Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
  • Contact

De Toulouse à Tamanrasset

 

cirque-de-gavarnie.jpg

Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

Recherche

8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 00:06

Midi Pyrénées - Culture régionale - La mémoire occitane en DVD

culture-regionale.jpg

Le groupe Revelhet a animé la réception au conseil général

 

Vendredi après-midi, le conseil général accueillait des gens venus des quatre pays de l'Ariège pour un sympathique moment de détente. Au programme : visionnage d'un DVD, musique traditionnelle occitane avec le groupe Revelhet et un pot de l'amitié. Le conseil général, Augustin Bonrepaux en tête, tenait en effet à remercier ceux (maires et associations) qui ont participé à une campagne de sauvegarde de la mémoire orale occitane. Cette opération à laquelle s'est associé le conseil général, a été menée par l'Institut d'études occitanes de l'Aveyron, avec l'aide de l'institut de l'Ariège. Entre la mi-février et la fin mars de cette année 74 personnes, sur 89 enquêtées, ont été auditionnées dans les quatre pays d'Ariège : 24 dans le pays de Foix, 18 dans le pays des Pyrénées cathares, 19 dans le pays des portes d'Ariège et 13 dans le pays Couserans. Pour chaque territoire, une réunion d'information a été programmée, suivie d'une journée d'enquête, de repérage et d'enregistrement vidéo en studio. Cette opération s'inscrit dans l'esprit des conventions de l'Unesco sur le patrimoine immatériel et la diversité culturelle. C'est le Centre de ressources occitanes méridionales, émanation du conseil régional, du rectorat et de l'Université du Mirail qui a lancé cette opération de sauvegarde d'urgence de la mémoire occitane en partenariat avec les départements. L'objectif est de transmettre ce patrimoine aux nouvelles générations. Courant 2011 un DVD sera diffusé et utilisé à des fins pédagogiques auprès des associations occitanes, des établissements scolaires, des bibliothèques, etc. Les invités du conseil général en ont eu un avant-goût avec la projection de quatre extraits (prémontage) sur le thème de la vie villageoise, les rites calendaires, les « formules », des chansons et des danses avant de goûter un rafraîchissement.

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 00:02

Algérie - Avant-première algérienne de khouya  Un film contre les violences faites aux femmes

violences-envers-les-femmes.jpg

C’est devant une salle Ibn Zeydoun comble, partagée entre officiels, familles et proches, que le jeune Yanis Koussim présenta son dernier court métrage.

Après le Festival de Cannes où il a été présenté dans la section Short film, puis Locarno, au mois d’août dernier, où il avait remporté le prix Cinema e Gioventù (Cinéma et jeunesse) pour la section internationale, ensuite récemment aux JCC où il a obtenu une bourse d’écriture au nom symbolique de Sotigui Kouyaté d’une valeur de 10.000 euros, le court métrage Khouya, le tout nouveau de Yanis Koussim, devait enfin être vu et présenté en avant-première à Alger. Celle-ci fut en effet grandiose puisque son producteur Malek Ali-Yahia directeur de MD-Ciné a vu les choses en grand. La salle Ibn Zeydoun était pleine de monde entre représentants diplomatiques, journalistes et personnalités du monde du cinéma et de l’audiovisuel. Cette soirée fut rehaussée, par la présence de la ministre de la Culture, Khalida Toumi, accompagnée de Zhira Yahi, sa chef de cabinet et porte-parle du ministère, ainsi que Ahmed Bedjaoui consultant cinéma, sans oublier le père du producteur qui n’est autre que Ali Yahia, Abdenour, président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme, des militantes et représentantes d’associations contre les violences faites aux femmes, des représentants de l’ambassade de France et des Nations unies, etc. En somme, que du beau monde pour donner du poids et du crédit à un sujet cinématographique tiré, hélas! du réel et que d’aucuns vivent au quotidien, comme l’a si bien rappelé le réalisateur du haut de sa tribune. Deuxième court métrage d’une trilogie, Khouya mêle, en effet, drame à la fiction en s’inspirant d’un fait divers qui continue à faire l’actualité. Yanis Koussim, très ému, fera aussi monter sur la scène Ibn Zeydoun les principaux acteurs de son film de 20 mn, à savoir Salima Abada, Nabil Asli, sa petite soeur Yasmine et autres membres de l’équipe technique, le reste des comédiens étant absents. Notons que cette projection s’est déroulée en présence de sa famille, père, mère, grand-mère et autre proches et amis venus le soutenir et l’encourager dans son combat et sa passion pour le cinéma. Khouya est l’histoire de trois soeurs et une mère interprétées respectivement par Samia Meziane, Salima Abada et Ania Louyanchi et bien entendu la grande comédienne Sonia dans le rôle de la mère. Trois soeurs et une mère donc dans la prisme de la violence du grand-frère qui impose son diktat à la famille jusqu’au jour fatidique. Un film poignant qui touche du doigt un tabou social national mais aussi bien universel, filmé avec justesse, et sans grand fracas mélodramatique.

La dernière séquence peut déranger, voire choquer. Et c’est normal, sans être un documentaire, le film décrit des souffrances «qui, à trop tirer sur la corde, aboutissent à une fatalité». C’est parce que la réalité dépasse parfois la fiction que ce film dénonciateur mérite d’exister. S’en offusquer est feindre de ne pas voir la réalité telle qu’elle est dépeinte. Avec vérité. Un film utile donc, car nous mettant en défi face à notre propre capacité à admettre ce tragique-là. Il suffit seulement d’ouvrir les yeux. Cela se passe juste à côté...En dépit du noir tableau brossé, le désir de vie y règne comme une belle fleur de lilas qui naît à l’orée du printemps, comme une mélodie qui étend ses rayons de soleil pour un lendemain enchanteur... et c’est pourquoi le producteur l’a-t-il proposé aux associations, si besoin est, afin de servir de catalyseur ou d’instrument de sensibilisation auprès des femmes. Il n’omettra pas non plus, en s’adressant à la ministre de la Culture de demander d’aider davantage nos jeunes cinéastes en citant les noms de plusieurs jeunes et talentueux réalisateurs, à l’instar de Yasmine Chouikh, Abdenour Zahzah récemment distingué au Festival du cinéma méditerranéen de Montpellier pour son court métrage Garagouz, Khaled Benaïssa, et bien entendu Yanis Koussim, sans oublier pour notre part, Mounès Khemmar qui vient d’être récompensé du Prix du meilleur court métrage au Festival d’Abou Dhabi pour son touchant film Le Dernier passager. «Merci de faire encore et toujours pour les jeunes cinéastes. Donnez-leur les moyens et ils changeront le monde», a-t-il dit.

Source L’Expression O. Hind

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 11:35

Alger et Marseille dépassionnent l’Histoire

cinema Algerie

 

«La mémoire en partage entre l’Algérie et la France dans le cinéma et l’image au bord de la Canebière», thème d’une rencontre.

Alors que la polémique sur le film Hors-la-loi était encore présente en France et qu’une association d’anciens de l’Algérie française préparait l’installation d’une stèle en hommage à l’OAS à Marseille, une association de jeunes français passionnés du 7e art «Ciné-mémoire», a organisé à la fin du mois d’octobre une manifestation cinématographique sur le thème «La mémoire en partage entre l’Algérie et la France dans le cinéma et l’image au bord de la Canebière».

Un thème sensible, qui fait encore débat, mais assuré et assumé par cette association conduite par Claude Bossion dont la passion était de collectionner des anciens films super 8, tournés par des colons et les Algériens en Algérie depuis 1920.

Des images d’archives soigneusement sauvegardées, restaurées et transférées sur des formats modernes comme le DVD et qui ont aujourd’hui une valeur importante aussi bien pour les Algériens que pour les Français en raison de l’histoire commune qui unit et sépare les deux pays.

Des images étonnantes par leur qualité, leur ancienneté et surtout par leur valeur anthropologique et qui interviennent au moment où l’Unesco organisait la 4e Journée internationale du patrimoine audiovisuel sur l’importance de la sauvegarde des archives. Depuis 1999, la France a numérisé plus de 500 sur les 800.000 heures d’images d’archives à travers l’INA. Dans le monde, il existerait plus de 200 millions d’heures dont 80% seraient en danger selon l’Unesco.

Ciné-mémoire, travaille sur les archives et la mémoire partagée depuis 2007 et c’est sur l’Algérie qu’elle initie son premier festival. Une manifestation qu’elle voulait globale et sans exclusion, puisqu’elle a tenu à associer à cette manifestation deux importantes institutions: la Cinémathèque algérienne et le ministère de la Culture.

En plus des institutions publiques de la ville de Marseille, le Consulat d’Algérie à Marseille et l’Association algérienne «A nous les écrans», se sont joints à ces journées cinématographiques sur la mémoire partagée.

La récupération des archives

En accordant carte blanche à la Cinémathèque algérienne, Ciné-mémoire a donné à sa manifestation plus de crédibilité et surtout une valeur ajoutée à l’échange entre les deux rives.

Badia Sator, la directrice de la Cinémathèque, déclare à ce sujet: «Pour la cinémathèque algérienne qui reste avant tout le musée du cinéma, c’est une chose formidable. Cela ouvrira des perspectives pour faire des échanges, on va profiter de leur formation et de leurs expériences dans la conservation du patrimoine filmique et un avenir à partager ensemble.» Avant d’ajouter: «C’est le début d’une importante collaboration, je tiens à rendre un hommage particulier à Ahmed Zir, parce que c’est lui qui a mis en place tout ce processus avec ce documentaire sans paroles. Je le félicite pour son travail réalisé en résidence avec Claude Bossion.»

En plus des images, les débats étaient importants pour situer la valeur des échanges des archives et sur ce point, la table ronde sur les images d’archives en France et en Algérie a fixé toutes les orientations. Après la diffusion d’un panorama de 40 ans du cinéma algérien, réalisé par le réalisateur algérien Salim Aggar, l’assistance, en grande majorité française, a été éblouie par la qualité des films réalisés par le cinéma algérien, mais surtout par la qualité de mise en scène de certaines œuvres.

Le plus touché a été sans nul doute Ahmed Bedjaoui, puisque le Conseiller de la ministre de la Culture pour le cinéma a contribué à la production de plusieurs films présentés dont le plus prolifique Nahla. Sur l’importance des archives partagées entre l’Algérie et la France, Bedjaoui reste prudent.

«Nous sommes encore dans des positions éloignées, nous avons un droit de récupération de notre mémoire collective, des images qui ont été tournées en Algérie, des images qui concernent la mémoire algérienne, nous devons récupérer les archives filmées, les journaux télévisés et tout ce qui a été tourné en Algérie. Nous devons les récupérer et les utiliser de notre point de vue. Pour le moment, il y a des points de vue nostalgiques. L’utilisation de certaines images pour les professionnels et pour les historiens qui ont une valeur anthropologique, pour dire aux jeunes, comment étaient et comment vivaient les Algériens sous la colonisation, mais il faut tout de même les utiliser de la meilleure façon possible pour raconter l’histoire de l’Algérie et non pas les prendre comme ça sans discussion», a-t-il déclaré. Mais Bedjaoui reste convaincu que cette manifestation est importante pour poser le débat et discuter sur le partage des archives. Il indique à ce propos: «Il y a quelque chose particulièrement intéressant dans cette manifestation, c’est le traitement de l’histoire par l’image. C’est-à-dire comment retrouver le passé et la mémoire par des images qui avaient été tournées parfois par des familles et par des amateurs. Ce sont des images comme cela collectées par hasard mais qui ont une vertu anthropologique et historique importantes.»

Mais l’autre point positif de cette manifestation, c’est la projection des films algériens sur la Révolution, à Marseille: la programmation des films dramatiques sur la Révolution comme Noua d’Abdelaziz Tobni, La Nuit a peur du Soleil de Mustapha Badie ou encore Patrouille à l’Est d’Amar Laskri présenté dans le cadre de la carte blanche offerte par la Cinémathèque de Marseille à la Cinéma-thèque algérienne, a été une grande découverte et un choc pour le public marseillais majoritairement français.

Des films d’une charge émotionnelle énorme et d’une qualité cinématographique d’une grande beauté, ont ébloui et marqué le public qui ne connaissait que La Bataille d’Alger ou l’Opium et le bâton.

A ce propos, Marianne Roquelin, une Marseillaise qui connaît bien le monde des festivals pour avoir travaillé comme chargée de communication et qui découvre l’histoire algérienne, a déclaré à ce propos: «Noua est un film très poignant d’autant plus que c’est un film qui s’est fait sans comédien professionnel et où on a pu avoir une idée de la misère et de l’oppression dans laquelle peut se retrouver un peuple, là on la voit très bien» avant d’ajouter: «La programmation a été particulièrement riche en émotion et en leçon d’histoire et en découverte.»

Le premier film algérien

Pour l’histoire, Ahmed Bedjaoui a rectifié en déclarant: «La Nuit a peur du soleil, est le premier film algérien au cinéma avant Une si jeune paix, avant La Bataille d’Alger. Le tournage a été commencé en 64 et s’est terminé en 1965. Et donc c’est la RTA qui l’a produit avec ses moyens, avec un grand réalisateur, Mustapha Badie, un grand directeur photo, Noureddine Adel. C’est un film qui a la vertu de pouvoir raconter l’Algérie sous plusieurs décennies, plusieurs générations, c’est un film qui mérite une relecture aujourd’hui.»

Le public marseillais était venu nombreux pour découvrir le magnifique documentaire sans paroles «Images, passion et histoire» d’Ahmed Zir, produit par Ciné-mémoire et qui est basé sur des images super 8 filmées de l’époque. C’est dans la magnifique salle Le Polygone étoilée, dirigé également par une bande passionnée de la bobine film, que le public marseillais était venu découvrir pour la première en France le documentaire «Paroles d’un prisonnier français de l’ALN».

Un doc qui évoque les moments forts de la captivité d’un soldat français par un groupe des moudjahidine en Kabylie. La projection a été suivie par un débat intellectuel et passionné dans le plus total respect, entre le public français d’un côté et le public algérien de l’autre, c’est sans doute la plus grande réussite de cette manifestation: réussir à réconcilier Français et Algériens dans le débat sur l’histoire et la mémoire.

Pour Claude Bossion, l’initiateur de cette manifestation, c’est une réussite: «On atteint un résultat intéressant, il y a du monde qui est venu voir ces films, ce qui ressort de ces programmations, comment un récit se construit à une période donnée, et comment le cinéma et le reflet de cette pensée et de cette idiologie est perçu à cette période. C’est comment ces images vont façonner notre mémoire et notre manière de penser. Je crois qu’on a commencé à percevoir cette possibilité dans les images.» Cette manifestation de l’Association Ciné-mémoire a réussi en tout cas à présenter un programme riche et diversifié et à installer le débat et surtout à partager la mémoire entre l’Algérie et la France. Une manifestation qui va s’étendre à d’autres pays du Maghreb jusqu’à 2013, année à laquelle la ville de Marseille va devenir capitale européenne de la culture.

Source L’Expression Adel Mehdi

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 11:25

Algérie - Harragas: Enfin le premier chiffre !

harraga.jpg

Il y a, tous juste, à peine deux ans, le ministre en poste chargé du département de la solidarité, était resté muet au sujet du nombre des harragas détenus à l'étranger qu'enregistrait jusqu'alors le pays. C'était sa façon à lui de communiquer.

Ne rien dire, en fait ! Par stratégie ou calcul politique, lui seul le sait.

Depuis, les choses semblent avoir probablement bien changé. Ainsi, un nouveau ministre, fraîchement installé, celui-là, avance tout de go le chiffre de 1.000. Tout rond et d'un seul coup pour désigner ces rescapés croupissant dans les geôles européennes ! Un chiffre tout rond, pour ne pas faire dans le détail, se peut-il ? Cela peut paraître comme si peu ou encore beaucoup trop pour un peuplement de 36.000.000 d'habitants, tous de potentiels harragas ! Ça sera peu dans la mesure où l'on pourra tous les rapatrier à leur mère-patrie et leur procurer localement ce bien-être qu'ils partent à sa recherche bien au-delà de ces mers et océans et leurs eaux en furie. Ça sera bien évidemment beaucoup trop au cas où un seul parmi le lot venait à, malheureusement, succomber lors de son transfert dans les jours à venir. Ni trop peu ni même beaucoup trop, disent certains responsables, souvent sourds au bruit des vagues qui emportent chaque jour des vies humaines de ces jeunes fauchés à la fleur de leur âge. L'essentiel étant que notre nouveau ministre a enfin parlé. Peut-être s'était-il cru, pour une fois, tenu de le faire ? A communiquer sur un sujet tabou ?! A arrêter un chiffre, comme ça ! Sa déclaration fait peut-être dans l'approximation. Probablement, le chiffre en question n'est pas très loin de la réalité ! Cette autre réalité truffée de «ces vérités amères ou dures à avaler» dont tout le monde évite soigneusement d'en parler, en public ou même en intimité: les officiels comme le simple citoyen. Comme s'il ne s'agissait guère de vies humaines qui disparaissent ou s'éteignent dans ce climat confus et délétère, et paysage dramatique, devenu menu quotidien de tout Algérien.

Ainsi, juste une poignée d'années après notre indépendance longtemps célébrée, la vie aura subitement perdu de son charme, l'âme de son intérêt et pérennité, l'histoire de son lustre et lucre immatériel, et la crédibilité de l'Algérie de sa valeur à l'étranger. Tout est en fait parti d'un seul trait, en cascade vers la dérive, depuis que des corps gisent sans vie et périssent dans l'anonymat le plus complet sur les deux rives de la Méditerranée, emportés pour un séjour, par ces hautes vagues et vents violents, pour échouer sur ces côtes, après avoir longtemps palabré contre ces eaux en colère au large des mers et océans. Aujourd'hui, la colère de la nature est visible au travers de ses yeux embués de ces eaux de mer lesquels absorbent sans la moindre retenue et à longueur de temps tous ces jeunes gens venus au monde il y a tout juste une poignée de printemps. Le désastre est presque total, conjugué à cette situation devenue infernale, s'abreuvant à l'origine de mal-vie et de misère que la manne financière, aujourd'hui bien disponible, n'arrive plus à arroser de quelques gouttelettes de bonheur lesquelles auraient certainement pu dissuader les plus téméraires parmi eux à traverser inconsciemment dans tous les sens et trajets cette toute dangereuse mer, au goût de ses eaux vraiment amer. Le constat est plutôt sévère pour une nation qui croule sous le poids faramineux de ces pétrodollars, injectés ailleurs que sur ce sol béni qui collectionne toutes les misères du monde, connaissant par ailleurs les pires sévices de cette autre bête immonde, laquelle frappe à tout bout de champ pour tout saper sur-le-champ. Lorsque l'on évoque, au hasard, un quelconque mouvement migratoire des populations du sud de l'univers vers le nord de celui-ci, comme c'est de coutume ces derniers temps après celui fait dans l'autre sens par ces gens du nord d'autrefois et de jadis, il y a un peu plus d'un siècle de cela en revenant dans l'histoire de la toute dernière colonie ayant séjourné en Algérie, l'on brandit, convaincu de notre action, comme motivation à ce déplacement humain et durable vers l'autre continent, le facteur économique du pays considéré comme réelle cause à la base de ce mouvement de population. Mais lorsque le pays en question s'appelle l'Algérie, fort de ses richesses et manne financière considérable, somnolentes dans des banques à l'étranger, là, on ne comprend vraiment rien à la solution de l'équation qui nous est ainsi proposée ! Nous perdons sur le coup la logique du raisonnement à l'image de ces harraga(s), privés d'appareil GPS, qui perdent, eux aussi, le nord au large de ces profonds océans. Le paradoxe a de quoi inquiéter tout son monde, civilisé et intelligent ! Au fait, à quoi pourrait servir tout cet impressionnant pognon, d'un côté, lorsque l'on affiche, de l'autre, ce fort et très inquiétant taux de chômage galopant à la vitesse du son et de l'éclat de la lumière du soleil ? Manifestement c'est une question sans réponse: autant pour les gens sensés et aux idées bien arrêtées et agencées que pour ces jeunes qui ont tout perdu en perdant leur confiance en leurs dirigeants et beau pays. Lorsque l'idée de se donner soi-même la mort effleure notre esprit, c'est que quelque part notre vie ne représente plus rien pour nous, êtres humains. N'a plus aucune valeur pour nous-mêmes au point de la sacrifier sur l'autel de cet aspect matériel ou de liberté qui nous fait grandement défaut pour le moment. Et que par conséquent, le lien social qui nous lie à la communauté, à la famille, à la patrie, a définitivement été rompu et à jamais ! L'espoir de se réaliser à l'intérieur des frontières de son propre pays est donc manifestement définitivement compromis ! Indubitablement écarté, puisque devenu logiquement impossible ! Conséquemment à cela, il n'y a que cette fuite en avant des gouvernants du pays, et cette autre fuite vers d'autres cieux plus cléments ou tout simplement vers l'ailleurs pour ces toutes jeunes générations blasées, frustrées et totalement dépaysées au sein de leur propre territoire et patrie. De là à parler de l'amour de la patrie - surtout pour cette relève de demain -, je crois que les ponts ont déjà été rompus et à jamais ! Le monde d'aujourd'hui bouge. Se déplace constamment. Dans son espace ou milieu naturel mais surtout esprit, pour braver les distances et les interdits, convaincre les consciences et apprendre l'essentiel des sciences et techniques modernes qui le font avancer, d'une situation à une autre, d'un mode de vie à un autre, plus perfectionné et à moindre coût. D'où l'intérêt à davantage développer toutes ces nouvelles techniques de communication. Ces mêmes moyens l'incitent par moment à accentuer le rythme de sa marche et parfaire la cadence de sa démarche. Dans un pays réglé encore à l'heure des années soixante du siècle dernier, avec son unique chaîne de télévision publique et inique comme au bon vieux temps du parti unique, il est tout à fait normal que ses programmes aient cette «frousse du direct» et cette manière osée de faire dans le décor au lieu de l'analyse objective et du débat public et instantané ! Télévisé ou radiophonique.

Il y a donc comme un vrai télescopage dans les idées des uns et des autres: à vrai dire, entre ceux à qui réellement profite ce retour aux années de plomb - quitte à éternellement régler leur montre sur cette période où l'histoire fait tout pour le pays - et ceux - surtout jeunes populations - pour qui le temps, c'est vraiment de l'argent et dont il faut coûte que coûte bien l'occuper afin d'en tirer le plus de profit, d'intérêt et surtout ce brin du savoir qui à lui tout seul fait bien avancer la société. Ici, le temps est surtout fonction de l'histoire de son interprétation. Cela va du néant jusqu'au savoir, en passant par l'argent et l'or. Bien plus que ce métal précieux, il est tout autant précieux ! Capital, en tout point de vue et considération ! Les origines les plus lointaines du phénomène des «harraga(s)» nous renvoient inéluctablement à cette mélodie en sous-sol dont a énormément souffert la société algérienne, faite de ces échos qui traversent les esprits des uns et des autres sans parvenir à les amener à bien communiquer ensemble. Pour voir tout naturellement dans la même direction. Après ce chiffre déballé, tout cru mais bien rond, alors tout le monde est rentré dans les rangs, les journaux les premiers. Fouinant dans leurs dépêches et autres reportages pour le confirmer sinon le démentir.

Ainsi chaque quotidien essaye d'avancer ses chiffres tels des pions sur le seul échiquier de ce fléau qui consiste à briser cette peur de se jeter à l'eau ! Alors, tout le monde dévoile ses cartes, maîtresses ou tout juste pour jouer sur ce terrain boueux et minier. Il est donc tout naturellement une question de stratégie dans leur communication et action. Les uns peaufinent des dossiers ou sujets sur les harragas, longtemps mis en veilleuse ou à l'intérieur de ces tiroirs, autres miroirs de cette réalité dont beaucoup de responsables n'ont pas ou plus ce courage de l'évoquer. Parfois, tout juste d'y penser personnellement ou en aparté ! Des dossiers carrément longtemps mis en hibernation. Bien loin des yeux ! D'autres, par contre, comme c'est le cas d'El Watan, prennent cette osée mais louable initiative de rendre directement visite à ces damnés de la mer, sur les lieux mêmes de leur nouveau éden ou paradis terrestre. Ils sont allés les voir en Grèce, dans ce pays où la philosophie rythme parfaitement avec le sens donné à la vie, faite de vers et non de travers, à l'endroit et au bon endroit mais non de travers et complètement à l'envers ! La Grèce, ce nouveau pays de transit, a été visité par ces journalistes partis sur les traces de ces jeunes à qui la mer comme l'enfer du pays ne leur font plus peur pour braver toutes les barrières psychologiques et naturelles de pouvoir se retrouver sur l'autre rivage à la nage, tout juste pour rester à la page de ce nouveau monde qui les séduit et éblouit par tant de richesses exhibées et tant de liberté manifestée à l'égard d'autrui. Ce grand centre de transit et de régulation migratoire malgré lui qu'est aujourd'hui la Grèce, de par ses nombreuses facilités et autres commodités et fonctions géostratégiques, est donc passé en revue, l'espace d'une journée et de deux pages complètes du journal en question, la journée du 08 octobre 2010. La quatrième et cinquième dans l'ordre de leur pagination et chronologie du quotidien, agrémentées même d'une carte signalétique en bonne et due forme comme s'il s'agissait d'un vrai et surtout régulier trafic aérien entre l'Algérie et ces pays européens via cette plaque tournante qu'est devenue la Grèce d'aujourd'hui. Ainsi, El Watan, dans ce long reportage, considère la Grèce comme une passoire. Il le dit d'ailleurs tout en l'indiquant avec ce même mot et ses nombreux corollaires et autres calvaires. Un vrai chemin de chèvres pour ces harragas escaladant ces crêtes et montagnes grecques semblables à celles de la Kabylie. Camus, dans la fin des années trente, en fait cette subtile comparaison entre les deux territoires à travers son titre «La Grèce en haillons», probablement tout juste pour que cette pauvreté des Kabyles aille épouser pour un temps cette grande philosophie grecque, et de là à longtemps s'agripper à leur caillou d'où ils allaient manifestement combattre pour leur indépendance et liberté. Sans donner le moindre chiffre, El Watan donne pourtant la parole à plusieurs migrants clandestins, lesquels, au travers de ce qui est rapporté, se plaisent dans leur nouveau «statut», faisant même avec baver certains de leurs pairs et compatriotes restés encore accrochés au «mur» du quartier. Un autre titre, en l'occurrence, l'Expression traite au cours de la même semaine du même phénomène, chiffres à l'appui ! Sous le titre «Le carburant du désespoir», il rejoint dans son analyse son confrère El Watan, en mettant bien évidemment l'accent sur ce paradoxe d'un pays riche qui souffre de pauvreté d'esprit en livrant ses enfants à la mer pour cause d'absence d'initiative économique à même donner espoir à toute cette force juvénile, laquelle représente la vraie richesse du pays. Nos dirigeants, éternels rameurs à contre-courant des eaux de mer et de la raison, sont par contre considérés, selon la formule en vogue ces derniers temps, comme «grands navigateurs en eaux troubles» pour complètement «brûler les minces pistes de l'espoir à ces jeunes générations». A ce titre, le journal en question évalue à 950 harraga(s) ces Algériens détenus dans les geôles érigées sur le territoire du vieux continent, tout comme il cite ce chiffre de 5.000 pour désigner ces jeunes ayant réussi à passer de l'autre côté de la Méditerranée. Mieux encore, dans le même chapitre, un autre quotidien d'expression arabophone brandit le chiffre de 7.800 pour désigner ces Algériens logés dans cette toute dernière catégorie. Là, une question s'impose d'elle-même: qui dit vrai et qui ment ? Le ministre ou les journaux ? Pourquoi alors mentir au peuple sur un si dramatique terrain de la mort ? A-t-on vraiment idée de ce que l'on fait lorsque l'on travestit une tout aussi dramatique vérité ? Le fait-on par peur de s'exposer éventuellement à d'autres questionnements où notre conscience comme responsable est fondamentalement dérangée, découlant de cette responsabilité, par ailleurs, totalement engagée ?

Pour avoir juste osé dire un chiffre, notre nouveau ministre, sans le savoir peut-être, a jeté un pavé dans la mare. A en quelque sorte rouvert un chaud dossier et involontairement suscité un débat à distance sur un sujet qui tient tout son monde à bonne distance l'un de l'autre, tant les intérêts des uns et des autres se télescopent ou sont contradictoires, et où des vies humaines succombant chaque jour dans le total anonymat par le fait de la bêtise humaine. Celui-ci a vraiment lâché du lest. Et dans tous les cas de figure, il a mieux fait que Ould Abbès, sans nous dire pourtant toute cette vérité que tout le monde attend. En voulant probablement préparer son monde à l'ampleur de la tragédie qui emporte chaque jour leur progéniture, il a fait dans cette rétention de l'information qui a manifestement abouti au contraire de l'objectif recherché. Tout compte fait, celui-ci a osé et a eu ce culot qui manquait à ses pairs ou prédécesseurs dans le département ou la fonction de responsable tout court. Il a, en quelque sorte, avancé son chiffre, manœuvrant habilement entre chou et chèvre, entre loup et agneau, convaincu de son analyse de faire cohabiter pour un moment victime et bourreau, sinon tout juste tâtant le pouls à une population depuis longtemps démissionnaire de sa noble fonction, puisque incapable d'aller au fond de son raisonnement. C'est ce qu'on appelle tirer son épingle du jeu et épingler l'autre sur ce même tableau de chasse. Sinon se situer dans le viseur du chef et tenter de donner un brin d'espoir à une population habitant le désarroi de son quotidien difficile et ennuyeux. Pour une télévision qui éprouve de la frousse à l'épreuve du «direct» et une démocratie qui fait dans le porte-à-faux avec un régime autocratique et très élastique, très loin en tout cas du fantastique ou du pathétique, le monde d'en bas, fait en majorité de «hittistes» et de «harraga(s)» sait parfaitement ce qui l'attend, côté gouvernance: il n'aura droit qu'à l'indirect, qu'au différé, qu'au réchauffé, qu'au ressassé… ! Bref ! Qu'à l'instrumentalisé ! C'est décidé ainsi depuis des années déjà ! Et même s'il s'agit de bien compter les morts et les suppliciés de nos harragas, nos responsables ont bien démontré qu'ils ne sont pas pressés de le faire, pour juste distiller par bribes des informations à leur sujet. Ali-Benssaad, cet éminent sociologue algérien, ne disait-il pas un jour, à propos des harragas, que ce grave phénomène de société contraint notre gouvernance à revenir au réel ? Plutôt à sortir de ce huis-clos qu'ils se sont imposé à eux-mêmes et pour nous pour traiter de la question posée ?

Avec une télévision éternellement branchée sur l'indirect ou le différé et une gouvernance bien jalouse de son histoire pour se moquer royalement et complètement de celle des nouvelles générations, on n'a vraiment pas idée du temps à mettre ou qu'il faut pour mettre juste le doigt sur la plaie !

«L'Algérie sur un radeau», c'est plutôt cette photo-là qui trace au mieux les contours de la caricature du quotidien de l'Algérien. Ce tableau a tout l'air de servir de vrai titre à un film que nous vivons au ralenti. Un film, en tout cas, pas très loin de la réalité, où les uns sont acteurs invétérés et où le reste de la population se contente du rôle de spectateur parfois totalement désintéressé des séquences qui lui défilent sous les yeux. Pour sortir de ce vrai guêpier, seules deux solutions nous sont proposées: ramer encore et toujours à contrecœur et contre-courant des eaux marines et des hautes vagues qu'elle soulève au moindre passage des vents violents, sinon tout simplement dans le sens de la raison et bonne logique des choses, laquelle nous fera certainement sortir pour de bon la tête de l'eau. A présent, le bateau battant pavillon algérien coule de tout son poids et énergie. A moins d'un vrai miracle, le navire en question prendra eau de toutes parts et disparaîtra de lui-même sous le flot incessant de cette eau salée qui le prend à la gorge. Un SOS est déjà lancé ! A-t-on vraiment entendu son écho ? Notre sinistrose de vie continuera-t-elle toujours à ne tirer de la plante que vers l'écorce et l'épine plutôt que vers la rose et le fruit ? A ne sombrer que dans le noir plutôt que de virer vers le côté rose de la vie en société ? Lorsqu'il m'arrive occasionnellement de disserter sur la question des harragas, je le fais bien souvent armé de cette même passion dont ils s'y prennent eux dans leur traversée de la Méditerranée. A la seule différence que dans mon trajet et voyage littéraire, le risque est plus ou moins calculé. La mort en bout de chemin ou de l'effort fourni, pour la circonstance, ne fait pas partie du décor de mon univers. Le risque que je cours s'arrête tout juste à cette forte émotion que je ressens, et qui s'empare de mon esprit, fait - il est vrai - de désolation, de consternation, de dépit, de tristesse, de ce dégoût de voir tant de malheurs arriver à l'être humain au moment même où le progrès de la science accourt à grandes enjambées au secours de l'humanité!

Source Le Quotidien d’Oran Slemnia Bendaoud

Universitaire et écrivain

Il a publié sur le même phénomène un titre intitulé «haragas, ces éternels incompris !», paru chez les éditions El Maarifa (Algérie) et Edilivre (France).

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 11:25

Algérie - Les onze records de Bouteflika

bouteflika

 

1 La plus grande longévité au pouvoir

Bouteflika cumule à lui seul 28 années de pouvoir : 15 ans en tant que ministre et 13 ans en tant que président de la République, 20 ans de traversée du plus terrible des déserts ; la Suisse. Et ce n’est pas fini. C’est un record absolu qu’aucun politique algérien, ni même dans le monde, n’a égalé à ce jour. On ne trouve pas d’équivalent à ce cas d’école; ni Tchombé, ni Caligula ni Batista, ni Bokassa n’ont égalé ces records; seules exceptions ; Hassan II et le Négus Ethiopien. En Algérie, c’est une performance bien originale que même Belkhadem et Ouyahia réunis, qui ont servi, sans états d’âmes, tous les présidents successifs et antinomiques, (Boumédiène, Chadli, Boudiaf, Kafi, Zeroual et Bouteflika) n’ont pas réussi à égaler. Ils ont même pulvérisé les records historiques de Talleyrand qui a servi, lui, trois régimes successifs ; la Monarchie, l’Empire et la République. Ils ont réussi, eux, à faire mieux et plus que les morpions auxquels il arrive parfois à se détacher des parties, mais eux ne semblent guère pressés de s’en détacher mais alors pas du tout pressés de quitter leurs partis. C’est une autre particularité, bien algérienne celle là. Là mourra Kaci !

2. Triple records de corruption

Sous le règne remarqué de M. Bouteflika, l’Algérie bat trois records planétaires en matière de corruption: 1er pays corrompu du Maghreb, 1er pays corrompu du Monde Arabe, 1er pays corrompu du monde islamique. Trois records mondiaux en un seul et qui semblent ne déranger personne ; normal dit-on avec cynisme ; l’Algérie a trop d’argent donc forcément corrompue jusqu’à l’os à force d’être généreuse envers ses ouailles régnantes.

3. Record de la Harraga

1er pays au monde des Harraga et des boat people ; plus de 5000 harraga/an. Rapporté à sa population, ce chiffre est l’un des plus élevé au monde. Le plus terrible c’est que ces malheureux, une fois attrapés, sont jetés en prison aux lieu et place de ceux qui les font fuir leur pays.

4. Record du chômage

Le chômage a doublé ces dix dernières années en Algérie alors que dans la plupart des autres pays du monde, il tend à baisser, à se stabiliser ou à progresser légèrement. Doubler le nombre de chômeurs de cette manière est aussi un record mondial.

l’Algérie compte 34 millions de musulmans, tous pratiquants, tous faisant

5 Pouvoir d’achat

Le pouvoir d’achat des ménages algériens a chuté de moitié. Il faut en 2010 débourser 1000 dinars pour acheter les mêmes biens qu’on pouvait acheter en 2000 avec 500 dinars. Dans quel pays du monde cette catastrophe, ce séisme s’est produit ? Aucun, sauf en Algérie de Bouteflika qui importe du Canada pour les Algériens des patates pour cochons.

6. Un PIB parmi les plus bas du monde

Le PIB per capita algérien est l’un des plus bas au monde hors recettes hydrocarbures. Si l’Algérie était placée dans les conditions économiques de pays comme la France, le Maroc ou la Tunisie, c'est-à-dire sans revenus pétroliers, le PIB serait de moins de 500$ par habitant soit cinq fois moins que le Marocain ou le Tunisien et dix fois moins que le Français. On serait à un niveau comparable à celui du Bengladesh, d’Haïti, de la Papouasie et bien loin derrière le Togo. Une moitié d’Algériens mourrait de famine, d’épidémies et de guerres civiles l’autre moitié des survivants serait obligée de se remettre au travail pour pouvoir survivre. Pendant ce temps, les texans « algériens » et assimilés, artisans de la catastrophe nationale seront bien loin. Dubaï ? Houston ? Genève ? Marbella ? Hawaï ? Tel-Aviv ? Qui sait ?

7. Prostitution zéro ?

Avec son million de prostituées clandestines, permanentes, saisonnières, ou occasionnelles (fins de mois difficiles) avec ses milliers de bordels clandestins atteignant même villages et douars équitablement répartis sur l’ensemble du territoire national, l’Algérie de Bouteflika détient le record mondial du nombre de prostituées par habitant alors qu’officiellement la prostitution n’existe pas en Algérie selon les convictions intimes et définitives de M. Belkhadem. Les wali l’ont officiellement et définitivement éradiquée par la fermeture administrative de la petite centaine de bordels qui rendaient quelques joies et des plaisirs éphémères. Que se passe-t-il quand un wali zélé ferme un bordel de 60 femmes de joie ? Chaque fille ainsi jetée, crée son propre bordel clandestin sinon plusieurs. Une seule prostituée, interdite d’exercer légalement son métier, peut recruter de 10 à 100 nouvelles postulantes au plus vieux métier du monde. Nous avons des chiffres précis sur la question. Ils sont impubliables parce ça taperait la honte à l’Algérie ; disent-ils. La police a même découvert deux maisons closes très spéciales à l’Est et à l’Ouest du pays. Ces deux établissements clandestins s’adonnaient, chacun de son côté, au même commerce assez cocasse et qui n’existe nulle part au monde: Ils vendaient du plaisir de cuisses et fabriquaient concomitamment des bébés, pas des bébés éprouvettes mais des vrais bébés qu’ils écoulaient sur le marché local à cent mille dinars « pièce » Quelle horreur! C’est aussi la conséquence directe de la fermeture des bordels. C’est comme la fermeture des bars de quartier. Quand le buveur ne peut plus aller à son bar fermé, c’est le bar qui entrera chez lui, à la maison, avec les enfants. Et là aussi, l’Algérie de Bouteflika détient des records jamais égalés ailleurs. 2500 bars restaurants fermés en moins de dix ans. Quel pays a fait cela ? Il paraît que ça plaît à Dieu, aux islamistes et à Belkhadem ; c’est un bonus pour entrer au paradis se dit-il. Je répète ma question ; dans quel autre pays connu du monde civilisé a-t-on fermé par décision administrative 2500 bars et restaurants ? Dans l’entendement de ces décideurs incultes, il s’agit dans leur tête d’une offrande à Dieu ; un investissement à effets différés au frais de l’Etat pour aller vite au paradis. Dans la République bricolée de Bouteflika, la vie est décrétée simple et policière : pas de mangeur du ramadhan, pas de prostituées, pas de routes coupées ni de mairies envahies, pas de harraga, pas de bars, pas de marcheurs protestataires, pas de réunions, pas de partis, pas de livres contestataires qui disent le vrai et le juste, pas d’Homme libres dénonçant l’arbitraire et l’injustice. L’Algérie de Bouteflika, pour ses servants et servantes, il n’y a que des Algériens dévots et spécialement aplatis à son adoration d’abord et à celle de Dieu ensuite. Officiellement, Ramadhan, tous faisant leurs six prières quotidiennes (la 6ème étant pour le

chef sur terre) Officiellement, l’Algérie terre d’Islam, ne compte aucun chrétien, pas un seul juif, ni athée, ni agnostique. Rien de ces mécréants n’existe en Algérie de Bouteflika. Les rares individus qui oseront braver ou contrarier cette belle et stupide unanimité nationale seront jetés en prison. En Algérie de Bouteflika, on a jeté des personnes en prison pour « non-jeune » durant le Ramadhan. Mais pourquoi donc ne pas jeter en prison ces millions d’Algériens qui se cachent pour manger comme les oiseaux se cachent pour mourir, pourquoi ne pas jeter en prison ces millions d’Algériens qui ne font pas la prière, ne vont pas à la mosquée, ne font pas la Zakate ? C’est pour quand la police religieuse ? La flagellation ? La lapidation ? Le bûcher ?

8. La richesse au service de la misère : Demandez à la télévision dite nationale de nous montrer ces gamins et gamines ou ces vieillards cassés se cachant dans les froides aurores pour fouiller les poubelles, les disputant parfois aux chiens pour ce nourrir ; Oui, seulement se nourrir ! Cela se passe dans un pays couché sur un matelas de 200 milliards de dollars de réserves. Aucun pays normal au monde, ne perçoit autant d’argent du pétrole sans savoir quoi en faire sinon à appauvrir davantage le peuple, sinon à alimenter la corruption et les détournements massifs, sans savoir quoi en faire à part le placer dans le trésor américain pour l’aider à faire ses guerres criminelles en Irak et en Afghanistan. Ces énormes richesses fiduciaires placées au service des américains, ont atteint des records mondiaux qu’aucun autre état du monde n’aurait acceptés.

9. Retour des maladies éradiquées le siècle dernier

Records dans le développement ou le retour des MST (Maladies Sexuellement Transmissibles) Interrogez le corps médical algérien sur le retour massif des vieilles maladies éradiquées le siècle dernier, interrogez le sur le développement des maladies sexuellement transmissibles depuis l’apparition de la prostitution clandestine : ni encadrée, ni contrôlée ni médicalisée comme elle l’était par le passé. Selon certains médecins spécialistes, les cas de sida non déclarés sont plus importants et bien plus graves que ceux déclarés et suivis. Généralement les filles atteintes ne se déclarent pas de crainte de perdre son travail et donc son unique revenu. De ce fait, elle propage sa maladie à ses clients lesquels la propagent autour d’eux et ainsi de suite. L’Algérie de Bouteflika, bat aussi des records dans les enlèvements et viols de gamines et de gamins, records dans les drames familiaux d’incestes diverses ; demandez aux commissaires de police de révéler ces horreurs cachées et rarement divulguées de pères violant et engrossant leurs propres filles, de frères sur leurs sœurs, d’oncles sur des nièces, etc…etc… Certains psychiatres et sociologues algériens n’hésitent pas à parler de records dans les formes de pathologies psychiatriques ( folie, démences, schizophrénie, errance, vagabondage, paranoïa et psychoses diverses dus au stress et aux difficultés de la mal vie) Des records aussi dans la catégorie des femmes et enfants abandonnés, des records dans les suicides et plus spécialement chez les jeunes filles de 13 à 20 ans ( cas de ces gamines dont la sexualité a été violentée et agressée qui préfèrent le suicide à la honte) Ce phénomène de suicides anormalement élevé dans cette catégorie de personnes fragiles et faibles, engage la responsabilité directe, pleine et entière des pouvoirs publics. Car on ne ferme pas une centaine d’établissements de joie sans conséquences sociales immédiates. Ces bordels agissaient comme moyens de défoulement et de soupape de sécurité dans la société. Leur disparition drastique a vu le développement non moins drastique des enlèvements, des viols et d’incestes dans un contexte de crise de logement, de promiscuité familiale où frères, sœurs, cousins, cousines dorment dans la même pièce, parfois avec les parents. D’où ces dérives incestueuses.

10. Hommage et soutien aux égorgeurs

L’Algérie est le premier et le seul pays au monde où un humain égorge un autre humain parce qu’il ne pense pas et ne

vit pas comme lui, qu’il soit homme, femme, bébé, adulte, jeune ou vieux, civil ou militaire. Ces gens là, égorgeurs, sont redevenus, par la grâce divine de Bouteflika, des êtres humains normaux ; graciés, dédommagés et, plus encore, honorés par Bouteflika qui les qualifie de « ses frères des montagnes » Peut-on faire pire dans le monde quand on réhabilite et honore des égorgeurs de bébés ?

11. La plus grande mosquée d’Afrique et du monde ?

Il se dit et s’écrit que plus l’être humain se sent sale et corrompu et plus il a envie de se laver et de se repentir dans les mosquées et autres lieux de croyance et de résipiscence. Et c’est ce qui semble arriver à M. Bouteflika qui découvre, entre autre décadence tardive, qu’il gère l’un des pays le plus dévoyé et le plus corrompu au monde dont il est, aussi, le premier responsable. C’est pourquoi, en bon mystique et craintif qu’il est, dans un ultime repli de componction, pour atteindre à grands frais, quelque grâce et pardon divins. Avec l’argent du pétrole, dans un ultime soupir de contrition, il offre à Dieu, du moins le croit-il, la plus grande et la plus haute mosquée d’Afrique et du monde. Par ces largesses démesurées à Dieu, sept milliards de dollars, l’équivalent de 50 cités nationales des arts et des sciences, Dieu aurait bien mieux et bien plus apprécié le geste de son serviteur s’il avait contribué à soulager les souffrances connues de son peuple. Parce que Dieu n’est pas corruptible comme peuvent l’être ses créatures. Dieu n’est guère sensible aux luxes et au lucre des terriens. Ni le marbre de Carrare, ni les lustres, appliques et candélabres de cristal de Bohème ni les lambris de palissandre ou d’acajou ne peuvent séduire et gagner la bienveillance de Dieu. Le croyant n’a jamais eu besoin de palais pour élever sa foi. Un carré d’un petit mètre suffit, n’importe où pour se rapprocher de dieu, dans n’importe quelle langue et pour n’importe quelle religion. Quand on est croyant, peut-on vraiment s’exonérer du devoir de vérité? De l’obligation morale de ne pas gaspiller l’argent du peuple ? Avec ces milliards de la grande mosquée qui finiront comme tous les autres, c'est-à-dire dans des comptes suisses, dans la grande corruption locale et chez les multinationales, on aurait mieux fait de loger durablement un million de croyants Algériens. Dieu et les hommes en auraient été comblés. Peut-on construire la plus grande mosquée du monde par souci de contrition –la question s’adresse à tous les présidents, rois, roitelets et émirs musulmans - quand on a menti à Dieu et à son peuple ? Quand on a volé l’argent de son peuple ? Quand on a tué ou laissé tuer ses propres congénères ? Quand on a défendu et protégé des égorgeurs ? Quand on a aidé les américains à tuer des milliers et des millions de croyants ? Non, jamais ; Dieu n’ouvrira pas son Paradis à ces gens là. Parce que la mosquée, avant d’être riche et grande, avant d’être la plus belle et la plus grande d’Afrique ou du monde est d’abord un lieu sain et propre. De corps et d’esprit. Autrement, elle ne sera jamais un saint endroit.

Source Le Matin DZ Mohamed Abassa

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 11:20

Algérie - Biométrie : précipitation et bricolage

passeport biometrique

La semaine dernière, en marge de la séance à l'Assemblée populaire nationale consacrée aux réponses d'Ouyahia aux députés, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Dahou Ould Kablia, sollicité par la presse à propos du déroulement de l'opération de délivrance aux citoyens des documents d'identité biométriques, a reconnu sans détour qu'elle «marche mal».

Sa franchise en la matière a tranché singulièrement avec les déclarations de son prédécesseur sur le sujet, lequel refusait péremptoirement d'admettre la réalité du cafouillage auquel elle donnait lieu et sur lequel la presse nationale attirait son attention. Ould Kablia ne s'est pas limité au constat ; il a aussi donné les causes qui, selon lui, sont à l'origine que l'opération «marche mal». Il a ainsi révélé que le gros problème est l'insuffisance des équipements dont les administrations concernées ont besoin pour confectionner les passeports biométriques et avoué que seuls 80 de ces équipements ont été acquis sur les 600 indispensables.

L'aveu est de taille et renseigne sur la précipitation et l'impréparation avec lesquelles une opération aussi vaste que celle de la confection et de la délivrance des documents d'identité biométrique a été lancée. Qu'en déduire, sinon que le bricolage est la marque de fabrique des actions des pouvoirs publics.

L'Etat rattrapera peut-être la situation lorsque ses appels d'offres, comme annoncé par Ould Kablia, lui permettront d'acquérir les équipements manquants, mais il ne fera aucunement oublier les tracasseries que son bricolage a occasionnées aux citoyens.

La seconde raison invoquée par le ministre de l'Intérieur pour expliquer le cafouillage dans l'opération est que «les gens sont pressés d'avoir leur passeport». Quoi de plus normal que leur impatience puisqu'il leur a été affirmé et promis que l'administration avait mis en place le dispositif adéquat ! Zerhouni en avait donné toutes les assurances et balayé les doutes sur la capacité de l'administration à prendre en charge une opération de telle ampleur. Plusieurs mois donc après son lancement, l'opération documents biométriques patine encore.

Il faut seulement espérer que le nouveau ministre de l'Intérieur, qui a fait le bon constat, s'attelle à en faire cesser les dysfonctionnements au plus vite.

Pour le reste, nous retiendrons que les pouvoirs publics ont agi dans l'affaire avec une singulière légèreté. Il est clair qu'ils ne se sont résolus à passer à la biométrie que sous la pression d'exigences extérieures. D'où la précipitation et l'improvisation dans le lancement de l'opération. Ce passage s'imposait pourtant en terme de modernisation et aurait pu être progressif en tenant compte du temps d'adaptation qui est nécessaire aux administrations locales pour se mettre à niveau humainement et techniquement pour en assumer la généralisation du procédé aux documents d'identité.

Nous retiendrons également que la gouvernance du pays est faite de bricolage et d'injonctions et que ceux qui s'y adonnent prennent leurs désirs pour des réalités. Ce n'est pas ce qui ramènera la confiance des citoyens en leur Etat.

Source Le Quotidien d’Oran Kharroubi Habib

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 11:11

La mercuriale des bêlements dans tous ses états

mouton-aid.jpg

 

Si El Bayadh était un État, le mouton y serait ce qu’est le cèdre est au Liban ou la feuille d’érable au Canada.

À partir de Bougtob, distante d’une centaine de kilomètres du chef-lieu de wilaya, on entre de plain-pied dans le territoire du mouton. Le “land of sheep” s’annonce en premier lieu sur les plaques de signalisation qui accompagnent, en une haie d’honneur de fortune, les quatre roues qui rompent le silence d’une contrée semi-désertique.

Comme chaque année et à l’approche des fêtes religieuses du sacrifice, la sempiternelle interrogation qui revient sur toutes les lèvres concerne la mercuriale du bêlement.

Le mouton sera-t-il plus abordable ? Le marché plus clément ? Les revendeurs plus humains ? Des points d’interrogation dont les premiers éléments de réponse sont à chercher plus précisément dans ces marchés à bestiaux où tout se décide. À première vue.

Pourtant, et malgré les tarifs rencontrés et la relative accalmie des prix remarquée chez les éleveurs, tous sont unanimes à prédire un Aïd encore plus cher que ses prédécesseurs. “Le mouton sera encore plus cher cette année”, plus qu’une prédiction, une promesse chez ces ruraux, éleveurs de père en fils. La raison de cette fièvre est, à les en croire, indépendante de leur volonté puisque la principale cause dans la montée des prix puise sa source dans l’alimentation du bétail.

Un bouc émissaire tout désigné, montré du doigt et du verbe, pour se dédouaner vis-à-vis d’une population qui supporte, à son corps défendant, l’incongruité des prix et l’absence de logique dans un marché qui obéit à tout sauf au sacro-saint principe de l’offre et de la demande.

Néanmoins, ces explications sont adoubées par des observateurs avertis puisque, selon M. Mekhloufi, le secrétaire général de la Chambre d’agriculture d’El Bayadh, la consommation en aliment concentré, spécialement l’orge, acheté sur le circuit informel entre 2400 et 2700 DA le quintal génère la réduction de l’engraissement, qui devient ainsi le facteur responsable de la cherté du mouton que l’éleveur brade souvent au profit des spéculateurs.

Un chaînon fort dans l’évolution des prix. “Le marché d’El Bayadh est régi par plusieurs paramètres, les conditions climatiques, l’état du couvert végétal, les maladies du cheptel, entre autres, qui influent directement sur les prix à la vente”, nous expliquera Bounif Abdelkader, ingénieur vacataire depuis trois ans à la représentation locale au Haut-Commissariat au développement de la steppe. Ainsi, et selon une première lecture de la mercuriale du marché, on remarque des courbes représentatives de l’évolution des prix lors des trois derniers trimestres de l’année en cours.

Du 28 janvier au 25 février, le marché à bestiaux d’El-Bayadh a connu une hausse significative des prix expliquée par les précipitations enregistrées dans la région et la baisse des prix des aliments du bétail.

Du 25 février au 11 mars, c’est le phénomène inverse qui se produit à cause de la sécheresse ambiante, de l’augmentation de l’aliment du bétail et la dégradation du couvert végétal. Une troisième étape clôt le premier trimestre avec une stabilité toute relative du marché des aliments, une forte demande sur certaines espèces ovines pour l’engraissement qui traduisent un retour des prix sur le terrain.

Le peuple du marché à bestiaux

Quant à la période s’étalant d’avril jusqu’à fin juin, les prix connaissent une baisse sensible concernant l’ensemble du cheptel ovin, de la brebis à la gestante en passant par la rakhla, une chute qui touche également les chèvres et les bovins malgré la stabilité des prix des aliments du bétail.

Cette conjoncture est expliquée par les professionnels comme étant la conséquence directe de la dégradation du couvert végétal, les températures extrêmes et principalement l’annonce de l’importation de la viande rouge du Soudan ce qui a fortement déprimé le marché. À ces paramètres, il faut ajouter la location des parcours pour la transhumance et l’apparition de certaines maladies dont la blue tongue.

En parallèle, le mouton, quant à lui, a connu une hausse justifiée par la forte demande des maquignons venus de l’est du pays et ceux de la région pour l’engraissement.

Une tendance qui va se généraliser, graduellement, à toutes les espèces du cheptel et plus particulièrement à celles destinées à l’abattage à cause de la période des moissons dans les wilayas du Nord et la proximité du Ramadhan et des fêtes ainsi que l’annulation de l’importation de la viande soudanaise qui a eu pour effet de booster le marché.

Concernant le troisième trimestre, et avec l’événement de l’Aïd, la chute des pluies sur les régions du sud-ouest et la forte demande des maquignons pour l’engraissement, les prix ont connu une stabilité dans leur progression et on s’attend à ce que le marché s’emballe dans moins de dix jours. Loin de ces données techniques, de ces schémas explicatifs et de ces explications toutes scientifiques, le marché à bestiaux d’El-Bayadh continue de vivre à son propre rythme. Se tenant tous les jeudis, il est réputé être parmi les mieux cotés sur le territoire, normal du moment qu’on sait que la wilaya est classée, avec ses deux millions de têtes de cheptel, sur le podium national.

Un marché, à trois kilomètres à la sortie ouest de la ville, fraîchement ouvert, il y a deux ans de cela, mais qui ne fait pas l’unanimité chez ses clients. “L’ancien, sur la route de Tiaret, à l’est d’El-Bayadh, était plus vaste et plus accessible”, nous dira Raïmes Omar, lui aussi ingénieur agronome, collègue de Abdelkader dans la même structure. Les abords et l’intérieur même de l’enceinte sont surveillés par les uniformes de la Gendarmerie nationale et plusieurs barrages parsèment le tronçon séparant le marché de l’entrée de la ville.

Tout respire le mouton et l’air est saturé de cette odeur propre au cheptel, un mélange de paille, de laine et d’excréments. Même si on est relativement loin de l’Aïd, les troupeaux poussés par les éleveurs, aidés par de jeunes bergers, convoquent à prix fort le moment du sacrifice.

À perte de vue, des moutons, des agneaux, quelques boucs. “Il y a des jeudis où ce marché, qui reçoit toutes les wilayas, rassemble plus de 50 000 têtes”, nous assure Omar lequel, en compagnie de Abdelkader, seront nos guides de circonstance. Les éleveurs côtoient les maquignons lesquels jouent des coudes avec les bouchers sous l’œil inquisiteur de citoyens s’empressant de flairer la bonne affaire et profitant des derniers instants où les prix restent, pour les bourses moyennes, encore assez abordables. Mais pour les profanes, le peuple du marché se ressemble, fait ses affaires, emmitouflé dans sa djellaba marron, véritable habit emblème de toute une région dédiée à l’élevage.

La “finition” pour achever les consommateurs

À l’évocation de notre identité, certains éleveurs sont frappés d’amnésie, ne se souvenant même pas des prix de l’an dernier. “Je ne m’en rappelle pas”, nous affirmera cet éleveur d’El-Bayadh en guise de fin de discussion. Ses prix varient, quant à eux, de 12 600 à 19 000DA, pouvant atteindre les 34 000 et 42 000 DA pour les béliers.

Une fourchette qu’on retrouvera tout au long de nos questions. Pourtant, d’autres éleveurs seront plus prolixes pour expliquer l’évolution des prix à la verticale. Pour Abdelkader, venu de Ghassoul, à une cinquantaine de kilomètres d’El-Bayadh, et qui propose son troupeau à 23 500 DA en gros, le responsable de cette hausse des prix est l’État qui ne fait rien pour les aider et pour les alimenter suffisamment en orge et son. “Ils sont cédés à 1500 DA le quintal à la Coopérative des céréales et légumes secs mais ils ne nous sont pas destinés”, s’emporte-t-il avant de nous prendre en témoin sur sa situation.

“Dites à l’État de nous aider, on n’a rien gagné et nos enfants ont perdu leur avenir dans les pâturages, à faire les bergers.” Pour le SG de la Chambre d’agriculture locale, “le volet de l’élevage est loin d’être reluisant”. Il ajoutera plus loin que “malgré les efforts de la Chambre à amener les éleveurs à se constituer en groupements professionnels ou associations et coopératives d’élevage, l’individualisme reste le maître des lieux”.

Le marché à bestiaux d’El-Bayadh est aussi l’une des mecques des maquignons de l’Est qui arrivent par dizaines de camions à deux étages pour y entasser plus de trente têtes sur leur Isuzu, Hyundai ou encore Toyota. Ces intermédiaires sont, selon toute vraisemblance, responsables en grande partie de l’inflation des prix.

Sur une tête, l’intermédiaire peut avoir une marge différentielle pouvant atteindre les 10 000 DA et un bénéfice net, après déduction du transport et de l’alimentation, de 5 à 6000 DA en la vendant dans un marché du Tell, l’autre appellation des wilayas septentrionales.

Cependant ici, l’élevage et le maquignonnage ne sont séparés que par une frontière ténue puisqu’ils sont tous les deux faces d’une même pièce. Cette concomitance sur le fil du rasoir installe presque l’éleveur dans une semi-clandestinité qui l’empêche de se structurer pour mieux faire face à la présence des intermédiaires pouvant polluer le marché du bétail. “La majorité des éleveurs s’approvisionnent au marché parallèle.

Les raisons sont multiples, à commencer par la centralisation des ventes. D’autre part, malgré les prix excessifs pratiqués, l’éleveur préfère cette situation pour éviter l’identification de tout son cheptel surtout que la vente au niveau du centre du CCLS se trouve subordonnée à la présentation de certificats de vaccination du cheptel”, expliquera M. Mekhloufi. À l’extérieur du marché, plusieurs rangées de camions dédiés à l’aliment du bétail font le pied de grue

Généralement de Tiaret et Relizane, les revendeurs informels proposent leurs cargaisons avec une plus-value significative et on enregistre même une hausse par rapport à la semaine précédente. Ainsi, l’avoine en graminée est à 5000 DA le quintal, le son net à 2400 DA, le son mélangé au maïs ou à la farine 2600 DA alors qu’en septembre dernier, il était cédé à 1400 DA. L’autre filière existant dans ce marché est celle de l’engraissement où des commerçants font le plein d’agneaux qui seront engraissés pour la revente. Pourtant, et selon Raïmes Omar, une pratique, somme toute douteuse, s’installe insidieusement dans le milieu des éleveurs avec la pratique de l’alimentation dite de finition.

Ces agneaux sont engraissés à l’aliment destiné au poulet de chair mais le danger avec cette méthode réside dans la qualité de la viande, à forte teneur en graisse, de ces bêtes, qui peut au bout de quelques jours entièrement se putréfier. Selon les spécialistes, le mouton engraissé à la finition se reconnaît facilement à la couleur blanche et claire de sa laine au contraire de celle d’un mouton correctement alimenté, qui est jaunâtre.

Mais ce que le consommateur devrait savoir, c’est que cet aliment considéré comme un organoleptique incommode fatalement l’odorat et le goût du consommateur jusqu’à donner à cette viande un relent de poulet qui avant ou après cuisson, dégage une odeur désagréable et est peu tendre et sans saveur.

La consommation d’une viande ovine issue d’un cheptel nourri à la “finition”, développe un mauvais cholestérol, assurent des vétérinaires de la région qui précisent que, quant au risque de développer un cancer suite à la consommation d’une viande issue d’un engraissement à la finition, la question reste toujours posée.

Au marché de Sougueur, à 25 km de Tiaret, les mêmes prix sont affichés et le même argumentaire est développé pour expliquer pourquoi l’Aïd sera encore plus cher cette année. Pour Zaïda Benaouda, de la Sarl Jumeaux Zaïda, qui propose 700 têtes à la vente, “la bouffetance du troupeau est la principale raison de sa cherté”. Mais dans tout ce circuit et dans toutes ces explications des uns et des autres, aucun mot n’est pipé sur le consommateur, le grand et l’éternel oublié de ce souk.

Source Liberté Saïd Oussad

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 11:10

Algérie - Résorption du chômage - Les suggestions du FMI

la-vie-en-algerie.jpg

 

Afin de renforcer les perspectives de croissance à moyen terme pour réduire le chômage et améliorer le niveau de vie des populations, l’Algérie devra veiller dans ses réformes sur l’efficacité ainsi que sur l’amélioration du climat des affaires. Tel est le constat fait jeudi par Joël Toujas-Bernaté, chef de la mission du Fonds monétaire international (FMI), lors d’une conférence de presse. «Le chômage chez les jeunes avoisine les 25%, et pour le résorber il faut que les réformes structurelles soient approfondies pour permettre au secteur privé de se développer», a déclaré Toujas-Bernaté. Selon le chef de la mission du FMI, le secteur privé n’est pas encore en mesure de jouer le rôle moteur en termes de croissance et de création d’emplois. «Il est trop fragmenté, il s’agit donc de trouver à la fois des mécanismes de financement appropriés pour le tissu productif algérien ainsi que des réformes pour améliorer le climat des affaires afin que toutes les initiatives privées puissent justement s’exprimer pleinement en Algérie», a-t-il expliqué. Le représentant du FMI suggère que les autorités aient pour objectif la diversification de l’économie pour répondre au défi du chômage en développant le secteur hors hydrocarbures. Abordant le secteur financier, source de financement des entreprises, et par ricochet source de l’emploi, le conférencier estime que le problème réside dans le tissu des entreprises algériennes qui est encore faible. Il a besoin, d’après lui, d’être renforcé avant de faire appel au financement des banques. «Pour que les banques puissent prêter, il faut qu’il y ait des projets d’entreprises bancables», soutient-il. Par ailleurs, il faut, a-t-il souligné, procéder à la modernisation du secteur bancaire effectivement, pour qu’il puisse jouer son rôle d’intermédiation. Autrement dit, le secteur bancaire doit, explique-t-il, améliorer sa capacité d’analyse des risques et moderniser les systèmes de payement afin de pouvoir mieux financer en particulier les PME.

Source Infosoir Djamal Djenane

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0
7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 11:02

Patrick Poivre d’Arvor, célèbre journaliste et écrivain : «Je suis agréablement surpris par la diversité des lignes éditoriales en Algérie»

patrick-poivre-darvor

 

Patrick Poivre d’Arvor est un intellectuel très attachant et surtout un journaliste qui ne tardera pas à se hisser sur le podium des stars. Il témoigne de la compétence, du sérieux et surtout de l’ambition. Ce célèbre animateur que l’on surnomme « PPDA », est nourri d’une longue expérience. Rencontre avec un homme de culture hors pair, un écrivain aux textes forts, puissants et envoûtants, qui jette un regard lucide sur le monde moderne.

Votre particularité, c’est votre éclectisme. Il existe peu d’animateurs qui peuvent concilier journalisme et littérature. C’est quoi votre secret ?

Il n’y a pas vraiment un secret pour réussir dans la vie. Pour ma part, j’estime qu’il faut aimer le métier que l’on exerce. Le succès de ma carrière n’a été que le début d’un long et enrichissant parcours. Il m’a offert d’autres perspectives. Je ne me suis pas arrêté là car je voulais  perdurer, et renforcer mes convictions. Aujourd’hui, mon œuvre a pris, Dieu merci forme et a dépassé les frontières  pour être accueillie par de nombreux publics de différentes cultures. 

Comment imaginez-vous la télévision idéale ?

Une télé plus objective, plus réaliste, plus libre. N’est-ce pas le propre d’une culture de se mélanger pour avancer ? Oui, la nature n’aime pas l’immobilisme, tout est toujours en mouvement. Une culture qui veut avancer doit forcément s’ouvrir au monde et à d’autres richesses culturelles.

C’est quoi le plus important pour vous, écrire des ouvrages, échanger les savoirs et les expériences  où  transmettre des messages ?

Ces missions vont de pair, car à mon sens, un intellectuel doit saisir l’opportunité de la visibilité qui lui est conférée pour l’impliquer dans  la promotion des valeurs de  la société où il vit ou celle des valeurs humaines universelles. Cependant, cet engagement doit rester naturel.

Vous avez passé deux nuits à Alger, vous avez certainement jeté un coup d’œil sur la presse algérienne. Un commentaire ?

J’étais très agréablement surpris dans la diversité des lignes éditoriales de vos quotidiens. Chaque première page des journaux est variée, annonçant des informations que ce journal sélectionne lui même. Du point de vue professionnel, je trouve que les journalistes algériens s’imposent dans le style que dans le contenu. Sur le plan humain, je trouve ces journalistes très attachants parce qu’ils aiment leur métiers et savent communiquer avec les gens quel que soit leur rang dans la société.

N’y a-t-il pas, paradoxalement plus de vérité dans l’écriture d’un roman que dans l’animation de la télévision ?

Pour ma part, je trouve refuge dans l’écriture. Cette dernière me permet de m’évader de la réalité, d’un quotidien parfois trop astreignant.

Accepteriez-vous de revenir à TF1 si on vous sollicite ?

Une question à laquelle il m’est difficile de répondre vu que mon départ n’a pas été fortuit. Aujourd’hui, je m’occupe d’autres facettes de ma vie.

Des projets en vue ?

Je participe prochainement à un film pour le compte de la télévision française, d’après un livre d’un auteur que j’aime beaucoup.

Source Horizons

Le Pèlerin Entretien réalisé par Samira Sidhoum

Partager cet article
Repost0
7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 10:55

Bouabdallah évoque des pressions à la veille de la réunion du 10 novembre à Bruxelles

A-330-200-air-algerie.jpg

 

On nous sort une vieille information à la veille de notre audition à Bruxelles. Je ne comprends pas pourquoi, sinon l’intention de mettre la pression sur Air Algérie”, nous a déclaré, hier, le président-directeur général de la compagnie nationale de navigation aérienne, Wahid Bouabdallah

“Air Algérie échappe de peu à la liste noire européenne. Les consultations de Bruxelles avec les autorités algériennes se sont multipliées avant la réunion du comité de la sécurité aérienne cette semaine qui vient de statuer sur une éventuelle entrée en liste noire, mais donne un nouveau délai à la compagnie nationale algérienne, selon les informations du Point.fr.

L’Union européenne maintient une très forte pression sur la compagnie qui doit se mettre en conformité avec les normes de sécurité. Un premier ultimatum avait été lancé le 5 juillet, dont on pouvait lire les attendus dans le Journal officiel de l’Union européenne.

Depuis janvier 2009, les contrôles dits Safa, effectués par des inspecteurs des aviations civiles européennes lors des escales dans les aéroports, montrent des manquements dans les domaines de la sécurité du transport de marchandises, de la navigabilité et de l’exploitation des appareils et des licences du personnel navigant. L’inscription sur la liste noire aurait signifié l’arrêt des vols vers Europe, ce qui représente les trois quarts de l’activité de la flotte nationale algérienne.” C’est la dernière information qui a fait, hier, le tour sur le Web et que nous reprenons fidèlement.

Mais qu’en est-il exactement de la teneur d’une telle information, sinon l’intention de mettre la pression sur une compagnie qui n’a même pas été auditionnée par l’Union européenne ? Qui veut encore empoisonner une situation qui, selon le patron d’Air Algérie, “a connu une nette amélioration” ? Contacté par téléphone par Liberté, le P-DG d’Air Algérie, Wahid Bouabdallah a répondu tout de go : “Il n’y a pas le feu ! Depuis que les médias ont commencé à mettre la pression sur Air Algérie, même les compagnies des assurances se sont mêlées pour augmenter les tarifs sur les vols de notre compagnie ! Moi, je répondrai aux seuls objectifs d’Air Algérie.

Je vous informe que nous serons auditionnés le 10 novembre prochain à Bruxelles, d’où l’information du journal Le Point qui n’est qu’une reprise d’une ancienne. En second lieu, j’informe l’opinion publique qu’un audit européen s’est déplacé à Alger et a visité tous les magasins de maintenance de notre compagnie

. Des rapports ont été faits sur la base d’informations recueillies sur place et en toute objectivité. Mieux, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, lors de son dernier passage à l’APN, a confirmé qu’Air Algérie n’est pas inscrite sur la liste noire. Et enfin, je rassure tout le monde, il n’existe aucun danger sur nos appareils. Il y a des lacunes certes, mais de là à discréditer Air Algérie et à mener une telle campagne, il y a de quoi s’interroger sur les arrière-pensées et non sur la véracité et la teneur de l’information en elle-même !” Et le journal Le Point ne s’arrêtera pas là : il relèvera que la menace qui pèse sur Air Algérie intervient au moment où “les relations entre l’Algérie et la France s’améliorent”.

Comme si le classement de notre compagnie ne relève pas de Bruxelles, mais de Paris ! D’où la manipulation et l’orientation de cette information qui se veut une campagne contre Air Algérie en Europe. Mais les responsables d’Air Algérie n’ont pas encore dit leur dernier mot, d’où la mise en avant de tous les résultats techniques, jusque-là positifs, et qui seront discutés point par point le 10 novembre prochain à Bruxelles.

Sauf si le journal Le Point voulait déterrer de vieilles histoires syndico-syndicalistes qui remuent ciel et terre pour déstabiliser Air Algérie. Du reste, le patron d’Air Algérie s’engage à défendre sa compagnie contre toutes les attaques qui font de cette menace un credo pour émerger. Car, après tout,

M. Bouabdallah assume pleinement qu’il ne plane aucune menace réelle de suspension, encore moins de mettre Air Algérie sur la liste noire. Rendez-vous le 10 novembre à Bruxelles…

Source Liberté Farid Belkacem

Le Pèlerin

Partager cet article
Repost0