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  • : Algérie Pyrénées - de Toulouse à Tamanrasset
  • : L'Algérie où je suis né, le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942, je ne l'oublierai jamais. J'ai quitté ce pays en 1962 pour n'y retourner que 42 ans plus tard. Midi-Pyrénées m'a accueilli; j'ai mis du temps pour m'en imprégner...mais j'adore
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De Toulouse à Tamanrasset

 

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Le cirque de Gavarnie

L'Algérie, j'y suis né le jour du débarquement des Américains, le 8 novembre 1942. J'ai quitté ce pays merveilleux en 1962, pour n'y retourner qu'en août 2004, soit 42 ans plus tard...
Midi-Pyrénées m'a accueilli. J'ai mis du temps pour m'imprégner de Toulouse mais j'ai de suite été charmé par ce massif montagneux et ses rivières vagabondes que je parcours avec amour...Ah ces chères Pyrénées, que je m'y trouve bien ...! Vous y trouverez de nombreux articles dédiés à cette magnifique région et la capitale de Midi Pyrénées : Toulouse
L'Algérie, j'y suis revenu dix fois depuis; j'ai apprécié la chaleur de l'accueil, un accueil inégalé de par le monde.......L'espérance d'abord ...Une relative désillusion ensuite...Pourquoi alors que le pays a un potentiel énorme...Les gens sont perdus et ne savent pus que faire....Les jeunes n'en parlons pas, ils ne trouvent leur salut que dans la fuite....Est-il bon de dénoncer cela? Ce n'est pas en se taisant que les choses avanceront.
Il y a un décalage énorme entre la pensée du peuple et des amis que je rencontre régulièrement et les propos tenus dans les divers forums qui reprennent généralement les milieux lobbyistes relayant les consignes gouvernementales...
Les piliers de l'Algérie, à savoir, armée, religion et tenants du pouvoir sont un frein au développement de l'Algérie ....Le Pays est en veilleuse....Les gens reçoivent des ….sucettes...Juste le nécessaire... pour que ....rien nez bouge....
Pourtant des individus valeureux il y en a ....Mais pourquoi garder des élites qui pourraient remettre en cause une situation permettant aux tenants des institutions de profiter des immenses ressources de l'Algérie. Le peuple devenu passif n'a plus qu'un seul espoir : Dieu envers qui il se retourne de plus en plus...Dieu et la famille, cette famille qui revêt une importance capitale en Algérie.

Le vent de la réforme n'est pas passé en Algérie tant les citoyens sont sclérosés dans les habitudes et les traditions relevant des siècles passés....La réforme voire la révolution passera....à l'heure d'Internet, on ne peut bâillonner le peuple indéfiniment...Cela prendra du temps mais cela se ferra...
Pour le moment le tiens à saluer tous les amis que j'ai en Algérie et Dieu sait que j'en ai....C'est pour eux que j'écris ces blogs, quand bien même je choisis souvent mes articles dans la presse algérienne....pour ne pas froisser la susceptibilité à fleur de peau de l'Algérien...

Cordialement,
Le Pèlerin

 

 

 

 

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 06:59

Algérie - Economie : La visite du Directeur général du FMI et ses prolongements par le Dr. Salah Mouhoubi

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Pour tout observateur, la visite du directeur général du Fonds monétaire international à Alger est incontestablement un événement politique même si les aspects économiques et financiers prédominent les entretiens qu’il a eus avec les autorités politiques algériennes.

En effet, le premier responsable  de cette institution, outre ses pouvoirs qu’il détient, est aussi une personnalité politique d’envergure mondiale. On décrypte ce qu’il dit, on tente de percer ses pensées, en un mot, il ne laisse personne dans l’indifférence. Justement, à Alger, il a parlé, clairement d’ailleurs, et s’est laissé tenter par exprimer quelques options que l’Algérie pourrait choisir pour sortir de l’ornière des hydrocarbures. Cependant, avant de revenir sur les déclarations de M. Dominiquer Strauss-Kahn, il est important de revisiter le passé pour mieux apprécier la conjoncture actuelle.

Il y a une quinzaine d’année, l’Algérie avait sollicité le FMI pour pouvoir rééchelonner sa dette extérieure dont le service l’avait praituqement asphyxiée. L’institution de Bretton Woods lui imposa un PAS d’une exceptionnelle dureté pour redresser les finances publiques, retrouver la fiabilité de la balance des paiements, instaurer la vérité des prix, une politique  monétaire restrictive et surtout une dévaluation fatale du dinar. Dans la foulée, il imposa es réformes structurelles concernant la restructuration, ce fut en réalité le début d’une politique de privatisation du secteur public,l’instauration des mécanismes de l’économie de marché et dans la foulée, la suppression des monopoles publics.Avec le recul, quels enseignements peut-on tirer du PAS ? La dévaluation du dinar a fragilisé tout le secteur productif et surtout n’a pas permis de développer les exportations hors-hydrocarbures. Il est probable que c’est à partir de cette époque que date le « coup de grâce » au secteur industriel public, en particulier, et à l’économie nationale à cause d’une ouverture et d’une libéralisation faite dans la précipitation et donc sans discernement. Il faut souligner que le PAS a été imposé dans une conjoncture particulièrement délicate de l’histoire de l’Algérie ; sans état d’âme, le FMI ne tenait absolument pas compte du fait qu’elle combattait, à cette époque, le terrorisme menaçant et destructeur.

Le seul mérite du rééchelonnement, et donc du PAS, est que l’Algérie a desserré l’asphyxie financière, amis les problèmes structurels perdurent toujours. A partir de 2000, et grâce à l’envolée progressive du prix du baril, l’Algérie a retrouvé ses marges de manœuvre qui lui ont permis d’atténuer  les effets sociaux du PAS et de retrouver le chemin du développement durable. L’Etat algérien a décidé, dans le respect des règles de l’économie de marché, de faire redémarrer la machine économique nationale en lançant d’abord le PSRE et ensuite le programme quinquennal 2004-2009 et, enfin, le programme 2010-2014.Il faut souligner qu’avant la crise financière mondiale, le Fonds ne ratait pas l’occasion de mettre en garde les pouvoirs publics algériens sur l’ampleur de la dépense publique. Pourtant, l’Algérie n’avait pas d’autre choix puisque les IDE  ne se bousculaient pas au portillon. Avec la crise, il cessa de délivrer des observations critiques sur la dépense publique puisque c’est la mesure prise par tous les pays,  y compris les plus développés, pour éviter l’effondrement de leurs économies. L’histoire a fini par donner raison à l’Algérie.

Alors, l’on comprend qu’à Alger, le directeur général ait exprimé sa satisfaction du cadre macro économique dont tous les clignotants sont au vert, à l’exception du taux d’inflation (dont la cause est le déséquilibre entre la demande et l’offre des produits alimentaires frais) et le chômage mais qui connaît des baisses successives comme le reconnaît le Fonds lui-même. Concernant le chômage, qui représente 10 % de la population active, taux au demeurant satisfaisant puisque c’est la situation des pays les plus riches au monde, l’Algérie est consciente qu’il faut le maîtriser, voire l’atténuer, en décidant de créer 3 millions d’emplois à l’horizon  2014. L’Algérie n’échappe pas à la règle générale puisqu’il touche d’abord les jeunes. C’est la raison pour laquelle, il faut relativiser l’appréciation du directeur général du Fonds qui estime que dans ce taux, ce sont 25 % qui concernent les jeunes. Or, c’est évident puisque l’Algérie est un pays jeune, 75 % de sa population a moins de 25 ans.

Par contre, le directeur général se félicite que l’Algérie connaît depuis une décennie une croissance positive. C’est-à-dire après avoir réalisé le PAS, période au cours de laquelle le taux de croissance était nul, voire négatif. Justement, ces taux de croissance positifs ont été obtenus grâce à la dépense publique.

Le directeur général a eu raison d’insister auprès  des pouvoirs publics algériens, très convaincus au demeurant, qu’il faut se libérer de la dépendance  à l’égard des hydrocarbures. Le programme 2010-2014 a pour objectif de développer les capacités productives puisque l’industrie et l’agriculture ont bénéficié respectivement de 2000 milliards de dinars et 1000 milliards de dinars. Ce rappel tombe donc à point nommé et un encouragement aux options prises par l’Algérie pour hâter l’après-pétrole.

C’est un thème récurrent mais toujours d’actualité. Parmi les pays émergents, ou en voie de l’être, l’Algérie intéresse doublement le FMI. D’abord, le cadre macro-économique est satisfaisant et sa dette extérieure est insignifiante. Donc, elle ne risque pas de solliciter l’institution de Bretton Woods . Enfin, le niveau des réserves de change est très important et cela ne peut laisser indifférent le FMI qui a besoin de plus en plus de fonds pour venir en aide à des pays en  crise.

En conclusion, il faut souligner que l’Algérie est un bon partenaire du FMI mais heureusement qu’il n’applique pas à la lettre toutes ses recommandations.

Source Horizons

Le Pèlerin

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 06:52

Après les menaces du chef d’Al Qaïda, la France veut renforcer le contrôle des vols et de ses aéroports

Les-fouilles-dans-les-aeroports-francais.jpg

 

Comme c’est déjà le cas pour les Etats-Unis, Paris veut exiger des compagnies aériennes plus d’informations sur les passagers qu’elles

transportent l Elle n’exclut pas de soumettre les passagers à un long et délicat questionnaire à remettre lors de l’achat du billet de voyage.

Après les menaces proférées par Ben Laden contre la France et le colis suspect intercepté en Grèce mais qui devait être envoyé à Nicolas Sarkozy, le gouvernement français veut renforcer le contrôle des vols. Il compte obliger les compagnies aériennes à fournir plus de renseignements sur leurs passagers. Lors d’une réunion qui a eu lieu la semaine dernière entre le président Sarkozy et les principaux ministres chargés de la sécurité ainsi que les responsables des services secrets, il a été question de mettre en place un «criblage» de passagers, autrement dit de chercher à récolter le maximum d’informations en amont sur les voyageurs qui montent à bord des avions à destination de la France ou qui transitent par les aéroports français.

Déjà utilisée par les Etats-Unis, cette méthode, assortie d’ailleurs d’un long questionnaire que doivent remplir les passagers avant le décollage, a pour objectif en théorie de réduire au maximum les risques terroristes et les attentats au sein des aéroports et dans les avions. Devant les menaces terroristes persistantes, le gouvernement français veut faire donc vite et cherche à aller au-delà de l’actuelle législation en vigueur qui, déjà, exige des compagnies de transport de décliner l’identité visuelle de leurs passagers.

Or, les experts français en sécurité estiment que cette mesure est loin d’être suffisante, car, argumentent-ils, si le voyageur présente des papiers d’identité en bonne et due forme au niveau du sol, il peut en revanche s’avérer dangereux lorsqu’il est dans les cieux.

C’est précisément ce risque que la France veut à tout prix maîtriser. Elle veut imposer comme l’ont déjà fait les Etat-Unis avec le programme (PNR) «Passager Name Recod» le remplissage d’un long questionnaire que le voyageur se doit de remettre lors de l’achat du billet, via une agence ou un site Internet. Jugé très contraignant, le PNR exige des passagers des informations parfois confidentielles, telles que ses données bancaires, ses penchants sexuels et religieux ainsi que son état de santé.

Mais, pour l’instant, les pays d’Europe ne semblent pas tous d’accord avec la proposition française. Ils la trouvent trop intrusive pour la vie privée des gens, mais la France ne désarme pas. Devant l’ampleur de la menace terroriste qui augmente chaque jour un peu plus, elle compte dans les jours à venir rebondir et convaincre les pays de l’Union européenne de l’efficacité de la proposition, qui aurait donné un peu satisfaction aux Américains. Parallèlement, Paris souhaite renforcer les conditions de contrôle du fret, notamment les marchandises en provenance du Moyen-Orient et du Maghreb.

Jusque-là, le fret est contrôlé par celui qui le transporte. Or, Paris se demande si les contrôles sont finalement faits en bonne et due forme et si le cachet final de la douane et de la police des frontières est un gage de garantie qu’aucun engin explosif ou meurtrier n’est glissé à l’intérieur même de la marchandise. Cette nouvelle réflexion sur la radicalisation des mesures de sécurité dans les avions et les aéroports intervient au moment où la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) poursuit son travail de démantèlement préventif des filières islamistes. 

Source El Watan Yacine Farah

Le Pèlerin

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 00:14

Algérie - Le réseau Wassila présente son livre noir sur la violence conjugale : Les auteurs appellent au durcissement de la loi

femmme algerienne rurale

 

De par leur vulnérabilité, les femmes et les enfants sont la première cible de violence au sein même de leurs familles.

Hier à Alger, les représentants du réseau Wassila, ont réitéré leur appel pour trouver des mécanismes à même d’enrayer ce phénomène et de prendre en charge les victimes sur les plans matériel et légal.

«Cette violence est un problème politique car la loi est égalitaire en matière d’articles sanctionnant ces actes», indique Mme Dalila Djerbal juriste et membre du réseau Wassila. Elle évoque alors la «nécessité de revoir ces articles du code pénal car la violence infligée aux femmes reste spécifique», invitant à rendre l’acte de «violence conjugale un motif à citation directe devant la justice».

Elle estime également que  les dispositions discriminatoires établies dans le code pénal doivent être retirées notamment, pour la disposition du «Khol’» où la femme doit payer sa libération si c’est elle qui demande le divorce. «Comment peut-on payer son agresseur», s’interroge la juriste.  La lutte contre le phénomène de la violence à l’égard des femmes et des enfants c’est la mission du réseau de réflexion et d’action en faveur des enfants et des femmes victimes de violence (Wassila).

En dix années d’existence, il s’est doté d’une permanence hebdomadaire afin de recevoir les femmes victimes de violence. Le constat établi est relaté dans un manuel : «Livre noir de la violence conjugale, halte à l’impunité». L’ouvrage qui allie enquête et sondage  reprend le témoignage de femmes de tous âges confondus. Il se base aussi sur le quotidien des médecins légistes et le personnel de la santé. 73 cas de violence conjugale sur environ 350 femmes qui sont venues demander de l’aide au niveau de la permanence en trois ans et demi, n’est pas le reflet de la réalité qui est selon les intervenantes plus importante. «La majorité de nos patients sont des femmes victimes de violence conjugale», avoue Dr Farida Miloud médecin légiste à l’hôpital de Zéralda. Ce Livre noir est selon le Pr Fadhila Chitour «un plaidoyer pour que la violence conjugale soit condamnée, sanctionnée pénalement afin de mettre un terme à l’impunité qui conforte l’agresseur dans son droit de violence» sachant qu’une proportion alarmante de décès est enregistrée, soit 6 morts sur 50 femmes auscultées.

La violence en milieu familial contre les femmes et les enfants dépasse celle enregistrée à l’extérieur, d’où la nécessité de «redoubler d’efforts à l’effet de trouver des solutions à ce phénomène», a indiqué l’intervenante avant d’appeler à la mise en place d’une formation sur le plan de la médecine et de la psychologie. Car le phénomène est un problème de santé publique devant les retombées de cette violence sur l’état physique et psychique de la femme battue et de son entourage le plus proche. Ces mêmes préoccupations ont été adressées au rapporteur spécial des Nations unies sur la violence contre les femmes.

Le réseau Wassila est depuis le 30 décembre 2009, renforcé par une nouvelle association, l’AVIFE (Association d’Aide aux Victimes de violence Femmes et Enfants).

Source Horizons Souhila Habib.

Le Pèlerin

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 00:14

Humour – De la méthode scientifique

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Une étude médicale menée récemment a démontré que :

A) Les Japonais mangent très peu de matières grasses et ont moins de crises cardiaques que les Flamands et les Hollandais.

B) Par contre, les Français mangent beaucoup de matières grasses et sont moins sujets aux crises cardiaques que les Flamands et les Hollandais.

C) Les Japonais boivent peu de vin rouge et sont moins sujets aux crises cardiaques que les Flamands et les Hollandais.

D) Les Français boivent énormément de vin rouge et sont aussi moins sujets aux crises cardiaques que les Flamands et les Hollandais.

Conclusion :

Buvez et mangez ce que vous voulez, c'est parler néerlandais qui tue ! ! !

Le Pèlerin

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 00:06

Midi Pyrénées - Culture régionale - La mémoire occitane en DVD

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Le groupe Revelhet a animé la réception au conseil général

 

Vendredi après-midi, le conseil général accueillait des gens venus des quatre pays de l'Ariège pour un sympathique moment de détente. Au programme : visionnage d'un DVD, musique traditionnelle occitane avec le groupe Revelhet et un pot de l'amitié. Le conseil général, Augustin Bonrepaux en tête, tenait en effet à remercier ceux (maires et associations) qui ont participé à une campagne de sauvegarde de la mémoire orale occitane. Cette opération à laquelle s'est associé le conseil général, a été menée par l'Institut d'études occitanes de l'Aveyron, avec l'aide de l'institut de l'Ariège. Entre la mi-février et la fin mars de cette année 74 personnes, sur 89 enquêtées, ont été auditionnées dans les quatre pays d'Ariège : 24 dans le pays de Foix, 18 dans le pays des Pyrénées cathares, 19 dans le pays des portes d'Ariège et 13 dans le pays Couserans. Pour chaque territoire, une réunion d'information a été programmée, suivie d'une journée d'enquête, de repérage et d'enregistrement vidéo en studio. Cette opération s'inscrit dans l'esprit des conventions de l'Unesco sur le patrimoine immatériel et la diversité culturelle. C'est le Centre de ressources occitanes méridionales, émanation du conseil régional, du rectorat et de l'Université du Mirail qui a lancé cette opération de sauvegarde d'urgence de la mémoire occitane en partenariat avec les départements. L'objectif est de transmettre ce patrimoine aux nouvelles générations. Courant 2011 un DVD sera diffusé et utilisé à des fins pédagogiques auprès des associations occitanes, des établissements scolaires, des bibliothèques, etc. Les invités du conseil général en ont eu un avant-goût avec la projection de quatre extraits (prémontage) sur le thème de la vie villageoise, les rites calendaires, les « formules », des chansons et des danses avant de goûter un rafraîchissement.

Source La Dépêche du Midi

Le Pèlerin

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 00:02

Algérie - Avant-première algérienne de khouya  Un film contre les violences faites aux femmes

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C’est devant une salle Ibn Zeydoun comble, partagée entre officiels, familles et proches, que le jeune Yanis Koussim présenta son dernier court métrage.

Après le Festival de Cannes où il a été présenté dans la section Short film, puis Locarno, au mois d’août dernier, où il avait remporté le prix Cinema e Gioventù (Cinéma et jeunesse) pour la section internationale, ensuite récemment aux JCC où il a obtenu une bourse d’écriture au nom symbolique de Sotigui Kouyaté d’une valeur de 10.000 euros, le court métrage Khouya, le tout nouveau de Yanis Koussim, devait enfin être vu et présenté en avant-première à Alger. Celle-ci fut en effet grandiose puisque son producteur Malek Ali-Yahia directeur de MD-Ciné a vu les choses en grand. La salle Ibn Zeydoun était pleine de monde entre représentants diplomatiques, journalistes et personnalités du monde du cinéma et de l’audiovisuel. Cette soirée fut rehaussée, par la présence de la ministre de la Culture, Khalida Toumi, accompagnée de Zhira Yahi, sa chef de cabinet et porte-parle du ministère, ainsi que Ahmed Bedjaoui consultant cinéma, sans oublier le père du producteur qui n’est autre que Ali Yahia, Abdenour, président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme, des militantes et représentantes d’associations contre les violences faites aux femmes, des représentants de l’ambassade de France et des Nations unies, etc. En somme, que du beau monde pour donner du poids et du crédit à un sujet cinématographique tiré, hélas! du réel et que d’aucuns vivent au quotidien, comme l’a si bien rappelé le réalisateur du haut de sa tribune. Deuxième court métrage d’une trilogie, Khouya mêle, en effet, drame à la fiction en s’inspirant d’un fait divers qui continue à faire l’actualité. Yanis Koussim, très ému, fera aussi monter sur la scène Ibn Zeydoun les principaux acteurs de son film de 20 mn, à savoir Salima Abada, Nabil Asli, sa petite soeur Yasmine et autres membres de l’équipe technique, le reste des comédiens étant absents. Notons que cette projection s’est déroulée en présence de sa famille, père, mère, grand-mère et autre proches et amis venus le soutenir et l’encourager dans son combat et sa passion pour le cinéma. Khouya est l’histoire de trois soeurs et une mère interprétées respectivement par Samia Meziane, Salima Abada et Ania Louyanchi et bien entendu la grande comédienne Sonia dans le rôle de la mère. Trois soeurs et une mère donc dans la prisme de la violence du grand-frère qui impose son diktat à la famille jusqu’au jour fatidique. Un film poignant qui touche du doigt un tabou social national mais aussi bien universel, filmé avec justesse, et sans grand fracas mélodramatique.

La dernière séquence peut déranger, voire choquer. Et c’est normal, sans être un documentaire, le film décrit des souffrances «qui, à trop tirer sur la corde, aboutissent à une fatalité». C’est parce que la réalité dépasse parfois la fiction que ce film dénonciateur mérite d’exister. S’en offusquer est feindre de ne pas voir la réalité telle qu’elle est dépeinte. Avec vérité. Un film utile donc, car nous mettant en défi face à notre propre capacité à admettre ce tragique-là. Il suffit seulement d’ouvrir les yeux. Cela se passe juste à côté...En dépit du noir tableau brossé, le désir de vie y règne comme une belle fleur de lilas qui naît à l’orée du printemps, comme une mélodie qui étend ses rayons de soleil pour un lendemain enchanteur... et c’est pourquoi le producteur l’a-t-il proposé aux associations, si besoin est, afin de servir de catalyseur ou d’instrument de sensibilisation auprès des femmes. Il n’omettra pas non plus, en s’adressant à la ministre de la Culture de demander d’aider davantage nos jeunes cinéastes en citant les noms de plusieurs jeunes et talentueux réalisateurs, à l’instar de Yasmine Chouikh, Abdenour Zahzah récemment distingué au Festival du cinéma méditerranéen de Montpellier pour son court métrage Garagouz, Khaled Benaïssa, et bien entendu Yanis Koussim, sans oublier pour notre part, Mounès Khemmar qui vient d’être récompensé du Prix du meilleur court métrage au Festival d’Abou Dhabi pour son touchant film Le Dernier passager. «Merci de faire encore et toujours pour les jeunes cinéastes. Donnez-leur les moyens et ils changeront le monde», a-t-il dit.

Source L’Expression O. Hind

Le Pèlerin

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 11:35

Alger et Marseille dépassionnent l’Histoire

cinema Algerie

 

«La mémoire en partage entre l’Algérie et la France dans le cinéma et l’image au bord de la Canebière», thème d’une rencontre.

Alors que la polémique sur le film Hors-la-loi était encore présente en France et qu’une association d’anciens de l’Algérie française préparait l’installation d’une stèle en hommage à l’OAS à Marseille, une association de jeunes français passionnés du 7e art «Ciné-mémoire», a organisé à la fin du mois d’octobre une manifestation cinématographique sur le thème «La mémoire en partage entre l’Algérie et la France dans le cinéma et l’image au bord de la Canebière».

Un thème sensible, qui fait encore débat, mais assuré et assumé par cette association conduite par Claude Bossion dont la passion était de collectionner des anciens films super 8, tournés par des colons et les Algériens en Algérie depuis 1920.

Des images d’archives soigneusement sauvegardées, restaurées et transférées sur des formats modernes comme le DVD et qui ont aujourd’hui une valeur importante aussi bien pour les Algériens que pour les Français en raison de l’histoire commune qui unit et sépare les deux pays.

Des images étonnantes par leur qualité, leur ancienneté et surtout par leur valeur anthropologique et qui interviennent au moment où l’Unesco organisait la 4e Journée internationale du patrimoine audiovisuel sur l’importance de la sauvegarde des archives. Depuis 1999, la France a numérisé plus de 500 sur les 800.000 heures d’images d’archives à travers l’INA. Dans le monde, il existerait plus de 200 millions d’heures dont 80% seraient en danger selon l’Unesco.

Ciné-mémoire, travaille sur les archives et la mémoire partagée depuis 2007 et c’est sur l’Algérie qu’elle initie son premier festival. Une manifestation qu’elle voulait globale et sans exclusion, puisqu’elle a tenu à associer à cette manifestation deux importantes institutions: la Cinémathèque algérienne et le ministère de la Culture.

En plus des institutions publiques de la ville de Marseille, le Consulat d’Algérie à Marseille et l’Association algérienne «A nous les écrans», se sont joints à ces journées cinématographiques sur la mémoire partagée.

La récupération des archives

En accordant carte blanche à la Cinémathèque algérienne, Ciné-mémoire a donné à sa manifestation plus de crédibilité et surtout une valeur ajoutée à l’échange entre les deux rives.

Badia Sator, la directrice de la Cinémathèque, déclare à ce sujet: «Pour la cinémathèque algérienne qui reste avant tout le musée du cinéma, c’est une chose formidable. Cela ouvrira des perspectives pour faire des échanges, on va profiter de leur formation et de leurs expériences dans la conservation du patrimoine filmique et un avenir à partager ensemble.» Avant d’ajouter: «C’est le début d’une importante collaboration, je tiens à rendre un hommage particulier à Ahmed Zir, parce que c’est lui qui a mis en place tout ce processus avec ce documentaire sans paroles. Je le félicite pour son travail réalisé en résidence avec Claude Bossion.»

En plus des images, les débats étaient importants pour situer la valeur des échanges des archives et sur ce point, la table ronde sur les images d’archives en France et en Algérie a fixé toutes les orientations. Après la diffusion d’un panorama de 40 ans du cinéma algérien, réalisé par le réalisateur algérien Salim Aggar, l’assistance, en grande majorité française, a été éblouie par la qualité des films réalisés par le cinéma algérien, mais surtout par la qualité de mise en scène de certaines œuvres.

Le plus touché a été sans nul doute Ahmed Bedjaoui, puisque le Conseiller de la ministre de la Culture pour le cinéma a contribué à la production de plusieurs films présentés dont le plus prolifique Nahla. Sur l’importance des archives partagées entre l’Algérie et la France, Bedjaoui reste prudent.

«Nous sommes encore dans des positions éloignées, nous avons un droit de récupération de notre mémoire collective, des images qui ont été tournées en Algérie, des images qui concernent la mémoire algérienne, nous devons récupérer les archives filmées, les journaux télévisés et tout ce qui a été tourné en Algérie. Nous devons les récupérer et les utiliser de notre point de vue. Pour le moment, il y a des points de vue nostalgiques. L’utilisation de certaines images pour les professionnels et pour les historiens qui ont une valeur anthropologique, pour dire aux jeunes, comment étaient et comment vivaient les Algériens sous la colonisation, mais il faut tout de même les utiliser de la meilleure façon possible pour raconter l’histoire de l’Algérie et non pas les prendre comme ça sans discussion», a-t-il déclaré. Mais Bedjaoui reste convaincu que cette manifestation est importante pour poser le débat et discuter sur le partage des archives. Il indique à ce propos: «Il y a quelque chose particulièrement intéressant dans cette manifestation, c’est le traitement de l’histoire par l’image. C’est-à-dire comment retrouver le passé et la mémoire par des images qui avaient été tournées parfois par des familles et par des amateurs. Ce sont des images comme cela collectées par hasard mais qui ont une vertu anthropologique et historique importantes.»

Mais l’autre point positif de cette manifestation, c’est la projection des films algériens sur la Révolution, à Marseille: la programmation des films dramatiques sur la Révolution comme Noua d’Abdelaziz Tobni, La Nuit a peur du Soleil de Mustapha Badie ou encore Patrouille à l’Est d’Amar Laskri présenté dans le cadre de la carte blanche offerte par la Cinémathèque de Marseille à la Cinéma-thèque algérienne, a été une grande découverte et un choc pour le public marseillais majoritairement français.

Des films d’une charge émotionnelle énorme et d’une qualité cinématographique d’une grande beauté, ont ébloui et marqué le public qui ne connaissait que La Bataille d’Alger ou l’Opium et le bâton.

A ce propos, Marianne Roquelin, une Marseillaise qui connaît bien le monde des festivals pour avoir travaillé comme chargée de communication et qui découvre l’histoire algérienne, a déclaré à ce propos: «Noua est un film très poignant d’autant plus que c’est un film qui s’est fait sans comédien professionnel et où on a pu avoir une idée de la misère et de l’oppression dans laquelle peut se retrouver un peuple, là on la voit très bien» avant d’ajouter: «La programmation a été particulièrement riche en émotion et en leçon d’histoire et en découverte.»

Le premier film algérien

Pour l’histoire, Ahmed Bedjaoui a rectifié en déclarant: «La Nuit a peur du soleil, est le premier film algérien au cinéma avant Une si jeune paix, avant La Bataille d’Alger. Le tournage a été commencé en 64 et s’est terminé en 1965. Et donc c’est la RTA qui l’a produit avec ses moyens, avec un grand réalisateur, Mustapha Badie, un grand directeur photo, Noureddine Adel. C’est un film qui a la vertu de pouvoir raconter l’Algérie sous plusieurs décennies, plusieurs générations, c’est un film qui mérite une relecture aujourd’hui.»

Le public marseillais était venu nombreux pour découvrir le magnifique documentaire sans paroles «Images, passion et histoire» d’Ahmed Zir, produit par Ciné-mémoire et qui est basé sur des images super 8 filmées de l’époque. C’est dans la magnifique salle Le Polygone étoilée, dirigé également par une bande passionnée de la bobine film, que le public marseillais était venu découvrir pour la première en France le documentaire «Paroles d’un prisonnier français de l’ALN».

Un doc qui évoque les moments forts de la captivité d’un soldat français par un groupe des moudjahidine en Kabylie. La projection a été suivie par un débat intellectuel et passionné dans le plus total respect, entre le public français d’un côté et le public algérien de l’autre, c’est sans doute la plus grande réussite de cette manifestation: réussir à réconcilier Français et Algériens dans le débat sur l’histoire et la mémoire.

Pour Claude Bossion, l’initiateur de cette manifestation, c’est une réussite: «On atteint un résultat intéressant, il y a du monde qui est venu voir ces films, ce qui ressort de ces programmations, comment un récit se construit à une période donnée, et comment le cinéma et le reflet de cette pensée et de cette idiologie est perçu à cette période. C’est comment ces images vont façonner notre mémoire et notre manière de penser. Je crois qu’on a commencé à percevoir cette possibilité dans les images.» Cette manifestation de l’Association Ciné-mémoire a réussi en tout cas à présenter un programme riche et diversifié et à installer le débat et surtout à partager la mémoire entre l’Algérie et la France. Une manifestation qui va s’étendre à d’autres pays du Maghreb jusqu’à 2013, année à laquelle la ville de Marseille va devenir capitale européenne de la culture.

Source L’Expression Adel Mehdi

Le Pèlerin

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 11:25

Algérie - Harragas: Enfin le premier chiffre !

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Il y a, tous juste, à peine deux ans, le ministre en poste chargé du département de la solidarité, était resté muet au sujet du nombre des harragas détenus à l'étranger qu'enregistrait jusqu'alors le pays. C'était sa façon à lui de communiquer.

Ne rien dire, en fait ! Par stratégie ou calcul politique, lui seul le sait.

Depuis, les choses semblent avoir probablement bien changé. Ainsi, un nouveau ministre, fraîchement installé, celui-là, avance tout de go le chiffre de 1.000. Tout rond et d'un seul coup pour désigner ces rescapés croupissant dans les geôles européennes ! Un chiffre tout rond, pour ne pas faire dans le détail, se peut-il ? Cela peut paraître comme si peu ou encore beaucoup trop pour un peuplement de 36.000.000 d'habitants, tous de potentiels harragas ! Ça sera peu dans la mesure où l'on pourra tous les rapatrier à leur mère-patrie et leur procurer localement ce bien-être qu'ils partent à sa recherche bien au-delà de ces mers et océans et leurs eaux en furie. Ça sera bien évidemment beaucoup trop au cas où un seul parmi le lot venait à, malheureusement, succomber lors de son transfert dans les jours à venir. Ni trop peu ni même beaucoup trop, disent certains responsables, souvent sourds au bruit des vagues qui emportent chaque jour des vies humaines de ces jeunes fauchés à la fleur de leur âge. L'essentiel étant que notre nouveau ministre a enfin parlé. Peut-être s'était-il cru, pour une fois, tenu de le faire ? A communiquer sur un sujet tabou ?! A arrêter un chiffre, comme ça ! Sa déclaration fait peut-être dans l'approximation. Probablement, le chiffre en question n'est pas très loin de la réalité ! Cette autre réalité truffée de «ces vérités amères ou dures à avaler» dont tout le monde évite soigneusement d'en parler, en public ou même en intimité: les officiels comme le simple citoyen. Comme s'il ne s'agissait guère de vies humaines qui disparaissent ou s'éteignent dans ce climat confus et délétère, et paysage dramatique, devenu menu quotidien de tout Algérien.

Ainsi, juste une poignée d'années après notre indépendance longtemps célébrée, la vie aura subitement perdu de son charme, l'âme de son intérêt et pérennité, l'histoire de son lustre et lucre immatériel, et la crédibilité de l'Algérie de sa valeur à l'étranger. Tout est en fait parti d'un seul trait, en cascade vers la dérive, depuis que des corps gisent sans vie et périssent dans l'anonymat le plus complet sur les deux rives de la Méditerranée, emportés pour un séjour, par ces hautes vagues et vents violents, pour échouer sur ces côtes, après avoir longtemps palabré contre ces eaux en colère au large des mers et océans. Aujourd'hui, la colère de la nature est visible au travers de ses yeux embués de ces eaux de mer lesquels absorbent sans la moindre retenue et à longueur de temps tous ces jeunes gens venus au monde il y a tout juste une poignée de printemps. Le désastre est presque total, conjugué à cette situation devenue infernale, s'abreuvant à l'origine de mal-vie et de misère que la manne financière, aujourd'hui bien disponible, n'arrive plus à arroser de quelques gouttelettes de bonheur lesquelles auraient certainement pu dissuader les plus téméraires parmi eux à traverser inconsciemment dans tous les sens et trajets cette toute dangereuse mer, au goût de ses eaux vraiment amer. Le constat est plutôt sévère pour une nation qui croule sous le poids faramineux de ces pétrodollars, injectés ailleurs que sur ce sol béni qui collectionne toutes les misères du monde, connaissant par ailleurs les pires sévices de cette autre bête immonde, laquelle frappe à tout bout de champ pour tout saper sur-le-champ. Lorsque l'on évoque, au hasard, un quelconque mouvement migratoire des populations du sud de l'univers vers le nord de celui-ci, comme c'est de coutume ces derniers temps après celui fait dans l'autre sens par ces gens du nord d'autrefois et de jadis, il y a un peu plus d'un siècle de cela en revenant dans l'histoire de la toute dernière colonie ayant séjourné en Algérie, l'on brandit, convaincu de notre action, comme motivation à ce déplacement humain et durable vers l'autre continent, le facteur économique du pays considéré comme réelle cause à la base de ce mouvement de population. Mais lorsque le pays en question s'appelle l'Algérie, fort de ses richesses et manne financière considérable, somnolentes dans des banques à l'étranger, là, on ne comprend vraiment rien à la solution de l'équation qui nous est ainsi proposée ! Nous perdons sur le coup la logique du raisonnement à l'image de ces harraga(s), privés d'appareil GPS, qui perdent, eux aussi, le nord au large de ces profonds océans. Le paradoxe a de quoi inquiéter tout son monde, civilisé et intelligent ! Au fait, à quoi pourrait servir tout cet impressionnant pognon, d'un côté, lorsque l'on affiche, de l'autre, ce fort et très inquiétant taux de chômage galopant à la vitesse du son et de l'éclat de la lumière du soleil ? Manifestement c'est une question sans réponse: autant pour les gens sensés et aux idées bien arrêtées et agencées que pour ces jeunes qui ont tout perdu en perdant leur confiance en leurs dirigeants et beau pays. Lorsque l'idée de se donner soi-même la mort effleure notre esprit, c'est que quelque part notre vie ne représente plus rien pour nous, êtres humains. N'a plus aucune valeur pour nous-mêmes au point de la sacrifier sur l'autel de cet aspect matériel ou de liberté qui nous fait grandement défaut pour le moment. Et que par conséquent, le lien social qui nous lie à la communauté, à la famille, à la patrie, a définitivement été rompu et à jamais ! L'espoir de se réaliser à l'intérieur des frontières de son propre pays est donc manifestement définitivement compromis ! Indubitablement écarté, puisque devenu logiquement impossible ! Conséquemment à cela, il n'y a que cette fuite en avant des gouvernants du pays, et cette autre fuite vers d'autres cieux plus cléments ou tout simplement vers l'ailleurs pour ces toutes jeunes générations blasées, frustrées et totalement dépaysées au sein de leur propre territoire et patrie. De là à parler de l'amour de la patrie - surtout pour cette relève de demain -, je crois que les ponts ont déjà été rompus et à jamais ! Le monde d'aujourd'hui bouge. Se déplace constamment. Dans son espace ou milieu naturel mais surtout esprit, pour braver les distances et les interdits, convaincre les consciences et apprendre l'essentiel des sciences et techniques modernes qui le font avancer, d'une situation à une autre, d'un mode de vie à un autre, plus perfectionné et à moindre coût. D'où l'intérêt à davantage développer toutes ces nouvelles techniques de communication. Ces mêmes moyens l'incitent par moment à accentuer le rythme de sa marche et parfaire la cadence de sa démarche. Dans un pays réglé encore à l'heure des années soixante du siècle dernier, avec son unique chaîne de télévision publique et inique comme au bon vieux temps du parti unique, il est tout à fait normal que ses programmes aient cette «frousse du direct» et cette manière osée de faire dans le décor au lieu de l'analyse objective et du débat public et instantané ! Télévisé ou radiophonique.

Il y a donc comme un vrai télescopage dans les idées des uns et des autres: à vrai dire, entre ceux à qui réellement profite ce retour aux années de plomb - quitte à éternellement régler leur montre sur cette période où l'histoire fait tout pour le pays - et ceux - surtout jeunes populations - pour qui le temps, c'est vraiment de l'argent et dont il faut coûte que coûte bien l'occuper afin d'en tirer le plus de profit, d'intérêt et surtout ce brin du savoir qui à lui tout seul fait bien avancer la société. Ici, le temps est surtout fonction de l'histoire de son interprétation. Cela va du néant jusqu'au savoir, en passant par l'argent et l'or. Bien plus que ce métal précieux, il est tout autant précieux ! Capital, en tout point de vue et considération ! Les origines les plus lointaines du phénomène des «harraga(s)» nous renvoient inéluctablement à cette mélodie en sous-sol dont a énormément souffert la société algérienne, faite de ces échos qui traversent les esprits des uns et des autres sans parvenir à les amener à bien communiquer ensemble. Pour voir tout naturellement dans la même direction. Après ce chiffre déballé, tout cru mais bien rond, alors tout le monde est rentré dans les rangs, les journaux les premiers. Fouinant dans leurs dépêches et autres reportages pour le confirmer sinon le démentir.

Ainsi chaque quotidien essaye d'avancer ses chiffres tels des pions sur le seul échiquier de ce fléau qui consiste à briser cette peur de se jeter à l'eau ! Alors, tout le monde dévoile ses cartes, maîtresses ou tout juste pour jouer sur ce terrain boueux et minier. Il est donc tout naturellement une question de stratégie dans leur communication et action. Les uns peaufinent des dossiers ou sujets sur les harragas, longtemps mis en veilleuse ou à l'intérieur de ces tiroirs, autres miroirs de cette réalité dont beaucoup de responsables n'ont pas ou plus ce courage de l'évoquer. Parfois, tout juste d'y penser personnellement ou en aparté ! Des dossiers carrément longtemps mis en hibernation. Bien loin des yeux ! D'autres, par contre, comme c'est le cas d'El Watan, prennent cette osée mais louable initiative de rendre directement visite à ces damnés de la mer, sur les lieux mêmes de leur nouveau éden ou paradis terrestre. Ils sont allés les voir en Grèce, dans ce pays où la philosophie rythme parfaitement avec le sens donné à la vie, faite de vers et non de travers, à l'endroit et au bon endroit mais non de travers et complètement à l'envers ! La Grèce, ce nouveau pays de transit, a été visité par ces journalistes partis sur les traces de ces jeunes à qui la mer comme l'enfer du pays ne leur font plus peur pour braver toutes les barrières psychologiques et naturelles de pouvoir se retrouver sur l'autre rivage à la nage, tout juste pour rester à la page de ce nouveau monde qui les séduit et éblouit par tant de richesses exhibées et tant de liberté manifestée à l'égard d'autrui. Ce grand centre de transit et de régulation migratoire malgré lui qu'est aujourd'hui la Grèce, de par ses nombreuses facilités et autres commodités et fonctions géostratégiques, est donc passé en revue, l'espace d'une journée et de deux pages complètes du journal en question, la journée du 08 octobre 2010. La quatrième et cinquième dans l'ordre de leur pagination et chronologie du quotidien, agrémentées même d'une carte signalétique en bonne et due forme comme s'il s'agissait d'un vrai et surtout régulier trafic aérien entre l'Algérie et ces pays européens via cette plaque tournante qu'est devenue la Grèce d'aujourd'hui. Ainsi, El Watan, dans ce long reportage, considère la Grèce comme une passoire. Il le dit d'ailleurs tout en l'indiquant avec ce même mot et ses nombreux corollaires et autres calvaires. Un vrai chemin de chèvres pour ces harragas escaladant ces crêtes et montagnes grecques semblables à celles de la Kabylie. Camus, dans la fin des années trente, en fait cette subtile comparaison entre les deux territoires à travers son titre «La Grèce en haillons», probablement tout juste pour que cette pauvreté des Kabyles aille épouser pour un temps cette grande philosophie grecque, et de là à longtemps s'agripper à leur caillou d'où ils allaient manifestement combattre pour leur indépendance et liberté. Sans donner le moindre chiffre, El Watan donne pourtant la parole à plusieurs migrants clandestins, lesquels, au travers de ce qui est rapporté, se plaisent dans leur nouveau «statut», faisant même avec baver certains de leurs pairs et compatriotes restés encore accrochés au «mur» du quartier. Un autre titre, en l'occurrence, l'Expression traite au cours de la même semaine du même phénomène, chiffres à l'appui ! Sous le titre «Le carburant du désespoir», il rejoint dans son analyse son confrère El Watan, en mettant bien évidemment l'accent sur ce paradoxe d'un pays riche qui souffre de pauvreté d'esprit en livrant ses enfants à la mer pour cause d'absence d'initiative économique à même donner espoir à toute cette force juvénile, laquelle représente la vraie richesse du pays. Nos dirigeants, éternels rameurs à contre-courant des eaux de mer et de la raison, sont par contre considérés, selon la formule en vogue ces derniers temps, comme «grands navigateurs en eaux troubles» pour complètement «brûler les minces pistes de l'espoir à ces jeunes générations». A ce titre, le journal en question évalue à 950 harraga(s) ces Algériens détenus dans les geôles érigées sur le territoire du vieux continent, tout comme il cite ce chiffre de 5.000 pour désigner ces jeunes ayant réussi à passer de l'autre côté de la Méditerranée. Mieux encore, dans le même chapitre, un autre quotidien d'expression arabophone brandit le chiffre de 7.800 pour désigner ces Algériens logés dans cette toute dernière catégorie. Là, une question s'impose d'elle-même: qui dit vrai et qui ment ? Le ministre ou les journaux ? Pourquoi alors mentir au peuple sur un si dramatique terrain de la mort ? A-t-on vraiment idée de ce que l'on fait lorsque l'on travestit une tout aussi dramatique vérité ? Le fait-on par peur de s'exposer éventuellement à d'autres questionnements où notre conscience comme responsable est fondamentalement dérangée, découlant de cette responsabilité, par ailleurs, totalement engagée ?

Pour avoir juste osé dire un chiffre, notre nouveau ministre, sans le savoir peut-être, a jeté un pavé dans la mare. A en quelque sorte rouvert un chaud dossier et involontairement suscité un débat à distance sur un sujet qui tient tout son monde à bonne distance l'un de l'autre, tant les intérêts des uns et des autres se télescopent ou sont contradictoires, et où des vies humaines succombant chaque jour dans le total anonymat par le fait de la bêtise humaine. Celui-ci a vraiment lâché du lest. Et dans tous les cas de figure, il a mieux fait que Ould Abbès, sans nous dire pourtant toute cette vérité que tout le monde attend. En voulant probablement préparer son monde à l'ampleur de la tragédie qui emporte chaque jour leur progéniture, il a fait dans cette rétention de l'information qui a manifestement abouti au contraire de l'objectif recherché. Tout compte fait, celui-ci a osé et a eu ce culot qui manquait à ses pairs ou prédécesseurs dans le département ou la fonction de responsable tout court. Il a, en quelque sorte, avancé son chiffre, manœuvrant habilement entre chou et chèvre, entre loup et agneau, convaincu de son analyse de faire cohabiter pour un moment victime et bourreau, sinon tout juste tâtant le pouls à une population depuis longtemps démissionnaire de sa noble fonction, puisque incapable d'aller au fond de son raisonnement. C'est ce qu'on appelle tirer son épingle du jeu et épingler l'autre sur ce même tableau de chasse. Sinon se situer dans le viseur du chef et tenter de donner un brin d'espoir à une population habitant le désarroi de son quotidien difficile et ennuyeux. Pour une télévision qui éprouve de la frousse à l'épreuve du «direct» et une démocratie qui fait dans le porte-à-faux avec un régime autocratique et très élastique, très loin en tout cas du fantastique ou du pathétique, le monde d'en bas, fait en majorité de «hittistes» et de «harraga(s)» sait parfaitement ce qui l'attend, côté gouvernance: il n'aura droit qu'à l'indirect, qu'au différé, qu'au réchauffé, qu'au ressassé… ! Bref ! Qu'à l'instrumentalisé ! C'est décidé ainsi depuis des années déjà ! Et même s'il s'agit de bien compter les morts et les suppliciés de nos harragas, nos responsables ont bien démontré qu'ils ne sont pas pressés de le faire, pour juste distiller par bribes des informations à leur sujet. Ali-Benssaad, cet éminent sociologue algérien, ne disait-il pas un jour, à propos des harragas, que ce grave phénomène de société contraint notre gouvernance à revenir au réel ? Plutôt à sortir de ce huis-clos qu'ils se sont imposé à eux-mêmes et pour nous pour traiter de la question posée ?

Avec une télévision éternellement branchée sur l'indirect ou le différé et une gouvernance bien jalouse de son histoire pour se moquer royalement et complètement de celle des nouvelles générations, on n'a vraiment pas idée du temps à mettre ou qu'il faut pour mettre juste le doigt sur la plaie !

«L'Algérie sur un radeau», c'est plutôt cette photo-là qui trace au mieux les contours de la caricature du quotidien de l'Algérien. Ce tableau a tout l'air de servir de vrai titre à un film que nous vivons au ralenti. Un film, en tout cas, pas très loin de la réalité, où les uns sont acteurs invétérés et où le reste de la population se contente du rôle de spectateur parfois totalement désintéressé des séquences qui lui défilent sous les yeux. Pour sortir de ce vrai guêpier, seules deux solutions nous sont proposées: ramer encore et toujours à contrecœur et contre-courant des eaux marines et des hautes vagues qu'elle soulève au moindre passage des vents violents, sinon tout simplement dans le sens de la raison et bonne logique des choses, laquelle nous fera certainement sortir pour de bon la tête de l'eau. A présent, le bateau battant pavillon algérien coule de tout son poids et énergie. A moins d'un vrai miracle, le navire en question prendra eau de toutes parts et disparaîtra de lui-même sous le flot incessant de cette eau salée qui le prend à la gorge. Un SOS est déjà lancé ! A-t-on vraiment entendu son écho ? Notre sinistrose de vie continuera-t-elle toujours à ne tirer de la plante que vers l'écorce et l'épine plutôt que vers la rose et le fruit ? A ne sombrer que dans le noir plutôt que de virer vers le côté rose de la vie en société ? Lorsqu'il m'arrive occasionnellement de disserter sur la question des harragas, je le fais bien souvent armé de cette même passion dont ils s'y prennent eux dans leur traversée de la Méditerranée. A la seule différence que dans mon trajet et voyage littéraire, le risque est plus ou moins calculé. La mort en bout de chemin ou de l'effort fourni, pour la circonstance, ne fait pas partie du décor de mon univers. Le risque que je cours s'arrête tout juste à cette forte émotion que je ressens, et qui s'empare de mon esprit, fait - il est vrai - de désolation, de consternation, de dépit, de tristesse, de ce dégoût de voir tant de malheurs arriver à l'être humain au moment même où le progrès de la science accourt à grandes enjambées au secours de l'humanité!

Source Le Quotidien d’Oran Slemnia Bendaoud

Universitaire et écrivain

Il a publié sur le même phénomène un titre intitulé «haragas, ces éternels incompris !», paru chez les éditions El Maarifa (Algérie) et Edilivre (France).

Le Pèlerin

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 11:25

Algérie - Les onze records de Bouteflika

bouteflika

 

1 La plus grande longévité au pouvoir

Bouteflika cumule à lui seul 28 années de pouvoir : 15 ans en tant que ministre et 13 ans en tant que président de la République, 20 ans de traversée du plus terrible des déserts ; la Suisse. Et ce n’est pas fini. C’est un record absolu qu’aucun politique algérien, ni même dans le monde, n’a égalé à ce jour. On ne trouve pas d’équivalent à ce cas d’école; ni Tchombé, ni Caligula ni Batista, ni Bokassa n’ont égalé ces records; seules exceptions ; Hassan II et le Négus Ethiopien. En Algérie, c’est une performance bien originale que même Belkhadem et Ouyahia réunis, qui ont servi, sans états d’âmes, tous les présidents successifs et antinomiques, (Boumédiène, Chadli, Boudiaf, Kafi, Zeroual et Bouteflika) n’ont pas réussi à égaler. Ils ont même pulvérisé les records historiques de Talleyrand qui a servi, lui, trois régimes successifs ; la Monarchie, l’Empire et la République. Ils ont réussi, eux, à faire mieux et plus que les morpions auxquels il arrive parfois à se détacher des parties, mais eux ne semblent guère pressés de s’en détacher mais alors pas du tout pressés de quitter leurs partis. C’est une autre particularité, bien algérienne celle là. Là mourra Kaci !

2. Triple records de corruption

Sous le règne remarqué de M. Bouteflika, l’Algérie bat trois records planétaires en matière de corruption: 1er pays corrompu du Maghreb, 1er pays corrompu du Monde Arabe, 1er pays corrompu du monde islamique. Trois records mondiaux en un seul et qui semblent ne déranger personne ; normal dit-on avec cynisme ; l’Algérie a trop d’argent donc forcément corrompue jusqu’à l’os à force d’être généreuse envers ses ouailles régnantes.

3. Record de la Harraga

1er pays au monde des Harraga et des boat people ; plus de 5000 harraga/an. Rapporté à sa population, ce chiffre est l’un des plus élevé au monde. Le plus terrible c’est que ces malheureux, une fois attrapés, sont jetés en prison aux lieu et place de ceux qui les font fuir leur pays.

4. Record du chômage

Le chômage a doublé ces dix dernières années en Algérie alors que dans la plupart des autres pays du monde, il tend à baisser, à se stabiliser ou à progresser légèrement. Doubler le nombre de chômeurs de cette manière est aussi un record mondial.

l’Algérie compte 34 millions de musulmans, tous pratiquants, tous faisant

5 Pouvoir d’achat

Le pouvoir d’achat des ménages algériens a chuté de moitié. Il faut en 2010 débourser 1000 dinars pour acheter les mêmes biens qu’on pouvait acheter en 2000 avec 500 dinars. Dans quel pays du monde cette catastrophe, ce séisme s’est produit ? Aucun, sauf en Algérie de Bouteflika qui importe du Canada pour les Algériens des patates pour cochons.

6. Un PIB parmi les plus bas du monde

Le PIB per capita algérien est l’un des plus bas au monde hors recettes hydrocarbures. Si l’Algérie était placée dans les conditions économiques de pays comme la France, le Maroc ou la Tunisie, c'est-à-dire sans revenus pétroliers, le PIB serait de moins de 500$ par habitant soit cinq fois moins que le Marocain ou le Tunisien et dix fois moins que le Français. On serait à un niveau comparable à celui du Bengladesh, d’Haïti, de la Papouasie et bien loin derrière le Togo. Une moitié d’Algériens mourrait de famine, d’épidémies et de guerres civiles l’autre moitié des survivants serait obligée de se remettre au travail pour pouvoir survivre. Pendant ce temps, les texans « algériens » et assimilés, artisans de la catastrophe nationale seront bien loin. Dubaï ? Houston ? Genève ? Marbella ? Hawaï ? Tel-Aviv ? Qui sait ?

7. Prostitution zéro ?

Avec son million de prostituées clandestines, permanentes, saisonnières, ou occasionnelles (fins de mois difficiles) avec ses milliers de bordels clandestins atteignant même villages et douars équitablement répartis sur l’ensemble du territoire national, l’Algérie de Bouteflika détient le record mondial du nombre de prostituées par habitant alors qu’officiellement la prostitution n’existe pas en Algérie selon les convictions intimes et définitives de M. Belkhadem. Les wali l’ont officiellement et définitivement éradiquée par la fermeture administrative de la petite centaine de bordels qui rendaient quelques joies et des plaisirs éphémères. Que se passe-t-il quand un wali zélé ferme un bordel de 60 femmes de joie ? Chaque fille ainsi jetée, crée son propre bordel clandestin sinon plusieurs. Une seule prostituée, interdite d’exercer légalement son métier, peut recruter de 10 à 100 nouvelles postulantes au plus vieux métier du monde. Nous avons des chiffres précis sur la question. Ils sont impubliables parce ça taperait la honte à l’Algérie ; disent-ils. La police a même découvert deux maisons closes très spéciales à l’Est et à l’Ouest du pays. Ces deux établissements clandestins s’adonnaient, chacun de son côté, au même commerce assez cocasse et qui n’existe nulle part au monde: Ils vendaient du plaisir de cuisses et fabriquaient concomitamment des bébés, pas des bébés éprouvettes mais des vrais bébés qu’ils écoulaient sur le marché local à cent mille dinars « pièce » Quelle horreur! C’est aussi la conséquence directe de la fermeture des bordels. C’est comme la fermeture des bars de quartier. Quand le buveur ne peut plus aller à son bar fermé, c’est le bar qui entrera chez lui, à la maison, avec les enfants. Et là aussi, l’Algérie de Bouteflika détient des records jamais égalés ailleurs. 2500 bars restaurants fermés en moins de dix ans. Quel pays a fait cela ? Il paraît que ça plaît à Dieu, aux islamistes et à Belkhadem ; c’est un bonus pour entrer au paradis se dit-il. Je répète ma question ; dans quel autre pays connu du monde civilisé a-t-on fermé par décision administrative 2500 bars et restaurants ? Dans l’entendement de ces décideurs incultes, il s’agit dans leur tête d’une offrande à Dieu ; un investissement à effets différés au frais de l’Etat pour aller vite au paradis. Dans la République bricolée de Bouteflika, la vie est décrétée simple et policière : pas de mangeur du ramadhan, pas de prostituées, pas de routes coupées ni de mairies envahies, pas de harraga, pas de bars, pas de marcheurs protestataires, pas de réunions, pas de partis, pas de livres contestataires qui disent le vrai et le juste, pas d’Homme libres dénonçant l’arbitraire et l’injustice. L’Algérie de Bouteflika, pour ses servants et servantes, il n’y a que des Algériens dévots et spécialement aplatis à son adoration d’abord et à celle de Dieu ensuite. Officiellement, Ramadhan, tous faisant leurs six prières quotidiennes (la 6ème étant pour le

chef sur terre) Officiellement, l’Algérie terre d’Islam, ne compte aucun chrétien, pas un seul juif, ni athée, ni agnostique. Rien de ces mécréants n’existe en Algérie de Bouteflika. Les rares individus qui oseront braver ou contrarier cette belle et stupide unanimité nationale seront jetés en prison. En Algérie de Bouteflika, on a jeté des personnes en prison pour « non-jeune » durant le Ramadhan. Mais pourquoi donc ne pas jeter en prison ces millions d’Algériens qui se cachent pour manger comme les oiseaux se cachent pour mourir, pourquoi ne pas jeter en prison ces millions d’Algériens qui ne font pas la prière, ne vont pas à la mosquée, ne font pas la Zakate ? C’est pour quand la police religieuse ? La flagellation ? La lapidation ? Le bûcher ?

8. La richesse au service de la misère : Demandez à la télévision dite nationale de nous montrer ces gamins et gamines ou ces vieillards cassés se cachant dans les froides aurores pour fouiller les poubelles, les disputant parfois aux chiens pour ce nourrir ; Oui, seulement se nourrir ! Cela se passe dans un pays couché sur un matelas de 200 milliards de dollars de réserves. Aucun pays normal au monde, ne perçoit autant d’argent du pétrole sans savoir quoi en faire sinon à appauvrir davantage le peuple, sinon à alimenter la corruption et les détournements massifs, sans savoir quoi en faire à part le placer dans le trésor américain pour l’aider à faire ses guerres criminelles en Irak et en Afghanistan. Ces énormes richesses fiduciaires placées au service des américains, ont atteint des records mondiaux qu’aucun autre état du monde n’aurait acceptés.

9. Retour des maladies éradiquées le siècle dernier

Records dans le développement ou le retour des MST (Maladies Sexuellement Transmissibles) Interrogez le corps médical algérien sur le retour massif des vieilles maladies éradiquées le siècle dernier, interrogez le sur le développement des maladies sexuellement transmissibles depuis l’apparition de la prostitution clandestine : ni encadrée, ni contrôlée ni médicalisée comme elle l’était par le passé. Selon certains médecins spécialistes, les cas de sida non déclarés sont plus importants et bien plus graves que ceux déclarés et suivis. Généralement les filles atteintes ne se déclarent pas de crainte de perdre son travail et donc son unique revenu. De ce fait, elle propage sa maladie à ses clients lesquels la propagent autour d’eux et ainsi de suite. L’Algérie de Bouteflika, bat aussi des records dans les enlèvements et viols de gamines et de gamins, records dans les drames familiaux d’incestes diverses ; demandez aux commissaires de police de révéler ces horreurs cachées et rarement divulguées de pères violant et engrossant leurs propres filles, de frères sur leurs sœurs, d’oncles sur des nièces, etc…etc… Certains psychiatres et sociologues algériens n’hésitent pas à parler de records dans les formes de pathologies psychiatriques ( folie, démences, schizophrénie, errance, vagabondage, paranoïa et psychoses diverses dus au stress et aux difficultés de la mal vie) Des records aussi dans la catégorie des femmes et enfants abandonnés, des records dans les suicides et plus spécialement chez les jeunes filles de 13 à 20 ans ( cas de ces gamines dont la sexualité a été violentée et agressée qui préfèrent le suicide à la honte) Ce phénomène de suicides anormalement élevé dans cette catégorie de personnes fragiles et faibles, engage la responsabilité directe, pleine et entière des pouvoirs publics. Car on ne ferme pas une centaine d’établissements de joie sans conséquences sociales immédiates. Ces bordels agissaient comme moyens de défoulement et de soupape de sécurité dans la société. Leur disparition drastique a vu le développement non moins drastique des enlèvements, des viols et d’incestes dans un contexte de crise de logement, de promiscuité familiale où frères, sœurs, cousins, cousines dorment dans la même pièce, parfois avec les parents. D’où ces dérives incestueuses.

10. Hommage et soutien aux égorgeurs

L’Algérie est le premier et le seul pays au monde où un humain égorge un autre humain parce qu’il ne pense pas et ne

vit pas comme lui, qu’il soit homme, femme, bébé, adulte, jeune ou vieux, civil ou militaire. Ces gens là, égorgeurs, sont redevenus, par la grâce divine de Bouteflika, des êtres humains normaux ; graciés, dédommagés et, plus encore, honorés par Bouteflika qui les qualifie de « ses frères des montagnes » Peut-on faire pire dans le monde quand on réhabilite et honore des égorgeurs de bébés ?

11. La plus grande mosquée d’Afrique et du monde ?

Il se dit et s’écrit que plus l’être humain se sent sale et corrompu et plus il a envie de se laver et de se repentir dans les mosquées et autres lieux de croyance et de résipiscence. Et c’est ce qui semble arriver à M. Bouteflika qui découvre, entre autre décadence tardive, qu’il gère l’un des pays le plus dévoyé et le plus corrompu au monde dont il est, aussi, le premier responsable. C’est pourquoi, en bon mystique et craintif qu’il est, dans un ultime repli de componction, pour atteindre à grands frais, quelque grâce et pardon divins. Avec l’argent du pétrole, dans un ultime soupir de contrition, il offre à Dieu, du moins le croit-il, la plus grande et la plus haute mosquée d’Afrique et du monde. Par ces largesses démesurées à Dieu, sept milliards de dollars, l’équivalent de 50 cités nationales des arts et des sciences, Dieu aurait bien mieux et bien plus apprécié le geste de son serviteur s’il avait contribué à soulager les souffrances connues de son peuple. Parce que Dieu n’est pas corruptible comme peuvent l’être ses créatures. Dieu n’est guère sensible aux luxes et au lucre des terriens. Ni le marbre de Carrare, ni les lustres, appliques et candélabres de cristal de Bohème ni les lambris de palissandre ou d’acajou ne peuvent séduire et gagner la bienveillance de Dieu. Le croyant n’a jamais eu besoin de palais pour élever sa foi. Un carré d’un petit mètre suffit, n’importe où pour se rapprocher de dieu, dans n’importe quelle langue et pour n’importe quelle religion. Quand on est croyant, peut-on vraiment s’exonérer du devoir de vérité? De l’obligation morale de ne pas gaspiller l’argent du peuple ? Avec ces milliards de la grande mosquée qui finiront comme tous les autres, c'est-à-dire dans des comptes suisses, dans la grande corruption locale et chez les multinationales, on aurait mieux fait de loger durablement un million de croyants Algériens. Dieu et les hommes en auraient été comblés. Peut-on construire la plus grande mosquée du monde par souci de contrition –la question s’adresse à tous les présidents, rois, roitelets et émirs musulmans - quand on a menti à Dieu et à son peuple ? Quand on a volé l’argent de son peuple ? Quand on a tué ou laissé tuer ses propres congénères ? Quand on a défendu et protégé des égorgeurs ? Quand on a aidé les américains à tuer des milliers et des millions de croyants ? Non, jamais ; Dieu n’ouvrira pas son Paradis à ces gens là. Parce que la mosquée, avant d’être riche et grande, avant d’être la plus belle et la plus grande d’Afrique ou du monde est d’abord un lieu sain et propre. De corps et d’esprit. Autrement, elle ne sera jamais un saint endroit.

Source Le Matin DZ Mohamed Abassa

Le Pèlerin

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 11:20

Algérie - Biométrie : précipitation et bricolage

passeport biometrique

La semaine dernière, en marge de la séance à l'Assemblée populaire nationale consacrée aux réponses d'Ouyahia aux députés, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Dahou Ould Kablia, sollicité par la presse à propos du déroulement de l'opération de délivrance aux citoyens des documents d'identité biométriques, a reconnu sans détour qu'elle «marche mal».

Sa franchise en la matière a tranché singulièrement avec les déclarations de son prédécesseur sur le sujet, lequel refusait péremptoirement d'admettre la réalité du cafouillage auquel elle donnait lieu et sur lequel la presse nationale attirait son attention. Ould Kablia ne s'est pas limité au constat ; il a aussi donné les causes qui, selon lui, sont à l'origine que l'opération «marche mal». Il a ainsi révélé que le gros problème est l'insuffisance des équipements dont les administrations concernées ont besoin pour confectionner les passeports biométriques et avoué que seuls 80 de ces équipements ont été acquis sur les 600 indispensables.

L'aveu est de taille et renseigne sur la précipitation et l'impréparation avec lesquelles une opération aussi vaste que celle de la confection et de la délivrance des documents d'identité biométrique a été lancée. Qu'en déduire, sinon que le bricolage est la marque de fabrique des actions des pouvoirs publics.

L'Etat rattrapera peut-être la situation lorsque ses appels d'offres, comme annoncé par Ould Kablia, lui permettront d'acquérir les équipements manquants, mais il ne fera aucunement oublier les tracasseries que son bricolage a occasionnées aux citoyens.

La seconde raison invoquée par le ministre de l'Intérieur pour expliquer le cafouillage dans l'opération est que «les gens sont pressés d'avoir leur passeport». Quoi de plus normal que leur impatience puisqu'il leur a été affirmé et promis que l'administration avait mis en place le dispositif adéquat ! Zerhouni en avait donné toutes les assurances et balayé les doutes sur la capacité de l'administration à prendre en charge une opération de telle ampleur. Plusieurs mois donc après son lancement, l'opération documents biométriques patine encore.

Il faut seulement espérer que le nouveau ministre de l'Intérieur, qui a fait le bon constat, s'attelle à en faire cesser les dysfonctionnements au plus vite.

Pour le reste, nous retiendrons que les pouvoirs publics ont agi dans l'affaire avec une singulière légèreté. Il est clair qu'ils ne se sont résolus à passer à la biométrie que sous la pression d'exigences extérieures. D'où la précipitation et l'improvisation dans le lancement de l'opération. Ce passage s'imposait pourtant en terme de modernisation et aurait pu être progressif en tenant compte du temps d'adaptation qui est nécessaire aux administrations locales pour se mettre à niveau humainement et techniquement pour en assumer la généralisation du procédé aux documents d'identité.

Nous retiendrons également que la gouvernance du pays est faite de bricolage et d'injonctions et que ceux qui s'y adonnent prennent leurs désirs pour des réalités. Ce n'est pas ce qui ramènera la confiance des citoyens en leur Etat.

Source Le Quotidien d’Oran Kharroubi Habib

Le Pèlerin

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