07:20

Ministère des affaires religieuses: L’Aïd El Adha vendredi prochain
Gravure representant le sacrifice du fils d'Ibrahim arrété par l'ange Gabriel

Alors que beaucoup s’attendaient à ce que l’Aïd El-Adha soit célébré mercredi et jeudi prochains, les autorités religieuses saoudiennes ont annoncé hier soir que la célébration de cette fête débutera mardi. De fait, le Hadj commencera dimanche prochain. Cette annonce a été faite après l'apparition du croissant de lune qui marque le début du mois lunaire de Dhou El-Hidja selon le calendrier de l’hégire. Après cette apparition, la Cour suprême saoudienne a déclaré, aujourd’hui, dimanche, le début du mois lunaire musulman, selon l'agence officielle SPA. Pour de nombreux Algériens, cette annonce est quelque peu surprenante dans la mesure où «le premier jour de l’Aïd El-Adha survenait jusqu’ici le même jour de la semaine que le début de ramadan», selon une vieille coutume. Autrement dit, le premier jour de l’Aïd El-Adha devait survenir mercredi 17 novembre, étant donné que le mois sacré a débuté cette année un mercredi. A noter que 18 670 Algériens sont arrivés hier aux Lieux Saints de l'Islam, dont 10 300 à La Mecque, pour y effectuer le Hadj. Selon l’agence Algérie presse service, 42 vols d'Alger vers Djedda et 37 autres vers Médine à bord d’avions des compagnies aériennes algérienne et saoudienne ont été recensés. Les hadjis algériens seront hébergés dans des hôtels proches de la mosquée du Prophète (Qsssl), selon la même source. En tout, 1,5 million de musulmans sont déjà arrivés dans les villes saintes de La Mecque et de Médine. Au total, plus de 2 millions de fidèles venus des quatre coins du monde sont attendus pour le pèlerinage.

L’Aïd el-Kebir ou L’Aïd El Adha
L’Aïd el-Kebir ou Aīd al-Kabīr (en arabe العيد الكبير, signifiant littéralement «la grande fête»), est la fête la plus importante de l'islam. L'appellation islamique provenant des hadiths est «fête du sacrifice» ou Aïd al-Adha (en arabe : عيد الأضحى), cet aïd marque chaque année la fin du hajj. Il a lieu le 10 du mois de dhou al-hijja, le dernier du calendrier musulman, après waqfat Arafa, ou station sur le Mont Arafat.
L’Aïd el-Kebir est nommé la Tabaski par une partie des musulmans du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso, du Niger et du nord de la Côte d'Ivoire, du Bénin, du Togo, du Nigéria et du Cameroun. De même, chez une partie des Berbères en Afrique du Nord, il est appelé Tafaska. En Turquie, il est appelé Kurban Bayramı et dans les Balkans, Kurban Bajram.
Autrefois les Morisques réfugiés en Afrique du Nord appelaient cette fête Karnéré, le terme disparaît peu à peu au profit de la dénomination arabe majoritairement en vigueur au Maghreb, il est parfois noté sous la graphie européanisée de Carnere par de nombreux voyageurs étrangers. Commémoration du sacrifice d'Ismaël
Sur une enluminure ottomane, Gabriel arrête le bras d'Ibrahim prêt à sacrifier son fils que la tradition islamique apparente à Ismaël.
Cette fête commémore la soumission d'Ibrahim à Dieu, symbolisée par l'épisode où il acceptait d'immoler son fils Ismaël sur l'ordre d'Allah, celui-ci envoyant au dernier moment un mouton par l'entremise de l'archange Gabriel pour remplacer l'enfant comme offrande sacrificielle. En souvenir de cette soumission totale d'Ibrahim à Dieu, les familles musulmanes sacrifient un mouton ou un bélier, mais parfois d'autres animaux comme des vaches ou des chèvres, en l'égorgeant, couché sur le flanc gauche et la tête tournée vers La Mecque, après la prière et le sermon de l'aïd.
Selon les traditions juive et chrétienne, tirées de la Torah (1ere partie de la Bible), dans l'épisode du sacrifice, c'est le second fils d'Abraham, Isaac qui a failli être sacrifié, et non Ismaël.
Rites et traditions islamiques
Le jour de Aïd el-Kebir constitue un jour de fête dans la tradition prophétique musulmane. En effet dès l'annonce de la vision de la nouvelle lune (cela signifie la fin du mois précédent et le début du suivant selon le calendrier lunaire), les musulmans où qu'ils soient, glorifient la grandeur d'Allah par le takbir comme suit : Allah akbar, Allah akbar,laa ilaaha illa Allah wa Allah akbar, Allah akbar wa lillahi al-hamd ( Dieu est le plus grand, Dieu est le plus grand, il n'y a pas d'autres divinités à part Allah et Dieu est le plus grand, Dieu est le plus grand et à lui seul lui sied la Louange ). Ils doivent le prononcer autant qu'ils peuvent dans les mosquées, dans les maisons et les marchés. Les hommes le proclament à haute voix tandis que les femmes le font à voix basse, depuis la veille jusqu'à la prière du lendemain , jour de fête. Le matin très tôt, les musulmans mangent un nombre impair de dattes selon la sunna, puis après s'être purifiés par les ablutions et s'être parés de leurs plus beaux vêtements, ils se rendent au lieu de prière (à l'extérieur ). Ils prient deux unités de prière et écoutent le sermon de l'imam qui les exhortent à craindre Dieu et à multiplier les actes d'adoration et de dévotion et à les parfaire afin qu’ils récoltent le succès au jour de la Résurrection. Enfin, l’imam immole sa bête (mouton, chèvre, vache, chameau... ) au nom d'Allah, sur le lieu de prière autant que possible ensuite les fidèles l'accomplissent à leur tour. L'islam incite les croyants à remercier Dieu pour ses bienfaits, et à partager la viande avec les plus pauvres dans un esprit de recueillement et de fraternité ...
Source Divers Internet / Wikipedia
Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 07:08

Algérie - Entre aides financières, montage et survie, les PME/PMI face aux défis de la modernité

commerce

 

L’Etat continue à œuvrer par tous les moyens financiers et législatifs à la promotion et à la modernisation de l’entreprise nationale.

Un nouveau texte dans le décret présidentiel, adopté en Conseil des ministres en juillet dernier, consacre le relèvement de la marge de préférence nationale à dix points pour les entreprises nationales dans les appels d’offres. Cette marge, qui passe ainsi de 15% à 25%, est une grande opportunité pour les petites et moyennes entreprises.

En effet, ces entreprises ont désormais la possibilité de travailler sur le terrain des professionnels, ce qui élargit le champ de leurs interventions dans des projets d’envergure.

Une telle mesure leur insufflera, à coup sûr, une nouvelle dynamique concurrentielle et leur garantira un meilleur accès aux commandes publiques. Ces entreprises pourront aussi participer à l’édification de l’économie nationale, surtout avec le nouveau programme quinquennal.

Ce texte de loi prévoit aussi «l’obligation de recours exclusif à l’appel d’offres national quand les besoins exprimés sont susceptibles d’être satisfaits par un produit national ou une entreprise nationale».

Très attendue par de nombreux spécialistes des questions économiques nationales, cette démarche s’inscrit assurément dans une vision qui puise son essence dans une politique clairement affichée et assumée.

Pour ces mêmes observateurs nationaux, l’Algérie a trop tardé pour adopter ce principe, déjà fructueux dans de nombreux pays nouvellement industrialisés. Cela s’ajoute aux nombreuses mesures que l’Etat apporte aux PME, comme les facilitations d’accès aux crédits, l’octroi d’aides financières pour la mise à niveau des entreprises et de leurs ressources humaines. Sans oublier les autres fonds de soutien et de garantie à leur création, ainsi que l’exonération fiscale.

Par ailleurs, de nombreux opérateurs économiques, qui se sont montrés plus ou moins dubitatifs, souhaitent voir tous ces efforts aboutir.

Les PME en Algérie doivent, selon eux, répondre favorablement aux besoins de notre économie.

Selon eux, les derniers programmes d’investissement engagés par le gouvernement dans plusieurs domaines ont donné à nos entreprises l’occasion déjà de faire face à des épreuves réelles d’adaptation, mais aussi de profiter de l’expérience et du savoir-faire des entreprises étrangères, dans le cadre de la sous-traitance.

Néanmoins, cela permettra-t-il à nos PME d’aller de l’avant et de concurrencer des entreprises étrangères fortement spécialisées, bien outillées technologiquement et qui ont beaucoup gagné sur le terrain de l’expérience ?

Le fait est qu’en Algérie, les PME sont freinées par des anomalies liées, surtout, à leur gestion parfois archaïque loin des pratiques managériales modernes. La plupart d’entre elles présentent d’ailleurs un caractère familial. Ce qui est loin de favoriser l’émergence d’entreprises modernes.

Le citoyen et la production locale

Pour que l’entreprise algérienne arrive à gagner le terrain du marché national, il faut que le citoyen fasse confiance à la production de son pays. En effet, les Algériens, dans leur majorité, ont bien ancré en tête l’idée selon laquelle les produits importés sont de meilleure qualité que ceux produits localement. Pourtant, ces dernières années, des équipements fabriqués en Algérie sont convoités par nombre d’Algériens, à l’image des téléviseurs et climatiseurs Eniem. Ce sont là des produits nationaux qui ont prouvé leurs performances face à des produits importés, qui eux suscitent de moins en moins l’intérêt du consommateur algérien.

Au consommateur de faire confiance à la production nationale et aux entreprises d’offrir un produit de qualité et selon les exigences des clients locaux !

Le Crédoc reconduit en 2010

Le crédit documentaire (Crédoc), un mode financier inaccessible pour les petites entreprises, a porté un coup dur à certaines d’entre elles. Au final, les importations ont été réduites de moitié. Des entreprises qui ont dû mettre la clé sous le paillasson.

En effet, les sociétés productrices totalement dépendantes de l’importation des matières premières, des produits finis ou semi-finis ou d’autres intrants nécessaires à leur production ont été tout simplement «décapitées» par la loi consacrant le crédit documentaire.

Le gouvernement n’a pas pris le soin de calculer ses risques, ne séparant pas le bon grain de l’ivraie.

Mais à la faveur de la loi de finances complémentaire 2010 (LFC 2010), l’Etat tente de rattraper le coup.

Il œuvre à dispenser de paiement par le crédit documentaire toutes les commandes de pièces de rechange d’un montant ne dépassant pas les deux millions de dinars durant toute l’année.

Cette mesure vient tout simplement soulager surtout les entreprises productrices qui ont besoin d’importer dans l’urgence des pièces de rechange en vue de maintenir et d’entretenir leur outil de production.

Seulement, il ne s’agit que d’un moyen d’allégement pour ces entreprises, fortement touchées par les mesures instaurées par la LFC 2009.

Un bilan et des perspectives

Un moyen efficace et pérenne pour la lutte permanente contre le chômage, l’Ansej est un des dispositifs mis en place au profit des jeunes promoteurs...

L’Etat, conscient plus que jamais de l’impact économique et social des PME, entreprend depuis ces dix dernières années, à travers plusieurs mesures d’en faire une priorité absolue. Il s’agit, en fait, d’une stratégie qui a porté ses fruits, surtout dans des pays nouvellement industrialisés, comme c’est le cas de la Corée du Sud.

De l’avis d’observateurs de la scène économique nationale, la PME serait même la clé de la réussite de l’économie algérienne. Et l’Etat jusque-là s’est montré prêt à s’impliquer dans cette démarche en mobilisant des moyens et un soutien financiers pour les promoteurs et entrepreneurs nationaux.

L’un des dispositifs mis en place et qui continue à attirer des jeunes promoteurs est, sans aucun doute, l’Ansej. Il fait partie des différents fonds financiers dégagés par les pouvoirs publics pour le financement et la création d’entreprises. Ce dispositif doit être ouvert exclusivement aux jeunes chômeurs. Agés entre 18 et 30 ans, ces jeunes doivent proposer des projets d’investissement ne dépassant pas la fourchette de 10 milliards de centimes selon la dernière mesure prise par le gouvernement. En dépit des multiples problèmes que les jeunes rencontrent dans la création de leurs entreprises et à l’obtention de l’accord bancaire, les résultats sont satisfaisants.

En effet, depuis sa création, plus de 360 000 attestations d’éligibilité au dispositif ont été délivrées aux porteurs de projets, correspondant à plus d’un million d’emplois.

Quant aux projets financés par l’Ansej au 30 juin 2009, ils sont au nombre de 105 300, ayant permis de créer 300 000 postes d’emploi. Le secteur des services occupe la première place des entreprises créées, avec plus de 30% du total des projets.

L’Andi, un autre dispositif destiné au financement de projets d’envergure, nécessite la mobilisation de grands financements. En 2009, près de 20 000 projets ont été financés par ce fonds d’investissement. Il y a aussi la Cnac, qui s’occupe des financements des projets des jeunes dont l’âge est compris entre 35 et 50 ans.

L’Angem est un autre dispositif destiné aussi à la création de petites activités de nature souvent artisanale, pour des petits crédits à taux bonifiés.

La Cgci-PME, un fonds de garantie pour les promoteurs d’entreprises, a délivré, au 31 décembre 2009, plus de 450 garanties financières aux établissements financiers. Elles représentent plus de 5 700 millions de dinars.

Le Fonds de garantie des crédits - PME (FGAR) a émis, pour la seule année 2009, plus de 380 garanties pour les projets, dont 65% pour le secteur de l’industrie avec 252 projets. Reste cependant que l’Etat pense à freiner la saignée des entreprises qui meurent après quelques années d’exercice.

Ces entreprises qui disparaissent sitôt nées !

Les efforts que l’Etat a mobilisés pour faire de la PME/PMI une entité économique moderne, ont permis jusqu’au premier semestre 2009 de disposer de moins de 400 000 entreprises.

Ce nombre représente presque la totalité du tissu industriel et près de 52% du PIB hors hydrocarbures, avec plus d’un million d’emplois créés.

Cependant, depuis 2009, une année qui a vu la promulgation du décret portant sur l’instauration du crédit documentaire, le secteur de la promotion de la PME/PMI a certes progressé mais au ralenti.

Les chiffres du Bulletin d’information publié par le ministère de tutelle notent clairement ce ralentissement. En effet, entre 2007 et 2008, le nombre d’entreprises privées s’est enrichi de 27 441 nouvelles, passant de 293 946 entreprises à 321 387, soit une évolution de 9, 34%.

Mais entre 2008 et 2009, ce chiffre a perdu deux points en tombant à 7,63% (il n’y a eu que 24 515 nouvelles PME), tout en comptabilisant pour cette année 345 902 petites et moyennes entreprises.

La différence de progression entre ces trois années successives est importante. Beaucoup d’observateurs imputent ce recul aux nouvelles mesures qui ont été prises récemment par le gouvernement en vue de réduire la facture salée des importations, et particulièrement le crédit documentaire. Malgré ces chiffres qui peuvent paraître importants, le nombre de PME reste largement en deçà des normes internationales, qui sont de 350 PME par 100 000 habitants/an. Actuellement en Algérie, ce nombre est de seulement 70 PME par 100 000 habitants/an, selon des statistiques. Le revers de la médaille est que nos PME ne naissent pas seulement au ralenti mais disparaissent parfois aussitôt mises sur pied !

Les jeunes, qui ont eu la chance de bénéficier d’un financement pour leurs projets se sont rendu compte que finalement le plus difficile ne réside pas dans la création d’une entreprise mais bien dans sa gestion et sa survie dans un marché concurrentiel.

Pour nombre d’entre eux, l’enthousiasme de la création d’entreprise passé, l’aventure s’est avérée de courte durée. Le taux de «mortalité» de ces entreprises est estimé à 20% par an. Et même plus.

A 50%, selon M. Djerrad, président de l’Union des experts comptables, qui estime que «cette saignée est due surtout à un manque d’accompagnement des jeunes promoteurs une fois leur entreprise créée». Les raisons sont multiples.

On cite entre autres des difficultés importantes rencontrées dans le domaine des technologies et de la maîtrise des processus de production modernes, de la qualité des produits, de la formation du personnel et des ressources humaines en général, du management… D’autres spécialistes restent néanmoins optimistes, considérant que c’est un signe de bonne santé économique.

Selon eux, «les entreprises qui disparaissent confirment qu’il y a une dynamique économique mais également une évolution et un développement des différents secteurs d’activité qui se transforment et même changent de vocation.»

Source Infosoir Mohammed Fawzi

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0